LORD OF WAR, d'Andrew Niccol (USA-2005) : Traité de Paix Perpétuelle

Publié le par Dr Devo

(Photo : "K-k-k-k-k-k..." par Dr Devo)

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Chères Calamities, Chers Jesses,
Un nouveau tour de piste commence, et c'est avec plaisir que je reprends les affaires focaliennes en main, d'une main de fer, comme vous le savez. Le Dr est de retour, un peu reposé, dans sa daïtcha au bord de la Mer Noire, et il est prêt à conquérir des pays entiers. Meilleurs vœux à vous, de conquêtes ou autres, du moment que vous vous sentiez bien, ou au moins mieux !
D'ailleurs à ce sujet, Pierrot, blogmeistre du blog d'à côté, s'inquiète de ne pas voir le bilan de l'année ciné 2005 arriver ! Il faut dire que le garçon, très sympathique au demeurant, est un vrai mordu de la liste ! Qu'il soit rassuré : oui, oui, la liste est en cours. La mienne est faite, j'attends celle d'un collaborateur à ce site pour faire l'article. Il sera d'ailleurs bougrement copieux, cet article, mais laissons un peu de suspense planer...
Retour en salles. Retour au cinéma Pathugmont. J'avais gagné un petit café en réservant ma place, je le bois. Pas souhaiter bonne année au contrôleur ou à la caissière. J'arrive dans mon cinéma (c'est quand même ma co-propriété), comme un lord dans ses dépendances, OK d'accord, mais pas celui de l'abominable promesse qu'est le film-annonce d’ORGUEIL ET PRÉJUGÉS d'après Austen, qui a l'air aussi franc et malin qu'une bande de skinheads éméchés débarquant en masse dans le hall du musée d'Orsay. Ça va être grand ! Le film à costumes est de retour, comme souvent en début d'année, la bonne période, c'est janvier février, prépare ton bazooka, camarade ! La chasse est ouverte.

Nicolas Cage est fils d'immigrés russes. Commençant sa vie en Ukraine à Odessa, pour la finir à Little Odessa (hahaha !) à New York. Les parents ont dû se faire passer pour juifs pour pouvoir fuir en Amérique, et ont ouvert un petit restaurant qui marchotte tant mal que bien. Le frère de Nicolas, c'est-à-dire Jared Leto, s'ennuie en travaillant dans la cuisine du restaurant. Ça sent l'ennui, ponctué ça et là par les violences qui sont monnaie courante dans ce quartier très populaire. Cage assiste un jour à une tentative de meurtre très sanglante dans un restaurant concurrent justement, et là, il comprend. L'appel de la vocation. Son père vend aux gens de la nourriture, besoin vital, marché qui ne disparaîtra jamais. Cage comprend qu'il peut faire la même chose : investir son temps dans une activité dont le marché représente un besoin humain essentiel : les armes !
C'est une phénoménale vocation pour Cage, qui commence très petit mais grimpe rapidement les échelons, vendant notamment les armes inutilisées après les conflits au kilogramme ! Comme à la friperie ! Au bout de quelques années, les affaires marchent très bien, mais le meilleur est à venir. C'est quand la Russie communiste s'effondre et devient un pays "ouvert" que Cage devient plus qu'un entrepreneur malin : il est désormais devant un marché tellement vaste et tellement juteux qu'il va devenir immensément riche !
Mais ce n'est pas un job de tout repos que de vendre des kalachnikovs à des dictateurs africains... Qu'importe... Nicolas Cage est drôlement doué. Ce métier, c'est sa vie.

Ah, ben ça fait plaisir, sur le papier du moins, de retrouver Andrew Niccol dont on était un peu sans nouvelle. Réalisateur populaire avec des sujets en général plutôt ludiques et très originaux, le bonhomme n'est pas extrêmement prolifique. BIENVENUE À GATTACA était quand même assez beau, SIMONE moins réussi mais s'améliore à la revoyure (léger problème de casting, je pense, même si les acteurs sont bons, et je ne dis pas ça parce que Jason Schwartzman, le meilleur acteur du monde, a un petit rôle dedans !). Et aussi l'aventure bizarre de TRUMAN SHOW dont il écrivit le scénario, mais qu'il ne réalisa pas, et qui, selon ses propres dires, fut largement réécrit afin d'avoir un contenu beaucoup moins noir que la version originelle du script, merci Hollywood. [J'ignorais par contre complètement qu'il avait écrit le scénario de THE TERMINAL de Spielberg, que je n'avais pas vu, étant un peu allergique à Tom Hanks...]
Quel drôle d'entame de film, et quel drôle d'entame de saison 2006 ! Ça commence par un plan ludique. Cage dans une ville dévastée par la guerre, debout sur un sol jonché de balles, avec son attaché case à la main, de dos, avec le petit travelling qui va bien. Très ostentatoire la chose. Le travelling se termine sur un plan rapproché de Cage qui se retourne, face caméra s'il vous plait, et nous déclare calmement qu'un habitant sur dix de notre jolie planète a une arme à feu, et que le problème consiste à armer les 9 autres ! Mais Cage fait ça en séparant sa phrase par une bouffée de cigarette très frimeuse, alors que justement son jeu était incroyablement soft et nuancé ! [Pourtant, le Cage aime s'adonner en général au tractopellique, et sans vergogne en plus !] Le ton est donné ! Une stylisation légère mais réaliste (premier élément un peu paradoxal, un peu de guingois... C'est le tapis de balle et l'ostentatoire travelling). Un jeu d'acteur sobre, très sobre, mais avec une volonté là aussi, sinon de loufoquerie, au moins de stylisation (le jeu avec la cigarette). Réalisme en même temps que construction. Comédie en même temps film social terre à terre. Précepte hollywoodien en même temps qu'analyse fine et anti-hollywoodienne. Niccol annonce la couleur, on va danser une drôle de danse, quelque part entre le lard et le cochon. Le générique à suivre, complètement noyé de fincherisme mais assez fascinant et ludique, se débarrassant malicieusement de ce que certains réalisateurs auraient mis une bobine à développer... Et se termine de manière glacée et hollywoodiennement honteuse, donnant aux spectateurs la nette impression d'avoir le couteau sous la gorge, procédé qui devrait fâcher, mais que le "ludisme" (si je veux...) de la séquence entière rend ironique, avec ce qu'il faut de second degré. Très sérieux et loufoque, réaliste et hollywoodien, et peut-être réaliste parce que hollywoodien.
Ce qui frappe d'abord, c'est la ténacité avec laquelle Niccol va tenir son principe sans jamais dévier de cap. C'est très étonnant, cette poigne de fer sur son projet. L'histoire nous ballade à droite et à gauche, bien aidée en cela par la voix-off de Cage. Il y a quelque chose de volontairement iconoclaste, ça brille, l'œil est forcément attiré. Mais n'empêche. En milieu de film, on comprend : le gars ne va pas lâcher, ne va pas varier d'un pouce, va continuer dans l'obsession la plus complète, jusqu'à rendre les événements (et pas le film... quoique... on va voir...) monotones. Niccol envoie son film lui-même et son personnage, tous deux en pleine course, contre le mur. Ils le prennent en pleine figure (nous aussi souvent, du coup !), se relèvent et recommencent, recommencent, recommencent... Ad libitum... Le mouvement principal du film, c'est la répétition, et cette volonté farouche d'envoyer son héros et son histoire droit dans ce mur, droit dans la Question, encore et encore, sans s'arrêter. On a presque l'impression que c'est le générique de fin lui-même qui décide du moment où va s'arrêter l'expérience, mais que si ça ne tenait qu'à Niccol, le film pourrait durer quatre heures ! Etrange. Et alliée à ce que je vous racontais dans le paragraphe précédent, c'est-à-dire à ce ton pince-sans-rire et triste, la chose, globalement, est assez étonnante. Voir un gros film populaire se construire sur le motif de la bête répétition, c'est déjà un petit exploit.
Alors forcément, on peut se rassurer, il y a différents actes, il y a évolution, il y a intrigues et sous-intrigues qui évoluent (l'histoire de Jared Leto, celle avec la femme de Cage, celle avec Ian Holm, etc.), mais toutes se prennent le mur. Et se cogner la tête contre le mur a un gros avantage. On voit des étoiles, certes, mais surtout, le mouvement qu'on peut dire "idiot" dans tous les sens du terme (y compris le sens russophone justement) finit par être douloureux et par nous plaquer le nez, de force, devant l'incroyable question que pose le film : comment est-ce possible, bon sang de bonsoir ? COMMENT EST-CE POSSIBLE ? Comment Cage peut-il faire ce qu'il fait ? OK, l'argent (paf dans le mur !), OK c'est l'Amérique (paf dans le mur !), OK c'est sa relation à ses parents (paf dans le mur !), OK c'est un métier comme un autre (paf dans le mur), etc, etc. [Article co-écrit par Catherine Lara ? NdC]. Répétition, CQFD.
La réponse est donnée dans le film. Réponse ou mode d'emploi d'ailleurs. Le film est absolument drôle, et dérange aussi parce qu'il n'est finalement, à l'heure des comptes, que très peu cynique. [C'est la raison pour laquelle des critiques professionnels, hier sur France Culture, trouvaient le film inacceptable, du bout des lèvres : ils disaient qu'il jouait avec la fascination des armes, et qu'il y avait quelque chose là-dedans de malsain et de dégueulasse, de non-éthique quoi... Voilà le problème ! Le film n'est pas cynique du tout. Cage n'est d’abord pas le pire des salauds : il vend des voitures. Enfin, des armes, mais c'est un businessman. Il n'est pas méchant comme un Vilain dans un James Bond. Il n'est pas colérique et violent. Il est efficace. C'est même un mec sensible ! C'est là qu'intervient la comparaison avec le sentimentalisme de THE CONSTANT GARDENER de Fernando Mereilles, film plein de bons sentiments, plein "d'humanité" sur ces petits n'enfants noirs malheureux mais souriants. Ah, bah oui, dans le film de Mereilles, il y en a, du sens moral et du sentiment. Il y a même des flèches et des panneaux clignotants sur l'écran pour que vous ne les loupiez pas. La différence entre ce film et LORD OF WAR se fait sur ce point (outre l'incroyable nullité de la mise en scène de THE CONSTANT GARDENER) : le film de Mereilles est presque "total", uniquement dans un premier degré complètement hollywoodien et archi-mélo. Le film de Niccol est basé sur le second degré et le recul, justement. Le premier, c'est de la propagande tiers-mondiste et bourgeoise, le deuxième, c'est de la réflexion, même abstraite (on va le voir). Alors, les p’tits gars de la presse pro, ils me font bien rire avec leur costume de saintes nitouches ! Et puis, après tout, oui, les armes sont un vecteur de fascination du cinéma, notamment américain. Est-ce que cela fait de ce cinéma un cinéma malsain ? La réflexion ne tient pas. Cet exemple ahurissant montre bien que ces journalistes ne sont qu'une chose : des bourgeoises du XVIème qui s'emmerdent et qui font un job de critiques à mi-temps ! Avec tous les clichés, notamment sociaux, que cela suppose...]
Une chose assez drôle, dans ce film rempli de choses très drôles, c'est le fameux running-gag entre Cage et le dictateur fou. Ce dernier baptise Cage "the lord of war". Ce à quoi Cage répond que ça ne se dit pas comme ça, mais "warlord". Le dictateur répond qu'il préfère son expression. Bon, ça fait marrer une fois, mais au bout de la troisième, on se demande ce que Niccol cherche. On a compris le gag, ce n’est plus très drôle. La clé du film est là. LORD OF WAR est un film complètement dévolutionniste. Plus j'avance, plus les affaires sont florissantes (et dieu sait qu'elles le sont !),et plus je recule. Plus je gagne, plus je perds. Plus je suis quelqu'un, moins je sais qui je suis. Et le début, bon dieu de bon dieu, le début, dis-je, était la fin ! Lord of war, pas warlord ! Capice ? Cage n'est pas vraiment puni, on le féliciterait même, on lui donnerait même une augmentation. Les Gentils vont pleurer et les Méchants vont rire. Tout le monde est interchangeable. [Il y a une chose très étonnante dans le film : la gestion des enfants, très totale par contre, et surtout les deux scènes d'exécution avec Jared Leto, qui sont complètement répétitives. C'est quelque chose d'inutile mais de très touchant de la part de Niccol que de refaire deux fois cette scène, juste en changeant la moment de leur début respectif. Surprise la première fois. A priori, la seconde fois. Ces deux scènes sont faussement hollywoodiennes là aussi, car complètement dévolutionnistes : on sait très bien que rien ne va se passer, que le pire  va s'accomplir, et que rien ne pourra l'empêcher. Mais avec la conclusion du générique, elle forme un joli crescendo intellectuel. Et marque la répétition, figure principale du film : c'est-à-dire qu’il passe la même image trois fois, sous trois angles (temporels) différents, sous trois échelles de plans différentes – une fois dans le générique, en très gros plan (sans point de vue) quand la chose est déjà arrivée, une fois un peu plus large mais pendant que la chose arrive (donc un peu dans le feu de l'action) et une troisième fois, plus réflexive, avant que la chose n'arrive et en plan d'ensemble ! Bien sûr, we're all devo, rien ne changera. Mais c'est dans cet effort construit de narration qu'on voit tout le recul du réalisateur. Chers collègues pros, c'est quand même facile à voir, et pas difficile à comprendre ça, non ? Tu l'as vu, le recul qui monte ? [Evidemment, pour voir ça de manière plus évidente, il faut plus s'intéresser à la mise en scène qu'au scénario stricto sensu...]
Mais Niccol n'est pas un sagouin ou un petit malin. S'il en arrive là, c'est qu'il s'est tenu avec une certaine rigueur à refaire aller encore et encore son "héros", et peut-être lui-même, encore et encore, dans le mur. À force de mettre sous les yeux de Cage le mur (et la question taguée dessus !), Niccol abstractise complètement son film. Comment cela est-il possible ? Et le film, là aussi, prend des allures de crescendo. Niccol envoie son personnage une fois contre le mur et lui dit : pourquoi fais-tu ça ? Et Cage répond. Niccol le renvoie contre le mur, etc. Chaque séquence finit dans l'interrogation à Cage. Et à chaque fois, il répond ! À chaque fois avec pertinence ! Là aussi, il s'approche, le Niccol ! Il y a là aussi, dans cette immense répétition du même mouvement qu'est le film, un effet de rapprochement dans l'échelle de plans. Et le réalisateur y va à fond, du macro au micro (le business, puis, le meurtre à l'hôtel, puis la femme de Cage, tout y passe avec effets de rapprochement progressif). La question est tellement obsédante qu'elle semble toucher le personnage lui-même, autant que le réalisateur (étrange dialogue), et qu'elle revêt au fur et à mesure un aspect quasi-métaphysique. Ce qui est glaçant dans le film est finalement la seule clé véritable et personnelle que donne Cage, la seule réponse possible : parce que je suis doué pour ça !
Et là, un grand frisson a parcouru l'échine de votre bon docteur : c'est le credo de Wes Anderson ! C'est le sujet de RUSHMORE ou de LA VIE AQUATIQUE. C’est la plus belle des raisons de vivre. Et quand Cage dit ça, on est coincé ! Ce type a raison de A à Z ! Voilà le scandale, voilà pourquoi le film est complètement dévolutionniste. CE TYPE A RAISON !!!!!! C'EST COMPRIS À FRANCE CULTURE ? Il est inattaquable, parce que tous (enfin, ceux d'entre nous qui réfléchissent un peu..), nous donnerions la même réponse, peut-être la plus juste et la plus belle au monde. Anderson dirait même que ça serait péché que de refuser de faire ce travail, si on a ce talent.
Quand vous découvrez ça à l'écran, vous avez l'impression physique de tomber, sans sauvetage possible, vers le fin fond de la Fosse des Mariannes, sans oxygène ni bouteille, et tout nu ! L'abysse est sans fin, immonde, et elle nous avale. Le film était métaphysique. C'était sans doute l’une des raisons pour lesquelles il donnait cet immense sentiment de solitude.
[Bon, j'ouvre une parenthèse... Niccol donne la solution, bien sûr. Le plus gonflé, c'est qu'il ne nous plonge pas dans l'abyme ! Il nous donne la clé de sa brillante démonstration, avec classe je trouve, dans une des dernières phrases du film (Cage qui livre sa conclusion sur la guerre, conclusion totalement juste et qui, je pense, justifie complètement l'attitude du personnage ! Ce mec n'est pas un salaud. Ou presque). Je ne vais pas écrire cette phrase pour ne pas vous gâcher le plaisir de spectateur, mais c'est avec une grande générosité qu'au final, à la fin du temps réglementaire, Niccol ouvre le film. C’est une morale, bien sûr, mais elle est donnée avec tant de simplicité et sur un ton si modeste, et après une réflexion si incarnée et précise, que... C'est la classe ! Chut, ne disons rien de plus ! [Cette générosité est complètement devo, bien sûr ! Mereilles aurait commencé ce film sur cette phrase. C'est ça qui fait la différence. Par forcément l’événement lui-même, mais quand on le dit, et dans quelle construction intellectuelle ou artistique on le dit.]
Le film est, dans sa mise en scène, très gourmand. Joli découpage, plans ciselés voire gourmands, mais avec un certain naturel, montage ludique qui place le film entre artificialité et réalisme, subjectif quoi, et c'est de très bon aloi. On rit énormément bien sûr. Le son est discret et très chouette, exploitant et inversant mine de rien les priorités de mixage, c'est assez beau. Chouette photo également. La scène onirique est quand même bizarre dans ce contexte. Je vais la laisser se décanter dans mon esprit. Mais c'est peut-être un des défauts du film : avoir fait du faux Michael Nyman, comme dans GATTACA, pour cette scène. C'est troublant.
Les acteurs sont très bons, tous au service de Nicolas Cage, qui parait être le seul personnage incarné et vivant du film avec son frère (Jared Leto, précis malgré un rôle carré, bravo !). Cage est au sommet. Ce n'est pas mon acteur préféré, mais le petit salaud, il a des moyens. C’est très sobre, et plus stigmatisé au fur et à mesure. Il est très précis, et fait revenir ça et là, avec une certaine maestria, des pointes appuyées et plus grossières (dans le jet privé notamment). Ça marche très bien.
Bon, ben, on peut le dire. L'année focalienne commence bien !
Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Filmi

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laurence h 16/01/2006 22:02

le film est tres bon et j'aimerais bien me procurer le script (en anglais) mais je ne sais pas du tout comment me le procurer; avez vous un tuyau à me donner; merci pour votre aide eventuelle.
votre critique est tres juste aussi: sur le fait que le film n'est pas cynique malgre les apparences et sur la phrase de cage (I'm good at it)
quant aux criticules de france culture, ils avaient deja eu la meme reaction effarouchee et ethique en diable  a propos de "la vie est belle"
laurence h

Dr Devo 05/01/2006 18:24

C'est encore plus provoquant comme cela: le film n'est pas cynique, et pour Nicolas cage comment en être sûr? Cynique ou faisant son devoir? Le fait qu'on le récompense plus qu'on le blame (ou au lieu de le faire se suicider ou lui faire connaitre une decheance sans fond) me parait être encore plus juste, scandaleux et punk (du point de vue de Niccol)!Merci, ceci dit!Dr devo.

chris 05/01/2006 16:16

De nouveau, très belle démonstration dans l'argumentation cher Docteur.  Toutes mes félicitations.  Je suis en tout point en osmose avec cet avis, sauf peut-être sur la fin. J'aurais préféré que le cynisme reste constant et ne tombe pas dans une certaine morale convenue.  Quelque chose de plus proche d'un autre docteur, Folamour celui-là, qui pète les plombs jusqu'à l'ultime seconde.  Mais bon, ce n'est qu'un grain de poussière dans un ensemble plus que séduisant.