BON CHIC MAUVAIS GENRE #74: "Mauvaises Nouvelles du Futur"

Publié le par Dr Devo

[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.]

[Affiche réalisée par Lammakian Samsenesena. Cliquer pour agrandir.]

BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double programme consacrée au cinéma transgressif, délirant, rare et précieux – programmée par les projectionnistes du cinéma Le Majestic de Lille en partenariat avec les sites MatièreFocale.com et la revue Distorsionvous propose ce vendredi 7 mai de prendre des nouvelles du futur. Et autant vous le dire tout de suite : l’avenir sera encore pire !

Et c’est l’occasion de vous passer deux grands classiques du cinéma de genre ! On débutera par réparer l’affront fait au grand George Miller, cinéaste que nous n’avons jamais passé à Bon Chic Mauvais Genre, en présentant l’apocalyptique MAD MAX 2. E ensuite, ce sera le tour de James Cameron et de son premier TERMINATOR. Et les deux films passeront en copie numérique restaurée. L’occasion, enfin, de redécouvrir ces deux classiques sur grand écran !

[NoteDuDrDevo: ce n'est pas le bon format et ce n'est pas une très bonne bande-annonce ! Le film vaut mieux que ça !]

19H 30 : MAD MAX 2 de George Miller – Australie – 1982 – 95min – VOSTFR- copie numérique restaurée (dcp).

Avec : Mel Gibson, Bruce Spence, Michael Preston, Vernon Wells, Kjell Nilsson, Emil Minty, Virginia Hey...

Dans un futur proche, l’humanité est ravagée et la Terre a épuisé ses matières premières. La violence règne en maître. On s’entretue pour trouver des ressources et notamment l’essence sans laquelle la survie est impossible…

Max, ancien policier devenu guerrier solitaire, erre sur les routes avec pour seul objectif survivre un jour de plus ! Ce qui l’amène à découvrir une horde barbare dirigé par le terrifiant Humungus qui ont fait d’une ancienne raffinerie de pétrole leur base. Sans foi ni loi, ils font régner la terreur dans la région. Max voit dans cette raffinerie l’occasion de réalimenter son véhicule en essence. Il s’allie à une petite communauté brutalisée régulièrement par la horde de Humungus...

Le succés du premier MAD MAX a été aussi imprévisible que spectaculaire, et il a surpris tout le monde y comprit son réalisateur George Miller qui a bien du mal à comprendre ce qui lui arrive. Il trouve en effet le film décevant et bourré de défaut (si si!). Suite à sa rencontre avec le journaliste et écrivain Terry Hayes -avec qu’il s’entend à merveille-, Miller décide de se lancer dans l’écriture d’un deuxième opus des aventure de Max, avec Hayes comme co-scénariste.

Un des nombreux talents de l’incroyable George Miller c’est son éclectisme assez étonnant. Il passe sans cesse d’un genre à l’autre. Réaliser la saga MAD MAX, ou BABE ou LORENZO (film sublime et méconnu en forme de mélodrame scientifique) ne lui pose aucun problème. On retrouve cette tendance dans les MAD MAX. Tous les films de la série sont assez différents des un des autres, comme des variations sur un thème commun. S’il y a peut-être chez Miller quelque volonté de réparer dans ce deuxième épisode les erreurs du premier film -ce qui peut parfois, à quelques endroits, entrainer des similitudes et des parallléles entre les deux long-métrages-, il n’en reste pas moins que MAD MAX 2 se différencie remarquablement de son aîné. Adieu le film tourné en conditions semi-amateurs et bonjour le gros budget ! Et surtout Hayes et Miller décident d’accentuer et d’approfondir l’aspect héroïque et mythique de leur personnage, ce qui contribue grandement à l’impact spectaculaire du film.

Le résultat est impressionnant : le film n’a pas pris une ride et garde une efficacité hallucinante. Les repérages sont très beaux, l’action chauffée à blanc (notamment dans l’ahurissante séquence finale) et la violence toujours présente dans une ambiance qui mêle chaos et lyrisme. Miller confirme ses talents de metteur non seulement par une action très graphique, des cascades spectaculaires, mais surtout par son sens du découpage, du cadre et du montage (image et son d’ailleurs!). 35 après, à une époque où les films d’actions sont construit sur des échelles de plans réduites et incompréhensibles, et sur des plans tremblés ni fait ni à faire, et sans aucun sens de la spatilisation, je vous assure que ça fait du bien par où ça passe ! MAD MAX 2 est sauvage, spectaculaire, impliquant et surtout beau ! Une belle occasion de le (re)voir sur grand écran à quelques jours de la sortie au Majestic de la version « black and chrome » de MAD MAX FURY ROAD. A noter pour ceux qui n’ont pas vu le premier MAD MAX, que cette sequel peut se voir tout à fait indépendamment..

 

 

 

 

21H30 : TERMINATOR de James Cameron – USA – 1984 – 107min – copie numérique restaurée (dcp).

Avec : Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Michael Biehn, Paul Winfield, Lance Henriksen, Dick Miller, Bill Paxton...

Los Angeles. 1984.

Des années avant qu’une guerre n’éclate entre humais et robots, le Terminator, un cyborg à l’apparence humaine, est envoyé depuis le passé pour trouver et tuer Sarah Connor, une jeune femme dont l’enfant, pas encore conçu, doit sauver l’humanité dés années plus tard et mener la rébellion contre les machines. La Résistance humaine envoie aussi dans le passé Kyle Reese avec une mission simple : empêcher le Terminator de tuer Sarah Conor !

Deuxième film de Cameron après PIRANHAS 2, TERMINATOR est à la croisée de deux thématiques que les amateurs de science-fction adorent : le robot et le voyage temporel. Avec un budget (relativement) modeste qui laisse pas mal de place à la malice et à la débrouille, Cameron arrive a signé un film nerveux, assez premier degré, où l’énergie brut de la série B innerve tout le métrage. Les acteurs sont très impliqués, et le réalisateur sait se monter passionné et enthousiaste en construisant une narration qui fait s’enchaîner des scènes d’action nerveuses, sans véritablement de temps mort, et qui, au fur et à mesure, deviennent de plus en plus spectaculaires. Les effets spéciaux du grand Stan Winston assurent au film une partie de son (mérité) succés et donne l’occasion de marquer les esprits dans des scènes particulièrement surprenantes et mythiques (la scène de l’auto-réparation par exemple). Mal accueilli à l’époque par la critique, avant de devenir un des films les plus cultes des années 80, TERMINATOR n’a pas volé son succès… Ce qui fera basculer la vie de son réalisateur. Et peut-être changera le visage du cinéma de divertissement… Pour le meilleur ? (On en reparlera!)

 

Dr Devo

Dress-code de la soirée (3 dvds  et une bande-originale de film à gagner pour le meilleur déguisement !): robot, policier, infirmier(e), soldat, chien, voiture,ferrailleur, garagiste, punk, look post-apo, look années 80  ou spectateur du Majestic. Les prix pour le concours de déguisement sont donnés au début de la deuxième séance !

Réservations possibles dés maintenant à la caisse du Cinéma Majestic à Lille. Soirée proposée par le site Matière Focale.com, le magazine Distorsion et les projectionnistes du cinéma Majestic. Tarifs: 13 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.

Les cartes UGC illimitées fonctionnent pour les deux films !

Invitez vos amis via la page-évenement facebook de la soirée: cliquez ici !

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