FOON, d'Isabelle Vitari, Mika Tard, Deborah Saïag et Benoît Pétré (France-2005) : It is because I am (dies irae)

Publié le par Dr Devo

(Photo : "Personne ne me reconnaît" par Dr Devo)

Chères Jackie, Chers Michels,
 
Et bien, ça n'aura pas fait long feu, et on ne peut pas dire que l'effort (supposé plus que réel !) exploitant ou distribuant aura vraiment porté ! Il y a une semaine jour pour jour, on regardait le nombre de copies par film. 63 copies pour MANDERLAY de Lars Von Trier, disions-nous. Et bien voilà, patatra, je viens de vérifier sur quatre villes françaises dont deux grandes métropoles : au bout d'une semaine, le film se retrouve avec une séance par jour (11h ou 17h). Ce qui veut dire que la semaine prochaine, le film aura disparu des écrans. Evidemment, dans ces conditions, comment voulez-vous que le film trouve son public ?
 
C'est honteux, mais Lars Von Trier n'a pas à se plaindre : ces films sortent au moins ! Tiens, tiens, où sont les trois, euh pardon, quatre nouveaux longs métrages de Greenaway ? Surtout le premier, qui est fini depuis deux ans et demi ?
Bien sûr, les trucs genre FREE ZONE d’Amos Gitaï, là par contre, on va en manger pendant 2 mois... Pourquoi ? Parce que c'est sûrement plus ouvertement émouvant. Parce qu’il y a un contexte politique mais pas trop ("c'est vraiment trop con / dur / injuste, la guerre au Proche-Orient..", discours désarmant de naïveté bébête devant les tragédies qui ont lieu là-bas, hélas). Parce qu'on adore les films venant de ces pays "exotiques" et pauvres : ça cartonne toujours en festival, ça ramène des prix, et bien sûr les distributeurs et les exploitants de salles touchent des subventions. Ben oui. Vous ne pensiez pas qu'on allait programmer ces films du tiers-monde pour leurs qualités cinématographiques, quand même ?
[C'est pour cela que les questions d'exception culturelle, en matière de cinéma, sont évidemment tronquées et vraiment inégalitaires...]
 
Enfin, le but n'était pas d'allumer le feu de la colère, mais de préciser ceci : si vous voulez voir MANDERLAY, que je considère comme le film de l'année, dépêchez-vous, c'est cette semaine, et après il sera trop tard. Je confirme ce que j'ai dit : les films du danois seront mal distribués à l'avenir et, dans deux films ou trois, seuls les habitants de Lyon, Paris, Marseille, Lille et des autres grandes villes pourront les voir. Cette fois, il y avait 63 copies, la prochaine fois, ce sera 15 ou 20. Rappelons que même si on n'est pas acteurs du système, ce sont quand même nous, spectateurs, qui sommes responsables de cet état de fait. Dans notre indulgence face aux films médiocres, dans la confiance aux critiques malgré les incessantes trahisons, etc. Plus que jamais, mon article SI J'ETAIS PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE est complètement pertinent. Un plan d'urgence s'impose, non ?  [On a consacré deux articles au film de Von Trier : ici et ici !]
 
Allez, on passe.
 
Autre salle, autre ambiance hier, alors que pour la première fois, je me permettais d'accepter une des régulières invitations  que m'envoie mon cinéma Pathugmont, pour me remercier d'avoir pris une carte illimitée. Je n'y vais jamais, à ces avant-premières, en fait. En général, ce sont toujours des gros films français, et souvent en présence de l'équipe du film. Cette fois-ci me dis-je, je vais y aller, et j'emmène avec moi Mr Bertrand, heureux responsable du site Nadjalover. Oui, parce que j'ai le droit d'inviter... Alors on ne se gêne pas, et Champomy pour tout le monde !
 
L'action se passe à Phlidelphoon, dans la fameuse "high school" de la ville. C'est l'effervescence dans l'établissement, puisque le bal de fin d'année arrive, et avec lui, l'élection du Roi et de la Reine du Bal. Enfin, c'est l'effervescence au moins pour les Foons...
Le lycée est en effet divisé en deux clans. D'un côté, les Foons. Beaux, riches, très sapés, ils sont les maîtres et règnent à tous les niveaux. Ils brutalisent les plus faibles, sèchent les cours ou non à leur guise, et même plus que ça : leurs us, coutumes et humeurs font et défont le règlement intérieur du lycée. Ils sont les maîtres.
De l'autre côté, la vie est dure pour les Pas-Foons : moches, ringards, binoclards, puceaux et boutonneux, ce sont quasiment les nerds dont nous parlions l'autre jour à propos du film LES TRONCHES (REVENGE OF THE NERDS), la passion pour l'informatique des tronches étant ici remplacée par une passion pour un catholicisme très à droite ! Les pas-foons sont constamment martyrisés, et quasi-esclaves des Foons.
Par un truchement quasi-mystique (un peu compliqué à expliquer ici), la Proviseur du lycée, honteusement pro-foon, décide pour la première fois depuis des lustres d'ouvrir le bal de fin d'année aux Pas-Foons qui, en principe, en sont exclus. Scandale chez les Foons qui, bien entendu, vont redoubler de violence et de fourberie pour empêcher cette décision inattendue, qui sonne à leurs oreilles comme un désastre et une provocation face à leur "supériorité"...
 
Je peux avouer sans mentir que je me suis déplacé à cette avant-première pour la simple raison que FOON est une tentative de film de college à la française. Or, vous savez que je nourris une nette affection envers ces films, dont certains ont été chroniqués ici (AMERICAN COLLEGE, SEXE INTENTIONS (très beau malgré son titre !), ou SLACKERS, par exemple). Et je me plains souvent qu'on n'ait pas d'équivalent français. [Je pousse même le bouchon jusqu'à dire que cela serait une bonne chose pour le vivier d'acteurs hexagonal, dans le sens où le système des films de college fonctionne comme une formidable école de maturation pour les acteurs américains, et que l'effet pourrait être positif ici aussi !] Et on ne peut pas dire qu'on soit noyé de tentatives françaises dans le genre. Les "essais" sont rares, et pas toujours regardables, pour ne pas dire jamais.
 
I can avouer without mentir that je me suis deplaced to the avant-premiere for the simpeul raison that FOON is a tentative de college movies à la french, and you know je nourris a real affection pour ces movies dont some have been chroniqued here.
 
Ça y est, ça devait arriver, à force de faire tourner le petit vélo sans relâche dans sa petite tête, le Docteur nous a pété un câble, dites-vous. Que nenni ! Bien au contraire !
Et oui, les amis, s'il ne faut savoir qu'une chose sur FOON, c'est qu'il s'agit, effectivement, d'une tentative de film de college à la française, certes, mais plus encore, c'est une tentative sur le mode parodique. Premier point.
De plus, je me suis permis de reprendre une phrase du présent article, et de la traduire en cette espèce de franglais, parce que justement, TOUS les dialogues du film, absolument tous, sont écrits et joués de cette manière, avec l'accent français qui va avec ! Euh... Oui... Je sais...
[Avant de continuer et pour être honnête, précisons que c'était le cas du film-annonce, et je pensais que cet effet était réservé pour la pub, mais pas du tout. De plus, les personnages du film eux-mêmes jouent avec le système : quelquefois, une phrase en franglais est tellement tordue que le personnage qui doit répondre dit "quoi ???", et le locuteur répète sa phrase en bon français !]
 
Et oui. Tout le film, absolument tout le film, repose entièrement, dans sa totalité et dans son ensemble, sur ce principe franglais ! Dès les premières minutes de film, je me suis senti en pleine quatrième dimension, et j'ai dû me pincer à plusieurs reprises, et ce pratiquement jusqu'au sang, pour me prouver que je n'étais pas dans un rêve.
On est bien en France, me dis-je... C'est une abomination galactique ! J'en avais presque le museau et les yeux humides de désespoir. Je n'en revenais pas, sur mon petit siège, je me liquéfiais littéralement. Le cap de la première bobine a été, vous pouvez me croire, difficile à franchir.
 
Evidemment, un film de college, fût-il humoristique et satirique comme CRY BABY de John Waters, qui a aussi un côté farce très assumé, ce n'était pas possible. Et tout de suite, il a fallu qu'on sombre dans la parodie la plus outrancière. Vous voyez la nuance ? Quand on ouvre le capot, on comprend pourquoi le dispositif a été ainsi choisi, consciemment ou inconsciemment.
 
Je m'excuse par avance d'insister, mais vous ne pouvez pas savoir à quel point ce procédé linguistique est absolument terrifiant et gênant. Evidemment, le jeu des acteurs va complètement dans le sens du système, et encore une fois, c'est l'outrance qui est privilégiée, et pas seulement chez les jeunes membres du casting (chez les seniors : Dominique Frot (sœur de) et Martine Chevalier ; une des deux, je ne me rappelle plus laquelle, est à la Comédie Française !). Nuances tractopelliques, grimaces en tout sens, haussements de sourcils, les bouches qui font des O et des A, mains sur les hanches pour l'étonnement, mâchage incessant de chewing-gums côté foon, etc., tout est dans le même métal, et de nuances, en fait, furent-elles outrancières, il n'y en a pas, mais pas une, parce que justement, il y a deux choses certaines à propos du film : le rythme général ne varie pas d'un pouce en 80 minutes, et quelle que soit la situation, à n'importe quel endroit du métrage, le jeu est exactement le même. Enfermez ensemble un troupeau de 20 Jim Carrey des deux sexes dans un enclos (Le Carrey de la pire époque, et sans le talent splastick du monsieur), et vous aurez une vague idée de l'ampleur de la catastrophe.
 
Evidemment, il y a pléthore de gags, à une cadence presque digne des Zucker-Abraham-Zucker. L'essentiel du travail se faisant sur la référence en forme de clin d'œil au spectateur, forcément en connivence. Nous sommes en plein Idéal Standart. Le plus souvent, le décalage vient de : petits bruits ajoutés à la bande son (Bing ! Dwoiiing !), et de petits inserts décalés soutenant tel ou tel jeu de mot ou de référence. Le reste, c'est du dialogue. "I am a big salope, alors ?" et autre "she mouille sa moule pour him". Dieu ait pitié de moi...
 
On aurait pardonné tout ça, sans doute, s'il n'y avait pas eu le reste.
Le film, sans doute tourné en vidéo, bénéficie d'une lumière ignoblissime, la grisouille lumière la plus infecte de l'année, malgré que nous soyons en France, dans le pays de la lumière grisouille. Ignoble. Sur certains plans, même quand le point est fait, la netteté est dégueulasse. Les blancs débordent souvent. On voit les reflets des projecteurs, etc. Peut-être le monolinguisme (si je veux) du film n'aurait pas été si pénible si, visuellement aussi, FOON ne faisait pas si mal aux yeux. Le cadre est inexistant, prisonnier d'un 1.85 mort-né. Il est évident que les quatre réalisateurs (Quatre ! Bon sang ! Quatre !) n'ont à aucun moment pensé leur découpage, à l'image de ce plan où une pas-foon s'assied près d'un foon sur un banc. On voit d'abord le gars qui s'assoit, puis la fille qui arrive derrière du fond du plan et la caméra qui se relève péniblement, puis se rabaissant péniblement quand la fille s'assoit à son tour. C'est de l'impro totale. L'échelle de plans n'est pas construite, ce qui n'est pas étonnant du tout, car le montage suit exclusivement les dialogues (d'où l'utilisation hénaurme et incessante des inserts, bien sûr, presque toujours en gros plan !). Ça et rien d'autre : le découpage selon le dialogue... Quel manque de pragmatisme ! Celui qui parle est à l'écran, quasiment sans que soit posée la question de la durée du plan ou du rythme global de la scène.
Dans ces conditions, vous imaginez l'extrême pauvreté, même pas kitsch, des scènes de comédie musicale. [Oui, parce que c'est aussi une comédie musicale, une des sources objectives du film (et n'y voyez pas d'ironie) étant GREASE. La direction artistique du film, très laide et très cheap aussi, à l'image de la scène finale, est clairement orientée vers les années 60, notamment en ce qui concerne les chansons.] Le cadrage étant infect, tous les mouvements de caméra étant laborieux, et le découpage ne se faisant qu'aléatoirement ou sur le dialogue, vous imaginez que là, dans les séquences musicales, ça ne pardonne pas. Il est pourtant évident que les Quiches (le groupe de comédiens / réalisateurs qui a écrit, réalisé, et porté ce film) sont sûrement des fans de CRY BABY ou de LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS (version Frank Oz), par exemple. Se sont-ils (les Quiches) posé la question de savoir comment ont été découpés ces films ? Je pense également à ROCKY HORROR PICTURE SHOW, bien moins brillant que les deux autres du point de vue de la mise en scène, mais qui a quand même une autre pêche, et qui a le mérite de se battre avec les moyens du bords... [Je passe sur les "emprunts" au ROCKY HORROR... Et aux autres...]
 
Les Quiches, qui ont déjà tourné une soixantaine de courts-métrages qui passent souvent dans les festivals et sur les plages de courts à la télé (et moult fois primés) ont sans doute beaucoup d'influences (on voit d'ailleurs sur un mur du lycée une affiche de FASTER PUSSYCAT ! KILL !! KILL !!!). John Waters, Russ Meyer, le CARRIE de De Palma (pastiché ici dans la scène finale), et plus encore, dans la volonté (ratée malheureusement) d'une mise en scène typée et iconoclaste : PARKER LEWIS NE PERD JAMAIS, le feuilleton télévisé des années 90. C’est LA référence majeure. Et je suis perplexe quant aux intentions de la troupe. Que peuvent-ils aimer dans ces films ? Les gros seins chez Meyer ? L'aspect déconno grosse moumoute de Iggy Pop dans CRY BABY ? Le sang de cochon dans CARRIE ? Les chemises fluos dans PARKER LEWIS ? Comment ne pas comprendre quand on est fan de PARKER LEWIS..., par exemple, excellente série, pleine de trouvailles visuelles, que tout le travail se fait sur le montage et sur la fantaisie, et non pas sur le dialogue et la parodie ? Ont-ils regardé MALCOLM, autre sérié télé marchant sur les mêmes traces, où l'ambiance est souvent délirante, mais où les acteurs sont sérieux comme des papes, et pas avares en nuances et en décrochages rythmiques ? Et chez Russ Meyer, n'ont-ils pas vu ce qui fait de lui un grand cinéaste ? N'ont-ils pas vu le travail sur le cadre, sublimissime malgré des budgets plus qu'étriqués ?
 
De tout ça, les Quiches n'ont retenu que le vernis, l'apparence, sans jamais rien comprendre sans doute à la façon dont ces films étaient construits, et à la pertinence des propos qu'ils abordaient, et avec quelle richesse de niveaux de lecture en plus, bien loin du "mono-degré" (si je veux) de ce FOON. Le film fonctionne finalement sur un seul gag, un seul : le franglais. Comment oser faire un film pareil, et renier les questions techniques et artistiques (elles sont liées bien sûr) qui fondent le cinéma ? Comment refuser de faire cet effort indispensable, alors que justement, la chance leur est donnée d'accéder à ce médium ? Où est le respect des maîtres cités ? Comment justifier cet ignoble renoncement, à l'heure où certains crèvent la dalle, se font une vie de privations et de traîne-misère pour pouvoir continuer un tant soit peu dans le métier ? Ne voient-ils pas qu'un film qui sort, c'est 10 qui ne sortent pas ? Où est l'honneur, où est l'envie ? L'envie de faire quelque chose de beau ? CRY BABY est beau ! Les Russ Meyer sont magnifiques, d'abord et avant tout, non ?
 
Les Quiches sont évidemment soit des enfants naïfs qui n'ont pas conscience de ce qu'ils font, soit des cyniques. Dans le premier cas, qu'ils restent dans le circuit du court-métrage vidéo, ou mieux, de la télé, qui correspondra plus à leurs attentes. Dans le deuxième cas, que dire, sinon que c'est dégueulasse et injuste, et qu'on en a ras le bol d'être envahis de ces films où le minimum syndical n'est jamais assuré, ou rien n'est drôle, car rien n'est pensé ni logique. Car avec FOON, ne doutez pas que nous avons ici le fond du fond du tonneau, quelque part un tout petit peu en dessous, si c'est possible, de BRICE DE NICE. La vérité se situe sûrement entre les deux. En tout cas, il y a des responsabilités qu'il faut savoir prendre, quel que soit le cas de figure, le résultat est là, et même si les Quiches sont des gens sympas et gentils (ou le contraire, c'est pas mon problème), leur film, dont ils sont responsables, n'amène rien de plus qu'un simple mot à la bouche : dégueulasse.
 
Mr mort, à ma place, pourrait presque dire que c'est du viol, le viol d'un art. Et on en ressort, pour peu que le cinéma signifie quelque chose pour nous spectateurs (dont beaucoup vont payer huit euros, n'oublions jamais !), avec un sentiment poisseux : celui d'avoir été souillé.
 
Le film sort sur les écrans le 30 novembre prochain.
 
Tristement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
PS : Un gros plan accidentel sur une jeune fille blonde au visage ensanglanté, dans la scène finale, est vraiment beau, malgré son côté faisandé, mais il est évident, sur les centaines de plans que contient le film, qu'il s'agit d'un accident.
 
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Publié dans Corpus Filmi

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Commenter cet article

the blob 18/11/2005 15:01

Ca ne m'étonne qu'à moitié.

Bernard RAPP 18/11/2005 13:27

Je partage la consternation de M. Cre. Et puis... Tiens! : si on s'autorisait un brin de stylisation? Le naturalisme n'est qu'un écueil de convention tacite de pure paresse naïve. Car le réel restera, qu'on le veuille ou non, "ce contre quoi je bute".

Dr Devo 18/11/2005 13:19

Ha ok, excuse j'ai mal compris. A l'époque de OLD BOY, le blog n'existait pas...
C'est un film qui de belles séquences (la bataille en travelling, le poulpe) et une sublime malfaçon de mise en scène (échappée de la piece-prison marqué comme quelque chose de fantasmatique), mais j'ai un peu de mal avec l'ensemble... c'est intéressant cependant...

Je vais esayer d'aller jeter un oeil à lADY VENGEANCE. Les autres je ne l'ai pas vu.

Par contre on a parlé ici du super be DEUX SOURS et du film suivant du même réalisateur: A BITTERSWEET SYMPJONY que j'ai eu la chance de voir bien avance en septembre...

Amicalement,

Dr devo.

raptor 18/11/2005 12:22

Non non je n'ai jamais dit qu'il y avait ici un boycott des films coréens!
Mais je n'ai vu aucun article sur un des films de Park chan-wook (mister vengeance, lady vengeance, jsa, old boy) et je suis curieux de lire une critique (surtout sur old boy), voila tout!

Dr Devo 18/11/2005 11:38

je ne suis pas du tout d'accord avec ça. prenons Blier, les époux Straub ou le formidable travail de Benoit Debie (les films de Caspar Noé ou INNOCENCE), ou encore FEMME FATEL de De Palma: france et sublime lumière!

Le temps ne fait rien à l'affaire!


Dr Devo.