
[de gauche à droite: la vérité à l'avance]
Photographie par Mek-Ouyes.
recommander publié dans : Photographies de Mek-Ouyes

[de gauche à droite: la vérité à l'avance]
Photographie par Mek-Ouyes.

[Photo (de gauche à droite): ...de la distance jaillissait le doute des choses dérisoires, et les certitudes de celles plus importantes. Il s'apperçut alors qu'il avait oublié son
gel, et qu'il faudrait en conséquence boire juste un peu plus si on voudrait passer, quelques heures plus tard, une bonne soirée. Les derniers échos des choses qui n'avaient jamais existé lui
parurent, soudain, assourdissants.]
Photographie par Mek-Ouyes.

[photo: la maman de Roger-Stéphanie soupira de soulagement à la vue des paraphes exhibés par son fils sur l'écran...]
Photographie par Mek-Ouyes.
Chers Focaliens,
Puisqu'on m'a confié une mission de la plus haute importance pour le bien du Cinéma, je suis cette semaine noyé de travail et ne peut décemment écrire d'articles sur les beaux ou moins
beaux films que j'ai vus récemment. Je vous laisse donc en compagnie de Mek-Ouyes, et peut-être du Marquis qui signerai là son grand retour, et vous dis à la semaine prochaine...
A bientôt!
Dr Devo.

[de gauche à droite: Nicolas Hulot, Flicka cheval fidèle, Natasha Henstridge]
Photographie par Mek-Ouyes.

[Photo:...il se dit que, décidement, ils avaient bien fait de visiter Vulcania.]
Photographie par Mek-Ouyes.

Photographie par Mek-Ouyes.

[Photo: "I can laugh but I should cry" par Dr Devo, d'après une photo d'Alain Robbe-Grillet]
Chers Focaliens,
C'est avec tristesse que nous avons appris lundi soir la mort d'Alain Robbe-Grillet, cinéaste et écrivain très cher à mon coeur. Depuis la création de ce site, beaucoup d'artistes que nous
adorons nous ont quitté, mais ici c'est un figure importante de l'univers focalien qui meurt. On n'a pas eu l'opportunité de lui consacrer des articles, mais on faisait référence à lui tout le
temps, et plus encore, découvrir ses films et ses livres ont ouvert des portes fabuleuses qui menaient à des trésors inédits. Sans lui et une minuscule poignée d'autres, nos esprits n'auraient
jamais été aussi ouverts et nous aurions été condamné à stagner et à nous morfondre. C'est un des quatre ou cinq trés grand cerveaux du siècle qui nous quitte, c'est déjà triste, et c'est
sûrement, avec la disparition de Gérard De Suresnes il ya deux ans et demi, la perte la plus lourde pour les concepteurs de ce site.On lui doit sans doute, et même si ce site n'a rien à voir avec
son travail curieusement, l'ouverture de toutes les portes qui ont mené à notre indépendance. On perd aussi, accesoirement, un des 6 ou 7 des réalisateurs que nous considérions les plus
importants parmi les vivants. Sa malice, son humour et sa fulgurance vont nous manquer.
Les commentaires font office de livre de condoléances.
Tristement Vôtre,
Dr Devo.

[photo: "... et la Foi suffit-elle à traverser la corruption du monde ?"]
Photographie par Mek-Ouyes.

[Photo (de gauche à droite): ventilateur (hors-champ), confrontation au Mal, acceptation de la Beauté du Monde, sprinklers, persévérance, catharsis, volonté extatique de partage.]
Photographie par Mek-Ouyes et IronLeg.

[Photo (de gauche à droite): fond, doute, fraternité, amour, forme, refus des représailles.]
Photographie par Mek-Ouyes et le Marquis, d'après une photo originale du Marquis.

[de gauche à droite (à l'arrière-plan: Catherine, John, Emma, Tara, Joanna, Mike)]
Photographie par Mek-Ouyes.

[Photo: "My face against the window pane" par Dr Devo, d'après une photo du comédien Roy Scheider]
La vie de campagne, tranquille et un peu tristounette à nos yeux. Un couple qui n'en est plus un. Des fillettes à l'école. Et c'est tout. Ca commence naturaliste, me dis-je. Petits plans simples, pas mal cadrés, montage gentiment elliptique pour gagner du temps, scènes terre à terre, plans répétés pour exprimer le quotidien. C'est pépère. On remarque cependant des axes précis et un joli découpage. Souvent la caméra tente de répéter des plans, mais le fait en fait en variation en changeant un élément, comme la lumière, où en biaisant l'axe, ou en changeant l'échelle du plan ni vu ni connu, voire, dans les cas les plus extrêmes, choses qui sera plus présente à mesure que le film avance et acquiert son lyrisme étrange, en substituant le champs et le contrechamp. C'est pas trop mal, me disais-je donc, ça ressemble à la matrice des films art et essai actuels, avec plus de goût, moins de dialogue, sans le pathos ouvert du mélodrame qui baigne 95,23% d la production. Il se dit dans le même temps qu'il n'était pas sûr que tout cela, ce film je veux dire, soit complètement indispensable. C'était plutôt comme une chose langoureuse qui se suit. Des éléments un peu plus lyriques ou graphiques (dans un ensemble soigné quand même donc) viennent relever la chose ça et là et lui donner un aspect moins naturaliste, bien que cette expression soit un peu forte (moins vériste disons), comme s'il fallait de temps en temps pour Erice donner un peu de mou côté émotion, pour que le spectateur tire un peu la corde vers lui. Oh, ce n’est pas grand chose. Un train qui arrive en gare, des visages, de la fumée, tout cela reste calme et même un peu froid, tant mieux. C'est la pesanteur. Ce lyrisme froid et par touches microscopiques recadrent donc un peu le film vers la possibilité d'une fiction où "il se passe des trucs" comme dirait Kevin, originaire de Clermont-Ferrand, 13 ans. Voilà qui sauve de justesse le visionnage et ne le fait pas tomber dans le "descriptivisme" simple et soigné seulement. Pourquoi pas. Bon. Je note.

[Photo: "My face is a book, but it's not what it seems" par Dr Devo.]
Dr Devo.
Chers Focaliens,
Je suis très heureux, sinon ému, de vous livrer ici le troisème épisode de notre feuilleton illustré: POTENS, IRA ET ESCHATOLOGIA. Le premier épsiode a été écrit en 2005, le second en 2006, ce
qui en fait, sans aucun doute possible le feuilleton le plus lent du monde.
Le plus lent, certes, mais aussi, le plus rapide, comme vous allez pouvoir le constater. En effet, je pense que vous allez constater en lisant cet épisode les profondes évolutions de la
série, principalement dûes au fait de la participation exceptionnelle de notre ami Mek-Ouyes qui, il y a quelques jours, a découvert par accident (un mauvais clic) cette rubrique méconnue de
Matière Focale, et qui a décrété que c'était les meilleurs articles de tout le site (avec deux autres que je ne citerais pas par modestie!). Mek-Ouyes a exigé de participer sur ce troisième
épisode, et nous avons travaillé avec difficulté mais plaisir. Je pense que formellement la série rentre dans son âge adulte. Et il n'y a pas qu'elle. Des cerveaux sublimes, des clavicules
tournées vers le ciel et l'avenir, de l'action et du suspens: Mesdames et Messieurs, nous vons donnons PIE épisode 3.
Dr Devo.
PS: pour ceux qui n'ont pas lu encore la série...
Cliquez ici pour lire l'épisode 1.
Cliquez ici pour lire l'épisode 2 (qui contient une immonde faute de frappe que je
rectifierais dés que possible!).
Résumé des épisodes précédents:
James et Pélagie, après avoir douté des institutions et d'eux-mêmes ont finalement trouvé des ressources inattendues dans
la philosophie pré-socratique, au détour d'une conversation sur la Consitution. Enfin, ils respirent... De son côté, Marcus qui doute de laisser une marque juste sur le Monde trouve en Bélinda,sa
maîtresse et professeur de yoga, la fermeté et la tendresse nécessaires qui lui manquaient s'il voulait poursuivre sa quête.
Pendant ce temps-là, Clio qui vient de s'acheter des nouvelles lunettes décide de répondre positivement à l'invitation de la famille Auclerc qui habite la maison d'en face. Tout le monde se réunit donc pour jouer au scrabble, mais très vite, la conversation prend de gigantesques proportions...
[photo (de gauche à droite): Mme Auclerc,
Mr Auclerc, Clio (notre héroïne), Hypérite (fille de M et MMe Auclerc)]
MME AUCLERC: "J'ai fait ce rêve étonnant cette nuit, où nous jouions tous au scrabble."
M. AUCLERC: "C'est pourquoi, je vous ai tous réuni cet après-midi autour de notre fille Hypérite,et également afin que le Monde soit plus semblable à nos désirs de bonheur..."
CLIO (le coupant): "... de Justesse!"
HYPERITE (la coupant, à elle-même): "...de Fraternité!!! et qu'elle puisse être toujours prés de notre main comme l'animal fidèle, et qu'elle puisse ne jamais être standard..."
CLIO (hors-champ, alors que les autres jouent): "Garmonbozia!"
MME AUCLERC: "Chéri, faisons un pacte. Nous devons nous refuser aucune expérience, même choquante, même douloureuse. Embrasse-moi!"
M. AUCLERC: "La petite Clio et notre fille Hypérite ont raison. Il ya plus que cela dans un baiser, et en fondant notre famille nous n'avons fait que reproduire le
malheur du monde..."
MME AUCLERC: "Nous n'aurions construit qu'un monde d'apparences?"
TOUT LE MONDE (sauf Clio): "Nous nous sommes follement amusés (mot compte triple), mais il est déjà temps de partir."
CLIO (in peto, comme à elle -même): "La fraternité engendre-t-elle nécessairement la solitude. Mes yeux voient la chose, ma bouche ne sait plus que dire... Tout était là, il suffit toujours de s'assoir et de guetter... Que ton règne vienne... Douleur et chagrin."
X: "Tout est accompli!"
A suivre...
Feuilleton réalisé et écrit par Dr Devo et Mek-Ouyes.
Photographies par Mek-Ouyes.

[Photo: "...curieusement l'approche du déjeuner provoquait chez lui des gaz qu'il parvenait toutefois, avec une certaine aisance, à réprimer classieusement sans que ses
contemporains le remarquent, ce qui, presque à chaque fois, le remplissait d'une non moins discrète bonne humeur, bon enfant presque aurait-on pu dire, si encore nous le savions..."]
Photographie par Mek-Ouyes.

[photo: "...et il se dit qu'au final, il ne prendrait pas l'ascenceur."]
Photographie par Mek-Ouyes.

[Photo (de gauche à droite): " ...et l'échec patent de possibilités hyothétiques mais essentielles à la survie de l'âme et du coeur se refermant sur elle comme les portes d'un
cerceuil ou d'un club dont elle savait qu'elle ne ferait jamais partie. L'impossibilité d'une Fraternité simple avec les beaux individus du Monde, même cette possibilité de secours pourtant
essentielle, comme une bande d'arrêt d'urgence, l'impossibilité des liaisons passées et à venir, cette condamnation à laquelle elle se refusait de se résoudre, cette solitude absolue comme la
fin défintive du Monde, jaillisaient sur elle, comme l'évidence pornographique, insupportable, d'un jeu de dés pipés à l'avance. "Le marché de la Viande me condamne" pensa-t-elle, in peto,
"toute (r)évolution est impossible, et que le monde ou moi-même aille à sa perte." Elle ferma les yeux et acepta la Souffrance et l'Inconsolable.Le pire, et plus encore le Même, était devant
elle.]
Autoportrait photographique par Mek-Ouyes.

[Photo: "J'ai passsé une très bonne soirée..." par Dr Devo et Bertrand d'après une photo du film THE DOOM GENERATION de Gregg Arakki
(USA-1985).]
PS : j’apprends à l’instant, hélas, trois fois hélas, que le nouveau film d’Harmony Korine que je vous annonçais l’autre jour, est reporté. On devrait le voir mais plus tard ! Pas de chance ! On se tient au courant quand on en sait plus !

[Photo: "...lorsqu'il s'apperçut, trop tard, qu'il avait loupé sa clavicule, et que décidement la clavicule était la deuxième partie la plus sexy du corps."]