CHRISTMAS, d'Abel Ferrara (USA-2001) : Ma petite entreprise de pipe à crack comme parangon du libéralisme !

Publié le par Dr Devo


(Photo : "Peuple Heureux de sa Propre Présence" par Dr Devo)

Chères Focaliennes, Chers Focaliens,

Ça fait drôle de revenir sur Ferrara, surtout quand on est né dans les années 70 et que, de fait, nous avons assisté à la montée en puissance de ce réalisateur, alors incroyablement défendu par la critique et les distributeurs. Tout lasse, tout passe, enfin je suppose, et son dernier film, CHRISTMAS, dont nous allons parler aujourd'hui, fut horriblement distribué (aucune copie dans le département où j'habitais à l'époque !), et le film fut descendu par la critique, comme souvent, jugeant là que nous avions affaire à un étron. Dans le milieu du Cinéma, les rumeurs les plus folles couraient, notamment celle selon laquelle c'est Ken Kelsch, fidèle compagnon de Ferrara et brillant directeur de la photo, qui aurait réalisé le film, Ferrara étant incapable de lever son nez de la coco étalée sur la table de verre de sa chambre d'hôtel. Le film n'intéressa personne, évidemment. L’achat de la chose pour une bouchée de pain en DVD permet enfin de vérifier cette affaire sur place, et de voir enfin le film.
 
[Note : Ferrara a de la chance. Il y a 4 ans, quand CHRISTMAS est sorti, je me disais que cette distribution exécrable (moins de copies que pour un film social irakien !) signait l'arrêt de la carrière d’Abel, ou au moins l'arrêt de sa distribution en salles. "Tu verras, au mieux, le prochain ne sera distribué qu'en vidéo", disais-je alors. Ferrara est plus malin qu'il n'y paraît, puisque son prochain film, MARY, compte Forest Whitaker, Matthew Modine et surtout Juliette Binoche dans son casting, signe que le film sera sans doute amplement distribué.
On aura une pensée émue pour ces réalisateurs chouchous des années 90, amplement distribués jadis et soutenus par la critique, puis méprisés par elle, et qui continuent d'avoir le courage de tourner mais dont on ne voit plus les films, malgré la qualité constante de leur travail. Je pense à l'immense Hal Hartley par exemple. Ses HENRY FOOL et NO SUCH THING sont pourtant sublimes. Il a réalisé un film ensuite en 2005, et un autre est prévu en 2006 ! Mais on ne les verra pas, ni en salles ni en DVD, ce qui est quand même un scandale absolu, surtout quand on voit les piètres performances des films phares de l'art et essai en ce moment, notamment le Jarmusch il n'y a pas si longtemps. On est très heureux bien sûr de continuer à pouvoir aller voir les films de Jarmusch, mais il est bouleversant de voir qu'il faut se battre de plus en plus pour voir un Todd Solondz (nombre de copies oblige) ou qu'on perde de vue un Hal Hartley qui pourtant tourne encore et encore ! C'est un scandale complet, bien sûr, et encore une fois, la critique pro a énormément de responsabilité dans ce désastre. Gardons en mémoire, et n'oublions jamais, que c'est quand même grâce à eux qu'un des types les plus talentueux du cinéma, et de loin (Nicolas Roeg) a arrêté de faire du cinéma ! Le spectateur a aussi sa part de responsabilité. Plus que jamais, généreusement mais fermement, choisis ton camp, camarade !]
 
Ferrara, chouchou déchu, prouve une nouvelle fois l'adage jamais démenti, et répété ici encore et encore : "On a du succès ou de l'insuccès, TOUJOURS pour de mauvaises raisons". Maintenant que ce grand bébé a été jeté avec l'eau du bain (maman a vidé la baignoire parce qu'elle voulait que l'eau soit rose, sans doute), on peut se remémorer les beaux films de Ferrara. Nos dernières impressions vont vers de très beaux films, plutôt ambitieux (SNAKE EYES), vers des choses sublimes (NEW ROSE HOTEL), et enfin vers des chefs-d’œuvre insurpassables comme THE ADDICTION et THE BLACKOUT, qui sont deux films über alles, largement au-dessus de tout le reste et surtout de tout le monde, films faisant drôlement avancer le schmilblick cinématographique, et dont les efforts de narration feraient passer le moindre réalisateur art et essai pour un mongolien sévère.
 
Alors c'est sûr, THE BLACKOUT, chef-d'œuvre absolu, semble un peu insurpassable, et on attend toujours que Ferrara continue cette entreprise de démolition-reconstruction du cinéma. Ce ne sera pas le cas avec CHRISTMAS, beaucoup plus narratif et linéaire, plus terre à terre. Néanmoins, faut-il jeter la chose aux oubliettes ? Pas sûr. Surtout en ce moment. Car il est quand même drôlement intéressant de voir CHRISTMAS en ce mois d'octobre 2005, alors que nous venons de voir KEANE et BROKEN FLOWERS, justement. On y revient.
 
Petit film, donc, du point de vue économique. Pas de stars, si l’on excepte le rappeur Ice-T (très bon d'ailleurs, assez ambigu malgré un rôle très carré). Ferrara saisit la chance de faire un film de plus, en bon boulimique qui se respecte.
L'action se passe à New York une fois de plus, au début des années 90, juste avant que Giuliani ne s'empare du poste de maire (information largement mis en exergue par Ferrara, en ouverture et en conclusion du film). Lillo Brancato et Drea De Matteo sont un couple des plus normaux, issus de la communauté dominicaine. Ils ont une petite fille et un splendide appartement dans un quartier chic de New York, et sont peut-être voisins de Woody Allen ! Ils gagnent très bien leur vie, et ont même un deuxième appartement, ce qui est quand même hallucinant dans une ville comme New York, qui n'a rien à envier, question prix de l'immobilier, à notre propre capitale ou aux autres grandes villes de l'Hexagone !
C'est Noël. Période de courses et d'achats de cadeaux.  La petite veut une poupée Party Doll (la dernière méga-Barbie à la mode), et nos deux parents sont très préoccupés par cela, le jouet étant quasiment épuisé dans les magasins. Lillo, très respecté malgré son jeune âge, distribue des étrennes, généreusement, à son gardien d'immeuble, à son voiturier, etc. Un homme et un couple honnêtes.
Mais ce n'est parce que Noël est là que les affaires cessent ! Et le soir, une fois la petite couchée, il faut faire tourner la petite entreprise. Lillo et Drea vont alors dans leur second appartement, reconverti en bureau et lieu de rendez-vous. Là, ils coupent de la drogue, la mettent en sachet avec quelques collègues et revendent le tout par gros paquets aux petits revendeurs qui écouleront la marchandise sur le trottoir, auprès des consommateurs new-yorkais ! Un job consciencieux, organisé, méthodique et propre, loin de l'image glorieuse et policière qu'en donne Hollywood. Drea et Lillo ne sont pas des mafieux ou des caïds. Ce sont des dirigeants de PME ! Ce portrait de petits patrons très prospères est interrompu par un événement aussi simple qu'inattendu. Un grain de sable idiot et (scénaristiquement et volontairement) naïf qui va changer la donne... ou peut-être pas ! Le conte de noël aura-t-il lieu ?
 
N'y allons pas quatre chemins. On le comprend vite dans l'assez hallucinante séquence d'ouverture sur le bizeness, notre couple de héros ne sont pas des parrains, ni des caïds, mais des bizenessmen justement. Leur petite entreprise ne connaît évidemment pas la crise. Ce sont d'abord, et avant tout, de grands bourgeois issus de la rue certes (mais cela change-t-il quelque chose ?) et ils ont réussi en étant grossistes sur le marché de la drogue. Ces artisans bossent dur et gagnent énormément d'argent. La PME est familiale (le couple travaille avec quelques amis), et tous les soirs, on se réunit, loin de l'imagerie hollywoodienne, dans le second appartement pour couper la drogue, la peser, la mettre en sachets, méthodiquement et rigoureusement, sans gloire, tranquillement, sans flingues et tout le fatras des films hollywoodiens, indépendants ou pas. Les détails livrés par Ferrara sont hallucinants de perspicacité. Monsieur et Madame descendent de leur appartement cossu du West Side (lieu de résidence des grands bourgeois des films de Woody Allen, par exemple, pour vous donner une idée), habillés de fringues de designers luxueuses. Arrivés à l'appartement, ils enfilent des habits street-wear comme un cadre enfile un costume pour aller au bureau, de façon à avoir le look de l'emploi ! On parle de bizeness encore et encore. Froidement et sans pathos, Ferrara dépeint clairement son couple : des gens qui travaillent dur. De grands bourgeois très riches, des entrepreneurs, issus "d'en bas" probablement, et incarnant totalement le rêve américain. Immigrés ayant réussi par le travail, en quelque sorte. Leurs préoccupations sont celles d'un petit couple de leur milieu. On sur-gâte les enfants à Noël, on s'inquiète des charges qui augmentent, et quand le système vacille un peu, on se demande comment on va payer le loyer de l'immense loft et l'inscription de Kevina (6 ans) dans sa prestigieuse école privée ! À 30 ans, nos jeunes "amis" sont devenus des petits-bourgeois pur sucre ! [Hallucinantes scènes autour de l'achat de la poupée ! Dans la première, où deux bonnes femmes "alleniennes" sont prêtes à se battre pour avoir le dernier exemplaire disponible de la fameuse Party Doll (une petite pimbêche star-académicienne complètement bourgeoisiste !), Lillo est clairement mis sur le même niveau que ces deux "mamans du petit Juju" (comme on dit sur Koh-Lanta, émission décidément très efficace). La deuxième scène montre la mère acheter sous le manteau deux de ces poupées pour 2500 dollars ! Quand même! Home sweet Home über alles, libéralisme tranquille de la France des Affaires, on est en plein dedans. Aucune vision dans ce couple, associés à l'écran comme à la ville, en quelque sorte. Rien sinon le bizenesse, "pour le bien des enfants", bien sûr ! Quand les choses tournent tranquillement mal, le rapport de Ferrara est sans tache. Le couple se méfie de tous comme de la peste. Ils sont amis et partenaires avant d'être mari et femme. La famille autour d'eux, et comme les autres, n’est intéressée que par les intérêts et l'argent. La petite Kevina est le point d'horizon par dessus tout. C’est elle, la petite reine, les parents se sacrifient ! Si le film se passait en banlieue ou dans une petite ville, vous en faites pas, il y aurait un joli gazon devant la maison, et un 4x4, et un chien ! Madame ne sera d'ailleurs que mollement ébranlée par les événements qui surviendront. Elle le sera quand même, mais plus que pour son mari, elle s'inquiète pour la pérennité de son entreprise et donc de son train de vie, et encore plus, sur la façon dont il faudra justifier l'absence du Père face sa fille en cas de malheur. J'accumule pour les enfants, dans un égoïsme sordide mais banal, loin de toutes considérations morales ou autres. Le couple est très catholique, et dans une scène hallucinante, Ferrara prouve par A+B que son couple n'est qu’un grand  couple petit-bourgeois : ils ont aussi leurs bonnes œuvres, et font beaucoup pour les pauvres du quartier et l'insertion des membres les moins fortunés de leur communauté. Et ce n'est pas la portée morale ambiguë du geste qui intéresse Ferrara (j'y reviens tout de suite). Il montre là clairement que ses deux personnages ne sont que des dames patronnesses et des entrepreneurs ! C’est délicieux. "Et si je dis ça, je casse mon image, et ça serait dommage...." comme dirait le poète !
 
Dieu que c'est intéressant. Pas étonnant que Ferrara ait déçu tout le monde, ses fans et les autres ! Il détruit ici complètement son image de "cinéaste destroy, halluciné, ultra-cocaïné, underground". L’objet scandaleux vient de l'intervention complètement ex-machina, et donc insupportable, du personnage de Ice-T, qui vient rappeler sans emphase, et dans une jolie parodie messianique (encore un cliché qui vole en éclat, j'y reviens) les responsabilités morales du couples, mais attention, sans dramaturgie à la BAD LIEUTENANT justement, de la manière la plus banale possible. Et c'est la peur de voir la PME fermer qui inquiète le plus Drea. Le questionnement moral n'est pas du tout entendu, et n'arrive pas à ses oreilles, ou alors de manière tellement ouatée que cela n'effleure au final aucunement Madame. Et c'est là qu'on découvre l'ironie mordante et l'humour dévastateur de Ferrara ! Car c'est un film très iconoclaste de ce point de vue. Ferrara sait qu'on a fait de lui le "cinéaste catho de la rédemption". Il tord ici le cou à cette dialectique stupide et réductrice ! Les prêtres fournissent la drogue en gros, directement importée de la république dominicaine ! Et surtout, il s'amuse, mais avec rigueur, de la dialectique de conte de noël qu'il installe ! Le couple, qui a quand même eu très peur pendant le film (que l'activité cesse donc), a même envisagé la reconversion dans un métier légal (le pêché ultime pour ceux qui voulaient voir le nouveau film du cinéaste de la drogue !) afin de pouvoir payer le loyer et habiller Kevina des fringues les plus chères de Manhattan ! Moins rock 'n roll, tu meurs ! Et le pire est bien sûr, et c'est le comble de l'horreur petite-bourgeoise, que rien ne changera ! Mais alors rien du tout ! La liberté d'entreprendre, dans une perspective morale, est quand même le ciment du Pays, chez nous en Amérique ! Rien ne changera, même si Ferrara feint de proposer une morale de noël, feint le joli conte de saison, mais non. La réalité bourgeoise est plus banale et plus pragmatique. Le cinéaste s'amuse, sans perdre son mordant ceci dit, et ne livre ses pistes et conclusions qu'en filigrane. On appelle ça la classe !
 
Côté mise en scène, et malgré la modestie de la production, ça assure gentiment. Encore une fois, on est bien dessous de la magnificence généreuse et expérimentale de THE BLACKOUT, et en cela, ce film est sans doute, expression que je déteste, un "film mineur du cinéaste". Il n'empêche, c'est un bon film.
D'abord pour l'humour et le cassage d'image comme on a vu. Mais aussi parce que tout cela est magnifiquement cadré et éclairé, avec un soin qui confine au luxe, prouvant ainsi qu'on peut faire un beau film avec trois fois rien (suivez mon regard, de ce côté-ci de l'Atlantique). De jolis mouvements d'appareils discrets sont mis en valeur par de beaux fondus enchaînés, qui peu à peu, au fil du film, s'estompent, pour revenir à des plans cut, plus terre à terre. Ça fonctionne. Beaucoup d'humour également dans cette mise en scène, comme par exemple ce plan dans le rétroviseur sur la poupée, sorte de contrepoint ironique et comique aux derniers plans de KING OF NEW YORK (décidément, la morale n'existe plus, et le héros de jadis interprété par Christopher Walken, héros classique, presque figure hollywoodienne, a été remplacé par des figures banales et grises à l'image de Drea qui, finalement, n'est qu'une poupée de plus !).
Le montage, s'il est discret, est complètement alerte. Je finis le film en me disant que flûte, quarante-cinq minutes, c'est court ! Et non, le film a duré un peu moins d’une heure et demie ! J'étais bien évidemment subjugué par la durée ressentie du film, qui pourtant ne joue pas sur des fractures événementielles ou rythmiques ! Belle maîtrise, preuve d'un montage maîtrisé et sec ! Pas de fioritures et un sens de la narration huilé ! [Une petite note sur l’intro du film, avec son film à costume qui envoie balader Scorsese et ses GANG OF NEW YORKeries ! Quelle intelligence que de faire ce passage à costumes tout à fait dans la perspective de mon article SI J'ETAIS PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE !).
Sans en avoir l'air, Ferrara fait donc un film qui, s'il est "mineur" (brrrr....), n'en est pas moins alerte. Son et images sont toujours aussi classieux. L’interprétation suit gentiment, sans faille. Bon casting.
 
En conclusion, on pourra n'être qu'étonné de la vivacité et de l'énergie de Ferrara, bien loin de son image extatique, comme dans une parenthèse assez belle. Le réalisateur ne renonce jamais, malgré la faiblesse des moyens, et malgré sans doute les contraintes qu'on lui a imposées, à faire du cinéma : c'est-à-dire un cadrage très beau, une lumière luxueuse et un montage narratif mais sans failles.
On peut le comparer aux récents KEANE et BROKEN FLOWERS qui, du coup apparaissent comme des machineries un peu feignasses, se reposant sur leurs lauriers. Ce qui n'enlève en rien mon respect pour Jarmusch ou Kerrigan. Plus lucide, et surtout plus courageux, Ferrara, lui, n'a pas oublié de faire du cinéma et même (!) du scénario. Il n'a pas renoncé à faire quelque chose de poétique, à l'opposé, sans doute, de là où on l'attendait. Et au final, avec une modestie très étonnante, on s'aperçoit que le gars Ferrara, lui, n'a jamais mis le cinéma en mode pause, ne serait-ce que le temps d'un film. Il y a tellement plus à manger dans son film que dans les deux autres titres cités ! Bel espoir, et beau panache dans l'œil de ce cinéaste qui n'a pas oublié la mise en scène, ni abdiqué devant ses marques de fabrique. Et si c'était ça, être rock 'n roll ? Décidément, ce film interroge complètement notre petit-bourgesoisisme (encore une fois), qu'il soit réel ou en devenir.
 
Joyeusement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Analogia

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Dr K. 04/11/2005 11:33

Le clip se passe dans une mégapole des Etats Unis (Los Angelès, je pense), Mylène Farmer joue le rôle d'une femme du monde qui rencontre une prostituée qui est son double (jumelle ou juste sosie ?) et Giancarlo Esposito est à la fois son mari mondain et le mac de la prostituée, l'atmosphère évoque "l'Ange de la vengeance" et le régaleux "King of New York" (à priori daté de 1996).

Dr Devo 04/11/2005 10:46

C'est le clip avec le train, c'est ça?

Dr K. 04/11/2005 09:51

En parlant d'Abel Ferrara, j'ai trouvé un clip de 5 minutes, à priori improbable, tourné par lui, de Mylène Farmer "California" absolument superbe.

Bernard RAPP 31/10/2005 07:04

Docteur, le commentaire précédent est une vilaine pub. Si vous décidez de l'effacer, je vous conseille quand même d'aller y faire un tour, pour contempler un merveilleux groupe de merde qui fait passer "Evanescence" (!) pour du Joy Division.

Emma 26/10/2005 15:52

Salut,

je suis l'animatrice d'un concours sur le cinéma et je trouve sympa ton blog. Alors si tu veux nous rejoindre, et bien je serais assez contente (vu le contenu vraiment "poussé" que tu proposes.

A bientôt j'espère

Emma

PS : je ne mets aucun lien direct en commentaire (je suis animatrice pas un spam)mais mon mail donne assez d'indices