FLIGHT PLAN, de Robert Schwentke (USA-2005) : L'oeil sexy de l'Architecte !

Publié le par Dr Devo

(Photo : "Faites des Chiens" par Dr Devo)

Chères Dames, Chers Sirs,
 
Ben oui, que voulez-vous, il y a des jours comme ça, où ce n'est pas facile d'avoir du style, comme disait la poète belge, et particulièrement quand on est bon à curer le fond de la cuve cinématographique. La réserve de films un peu excitants s'épuise en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, après une période (relativement) faste. C'est comme ça. Aujourd'hui, quand bien même le moral n'y serait pas, ça va encore. Mais dans les jours à venir, attention les yeux, ça va se gâter drôlement, à moins de sorties nouvelles et oubliées, ce qui est possible. Une vérification s'impose.
 
Avant de faire le bas du classement et de piocher dans les films les moins attirants actuellement à l'affiche (tu la sens, la Coline Serreau qui approche ?), on s'est, il y a quelques jours, jeté comme un miséreux sur un quignon de pain sur les deux films suivants. [Et encore, je dis méfiance : avant-hier, je pensais aborder deux films en une critique, et finalement Richard Berry a eu droit à un article à lui tout seul, pareil hier pour Philippe Noiret ! Qu'est-ce qui nous arrive ? Donc, à l'heure qu'il est, je ne peux garantir de pouvoir, dans le cadre de cet article, aborder les deux films auxquels je pense. Oui, mais bon, en même temps, pour quelqu'un qui aime les choses déstructurées et post-post-modernes, tes intros, mon coco, sont de plus en plus immenses, en plus d'exister !]
 
Ah, Jodie Foster ! Quel poème ! La dame est assez sympathique. Et incroyablement populaire. Dans le même temps, pour de très mauvaises raisons, on ne peut que s'énerver en la voyant... [Jodie, si tu passes par là, ne le prends pas mal !] J'ai horreur de ces acteurs plutôt beaux ou smart physiquement, avec une filmo vraiment pas mal, et qui en plus ont fait 150 années d'études avant d'arriver dans le cinéma, et parlent douze langues. Je suis contre le cumul. Ce n’est pas juste, mais alors vraiment pas. Je vais donc dénoncer ! La Foster parle 12 ou 13 langues, et s'exprime dans un français impeccable, et à bien des égards un français beaucoup plus élaboré que le nôtre, cher lecteur. Je n'ose lire sa prose à l'écrit, où sans nul doute elle fait moins de fautes d'orthographes que moi. À la réflexion, toutes les personnes qui écrivent le français font moins de faute que moi ! Mauvais exemple. Le jour où j'ai jeté l'éponge avec Jodie Foster, c'est quand, au journal de TF1, j'ai remarqué son style syntaxique, qui m'a donné envie d'aller mettre une corde autour de la poutre dans l'œil de mon voisin, style énervant, en plus du fait que le fond bleu du plateau lui donnait un air de Déesse de la Contingence (je pense que si elle est un dieu déguisé, c'est la Déesse de la Contingence, même si je serais assez incapable de dire à quoi cette qualification originale correspond), fond bleuté carrément raccord, et ça, ça n'est pas juste non plus, avec le regard de la miss. À un certain moment, alors que j'étais en train de couper le col de ma chemise aux ciseaux à coutures afin de faciliter mon auto-guillotinement (si je veux !), Foster, malgré mon projet, donc, de mise en bière (australienne !), a prononcé le mot "nonobstant", et ça, les amis, c'est le jerricane qui a fait déborder la citerne.
Bon d'accord, je connais ce mot "nonobstant", et je ne l'utilise jamais ou alors par jeu. Bien que je connaisse l'expression, à chaque fois que je l'entends, il me faut faire un effort pour que la définition, pourtant simple, s'inscrive dans mon cortex focalien, pourtant assez beau, vu de l'intérieur.
Et c'est là le drame. Madame Foster, qui parlait déjà excellemment le français avant d'avoir mis les pieds dans notre propre pays (là où il faudrait pour moi 10 ans de vie en Angleterre pour parler un anglais décent, que je parle, mais mal, rottenly pour ainsi dire), la Foster, c'est elle qui nous apprend le bon usage du mot "nonobstant". Que c'est humiliant.
 
Alors, voilà mon message à tous les Ashley Judd, Jodie Foster et Viggo Mortensen. [Oui, parce que notre ami et collaborateur Tournevis qui signa il y a peu un bel article sur A HISTORY OF VIOLENCE, a serré, il y a quelques semaines, la paluche des Sirs Cronenberg et Mortensen, le petit chanceux. Et il m'a appris, figurez vous, que le garçon parlait parfaitement le français.] Message à vous : vous êtes riches, vous avez un métier formidable, vous êtes super-beaux si j'en crois la compilation d'avis divers que j'ai rassemblés auprès de mes proches, vous êtes intelligents, vous avez fait des études longues comme mon bras, et en plus, il semble que vous ayez très bon goût, peu ou prou. S'il vous plaît, laissez nous, à nous pauvres hères, notre seul luxe, notre seul point fort : la maîtrise du français. Et arrêtez de nous humilier (sans le vouloir, sans nul doute). C'est pénible.
 
Bon, ça, c'est fait.
 
Allemagne, de nos jours (mettez la musique de Sting dans le juke-box, dans la colonne à droite de cette fenêtre, histoire de vous mettre dans l'ambiance, enfin si vous en avez le courage !). Jodie Foster est bien triste. Son mari vient de se suicider, la laissant seule avec sa petite fille de 6 ans. Bon. Elle est ingénieur (Oh non ! T'exagères ! Arrête de nous humilier !) en aéronautique. Demain, elle va rentrer aux USA pour enterrer le dit-mari. Ce n’est pas facile.
Elle embarque donc dans un avion high-tech  très gros porteur (500 personnes, je crois), avec sa fille à ses côtés, et le cercueil de feu son Monsieur dans la soute. Il se trouve, licence poétique oblige, que Foster a travaillé à la conception de cet avion. C'est elle qui a conçu les réacteurs ! L'avion décolle. Jodie et sa fille vont s'allonger sur une rangée vide au fond de l'appareil, et piquent un petit roupillon. Lorsque que la Jodie se réveille, sa fille a disparu. Elle a donc le trouillomètre à zéro, surtout dans ces circonstances déjà pénibles (le deuil). Sa nature de mère inquiète ne ressurgit pas, elle s'amplifie incroyablement. Elle cherche la petite partout, en vain. Elle finit par demander l'aide du personnel. Sans résultat. Bien au courant des procédures dans ce type d'événement, elle exige auprès du commandant de bord que tous les locaux techniques et parties inaccessibles au public de la carlingue soit fouillés. Le personnel de l'avion commence à trouver ça lourd, d'autant plus que la liste d'embarquement est formelle : la fille de Foster n'est jamais montée à bord ! Les passagers et les voisins de rangée sont également formels : personne n'a jamais vu la fille de Jodie !
 
Bon, on ne peut pas dire autre chose. À mes yeux, ce sujet est quand même assez séduisant, non ?
En tout cas, il m'est arrivé un drôle de truc en début de séance. Tout d'abord, je me suis placé un poil trop près de l’écran. Mon champ de vision était alors vraiment bizarre. Il ne couvrait pas complètement, mais vraiment à un poil de chouïa près, la totalité du cadre (en scope en plus !). Bizarre donc, de voir cette première partie qui m'a paru, du coup, bien étrange. C'est fou ce qu’on est déstabilisé finalement, lorsque qu'on ne peut pas voir le cadre dans son entier ! L’œil se ballade toujours pendant une séance. Et si vous n'êtes pas trop près, un des grands plaisirs du cinéma est de percevoir le cadre dans son entier, et de laisser son regard, c'est-à-dire sa subjectivité, s'attarder sur telle ou telle partie de l'image, ou sur tel ou tel détail. On ne regarde pas forcément le cadre en entier, bien sûr. Mais on le perçoit plus ou moins, et par moment on focalise, on se ballade ou on est baladé dans l'image à d’autres points. Ruiz disait, et même dit, que le spectateur est aussi le co-monteur du film, dans le sens où physiologiquement, on cligne des yeux, et donc, inconsciemment, on ajoute des images noires au film, et en plus, on prend le délicieux et jouissif risque (et là, c'est moi qui ajoute), de louper un point de montage par exemple. Ruiz allait même jusqu'à conseiller de s'assoupir en regardant un film, afin de louper des portions de film plus importantes. Pour lui, et pour moi  aussi, du coup, qui adhère complètement à cette théorie, le montage du film (et tout ce qui va avec, la narration notamment) ne devient pas un "corpus" fixe, mais au contraire une entité changeante. Si on dort, ou si l’on ferme les yeux pendant un film, outre le fait qu'on modifie, de fait, le montage objectif, ou perçu comme tel, du métrage, on se retrouve forcément, si le film est construit ou déconstruit avec goût, avec des béances, même minimes, et ce notamment en ce qui concerne la narration. L'histoire, même dans le film le plus bêtement narratif possible, devient elliptique, avec des trous pour ainsi dire. Du coup, ô glorieuse et magnifique expérience, c'est à nous, avec notre intellect, notre goût et notre cœur, de combler les choses, de remplir, ou de ne pas remplir d'ailleurs, les ellipses ainsi créées ! C'est pourquoi les gens qui font des films bêtement narratifs, où un point A mène vers un point B qui mène vers un point C, etc., se trompent, heureusement. Et c'est pourquoi les réalisateurs qui croient, inconsciemment ou pas, qu'il faut faire du "cinéma du réel" ou du moins réaliste, se trompent aussi, mais alors complètement. Car même le film le plus terre à terre sera forcément un film déconstruit. Considérer le cinéma comme un enregistrement objectif d'un instant filmé, et essayer de le circonscrire à un procédé photographique, est un leurre, et même une chimère. Passionnant, non ? En vérité je vous le dis, regarder un film est forcément une entreprise de déconstruction / reconstruction dont le seul maître est vous-même. Pour des raisons structurelles, le film échappe donc à son auteur (et non pas pour des raisons de psychologie, par exemple). On comprend mieux pourquoi certains films, d'ailleurs, riches en haute teneur véridique (et encore, même dans les informations narratives, ces films sont aussi peu objectifs qu'un bon livre de Zola, qui quand même est un auteur fantastique, loin de l'objectivisme qu'on nous a appris à l'école : rappelez-vous le chevauchement phallique du train par le héros de LA BÊTE HUMAINE !) sont le fruit d'un fantasme inexistant !
 
Et c'est pour ça qu'en ce qui me concerne, non seulement le montage est la mamelle du cinématographe, mais l'expérience de voir un film en salles est forcément une expérience... ludique, puisque qu'il y aura souvent deux sélections qui s'affronteront dans votre visionnage : un remontage inconscient du film (endormissement, clignage de l'œil, attention portée sur une aire spécifique de l'écran), et un remontage conscient avec lequel je vous conseille de jouer !
 
J'étais donc un peu trop près, et je sentais tout à fait que ma sélection consciente et inconsciente ne fonctionnait pas. J’ai reculé d'un rang, juste avant le décollage de l'avion, et là, j'étais très bien placé (à mon goût bien sûr, car se mettre trop près peut être aussi un choix de remontage ! Petits pervers !).
 
L’intro m'a semblé très soignée et très étrange, mais peut-être, si je m'étais correctement placé dès le départ, que je l'aurais trouvée très exagérée et vulgaire ! Je vous laisse juges.
 
Le charme de FLIGHT PLAN est justement de ne pas savoir ce qui va arriver. La trame est réduite au maximum, dans l'espace (c'est un huis clos) et également dans le nombre d'événements possibles (en principe du moins, et pour les mêmes raisons). De plus, le charme doit agir pour la simple et bête raison que l'histoire simpliste impose deux choix possibles. Soit le film est un truc absurde à la QUATRIEME DIMENSION, soit le film est quelque chose de plus terre à terre avec un pot aux roses explicatif, plus ou moins.
Je ne trancherai pas, pour vous laisser le plaisir éventuel de découvrir le film.
 
C'est un film que j'ai beaucoup de mal à juger, bizarrement, peut-être à cause du changement de siège décrit ci-dessous. J'adoooore les ambiances paranoïaques ! Ça marche toujours, ne serait-ce qu'un peu, et il n'en faut pas beaucoup plus pour que je rentre quasiment immédiatement dans les films de complot à un individu contre tous. Le film déploie tous les artifices à sa disposition pour ce faire. Utilisation du racisme latent en chacun de nous (dans une perspective moins subtile que dans la fameuse scène des toilettes dans BODY SNATCHERS d’Abel Ferrara), effets de panique et d'exaspération chez les autres passagers, etc.
 
Si vous n'avez pas vu le film, arrêtez ici la lecture. S'il vous plaît.
 
J'ai beaucoup aimé le démarrage de la panique chez Jodie Foster (dont le premier gros plan est incroyablement retouché en post-prod', et qui, dans le reste du film, a pris un petit coup de vieux ! Intéressant...). Ça marche bien avec moi. On sent aussi de manière assez palpable le sentiment de danger que représente le fait d'avoir quelqu'un d'incontrôlable à bord. Il m'est arrivé (rarement ceci dit) de prendre l'avion, et je ne m'étais pas rendu compte à quel point tout cela était si anxiogène ! L'utilisation du décor et des effets est à certains moments, dans certains détails, particulièrement judicieuse. Notamment l'ignoble angoisse du décollage (utilisation très maligne des vibrations), et surtout l'utilisation constante, dans la première partie, des "tremblements" de la carlingue quand un élément illogique est détecté dans le discours de Jodie Foster. Ça, cette idée précise, est vraiment la grande bonne idée du film, et donne un vertige fantastique et abyssal à l'intrigue, surtout par rapport à la situation du personnage (les vibrations sont intéressantes d'ailleurs, aussi bien quand le plan cadre un personnage extérieur que Foster elle-même, plaisir double et organique donc).
Il y a de bonnes pistes également dans l'utilisation de la contagion de la panique potentielle (et c'est cette potentialité qui fait très peur) parmi les passagers. Elle est assez habilement relayée par l'agacement, voire la colère, des passagers qui font fonctionner à fond l'oppression constitutive à toute impression perçue par les paranoïaques. Cette colère des passagers exprime avec pas mal de force l'oppression de la société envers un seul individu. Là aussi, ça fait assez peur.
On a cependant l'impression que ces pistes sont abordées, certes, mais non approfondies, et à mon goût, on reste un peu sur sa faim de ce point de vue. On note aussi l'extraordinaire peur panique que provoque Foster dans le local technique, un des meilleurs passages. Bon point !
 
De temps en temps, il y a des mouvements de ralentis assez jubilatoires. Voilà pour le positif. Malheureusement, j'accroche vraiment moins à la deuxième partie, qui révèle d'ailleurs les petits défauts de la première. L'intro, a posteriori, a peut-être été trop fantastique, me dis-je. Mais surtout, il y a, je pense, un assez gros problème de casting ! Aïe !
D'abord parce qu'il n'y a que trois visages connus. C'est un mauvais choix tactique. Soit il ne fallait mettre que des "inconnus" autour de Foster, soit mettre plus de visages familiers. Ici, l'option moyenne a été choisie avec maladresse. À savoir, Sean Bean, Peter Sarsgaard. Et Kate Beahan, avec son visage plus "mannequin" (ce n'est pas le terme exact, mais bon, vous voyez ce que je veux dire) attire tout de suite l'attention. Le suspense est donc carrément éventé, et la "résolution" du film (sa deuxième partie) n'a plus le goût délicieux du coca cola, mais parait éventée car désormais, on sait où porter notre attention. Et ça, ça fait mal.
On remarquera de toute façon que Sarsgaard est un vrai plat de nouille, absolument sans saveur. Mais qu'est-ce qui a pris le réalisateur ou la production ? C’est exactement le plus mauvais choix. Absolument pas convaincant en première partie (en plus des défauts généraux dont nous venons de parler), et mauvais comme un cochon dans la deuxième. Une horreur ! Son travail est, au mieux, sans saveur. La toute fin est plombée et vidée du moindre suspense ou du moindre enjeu, et j'ai bien l'impression, outre la structure du film elle-même, que le petit gars en soit largement co-responsable. Donc, casting pas bon. [L'actrice qui joue la psychiatre est également ignoble, et de plus, sa scène est beaucoup moins bien mise en scène que le reste !]
 
Enfin, on passera sur la toute fin et sur la conclusion, complètement débile ou presque, ou plutôt (soyons juste)  d'un classicisme stupide, qui contredit, comme souvent dans ce genre de projet, les beaux efforts de construction du reste du film, notamment en ce qui concerne le passager arabe, humanisme dégoûtant qui s'excuse de ce qui s'est passé (et qui était intéressant) dans l'avion, et qui produit exactement le contraire de l'effet escompté : le plan parait réactionnaire ou raciste ! On regarde donc la dernière partie avec un œil complètement détaché, et même un peu fatigué, là où la première partie semblait nous avoir convaincus, alors même qu'elle était sans doute plus difficile à rendre crédible, curieusement. Le film pèche au final par une absence de "fantastique", une absence d'abstraction. Vraiment, c'est dommage. La réalisation, sans être très créative ni époustouflante, était assez soignée. Une fois de plus, le film se fait manger par son (peu courageux) scénario. La maladie du siècle, que je vous dis !
 
Délicieusement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Filmi

Commenter cet article

Dr Devo 18/11/2005 16:50

je suis assez d'accord, jai été bien gentil!!!! On ne m'y reprendra plus...

Je vais aller me fouetter en pénitence de ce pas!

Dr devo

ah ah ah 18/11/2005 15:02

bien dit.

Bernard RAPP 18/11/2005 13:46

D'accord avec Kurt Cobain, Flightplan c'est du caca : ça pue l'autosatisfaction rance du scénar asceptisé par son storyboard, sans enjeu ni prise de risque, sans personnalité. Tout est pillage ("Panic Room" en effet) et calcul de carrière visant non pas ce film mais les suivants : "Eh chef/futur producteurs! , regardez ce que je sais faire !. Pas d'âme, padam padam... Et puis plus le film termine, plus la nausée prend à la gorge, sur le mode "allez, pour la route, je vous en remet une petite louche : du sentimentalisme qui pue, de la fellation goinfre politiquement correct qui fouette, du générique de fin prétentieux/creux/pompé qui n'en finie plus de redire la bassesse du tâcheron en marche. Attention, je ne suis pas contre la prétention, du moins pas celle qui rime avec enjeu, ambition, outrecuidance du style exacerbé, mais ancore faut-il s'en montrer digne, à la hauteur. Ce film-ci, qui mise, en petit malin, sur le scénario de manipulatio/suspens (et ça marchotte une demi heure, trois quarts d'heure) se casse complètement la gueule, comme - dans son empressement à "impressionner" - il grille les étapes nécessaires d'une logique scénarque et abbat trop vites ses cartes, en dévoilant le pot aux roses. Lequel est foireux, inintéressant, et mal écrit. Un petit nullard carriériste et trop gourmand, et trop pressé de venir occuper la place convoitée au panthéon des hyènes. Courte carrière à lui! De toute façon, un clou chasse l'autre, donc il continuront encore et toujours à s'entre-dévorer. Bon appétit.

Dr Devo 17/11/2005 10:28

je suis d'accord avec toi! Je crois que les ambiance sparnoîaques me piegent comme je le disais... D'accord pour PANIC ROOM!

Ta définition de la mort est celle de Mr Mort, collaborateur de ce site. lis ces articles ça devrait te plaire!

Merci Kurt!

Dr Devo

Kurt Cobain 17/11/2005 09:58

Flight Plan, mauvais film, m'a fait décider ne plus voir aucune nouveauté en salles. Je ne comprends pas que l'on puisse témoigner de l'intérêt pour cette oeuvre fermée, qui cherche visiblement à distraire, mais sans stimuler à aucun moment la pensée. Film con. Pauvre Jodie Foster, son dernier film cétait Panic Room, un autre tranquilisant sur pellicule. Il y avait bien Dwight Yoakam...C'est peu.
Flight Plan, film mort. Débilité qui confine au jeu vidéo. Le cinéma est mort.