EDY, de Stéphan Guérin-Tillié (France-2005) : Ça ne sait pas dire non, c'est ça qui est bien...

Publié le par Dr Devo

(Photo : affiche du film virtuel "L'espoir est Plus Fort que Tout", deuxième film virtuel produit par Dr Devo, dans le cadre du jeu du site Cinejeu.net. Je ne puis résister à l'envie de vous montrer l'ignoble script écrit pour ce film, et dans le cadre de ce jeu. Voici :

"Alexandre, jeune homme de 30 ans, vit au Lichtenstein depuis sa plus tendre enfance. Après avoir été licencié de son job de graphiste, il trouve un nouveau travail, mais doit pour cela émigrer au Luxembourg. Sa famille ne comprend pas ce choix. Il part donc, mais loin de son pays et de sa culture, la vie lui semble terne et difficile dans ce pays où il ne connaît personne. Il fait par hasard la connaissance de Youssou, un sans-papiers d'origine malienne qui a le même âge que lui. Une amitié très forte naît entre ces deux déracinés, qui s'apprennent chacun leur culture. Mais Youssou va être expulsé vers son pays d'origine. Alexandre décide de se battre pour que Youssou puisse rester, fait des démarches administratives et mobilise la presse et toute la ville autour de ce malien gentil et sincère, apprécié de tous. Dans ce combat, il fait la connaissance de la sœur de Youssou, Myriama, dont il tombe amoureux. Youssou échappe de justesse à l'expulsion, mais Alexandre n'a pas le temps de se réjouir, car Myriama sa bien-aimée meurt du sida, qu'elle avait contracté lors d'une transfusion. Myriama morte, Alexandre est dévasté, mais Youssou, à son tour, peut le soutenir, et l'épreuve rapproche encore les deux hommes. Les deux amis n'ont jamais été aussi proches. Un jour, Youssou fait une étrange confession à Alexandre : il est homosexuel et est amoureux de lui. Alex est troublé par cette confession, mais une liaison amoureuse passionnée naît entre les deux hommes. Un film simple et humaniste, et une ode à la Tolérance, dans un monde où les gens n'acceptent pas facilement les autres... Emouvant..."
 
(C'est du lourd, hein ?)
Chères Marguerite, Chers Fédor,
 
Ha ha ha, c'est marrant. Hier matin, alors que je venais de finir mon article, le facteur est passé. Je disais dans cette fin d'article, en substance, ceci : "Dieu me savonne (référence !). Je viens de faire, aussi étrange que cela puisse paraître, un article entier sur le film de Richard Berry, LA BOÎTE NOIRE ! Quelle drôle d'idée ! Même pas eu le temps de vous parler de EDY !".
Le facteur déposa dans la boîte une unique lettre : la réponse à un concours où j'ai gagné deux places pour aller voir EDY justement. Trop tard les gars ! Déjà vu donc, grâce ou à cause de ma carte pathugmont illimitée. J'ai donc fait profiter de ces places à la famille proche, qui avait l'air, ma foi, très contente.
 
Il faudrait que je démarche les distributeurs, tiens ! Ça pourrait être sympa, n'est-ce pas, de vous faire gagner des places ! Ça ne leur coûte pas grand chose, une petite place de temps en temps ! Et puis, depuis le temps, les distributeurs, c'est mes copains ! Ils savent que je les aime !
 
EDY est le premier long-métrage de Stephan Guérin-Tillié, que je ne connais pas, tel le gitan, acteur de cinéma, de théâtre et de télé (il a joué dans ZODIAQUE, que je n'ai pas vu malgré la tendresse perverse, un peu cruelle aussi, que j'éprouve à l'égard de Francis Huster, dont je ne peux que vous conseiller le bluastro splendouillet PARKING, merveilleux nanar des années 80 signé Jacques Demy, sur une musique de qui-vous vous doutez ! La définition de « bluastro » se trouve ici). Je vais voir ce film, à l'instar du Berry, sans me précipiter ni rien, neutre et totalement vierge, ne sachant absolument pas de quoi ça parle. Berléand jouait dedans et c'était ma seule certitude. Bon. Pas de quoi avoir l'écume aux lèvres, mais je préfère aller voir ça que JOYEUX NOEL (si j'ai le courage mental et physique, j'irai jeter un œil à ce "grand film humaniste", mais je ne peux rien vous promettre !).
Berléand est insomniaque. Berléand vit seul. Berléand est taciturne. Berléand fume comme un pompier. Dans la première séquence, il kidnappe (hors champ) un pauv' cadre, et l'emmène dans une carrière où le pauvre gars est poliment invité à creuser une jolie tombe avec cette pelle, merci bien et faites vite ! Le pauv' gars proteste, of course means bien sûr, et casse les bonbons de Berléand avec des "j'vous ai rien fait pourtant". Exaspéré (et accessoirement profondément dépressif), Berléand lui donne son revolver, et dit au gars de lui tirer dessus. Le futur gracié lâche la pelle, prend le revolver, mais refuse de tirer sur Berléand, puis finalement le fait en pleurant, mais du bout de la gâchette. Il blesse Berléand à la cheville, et ce dernier récupère son flingue et abat le pauv' gars qui tente de s'enfuir.
Il va raconter son histoire à son mentor es crimes, Philippe Noiret. Et on découvre le pot aux roses ! Noiret est assureur, Berléand aussi, et accessoirement les deux sont aussi tueurs. Ils déguisent la mort de leurs victimes en accident domestique, et quand la veuve ou le veuf touche l'assurance vie, Berléand et / ou Noiret touche une énorme com' ! Arnaque d'assurance par meurtre et par assureur interposés, si j'ose dire. Mais Berléand n'a plus la niaque, il déprime à fond, il veut tout stopper. Noiret essaie de le raisonner, et surtout essaie de réparer l'erreur que constitue l'assassinat du pauv' gars, car dans ce métier d'assureur / tueur, il y a une règle d'or : on ne tue pas par balle, et on ne simule que des accidents. Re-camoufler le meurtre va être très difficile, et Berléand sera victime d'une autre malchance qui va bien compliquer la chose, jusqu'à l'absurde !
 
Au bout de trois minutes de film, vous imaginez facilement ma figure déconfite quand je vois apparaître, lors d'un générique classique mais soigné, le nom de... Philippe Noiret ! AU SECOURS, chuchotai-je intérieurement. Ah non, pas lui ! Comme disait la poète, "c'est pas de ma faute / à moi", le Noiret, désolé Philippe, je peux pas. La dernière fois que je l'ai aperçu, c'était dans un extrait de la cérémonie des Césars (hahahaha !) où il ressemblait à un mort-vivant, ce qui me fit dire : "Place aux jeunes ! À la retraite, les vieux croûtons !" Je fais un délit de sale gueule sur le Noiret, sans doute, je ne sais pas exactement pourquoi. Mais ce brave papy me fait penser à Tavernier. C’est comme ça, je ne sais pas où est le rapport (même si les deux ont travaillé ensemble), mais que voulez-vous ? Quand son nom apparaît à l'écran, je me fais la réflexion, tel le lapin pris dans le collet entendant les pas du chasseur, que finalement, LES CHEVALIERS DU CIEL, c'est pas si mal...
 
En fait, ça ne démarre pas trop mal, la chose. On sent venir le tueur à gage à plein nez (ce n'est pas tout à fait ça, mais bon) dans cette séquence d'intro en gentil montage parallèle. Mouais. Je te vois venir, mon petit François, ça va la jouer à la bourru de service, avec grand râlage et mauvaise humeur, comme d'hab', c'est sa marque de fabrique au Berléand, l'omniprésent cachetonneur, LE Marion Cotillard (bisou, bisou) masculin de l'international french cinéma.
Et bien, je suis, dès le début, en léger contre-pied. Berléand, ultra-dépressif en plus (ça colle à l'image, ça serait dommage...) réagit un peu différemment et très bien : avec sécheresse, et sobrement. Bien, me dis-je. La scène, du coup, devient grotesque, surtout que l'acteur qui joue le pauv' gars est la réplique quasi-parfaite de ce troisième couteau américain dont je ne connais même pas le nom [Michael Jeter, NdC] et qui jouait dans FISHER KING de Terry Gilliam l'espèce de travelo chanteur qui finit couvert de terre et en tutu, si ma mémoire est bonne, dans Central Park. Les deux se ressemblent, même nuance. La scène, du coup, fonctionne malgré la relative banalité de la chose.
 
Et ben, je vais vous dire, EDY, curieusement, ça se regarde. Ce n'est pas le film de l'année, très loin de là, bien sûr. Mais quand même, le film a quelques qualités, et je dirais même plus, une certaine humilité (relative, bien sûr), qui nous change bien des millions de petits étrons franchouille (Feng-Chui) que j'ai vus en dix mois de carte Pathugmont illimitée.
Bon, d'abord on est surpris par l'effort d'habillage de la chose. La photo est pas trop mal. Tons pluvieux sur coloris orange dorés, plutôt discrète et travaillée, ça change du blanchâtre habituel. C'est en 2.35 (en scope), OK. Beaucoup de transitions léchouillées, à la limite de la démonstration et de la carte de visite, mais ça passe (elles tendent d'ailleurs à s'espacer avec le temps, comme d'hab...). On essaie de faire de la séquence avec du plan coupé, c'est rigolo.
Une première chose me frappe. Le gars ne fait pas que du gros plan ou du plan rapproché. D’entrée de jeu, on comprend qu'on va avoir une vraie échelle de plans, avec beaucoup de plans d'ensemble pour un film français, et pas forcément en début de séquence (tic insupportable). Ça donne lieu à de jolis cadrages, ou plutôt à des cadrages soignés ça et là. On sent le gars un peu limité par son décor, à moins que ce ne soit par la "modestie" du budget, et du coup, on a droit à de jolis décors fabriqués, pas beaux mais rigolos, sans plus (c'est déjà beaucoup), comme l'absurde bureau du commissaire, bel endroit où, du coup, notre ami Stephan biaise comme il peut, comme par exemple ce plan à travers une grille d'aération au plafond, splendouillet mais rigolo. On se dit que c'est quand même agréable, de temps en temps, même si, une fois de plus, on n’est pas en présence du nouveau Kubrick (pas grave d'ailleurs !), de voir un réalisateur qui fait un peu d'efforts sur des choses basiques (cadrages, transitions, et surtout amusement !).
 
Il y a une scène assez anodine qui m'a même complètement plu. C’est la  première scène entre Noiret et Berléand, pendant la conférence. Ça, c'était pas mal pour deux choses. Contre toute attente, je trouve que Noiret, sympathique dans ce film, est particulièrement excellent, avec un début de scène complètement anodin, mais qu'il crédibilise vraiment astucieusement. Très bon moment que l'entame de cette scène. Vraiment très bien. Ensuite, l'ami Stephan fait un truc que plus personne ne fait dans le cinéma populaire français : il change d'axe quand Berléand arrive ! Il a calmement attendu son moment, et bing, la caméra change d'axe. Ça n'est rien, bien sûr. Mais n'empêche, ici chez nous, pays de l'andouille populaire au goût de caca, ça fait plaisir. Du coup, la scène marche très bien, et le décor (volontairement) très laid et petit comme un mouchoir de poche ne fait pas mal aux yeux quand on le voit à l'écran. J'aime bien cette scène.
 
Avant de continuer, on peut signaler que, dans la première partie du film, j'aime assez les décors urbains, souvent anodins mais toujours très laids. L'urbanisme des petits espaces quotidiens (je ne parle pas des quartiers super-chics, ou des endroits high-tech genre la Défense) dans les années 80-90 et suivantes, est d'une horreur absolue, remplie de fausses bonnes idées ! EDY le montre vraiment très bien (notamment une pointe de ciment à un moment, sur laquelle s'assied Berléand !), et discrètement en plus. Ce qui contribue, cette fois-ci de manière originale, à enfouir encore plus profondément le sentiment de neurasthénie et de dépression ! Bien joué.
 
De temps en temps, on voit que le film est tourné en vidéo, ce qui est assez joli (notamment les "escaliers" sur la grille de radiateur d'une voiture près du mobile-home, et les gouttes de pluie sur le pare-brise en début de film). Ce sont des petits trucs, mais ça fait plaisir.
Et il y a aussi une très bonne idée, vraiment originale : l'invention du split-screen belge ! Ça, monsieur Guérin-Tillié, c'est vraiment une superbe idée, pas le plan le plus beau du film, mais certainement le plus intéressant. D’abord parce que le split-screen arrive à brûle-pourpoint, comme un chaton sur la soupe. Et puis parce qu'il intervient sur un plan où les deux personnages sont déjà ensemble, face caméra, dans le plan (dans une voiture en fait) ! C'est donc complètement incongru de faire un split-screen à cet endroit ! C’est même le split-screen le plus "idiot" du monde, car c'est le moins utile et le moins beau (par exemple, par rapport à un superbe split-screen comme dans LES LOIS DE L'ATTRACTION de Roger Avary où justement le procédé marque une sophistication soufflante et où, sémantiquement, c'était très judicieux !). Ici, le split-screen est stupide, ne sert à rien, et bravo, c'est du coup très drôle et jubilatoire. Déjà. En plus, l'ami Stephan pousse le bouchon encore plus loin, en jouant ensuite sur l'échelle de plans, ce que je vous laisse découvrir et qui est très drôle aussi. Hahahahaha, ça fait du bien de voir un gars qui fait un effet structurel aussi rigolo, gratuit et aussi bien pensé, bravo, bravo, bravo ! J'étais bien le seul, mais j'ai vraiment ri énormément dans ce plan !
 
Bon, ceci dit, le film a ses défauts. Plus on avance, plus on a l'impression de patauger légèrement dans la semoule, ou plutôt de se prendre les pieds entre deux films. D'un côté, l'histoire, qui devient plus banale à l'approche de sa résolution, et de l'autre, des sentiments plus confus, plus théoriques, plus scénaristiques ! Mouais, mouais. Du coup, l'importance est donnée un peu plus aux acteurs, et peut-être à la tirade. En tout cas, ça m'a moins amusé que le reste, cette dernière partie, peut-être aussi parce qu'elle est plus banale, car plus en forme de "thriller" paradoxalement. [Je crois que j'ai battu le record du mot "plus" en une seule phrase ! C'est très laid, et je vais laisser... Héhéhé !]  Là où la première moitié est assez grisante lorsqu'on découvre que, peut-être, tous les assureurs sont des tueurs, ploucs, banals, mais justement, ce sont eux les tueurs, la deuxième partie est donc plus (ouais !) attendue peut-être, ce qui a tendance à me faire décrocher un peu. La dernière séquence par contre m'a paru assez intéressante, car elle est ratée. La partie Marion Cotillard ne semble pas marcher du tout, du tout, du tout (comme la séquence onirique, très, très laide, mais ça faisait rupture, alors pourquoi pas ?), et tire le film vers le symbolique et le dialogué. Bof. Par contre, ça fait un contrepoint bizarre, parce que la chose est montée en parallèle (le début était la fin) avec la "ballade des gamins", ce qui donnerait presque un aspect fantastique et craspec si les deux scènes alternées avaient, chacune de son côté, poussé le bouchon et la stylisation encore plus (yummy yummy) loin. Là, ça se juxtapose sans plus (clap clap clap), et ça ne donne qu'une impression de guingois, de bancal, mais sans plus (joli !). Curieusement, on sent à ce moment là, énormément, le scénario qui monte ! Bah !
 
Un mot sur les acteurs. Noiret est phénoménal dans la première scène, et bon ensuite. Berléand fait son job, comme d'hab’, avec une nuance plus (hihihhi !) sèche, autant dans la dépression que dans le registre mi-figue mi-raisin qu'il arrive à hanter de sentiments de peur ou de soulagement assez palpables. Ce n’est pas son plus (hoho !) mauvais rôle, même si on sent qu'il en a sous le pied, l'animal ! Je ne sais pas s'il a déjà joué chez Ruiz par exemple, mais ça lui irait très bien. Chez Haneke aussi. J'ai assez aimé la séquence avec la secrétaire. Je ne sais pas son nom, mais malgré un visage d'héroïne de série policière sur France 2, elle assurait pas mal.
La bonne idée de casting, c'est Yves Verhoeven. J'avais reconnu le type dans sa scène de slip formidable dans l'anonyme LE POULPE. Je me souvenais de lui alors, car je connaissais le gars de vue, me semblait-il. Renseignements pris, c'est un ancien de RÉCRÉ A2, pour ceux que ça n'intéresse pas ! Ce type a un physique improbable et le jeu qui va avec. Et ça marche incroyablement bien. Il charge la mule à fond, et souffle un coup de l'air froid, un coup de l'air chaud, un coup n'importe quoi en pédalant dans la descente, un coup sérieux comme un pape. Très bon choix.
 
Bon, en conclusion, EDY est film de petite envergure, qui pèche sans doute par manque d'ambition en quelque sorte, avec un scénario qui a une chouette base, mais qui ne renverse rien. Le film a des défauts, bien sûr. On n'est pas complètement passionné de bout en bout, et beaucoup de choses sont, au mieux, assez maladroites.
Malgré tout, deux chose frappent. D'abord, ce type semble avoir réfléchi à sa mise en scène, fait même quelques effets, et tente deux trois trucs. Il semble avoir loué un jeu de focale complet, et même, chose rarissime, il a loué un grand angle (c'est lui qui l'avait, le grand angle !). Il y a du soin, et de vrais morceaux de mise en scène. Vous qui avez lu mes critiques  de films français pendant 10 mois, vous savez que ça n'arrive carrément jamais. Halleluyah, donc ! On a la nette impression, même si ce n'est pas toujours renversant, de voir un film qui, enfin, dépasse le niveau de réalisation d'un téléfilm. Ça fait quand même du bien. EDY est en fait ce que devrait être un petit film sympa dans un paysage cinématographique français idéal mais utopique, où chacun ferait correctement et honnêtement son boulot. Au vu de la concurrence, il y a un effet de petit sur-classement. On se demande ce que ça pourra(it) donner quand le gars sera moins timide. [Ceci dit, du coup, le film a des qualités que le film de Berry n'a pas par exemple, et surtout, EDY ne donne pas cette impression de "carte de visite" tape-à-l'œil et maladroite de LA BOÎTE NOIRE. C'est évidemment bien mieux réussi et plus (mmmm...) réfléchi ici.] Et puis, il y a l'invention du split-screen belge, formidable idée qui vaudra à son auteur quelques années de purgatoire en moins, le jour du jugement dernier !
 
Sympathiquement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
PS : Si c'est comme ça, la Foster attendra demain ! Nonobstant, bien sûr !
 
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Publié dans Corpus Filmi

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Commenter cet article

alphonse tram 05/12/2005 09:26

Pour le coup ...ceux la étaient tournés en vidéo...
HD en l'occurence comme les klapish que le docteur affectionne..mais effectivement etal numérique...

Bernard RAPP 04/12/2005 21:11

C'est vrai que le(s) dernier(s) Lelouch étai(en)t assez beau(x). Tout n'est donc - peut-être - pas perdu.

Alphonse Tram 04/12/2005 21:02

je suis d 'accord avec toi Bernard je pense aussi "qu'il regarde vraiment et en voit bien plus que la plupart."
c'est pour ca que je me suis permis de lui faire cette remarque.Je n'aurai pas perdu de temps avec un critique lambda qui sait rarement de quoi il parle...
En revanche je ne suis pas tout a fait d 'accord sur l'etalonnage numérique...c'est une technologie relativement nouvelle en France et qui est de plus en plus maitrisée...même si il est vrai que personne n'a réussi jusqu'à présent à obtenir un rendu aussi fidéle qu' un tirage issu du negatif original...cela ne saurait tarder et l'on pourra donc profiter des multiples avantages du numérique sans son inconvénient principal, la perte de qualité.
A+

Bernard RAPP 26/11/2005 20:08

Alphonse, le Docteur n'est pas un Kritique "officiel" donc il n'a pas eu le dossier de presse. Dès lors, on ne peut pas lui reprocher d'ignorer les détails de la genèse technique d'un film. Il se base sur ce qu'il voit, et je pense qu'il regarde vraiment et en voit bien plus que la plupart. Je rejoins d'ailleurs complètement sa consternation générale (je n'ai pas vu CE film) sur les dégâts de l'étalonnage numérique, en particulier en ce qui concerne la teinte bleuâtre assez dégeulasse de hautes luminances souvent constatée. C'est bien la peine de tourner en 35...

Dr Devo 26/11/2005 18:48

Ben si, mon cher alphonse, je suis un pauvre inculte comme tu pourras le voir répeter de ma propre main dans plusieurs articles.

Je pensais voir là un film vraiment tourné en numérique, et je ne savais pas que l'étallonage numérique pouvait à ce point "escaliesé" le film! Ben merci, j'ai vraiment appris un truc.

il y avait des choses pas mal dans la photo, ça contribuait, je trouve à faire de belles transitions. ceci dit, tu as raison de me jeter la pierre, Pierre, en un sens, car le reste prouve effectivement le tournage 35mm! En tout cas c'est mieux photographié que lmes Klapish! héhé! [j'espère que t'as pas bossé sur les Klapish!] Effectivement que c'était du 35mm.

malheureusement pour moi, je ne suis pas un professionnel du cinéma. je me base sur ce que je peux, et je presente mes excuses aux concepteurs du film dont tu fais partie.

Si jamais tu repasses par là: tu faisais quoi sur le film? Tu en penses quoi? J'aimerais beaucoup avoir ton avis "de l'intérieur". [Si tu veux repondre à ces questions sans le mettre sur le site, envoie moi un petit mail: tu trouveras mon adresse dans la colonne de droite, rubrique liens. N'hesite pas, c'est toujours intéressant pour moi de s'instruire!]


Dr devo.