ANGEL-A, de Luc Besson (France-2005) : Le Syndrome Josephine-A

Publié le par Max

(Photo : "Et il vu que cela était bon" par Dr Devo)

Aujourd'hui, nous accueillons, une fois n'est pas coutume, un lecteur dans ses pages. Vous avez peut-être déjà croisé Max, ça et là, dans les commentaires de ce site. Il nous lit depuis nos articles sur MANDERLAY. Nous avions déjà ouvert (et nous ouvrirons toujours) nos pages aux lecteurs qui veulent parler, ou rectifier le tir. Une rubrique existe d'ailleurs pour ça, mais elle n'a été utilisée qu'une fois, très courageusement, par Léna qui avait un avis absolument opposé aux nôtres sur MILLION DOLLAR BABY, mais qui a bien voulu s'expliquer, encore une fois avec un sacré courage, quitte à recevoir des commentaires assez violents, comme ça arrive quelquefois, malheureusement.
Je n'ai pas fait d'article sur ANGEL-A, mais, même si je ne suis pas complètement en osmose fusionnelle avec les idées de Max ça et là dans le détail, je crois que son article dégage beaucoup de points importants que je partage complètement, et avec humour qui plus est. Je suis donc très heureux de l'accueillir sur ce blog. J'ai raccourci d'une dizaine de mots le texte en accord avec son auteur, et ils sont signalés par ce symbole: [...]

Dr Devo.


"On ne parle que de ça, "c'est le plus beau film du moment et le plus beau film depuis un moment" (c'est Cauet, l'animateur, qui le dit), c'est du cinéaste le plus riche de France, le plus influent aussi, et sur l'affiche, il y a Jamel, qu'on aime à peu près tous. En bref, en avant pour un spectacle des plus distrayants, me disais-je, mes mains dans mes poches trouées, à la caisse de mon cinéma préféré, hier soir, parti pour voir
KING KONG, mais c'était complet.

Je voudrais commencer par parler de la campagne marketing du film. Enorme. La pub réalisée pour ANGEL-A est vraiment géniale. Besson a réussi à laisser planer un doute délicieux sur son film, tout en laissant filtrer suffisamment d'images pour qu'on ait l'impression que le film soitt réussi. Je suis persuadé que la pub associée à l'affiche du film assureront environ deux millions de spectateurs à Besson qui pourra continuer encore longtemps à produire courrageusement des films d'auteur ambitieux.

Même si Besson est loin d'être mon réalisateur préféré, j'ai trouvé les quelques films que j'ai vus de lui assez distrayants, et Jamel me fait souvent rire. Je partais donc avec un à priori presque positif. Seul doute obscure : le top-model, Rasmussen. Déjà, dans la bande-annonce, je trouvais les trois répliques sorties de sa bouche affreusement mal jouées... Mais optimiste, toujours optimiste, je me suis laissé convaincre que la bande annonce était maladroite, et que les pires scènes avaient été montées. Donc, heureux, prêt à accueillir un bon divertissement, et même ouvert à un peu d'émotion, on sait jamais, je retiens mon souffle alors que galope le cheval aux quelques millions d'euros de la société de production de Luc-mon-copain, avant que les lumières ne s'éteignent (et les plus fins lecteurs pourront y voir une puissante métaphore).

Pourquoi ce film m'a plu ?

Alors. La plupart des comédiens sont professionnels, et supplentent donc avec un professionnalisme total les membres amateurs du club Théâtre de mon lycée, par exemple. Jamel fait son travail, avec une naïveté assez émouvante, totalement dévoué au projet de Besson, et laissant de côté son ego sur-dimensionné : bon point. Je pense que monsieur Debouze peut devenir un très bon comédien, même sans faire le rigolo. C'est pas un scoop, mais c'est justice que de le rappeler. Les seconds rôles sont tous profesionnels, je pense en particulier à Gilbert Melki, qu'on avait pu voir dans les VERITE SI JE MENS. Il est assez drôle, très juste... il fait bien son travail. Les scènes les plus savoureuses sont celles qui confrontent Jamel et Melki (y en a deux ou trois). Les autres seconds rôles sont tous professionnels, eux aussi. Gardons le cas Rasmussen pour plus tard.

Maintenant, le reste.

La mise en scène. Je me demande si le noir est blanc faisait partie du projet initial. Voici mon idée : au montage, Besson s'étant rendu compte de la laideur exceptionnelle de ses images, s'est dit : "un petit reubeu, une grande suédoise : mais oui ! Du noir et blanc ! Je gomme les défauts esthétiques de mon film et en plus j'insiste bien sur le contraste physique entre mes personnages, parce qu'on sait jamais, ils risqueraient de pas comprendre." Que dire ? Non, "Besson ne filme pas bien Paris", connerie monumentale qu'on a beaucoup entendue durant la promo du film. Le Roi Luc, on pouvait s'en douter d'ailleurs, ne connait pas la ville dans laquelle il vit, et je n'ai jamais vue pires cartes postales que les scènes d'extérieur d'Angel-A. C'est quoi Paris, pour Besson ? Des ponts, le Sacré-Coeur, Notre Dame, et des boîtes ultra branchés dont 99% des parisiens ignorent même l'existence. Pas un seul passant. Les rues sont vides. La plus belle ville du monde a l'air d'être en carton, on a l'impression que la prod avait pas assez de sous pour engager des figurants. "Mais non, c'est voulu". Ah, oui, c'est un long et douloureux poème cinématographique, pardon (je vais revenir sur le scénario). Mais aussi poétique soit un film (et dire qu'Angel-A est poétique c'est un peu comme reconnaître de la poésie dans
LES CHEVALIERS DU CIEL (tiens, c'est pas produit par Besson, ça ?)), une idée de mise en scène qui apparaît aux yeux du spectateur comme une idée de mise en scène, qui crée donc une distance entre la forme et le contenu, un peu comme la perche de l'ingénieur du son en haut de l'image, ça ne peut fonctionner que si on est dans la mise en abyme, ou simplement l'ironie. Sauf qu'ici, point d'ironie, point de second degré, Besson s'est cru artiste, et c'est ridicule.

Le cadre est B(r)essonnien - efficace, "sobre" (en fait, pour ceux qui auraient trop de confiance envers les critiques "pros", rendez-vous compte que cette sobriété est d'un maniérisme absolument ridicule lui aussi). Entre Georges Lucas et Jean-Pierre Jeunet : entre platitude pseudo-lyrique et pseudo-lyrisme totalement plat. Quand Jamel pleure, c'est tellement faux, c'est tellement artificiel, c'est tellement bidon en fait, qu'il n'y a que deux explications possibles à cette performance de comédien : 1) On a foutu des goûtes d'eau dans ses yeux avant la scène. 2) Jamel s'est rendu compte à cet instant précis du tournage que sa prestation était pathétique, non pas par sa faute, mais parce qu'il était en train de se débattre dans une marre de boue et qui commençait à durcir [...] Sachant que Jamel a une très haute estime de lui-même, il y a effectivement de quoi pleurer.

Le Plan Du Film®©. Le plus grand moment de cinéma de ce début de XXIème siècle. Le summum de la puissance du cinéma b(r)essonien, au service d'un discours métaphysique d'une profondeur tout bonnement incroyable. La confrontation entre un artiste lyrique qui raconte sa rencontre avec JEANNE D'ARC, et son sosie en suédois... Du très très lourd. Ce plan, je vais essayer avec mes pauvres mots de le décrire - je n'ai absolument pas la prétention d'en restituer la puissance. Il y a Rasmussen, dans toute sa splendeur, dans toute sa grâce. Elle va sortir d'une pièce, après avoir expliqué à André (ça c'est le nom du personnage de Jamel... Funny, isn't it ? Ca vous rappelle rien ?) qu'il mentait à tout le monde, et pour commencer à lui-même. Et là, Besson nous fait une petite gâterie : au premier plan, des Ailes de Samothrace en carton ; au second plan, la tête de Rasmussen qui dépasse et semble être celle de la statue. Les ailes de Samothrace ont retrouvé leur tête : le symbole est beau, le symbole est puissant, le symbole est cohérent (cf. le scénario). Là, Besson nous dit que, avec sa caméra, en noir et blanc, à travers les mouvements indiscibles de son oeil de félin, il reprend le flambeau de tout l'Art Occidental, il pose la tête de son manequin à tête blonde sur l'art antique, et avec sa truelle pelliculisée il poursuit édiffication du pillier de notre culture que sont Les ailes de Samothrace. A en pleurer (de beauté, bien sur). La scène se finit dans une explosion d'émotion, alors que Rasmussen illumine l'écran et prend son envol, car, vous l'aurez compris, elle a des ailes.

Les acteurs. Comme je le disais, ils font (presque tous) leur boulot. Ni plus, ni moins. Le casting de ce film illustre parfaitement un (nouveau ?) concept dans le cinéma : le service minimum. Rendons hommage à la S.N.C.F et à la R.A.T.P., qui ont eu cette idée géniale, d'imposer le travail à des gens qui ne veulent pas travailler, dans des conditions horribles, et sans autre soucis que de gagner de l'argent pour l'entreprise (et donc se faire bien voir du patron). Les comédiens semblent avoir tellement de recul par rapport au film (j'excepte Rasmussen - j'y viens), qu'il est absolument impossible de s'identifier à leurs personnages. On ne voit pas des personnages, on voit des comédiens qui font (bien) leur travail. Tous les rôle importants sont joués par des acteurs connus qui font toujours la même chose. En dehors de Jamel qui essaie (en vain) de jouer son personnage d'André et d'oublier le comique qu'il est, les autres ne font que réciter leur texte. Et si ça fonctionne, c'est que leurs rôles sont tellement caricaturaux, tellement vides, qu'ils s'adaptent à ce qu'ils ont déjà fait des dizaines de fois. C'est plaisant, comme un téléfilm (on y vient), mais ça classe irrémidablement le film au statut d'artisanat, et non d'Art.

Rie Rasmussen. Là on touche au coeur du problème. La prestation de cette actrice... euh, non, de cette top-model reconvertie en actrice (notez la nuance, elle explique tout), est d'une puissance jamais vue. Tout de suite, j'ai su à qui me faisait penser cette comédienne : Maria, ma meilleure amie, lors du spectacle du club Théâtre au collège, en 4ème. Mais Maria n'avait pas de défaut de prononciation, ce qui rendait son jeu plus agréable, et elle essayait de ne pas réciter. En fait la ressemblance n'est que physique, Maria était à 13 ans bien meilleure comédienne que Rie Rasmussen, à bien y repenser. Je suis presque gêné de parler de ça, tant ce qu'a fait cette femme est honteux. A chaque fois qu'elle ouvre la bouche, durant le film, j'ai l'estomac qui se tord et j'oublie complètement l'histoire qu'on essaie de me raconter. Je ne vois plus qu'une femme qui n'a rien à faire là. Besson l'a décomposée, il l'a explosée. Il a recousu ses deux jambes au-dessus de sa tête, il a colé ses oreilles sur son ventre, et l'ayant mise dans l'illusion de participer activement à un projet artistisque, il l'a laissée s'achever elle-même. Voir une femme ainsi humiliée est insoutenable. Surtout qu'elle n'est même plus belle après trois plans. L'erreur de casting que représente cette femme, douée pour la comédie comme ma petite soeur de 8 ans et demie (je vous le jure, je vous le promets, vous avez ma parole : je n'exagère pas), est extrêment étonnante. A défaut d'être un artiste, Besson est un producteur efficace, et je me suis demandé pendant toute la première partie du film le sens de tout ça. Alors, d'abord, j'ai cru à l'ironie... qu'était mis en scène consciemment une mauvaise comédienne. Besson voulait-il créer une mise en abyme ? Une réflexion sur le mauvais cinéma, sur le charme d'un comique dans un rôle triste en face d'une femme belle mais qui ne peut pas exister réellement, qui est dans un autre monde, mis en relief par son jeu désastreux. Mais non. Je ne pense pas. Sa laideur devient évidente après une heure comme le regret que Besson n'ait pas choisi Mimie Mathy à sa place (je reviendrai sur cette comparaison tout sauf grauite), qui à défaut d'être désirable joue bien la comédie.

Le son. Là, ça devient drôle. Imaginez le "pouet-pouet" d'un mauvais Clown, les rires enregistrés d'un public métalique style AB production pour ceux qui ont connu ; entendez le célèbre "pa-pa-pa-da-da-pa-pa-da-da-da-da-pa-pa-da-da-da-da" des spectacles de cirque. Y a dans la bande son de ce film à boire et à manger, c'est très fort et même étonnant.

Alors d'abord, le montage son est parfois d'un tel mauvais goût, que j'aurais été gêné si son auteur avait 14 ans et me demandait mon avis à ce sujet. Quelques "délires" sonores (et visuels), qui n'ont de délirant que la prétention, et qui offrent un spectacle à peu près pathétique comme un solo de guitare électrique par un lépreux sourd-muet atteind de la maladie de Parkinson. "Tu-le-sens-là-le-montage-moderne-dans-ta-gueule ?"... je trouve cette aparté envers le spectateur que je suis assez désagréable. Et pour reprendre une image employée par Dr. Devo : il est très peu courtois d'éjaculer sur son spectateur, monsieur B(r)esson.

La musique m'a personnellement rappelé les films de Fred Coppula (petit clin d'oeil aux connaisseurs), mais on pense aussi très fort aux démos pré-installés sur les synthés pour enfants ("bip-bip-bip-bip-tu-du-tu-du-tu-du-du"), les sonneries des premiers portables, et les sonneries les plus ridicules. C'est entre la musique d'ascenseur et la bouillie musicale pour film porno, c'est moche, c'est totalement et indiscutablement plat, déjà entendu des millions de fois, et c'est tellement kitsh, que là encore, j'ai cru à l'ironie. Mais non. Je ne crois pas.

Le scénario, maintenant. Question qui me vient : est-ce que je dois vous révéler toute la subtilité d'un scénario dont la puissance et la finesse fait passer pour vulgaire le dernier film de Lars Von Trier ? Tout bien réfléchi, je vais pas me retenir. Toi, lecteur aveugle encore dans l'espoir d'un spectacle divertissant, fuis ce paragraphe, tu risquerais après de te tromper de coupable, et de me croire responsable de ton déinstérêt pour le film.

Pourquoi Besson a t-il voulu garder son projet secret jusqu'au bout ? La boucle se boucle : le scénario est un attrape-con incroyable. La plus grande imposture depuis que Dahan se soit foutu de la gueule de Zidane. (Rires enregistrés). On croyait voir un film romantique, on imaginait une oeuvre personelle d'un auteur mature, et enfin lyrique. (Rires enregistrés). Un petit reubeu, complètement caricatural (façon téléfilm) qui dans une situation totalement convenue (il va se suicider, une belle blonde aussi... début d'une rencontre : façon téléfilm) va vivre une histoire non seulement déjà vue des milliers de fois (si, si), dont chaque scène est attendue comme le naufrage du Titanic, mais surtout, surtout, qu'il faut lire au premier degré. A la fin du film, ce qui m'a le plus atterré, au point que, si ma mère était morte ce matin, j'en aurais presque eu envie de pleurer : Besson ne propose qu'une seule grille de lecture. Alors d'accord, c'est bourré de symboles (Cf. Le Plan Du Film®©), à tel point que ça en devient après trois minutes écoeurant ; mais ces symboles sont subtils comme la confrontation d'une septuagénaire sympathisante F.N. avec une arabe chef d'entreprise. Comme un mauvais téléfilm. Et c'est là que je voulais en venir.

Vous voulez-savoir ce que c'est, en vérité, ce film ? L'adaptation cinématographique de Joséphine, Ange-Gardien, la fameuse série qui passe de temps à autre sur TF1.

Besson a adapté cette merveilleuse série télé, dans laquelle un poireau difforme donne des leçons de moral à un personnage extrêmement caricatural, pour que la ménagère de moins de 50 ans (la fameuse) ait la larme à l'oeil. Sauf que Besson, qui a les moyens, a viré le poireau et nous a servi une magnifique pasthèque bien juteuse. Enfin selon l'étiquette. Parce que moi j'ai goûté, et la pasthèque elle est tellement dégueulasse que j'en suis venu à regretter le poireau (et j'aime pas beaucoup ça, le poireau).

Quel ambitieux projet ! Transposer sur grand écran un téléfilm, sans en rien changer. Je suis même persuadé que l'élite du cinéma français va bouder Besson, par jalousie. Par "l'élite du cinéma français", j'entends par exemple les 2 G : Pirès et Krawczyk, les illustres réalisateurs de la trilogie des TAXI et récemment des
CHEVALIERS DU CIEL. Ce projet leur allait comme un gant et je comprendrais leur aigreur.

En bref. Il n'y a pas de scénario. C'est le vide total. Besson a réussi l'exploit, pour quelques millions d'euros, de nous resservir Joséphine Ange Gardien, sans y rien apporter - mais c'est là que c'est drôle : l'original est mieux réalisé, mieux joué, et passe gratuitement à la télévision. Besson s'est cru tellement fort, qu'il a pensé être capable de réaliser un film lyrique à partir d'un scénario sans intérêt. Le problème étant que la mise en scène de ce film est désastreuse. En fait, c'est peut-être un peu triste. Pour poursuivre la comparaison avec la série télé, je prends plus mon pied à poser un regard vitreux sur les pubs au milieu d'un téléfilm, qu'à voir des plans de coupe dignes de PJ (encore une référence télé évidente dans le film, de cette série policière qui passe le vendredi soir sur FR2) au milieu des seconds dialogues les plus mal écrits de l'année, juste derrière le STAR WAR III, véritable leçon d'écriture il faut l'avouer. Besson essaie d'imiter ses maîtres (Lucas, Spielberg, et l'auteur de Joséphine, Ange-Gardien...), et pour se faire, il a passé le modèle au mixeur, et jugeant le résultat moyen, il a préféré nous servir les épeluchures. Original, ça, non ? Pour 100 €, des épeluchures de pomme de terre dans sa sauce eau non-potable. On ne s'y attendait pas, ça c'est sur !

Concluons. Une musique digne du meilleur cinéma porno, des dialogues dignes du meilleur cinéma porno, le rythme d'un métronome déréglé dans un montage parfois innexistant, parfois d'un mauvais goût délirant, digne du meilleur cinéma porno, le spectacle pathétique de l'auto-mutilation longue et douloureuse (et pour le spectateur) de Rasmussen, dont la prestation vaudrait à mes yeux une interdiction aux plus de 12 ans de ce film, les bavures de la lumière, dont j'ai oublié de mentionner les faux-raccords (ça c'est hallucinant ou la copie qu'on m'a servi était très mauvaise), des comédiens qui jouent leur rôle avec la même conviction qu'un acteur porno, tout ça forme une chose savoureuse comme le meilleur d'AMOUR GLOIRE ET BEAUTE, mais sans le second degré (pourquoi ne pas voir du seconde degré dans AMOUR GLOIRE ET BEAUTE ?), et sans le délicieux générique (rappelez vous les images du défilé de mode avec la fameuse chanson éponyme... ça c'était de la mise en scène !). Ce qui se passe durant les 1h30 de ce film est dégueulasse, comme ce que le porno a fait de plus trash. Besson est un personnage cynique, et je voudrais vomir sur ses cheveux décolorés le souvenir de son pire film, et du pire film qu'il m'est était permis de voir depuis longtemps, et qui me laisse un tel dégoût que j'aurais sûrement beaucoup de mal à revoir quoi que ce soit qui porte de près ou de loin son doux nom.

Monsieur Besson. Vous êtes parmi les hommes les plus riches de France pour votre travail de cinéaste. On s'en fout complètement de votre âme de Peter Pan névrové et lyrique comme une adolescente amoureuse qui tient un journal intime. Merde, quoi ! Comment as-tu pu oser nous servir ce plat dégueulasse ? Je pensais avoir encore des pates au beurre ...], mais c'est bien autre chose qu'ANGEL-A. Là, tu vas au de-là du fade. C'est inmangeable (et je l'ai toujours pas digéré). C'est de la dinette ressortie d'une cuvette, c'est pas bon et d'ailleurs peu hygiénique.

[...]


Max.


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Publié dans Courrier des Lecteurs

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o sen fou 16/06/2008 01:53

comment peus tu dire que ce film est nul?je pense que tu nas pas saisi la portée qua le film!!cest une moral de la vie!!les gens regarde toujours dans le passé et repousse toujours a + tard ce quils doivent faire:tout simplement parcequils ont peur de vivre!franchement devaloriser un film comme tu las fait cest nul...c vrai quoi king kong  c mieu ya plein deffet speciaux et telement d chose a apprendre ...

Bernard RAPP 16/10/2006 18:42

Peut-on faire valider ce genre de performance (héroïque) auprès de quelque maîtresse dominatrice de sa région afin d'obtenir des points Smile-Carrefour ?

Jojo 15/10/2006 23:23

Ah, et bien je vois que nous sommes bien d'accord :  http://www.airmole-blog.com/index.php/errance-du-cinephile-11-macbesson-luc-besson-banlieue-13-angel-a-jamel-michel-vaillant
Mais quelle idée aussi !? Pourquoi pas se farcir Banlieue 13 et Michel Vaillant dans la même soirée, hein ? Et bien nous l'avons fait. Angel-A restera le plus indigeste. Qui l'eut crû ...

Bernard RAPP 15/01/2006 19:18

M. de Samidi, vous êtes le plus merveilleux des provocateurs !!! Quel sang froid... Bravo et Re-Bravo !!!

samidi 15/01/2006 18:44

Moi j'ai vu le film et j'ai adoré. Les décors sont très beaux, l'histoire est formidable et je me suis pas ennuyé du début à la fin. Pour ceux qui analysent tout en détails (musique, rôle, plans, scènes etc) c'est sûr on pourra toujours trouver à redire, mais moi qui ai regardé ce film comme un tout, je me suis laissé transporté par ce film.

Allez le voir sans hésitation !!!