L'EXORCISME D'EMILY ROSE, de Scott Derrickson (USA-2005) : pas beau oui comme Bowie, mais réel comme Raël !

Publié le par Dr Devo

(Photo : "L'Exorcisme de Marie Rose" par Dr Devo)

Chers Camarades,
 
Ah oui, ça fait du bien de retourner en salles ! Oh, et puis il y a le choix. Après quinze jours de vidéo et DVD, et donc loin des salles obscures, il y a pléthore de films et de machins à voir. Je prends tout et ne retiens rien. J'en profite notamment pour aller voir les films fantastiques de petite envergure, car mon cinéma Pathugmont a vraiment loupé tous les derniers : THE DESCENT et RED EYE, notamment. Donc hop, l’Emily, c'est dans la poche, malgré sa réputation, si j'ose dire. Je note aussi au passage que les gros films "cultes" (quel horrible mot) ne passent plus que dans trois salles et ne passent plus en VO dans mon Pathugmont pour faire la nique au cinéma art et essai juste à côté. Ainsi, HARRY POTTER ET JE SAIS PLUS QUOI et KING KONG passent en VO chez les art et essai, mais plus dans mon cinéma ! Avant, ils le faisaient. Va falloir payer pour aller voir le gros poilu ! Pas glop.  En plus, il n'y a qu'une séance, ce qui a tendance à rendre problématique mon visionnage de la chose. Donc, oui, oui Madame, sans hésiter, oui, c'est ... L’EXORCISME D’EMILY ROSE qui a gagné. Je me demande si c'est la cousine de... Mais n'allons pas trop vite.
 
Alors voilà. Ça se passe de nos jours (ou peut-être dans les années 90, ça expliquerait deux ou trois choses). La famille Rose vit dans le fin fond le plus lointain du cœur de la campagne américaine. La maison familiale est perdue au milieu de nulle part. Ce jour-là, un docteur arrive dans la maison, où l’a déjà précédé un policier. Il entre. Papa et Maman Rose sont dévastés, les quatre sœurs pleurent à chaudes larmes dans le silence le plus glacial. Emily, l’aînée des filles Rose, vient de mourir au terme d’un exorcisme dans la plus pure tradition de l’Eglise Catholique. Le médecin examine le cadavre de la jeune fille. Il est si mutilé et dégradé qu’il ne peut conclure à une mort naturelle. Par voie de conséquence, le policier embarque le Père Moore (Tom Wilkinson, qui a la licence to excorcize), et le met en garde à vue.
Erin Bruner est une jeune avocate (Laura Linney, qui aura bientôt 42 ans, mais chut…), et vient de faire acquitter un célèbre meurtrier. Elle est très forte, mais ne travaille toujours pas à son compte, malgré le fait qu’elle ait proposé moult fois à son patron de collègue de devenir co-associée en achetant la moitié des parts du cabinet. On lui propose très fermement de défendre le Père Moore, inculpé de négligence et de mise en danger de la vie d’autrui. En un mot comme en cent, on lui reproche d’avoir poussé Emily Rose à abandonner ses traitements médicaux (elle souffrait de sévères troubles psychologiques), et à l’avoir poussée à bout lors de l’exorcisme où elle trouva la mort par épuisement… Erin, qui est complètement agnostique, va essayer de prouver la bonne foi de son client, mais le lendemain matin, son radio-réveil s’arrête bizarrement à 3 heures du matin ! Bouh !
 
Le point commun avec le film d’hier, DERANGED, c’est que l’histoire se passe dans la plus plouc des campagnes américaines, et que les protagonistes sont des gens qui ont une foi absolue et rigoriste, mais aussi absolument simple. Emily Rose et sa famille ont la foi simple et forte des habitant traditionnels de la Bible Belt. On imagine très bien que Dieu suit la famille dans chaque tâche quotidienne, et que les sœurs d’Emily n’ont pas beaucoup regardé la télé, et surtout n’ont jamais touché une playstation de leur vie. Une vraie famille pieuse, autrement dit, et qui se tourne naturellement vers le Père Moore, le curé de leur paroisse, quand Emily revient de la fac complètement psychotique…
 
Bon, on va déjà régler son compte, avant toute chose, à la mise en scène. Malgré le choix du format 2.35 (cinémascope), on notera que le cadre est absolument semblable, dans ses meilleurs moments, à un bon petit Hollywood Night, qui fit jadis le bonheur de nos soirées du samedi sous prozac sur TF1. Ce n’est pas lyrique pour un sou, ce cadre. Il y a un léger effort dans la scène du générique (arrivée du docteur qui va faire l’autopsie), et ce, malgré un splendouillet faux raccord des plus ostentatoires (je me suis même demandé si le médecin n’avait pas un frère jumeau !). Ensuite, dans les parties tribunal, ça ne casse rien. Ça fait de petits mouvements de grues très légers. Ça fait un max de gros plans. Grosso modo, il n’y a que trois axes, et basta. Dans les parties en flash-back, tu le sens, oh oui, oh oui, le fantastique qui monte ? Et là, c’est n’importe nainwak. Si l’on excepte une relativement jolie succession de quatre plans quand Emily va dans le couloir avant de faire sa première crise (une porte claque, et elle croit voir quelqu’un de l’autre côté, en fait elle-même, et donc rien), tout le reste est d’un splendouillet certain. Grimaces maléfiques d’une actrice qu’effectivement, on trouvait étrangement prognathe, tension du corps dans la chemise de nuit, éclairage du tonnerre, plan basculé, tête baissée qui se redresse brusquement tout en regard avec des lentilles de contact diaboliques, et sur un coup de cymbales, tout y est. Ça crie, ça hurle, ça change de voix en veux tu en voilà et ça parle les langues. On signale quand même que la scène de l’exorcisme proprement dite est faite n’importe comment, à la Jean-Marie Poiret, époque VISITEURS, sans même le sens d’un cadrage logique d’action à la Michael Bay (quelle influence quand même, ce type, cela dit très sérieusement : il a brisé un tabou et tout le monde s’y est engouffré). Ça filme court, ça tremble à la limite de l’obturation, et ça filme n’importe quoi toujours de face, ce qui, vous en conviendrez, facilite le travail des axes et le découpage spatial, puisqu’il n’y en a pas ! Bref, c’est n’importe quoi. Ceci dit, les scènes d’exorcisme sont peut-être les seules où la lumière est un peu expressive, car tout le reste est diablement moche et mal éclairé. La direction artistique est hideuse à tout point de vue. Le "bar des avocats", par exemple, gogolesque idée de scénario déjà, est fabuleusement aussi exotique que la "cantina" de STAR WARS ! C’est absolument n’importe quoi, et ça fait mal aux yeux. Je me suis posé plusieurs fois la question de ce bar pendant le film. J’étais persuadé que la chose allait se révéler être le repaire des adorateurs de Satan, où un bar communiquant avec l’au-delà, un peu à la SHINING, mais non. C’est juste un décor. Laid. Bref, de la mise en scène, tu n’en feras point, et surtout, en ce qui nous concerne, tu n’en trouveras point !
 
Le film est en fait un film de procès, dit le public qui s’est bien fait berner par un film-annonce qui promettait une resucée de L’EXORCISTE. En effet, le film raconte le procès à travers les "yeux" de Laura Linney, et les séquences de possession et d’exorcisme ne sont vues qu’en flash-back. Avec différents points de vue selon le témoin au tout début, puis très vite, à "la troisième personne" pour ainsi dire. Il ne faut pas s’attendre à un procédé à la RASHOMON. Alors oui, je suis d’accord, ce n’est pas un film d’exorcisme, c’est entendu. Mais par contre, je ne crois pas que ce soit, stricto sensu, un film de procès non plus !
Si le film se tient dans un ennui ronronnant dans sa première partie, il bascule carrément quand Linney décide de défendre son client en opposant à l’accusation, qui prône la non-assistance à personne en danger, l’argument selon lequel la possession existe bel et bien, et qu’elle peut être reconnue comme argument objectif devant une Cour ! Linney envoie à la barre une anthropologue, spécialiste des sociétés primitives et de la religion, qui entérine plusieurs faits : la possession est un phénomène qui concerne quasiment toutes les cultures, et elle est une réponse appropriée à des phénomènes d’ordre spirituel. Chic, me suis-je dit, c’est vraiment une très bonne idée de convoquer l’anthropologie contre la médecine, et de jouer la carte de la psychologie contre la médicamentation (euh… si je veux !). Pas mal. Mais…
L’actrice qui joue l’anthropologue s’appelle Shohreh Aghdashloo, et malgré son nom et son déguisement hindou, c’est une iranienne. Et il faudra retenir son nom ! Dès qu’elle apparaît, le film bascule. Anti-sobre, Shohreh nous donne à voir un spectacle hallucinant. Elle sur-joue à mort, dépassant de très loin tous ses collègues acteurs qui n’y vont déjà pas avec le dos de la petite cuillère. Faux accent indien (et superbe VF, sûrement enregistrée avec un casting sous cocaïne), dandinements du bassin, mouvement latéraux du cou de la droite vers la gauche et inversement (comme dans un clip de R’n’B !), et gros yeux qui roulent de tous les côtés avec un sourire figé en position « Dieu est votre ami ». Notre amie est sûrement échappée de l’asile, me dis-je. Comment ont-ils pu laisser passer ça ? En tout cas, à ce moment, je ne boude pas mon plaisir, aussi exotique que le "Milieu du Film" (this is a… Fffffffffish !) dans LE SENS DE LA VIE des Monty Python.
On s’attendait à une actrice normale, et on se retrouve avec une grand follasse. On s’attendait à un joli retournement de la médecine au profit des sciences humaines, mais non… À partir de cette scène, le film bascule définitivement dans le plus surprenant des partis pris.
C’est Dieu qui envahit alors le plateau. Loin d’être un argument rationnel, on sent tout de suite que ce personnage délirant n’a pas été mis là par hasard. La première partie de sa déposition semble aller dans le sens de mes attentes en ce qui concerne ce twist du scénario. Mais dans la deuxième partie de son témoignage, l’anthropologue finit par lâcher le morceau : la télépathie, la télékinésie et tout le reste, ça existe. Le réalisateur est content, il nous a bien eus : en convoquant une universitaire reconnue, il fait mine d’apporter un éclairage scientifique différent, mais installe en fait la preuve du surnaturel ! La P. Machinery est alors en marche.
 
On comprend très vite alors que le rashomonisme de départ était de façade. Les flash-back deviennent alors des preuves absolues, et entérinent avec zèle le fait que Dieu (romain et apostolique, bien sûr), est au-dessus de tout, et que le surnaturel, tendance X-files, est bien sûr la vérité ultime et établie. Linney commence à avoir des hallucinations démoniaques, et continue de faire l’agnostique : c’est pas une preuve ça, que Dieu et les démons existent ? Ben si, la preuve, c’est que même l’avocate mécréante admet l‘existence des phénomènes étranges ! Dieu mettra même sur son chemin un médaillon en or avec ses initiales gravées dessus. « Je l’ai trouvé dans la rue… Des milliers de gens sont passés là dans la journée, mais c’est moi qui l’ai remarqué et ramassé. Peut-on encore parler de hasard ? » On comprend mieux dès lors pourquoi le film abandonne les points de vue multiples, et sur la pointe des pieds encore.
Le film est en fait un monument extraordinaire de logique spécieuse. Au fur et à mesure, des arguments se déplacent d’un champ d’analyse ou d’étude à un autre, où ils n’ont aucune valeur. Mais la translation se fait avec tellement de discrétion qu’on n’oserait élever la voix, et que le tout prend un aspect très logique, et même de bon sens. Tout cela est spécieux, mais très rationnel. D’ailleurs, la religion est essentiellement rationnelle. D’ailleurs, c’est pour ça que la télékinésie, la télépathie, les enfants indigos et la communication humain-dauphin existent ! La télékinésie est un élément rationnel, c’est une preuve de Dieu et du surnaturel !
 
Et oui, c’est très étonnant, mais L’EXORCISME D’EMILY ROSE est un grand film de propagande ! Et pas n’importe laquelle. Et c’est d’autant plus étonnant que le film soit sorti en Europe. Car il s’adresse aux américains, c’est évident. Culturellement, le raisonnement est pour l’instant assez éloigné de l’approche européenne en matière de spiritualité. Par son système de glissements logiques, le film annule petit à petit la différentiation des points de vue, au profit, ni vu ni connu je t’embrouille, d’un mélange de toutes les sphères argumentatives possibles, même contradictoires. Et si ça marche, ça prouve bien que Dieu existe ! La démarche est justification intrinsèque du propos… Et pas de point de vue, vous dites ? L’absence de second degré, c’est exactement la pierre fondatrice de l’Intégrisme, religieux ou pas d’ailleurs. [Les cartons à la fin sont assez explicites : le film est inspiré d’une histoire vraie, d’un procès et d’un livre écrit par l’anthropologue qui témoigna à la barre, et qui tenait les documents de son enquête de l’avocate elle-même. La preuve ! On reconnaît la logique qui sous-tend tout le film, mais plus encore, le film avoue là son statut : il est une preuve ! C’est une preuve par lui-même de l’existence de Dieu ! Comme je le disais, la démarche elle-même (celle qui consiste à faire un film) est preuve de la validité du propos ! Le cinéma dit la vérité, bien sûr.] Le statut propagandiste est affiché. Le film prouve.  Ce n’est pas un médium. C’est !
Alors évidemment, c’est très étonnant, et on se demande bien à qui profite le crime. Le prêtre du film est catholique. Mais il n’est pas sûr que ce soit l’Eglise américaine qui soit là-dessous. Ça pourrait très bien être les scientologues ou les raeliens, ou encore mieux, si vous aimez les complots, une association entre plusieurs mouvements intégristes. Ne voyez pas chez moi un anticléricalisme de base. Je ne suis pas du tout allergique aux religions, je ne pratique pas, ou alors peut-être, ça n’a pas d’importance. Toujours est-il que je n’ai pas d’hostilité de principe envers le Religieux (et encore moins envers la religieuse, aurait dit le Marquis !). On reconnaît ici la logique d’aplat de tout mouvement intégriste. Le second degré, la portée multiple d’un texte sur plusieurs niveaux de réflexions et sur plusieurs champs de la pensée, bref, la portée symbolique des textes, voilà ce qui fonde la réflexion religieuse. Quand la religion cherche à revenir ou à réduire des faits sur un premier degré absolu, on obtient ce film (de divertissement, bien sûr, ne le perdons pas de vue) ou toute autre forme d’intégrisme. L’intégrisme religieux, ce n’est pas seulement aller brûler un impie parce qu’il ne reconnaît pas tel dogme. Intrinsèquement c’est une affaire d’absence de relief et de réflexion. Une non-possibilité de croisement des points de vue.
 
L’EXORCISME D’EMILY ROSE s’inscrit complètement dans une logique contemporaine anglo-saxonne. Si les mouvements intégristes et sectaires sont un peu malins, ce film pourrait être le premier d’une longue série. On sait que les USA connaissent un mouvement créationniste très fort, qui cherche à effacer Darwin des plaquettes. Or on sait que les universités cathos américaines les plus dures forment aussi d’éminents scientifiques. C’est bien la preuve que c’est autre chose qui se joue dans cet anti-darwinisme. Tout le monde sait, même les intégristes, que le créationnisme a ses limites. Mais par la polémique, et en s’attaquant au champ institutionnel, c'est-à-dire aussi aux fondements des champs constitutionnels, législatifs, juridiques et politiques, nos amis sectaires font preuve d’une grande habileté. Il s’agit bien sûr de substituer à un texte profane et laïc un texte spirituel, mais vidé de toute sa portée symbolique. Le créationnisme d’état serait en quelque sorte une façon d’établir de manière irréfutable le champ religieux comme au dessus du champ démocratique (sans forcément l’annihiler d’ailleurs, ce qui est encore plus malin). [La loi de Dieu est supérieure à la loi des hommes, c’est dit dans la conclusion du film.] On voit donc très bien l’intérêt et l’énergie que les sectaires américains consacrent à cette lutte (et je parierais qu’il n’y a pas que des chrétiens là-dessous, mais aussi, pourquoi pas, des scientologues ou des satanistes !), lutte qui est bien loin d’être irrationnelle, elle. Il s’agit vraiment d’investir le champ public, et d’investir comme élément suprême de constitution d’un peuple organisé (ici les habitants des USA), un élément irrationnel (appartenant au champ spirituel) et surtout un élément sans profondeur, c'est-à-dire sans point de vue multiple. Il en suffit d’un, et qu’importe lequel. Le but est d’investir cet élément d’une portée politique. L’élément lui-même peut servir ensuite de preuve. L’important est de montrer qu’il est logiquement recevable. Ce qui est faux, bien sûr (Adam et Eve sont des personnages que, par exemple, je trouve très pertinents, parce que ce sont des personnages symboliques qui expriment plus que l’histoire qu’ils racontent au premier degré).
L’EXORCISME D’EMILY ROSE continue la même œuvre, mais dans un champ différent, celui de l’audiovisuel qui, comme l’histoire contemporaine l’a largement démontré (et continue sans cesse de le faire !), est un instrument de propagande formidable. Et après tout, on se demande pourquoi le Sectaire ne s’est pas penché avant sur le médium… EMILY ROSE établit en effet une fiction comme réelle (adaptée d’une histoire vraie, et même tirée d’un livre à caractère scientifique (anthropologique), lui-même tiré de faits judiciaires). Ses arguments et sa logique visent à confondre tous les plans. Le film PROUVE que l’Irrationnel (korrigans, schtroumpfs, antéchrist, et même le Hasard d’ailleurs) existent. Le film se tient en lui-même, même s’il était bidouillé (ou pas !) par rapport aux faits qui se sont passés pendant le procès. Il montre clairement que le champ scientifique n’est pas pertinent, et d’une, et surtout il prouve que le champ juridique ou plutôt constitutionnel avec un grand C (le champ d’une Loi commune et laïque, pour ainsi dire) est largement inopérant. Le film n’a quasiment pas besoin d’être inspiré de faits réels : il tient debout… Et que sa logique soit spécieuse, et donc propagandiste, n’a aucune importance !
Il profite donc à tout ce qui est sectaire. Comme pour la lutte du mouvement créationniste, on peut y voir, non pas une œuvre commanditée par quelques fous de Dieu, mais au contraire comme un outil rationnel de lobbying politique. Ces  gens-là n’essaient pas de nous faire croire en Dieu. Ils visent une place politique. Fachos cathos, intégristes hindous, ou musulmans ou bouddhistes ou juifs, raeliens et scientologues, la démarche profite à tous !
 
Et je pense que les Croyants parmi vous qui iront voir le film (je ne sais pas si c’est une bonne idée, mais bon…) seront les premiers à se bidonner devant tant de bêtise. Car, sans vouloir abattre la calotte, et même en la portant d’ailleurs, le film prend du coup un aspect comique et ridicule absolument hénaurme, dès lors que l’on regarde un peu de biais. On a l’impression, vu d’ici en Europe, d’un grand film-gag, et il y a vraiment moyen de se payer une grosse tranche de rire… pour peu qu’on ne soit pas démoralisé par le procédé !  En tout cas, en proposant un film de genre, diffusé à un large public, une brèche est très certainement ouverte. Si ces gens sont futés, ce ne sera pas le dernier qu’on verra !
 
[J’ai beaucoup ri quand le Jury acquitte et condamne le prêtre en même temps ! Ça, j’avais jamais vu encore ! Et puis, un mot sur Laura Linney, mauvaise comme un cochon, et très sûrement scientologue ou quelque chose comme ça ! À un moment, elle essaie de nous hypnotiser… Si, si, regardez bien, dans la plaidoirie… Quelqu’un sait si je peux vérifier si elle est scientologue ? En tout cas, cette dame est si désespérément nulle et fadasse que ça en devient presque délicieux !]
 
Spirituellement Vôtre ,
 
Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Filmi

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bouvier 19/12/2007 17:54

que de papier pour un film dont tous le monde s'acorde a ecrire qu'il et bidon, et  je ne vous contre dit pas ; tous se que vous avez d'ecrire et belle et bien réel , il pue se film. si on le compart a c'est prédèséseur .allor s' il y'a une chosse a ecrire sur se film c'est ce ci ; prennez un lit confortable , une tisanne , un lecteur dvd , et the filme emily rrrose , et vous étes partie pour une très bonne nuit méme aprés 10 cafe sa sera un vrais sommeil réparateur attention ne pas abusé  de se somnifére trés puissant il a des effet secondaire trés dangereux  sur l'homme     ahhhhahhhahhhhahhhhhhhhhhhhhh il et de retour les film pourie!!!

Bernard RAPP 16/07/2006 17:19

Non, sans rire, si vous avez vu des vidéos, tout cela est indiscutablement vrai.

Y a-t-il des vidéos sur le boudin aquatique du Loch Ness ? sur Roswell ? Ah oui, ça, Pradel nous l'avait montré.

Au fait, c'est quoi un regard critique ? Sur des images de charnier (chez Mémé D.A. par exemple) ? Tu votes ? Brrr, ça c'est flippant.

Bernard RAPP 16/07/2006 17:13

Monsieur de Nicolas, peut-on faire revenir vos opignions avec du basilic et des pommes de terre rissolées ? Pour accompagner un rauthy ?

Dr Devo 16/07/2006 09:55

Nicolas, tu trournes au standard direk'!

dr Devo

nicolas 16/07/2006 02:40

salu jai lu unpe tou ce bordel sur ton fameu site et je doi dir qe tu t bien fai kc mé je partage pa du tou les meme opignion qe toi car jai vu le film et je sui sur que tou ce qui est posséssion existe belle et bien car jai vu des video sur un site sur le saint coran des personne filmé pendan leur exorcisme et je te jure qe ca fé flippé jte les envoi si tu ve meme a toute les personne qui lise ce message mon adress et bogossdsm@hotmail.fr allez tchaow jme casse