DETENTION SECRETE, de Gavin Hood (USA / Afrique du Sud, 2007) : Vérité, Thé et Speculoos !

Publié le par Dr Devo

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[Photo: "You Would'nt Have Much Fun in Stalingrad, Would You?" par Dr Devo, d'après une image tirée de THE NAKED ANT, épisode de la série Monty Python's Flying Circus (épsiode 12, saison 1).]

 

 

Chers Focaliens,

 

Il fallait bien se résoudre un de ces quatre à retourner en salles et à abandonner le confort douillet de son chez soi. A l'extérieur, à l'heure même où nous exhumions les magnifiques cadavres (encore chauds) des films non-nés, c'est-à-dire non présentés en salles au public et promis à l'agonie anonyme de minuscules sorties DVD, à l'extérieur, dis-je, la vie continue, et en tant que bon docteur, je vais donc prendre les pouls et vérifier que tout va bien.

 

Au hasard, Balthazar, on choisit un film dans le cinéma pathugmont le plus proche, et ce sera donc DETENTION SECRETE pour des raisons strictement affectives. Ne connaissant rien au sujet, n'ayant même pas vu l'affiche, je suis attiré en salle 8 et son écran au format 1.81, trop grand vu les proportions de la salle, par deux noms, tout simplement, à savoir Jake Gyllenhaal et Reese Whiterspoon. Joli couple, me dis-je naïvement. Let's go, donc...

 

[Tiens, ils passent du Robert Wyatt tandis que j'écris ces lignes ! Décidément, je fais ma Duras !]

 

Alors qu'il se rend sur une grande place populaire du Caire pour y rencontrer, avec son supérieur, le chef de la Police égyptienne, Jake Gyllenhaal, agent de la CIA, est le témoin et la victime d'un attentat suicide visant justement ce chef de la police, qui d'ailleurs s'en sort. Plusieurs dizaines de morts et d'innombrables blessés jonchent le sol, et en plus de cette vision d'apocalypse, Jake voit son supérieur mourir dans ses bras.
Apprenant la nouvelle, Meryl Streep, sénatrice au Congrès américain et interface entre la CIA et le gouvernement américain, nomme Gyllenhaal chef de la cellule égyptienne et le charge d'enquêter. Elle fait par ailleurs kidnapper Omar Netwally, un scientifique canadien marié à une américaine, alors qu'il débarque sur le sol américain après une conférence en Afrique du Sud ! Rien à voir à priori, donc. Mais le pauvre est chimiste, d'origine égyptienne, bien que citoyen américain, et en plus on le soupçonne d'avoir reçu un coup de fil du cerveau présumé de l'attentat, chef d'un groupe islamiste qui est une branche dissidente du Hezbollah. Omar est donc kidnappé par les services secrets, enfermé dans un lieu inconnu, et interrogé par eux. Il ne comprend rien du tout, et pour cause : ce n'est qu'un banal père de famille. N'obtenant pas de réponse, Streep ordonne qu'on l'envoie en Egypte où il sera secrètement emprisonné dans les geôles sordides de la police locale et interrogé par le chef de la police, celui-là même que l'attentat visait. Et Gyllenhaal assistera aux interrogatoires sans intervenir. Omar lui ne comprend toujours rien à ce qui lui arrive.
Pendant ce temps-là aux USA, Reese Whiterspoon, femme de Omar, enceinte jusqu'aux yeux de son deuxième enfant, s'inquiète de la disparition énigmatique de son mari. Elle contacte un ancien ami de fac, devenu l'assistant d'un sénateur. Et très vite, cet assistant comprend que Omar est détenu par la CIA et qu'il a été envoyé à l'étranger pour interrogatoire ! Il décide de faire pression pour en savoir plus, et surtout alerte son patron de sénateur qui veut bien s'engager s'il est sûr que Omar est vraiment un père de famille lambda et pas un islamiste déguisé...
Pendant ce temps en Egypte, les interrogatoires commencent. Omar ne dit toujours rien et pour cause ! Et le chef de la police fait monter la pression et se met à le torturer sous les yeux de Gyllenhaal qui commence à se poser des questions quant à l'efficacité de la méthode !


Et bien voilà, j'y suis arrivé ! Pas facile facile de résumer une telle histoire qui, vous l'aurez compris, se déroule un peu sur le même mode que les SYRIANA, et autres LIONS ET AGNEAUX de Robert Redford, c'est-à-dire dans le style "film chorale politique", chose très à la mode dans le moment. Ach ! Un thriller politique ! L'année commence bien. On l'aura compris le sujet de la thèse est : le renforcement des lois, suite au 11 septembre, permettant l'arrestation et l'extradition non-justifiée et arbitraire des personnes vivant sur le sol américain, au nom de la sécurité nationale. Vous voyez le tableau !


On a donc le droit ici à exactement le même schéma de construction narrative, avec un petit côté QUATRIEME DIMENSION en plus (pour les plus paranos d’entre nous) car on retrouve également, comme dans le film de Robert Redford, Meryl Streep, ici dans le rôle de Tom Cruise, c'est-à-dire dans celui de l’horrible conservatrice, sans doute républicaine !
 En fait, le film est difficilement jugeable en tant que tel, et il est tout à fait représentatif du cinéma d’art contemporain, surtout de l’art et essai finalement, c'est-à-dire "les films pour cinéphiles refusant d’aller voir le commun commercial". De part sa construction, son thème et ses buts, c’est même quasiment l’archétype de ce qui se fait de plus "moderne" en quelque sorte, quoique le mot adéquat doive être emprunté au vocabulaire de la mode : DETENTION SECRETE est un film "tendance" !

Parlons d’abord de mise en scène. Là, pas grand-chose à signaler. La photographie est relativement léchée, signée Dion Beebe qui était notamment chef-opérateur chez Michael Mann (COLLATERAL) ou Jane Campion (IN THE CUT, et surtout le magnifique HOLY SMOKE). C’est donc une photo luxueuse, mais que j’ai personnellement trouvée sans fantaisie ni éclat particulier. Comme dans énormément de films, elle se résume à une mise en ambiance, et le metteur en scène l’utilise si peu comme élément signifiant de mise en scène qu’elle finit par devenir gentiment anonyme, et se contente de distiller des oppositions classiques, voire naïves, ou plutôt disons d’un naturalisme assez premier degré : chaleur brute et suave, nuit chaude pour l’Egypte, opposée à la blanche et froide ambiance de Washington, opposée au trou noir de la cellule… Pas de quoi crier au génie, c’est du fonctionnel, gentiment anonyme. Dans ce style de film, c’est souvent comme ça désormais : une photo léchée qu’on utilise pas vraiment ou très basiquement (cf. MICHAEL CLAYTON récemment). Bref, c’est du classique, assez anonyme.
Rien d’extraordinaire non plus dans le cadre et le montage. Le cadre est d’ailleurs l’élément le plus convenu. Ca fonctionne, ça montre, et ça n’organise pas grand-chose, ne met pas grand-chose en valeur ou ne dégage pas beaucoup de subjectivité ni de parti-pris. Le montage suit, conventionnel, mais supérieur par exemple au découpage brouillon de LIONS ET AGNEAUX. Donc, on l’aura compris, la mise en scène est très très conventionnelle. C’est l’anonymat qui prévaut. Aucun rythme particulier ne se dégage, et évidemment, ça finira par s’agiter de manière maladroite et finalement également classique, dans les séquences finales où tous les points de vues se télescoperont dans un montage alterné plus rapide, montage prévu par le scénario d’ailleurs et, du coup, paraît bien maladroit et sans fulgurance, ce qui à mon avis, pose problème quand  on veut, comme c’est le cas ici, imposer une atmosphère lyrique à cette dernière partie. C’est dans ce montage alterné qu’on voit clairement les limites du réalisateur et de sa mise en scène, qui transforme à ce moment là son film en un livre d’images finalement. La mise en scène est classique et illustratrice, c'est-à-dire plate, richement dotée certes, mais anonyme.


Là aussi, c’est une marque de fabrique des grands films "à thèse" contemporains et surtout américains. Une production assez riche pour un gommage systématique des angles et des volontés d’expression plus personnelle. Ce qui compte, c’est la direction artistique, le "look". DETENTION SECRETE n’est ni meilleur ni pire que la concurrence anonyme, c’est la même chose. Ce serait même un poil plus soigné. La photo par exemple est quand moins laide que celle de SYRIANA par exemple. Mais bon, hormis ces détails, c’est strictement la même chose et tous ces films se ressemblent. L’absence de rythme, qui se veut sans doute un peu détachée, comme pour mettre le spectateur dans le rôle de l’observateur sensible mais détaché au regard global et objectif, est symptomatique de cette volonté de surtout ne pas faire de vagues. Je note que la fin (montage plus rapide, télescopage des points de vue, morts dramatiques) est finalement devenue un poncif du genre également ! Bref, si tu cherches, chère lectrice, du point de vue et de la personnalité, passe ton chemin.
Un mot quand même sur quelque chose qui me paraît franchement antipathique : la musique. Peter Gabriel, qui signa à la fin des années 80 la bande originale de LA DERNIERE TENTATION DU CHRIST, musique assez belle d’ailleurs, devrait faire des procès à tout va et devenir richissime ! Le thème et les arrangements de cette musique sont largement pillés depuis, ou parodiés (chez Michael Mann par exemple). C’est devenu, à force de copier-coller, une espèce de poncif là aussi. Ici, c’est très énervant ! Dès q’un film parle des pays arabes, on vous balance la voix planante et filtrée sur fond de synthèse triste ! Ici c’est encore pire, les arrangements insipides semblent une version "école primaire" de la B.O de Gabriel ! Donc, dès que la victime arabe apparaît sur l’écran, dès que la tristesse nord-africaine débarque, on balance un solo de voix avec son doudouk (instrument arménien, très beau d’ailleurs). Ca fait 20 ans, déjà, qu’on pille cette musique et l’aseptise, et je propose pour le bien d’Hollywood et le nôtre, pauvres spectateurs, que nous proposions aux réalisateurs de changer de cible ! Ca nous ferait des vacances, on aurait un peu moins l’impression de voir toujours le même film.


Alors évidemment, et malheureusement, l’intérêt d’un film comme DETENTION SECRETE est ailleurs que dans la mise en scène (!?!). Ca se joue dans l’histoire ! Et là, quelle pauvreté. Encore une fois rien de pire ni de meilleur que dans tous les films ayant pour thème "Le monde contemporain à travers ses problèmes politiques et de société ». On a l’impression de lire un mauvais article scénarisé sur la situation américaine face à ses lois liberticides ! Et on touche là un sacré problème. Car, sous prétexte de nous livrer un regard objectif sur un thème ou une thèse donnés, DETENTION SECRETE et ses confrères ne font jamais que mettre côte à côte des faits que tout le monde connaît, utilisés de manière basique, et de les mettre en relief (si j’ose dire !) naïvement par cette simple juxtaposition. Comme si, en mettant des informations côte à côte, des situations disparates voire simultanées, on avait un regard objectif, nouveau et révélateur sur telle ou telle situation ! C’est quand même un comble. Car finalement, le film ne fait que brasser des problèmes largement connus, déjà abordés dans des milliers d’articles ou de reportages télés, et il consiste, somme toute, à enfiler des petits clichés ou de petites idées déjà admises par tous. C’est une sorte de maxi-méga compil’ (comme diraient nos amis djeunz) sur un thème donné ! Et ce n’est pas, du coup, une mise en relief que nous avons sous les yeux, mais au contraire la mise à plat, la synthèse naïve de tous les poncifs sur le sujet. Le tout étant relié par un regard sur la tristesse humaine qu’impliquent ces événements sur ceux qui les vivent : la femme inquiète de voir son mari disparu (elle est enceinte en plus ! Rires ! ), le pauvre captif qui souffre en prison (le scoop !), l’agent de la CIA dévoué à son pays mais qui se pose des questions, le sénateur coincé par le système, le jeune assistant idéaliste du même sénateur qui assiste impuissant à la souffrance de la femme, le chef de la police égyptienne pris entre amour de sa fille et tradition, sa fille amoureux d’un apprenti terroriste, le terroriste qui l’aime sincèrement mais qui est obligé de tuer son père ! On est plein HOLLYWOODISME !!!! C’est même caricatural, et bien loin en tout cas d’une quelconque mise en perspective "objective" et sensible. Pour tout vous dire, j’ai eu une drôle de réaction lors de la projection. Dans la dernière partie, déjà bien anesthésié que j'étais par 1h40 de film, se déclenche le fameux montage alterné télescopé en forme de climax. Le montage se segmente, devient plus cut. Lorsque le terroriste et son amoureuse se retrouvent sur les lieux du drame (« Mais je t’aime et celui que tu dois tuer est mon père ! »), la chose paraît alors tellement hénaurme que je me suis dit qu'au final, c’était une production bollywoodienne, et qu’on allait se mettre à danser et à chanter en pleurant en gros plan pendant 15 minutes ! Malheureusement, ce n’est pas arrivé ! Mais en fin de compte, cette pensée qui a été la mienne pendant une minute me paraît très juste. Sous couvert d’objectivisation et  de regard mature sur une situation complexe, on se contente ici, in fine, de faire un collier avec tous les plus gros clichés, et surtout de relier tout sous la forme du mélodrame le plus convenu et le plus grossier ! Finalement, on a un film aussi précis, social et politique que n'importe quel drame psychologique avec Julia Roberts ! On est dans le mélo le plus caricatural ! Qu’apprend-on qu'on ne sache déjà ? Rien ! Quelles perspectives ouvre le film ? Aucunes ! Quelles ambiguïtés sont ici révélées et mises en perspective signifiante, dans cette plongée dans une situation pourtant complexe ? Aucunes !
 2 heures de films pour arriver à ces conclusions : violer les lois, c’est mal ! La torture, c’est injuste et ça fait mal ! Certains hommes politiques sont dévoués et d’autres sont corrompus par leurs intérêts ! Le tout en nous imposant moults plans sur le visage du petit garçon de Reese Whiterspoon dans les yeux duquel on peut lire toute la tristesse car son papa lui manque !


[Cette tactique connue,  hautement manipulatrice, me fait penser à PALINDROMES, le film superbe de Todd Solondz, où justement  le réalisateur montrait bien l’immonde tactique qui consiste à mettre les enfants en avant pour justifier tout, instrumentalisation que Solondz dénonçait fortement et de manière moralement sublime… Je laisse découvrir ça à ceux qui ne l’ont pas vu. Mais cet argument total, "au nom des enfants, très répandu au cinéma et ailleurs (en politique aussi ! et bien sûr, mais ce n'est pas un hasard, dans la musique de Bernard Minet), cache toujours une volonté de manipulation et de détournement  des individus au profit des intérêts de la "Masse" (concept qui cache en général des intérêts individuels d’ailleurs).

 

Conclusion ? DETENTION SECRETE, comme ses confrères, enfile les clichés, sans rythme et en prenant soin de faire le produit avec le moins d’expression possible, et ainsi feindre l’objectivité et l’épure, là où, en fait, le film fait tout le contraire, et se vautre comme un goret dans la pire boue du mélodrame le plus éculé possible. Pauvre esthétiquement, le film est également d’une pauvreté politique et intellectuelle immense. Ce cours d’histoire à l’attention des élèves de 6e, ce dossier Okapi pour les petits intellectuels en culottes courtes, manipule largement son auditoire et ne cherche que l’émotion facile et totale, frôlant ainsi, bien entendu, le statut de film de propagande (fût-ce au profit d’idées valables, c’est quand même insupportable ! L’éthique est une question de  forme, pas de fond). Un film politique de plus, donc, de mélo-politique même, déguisé sous la forme d’un film chorale, strictement pauvre du point de vue de l’écriture (des scènes juxtaposées sans perspectives, sans conséquence, jouant uniquement sur la simultanéité). On pense à ses femmes de la rue, jouées par Eric Idle ou John Cleese (dans les années 70, par les Monty Python dans leur fameux …FLYING CIRCUS !) qui devant le micro du journaliste disent : « Oh oui, ma chère, c’est tellement triste ces enfants qui souffrent en Afrique ! Je suis contre ! ». Un comble quand même !


DETENTION SECRETE finalement, ni pire ni meilleur que ses nombreux frères jumeaux, continue de propager dans la tête de la masse et de "l’élite culturelle" (les cinéphiles qui veulent des films "qui parlent de quelque chose", c'est-à-dire 50% des spectateurs !), le fantasme d’un cinéma "engagé" (quelle horreur ! retournez voir I’M NOT THERE et prenez exemple sur Dylan bon sang !) et "objectif" (d’où l’absence de personnalité artistique ou autre), et représentatif du "réel". En utilisant bien sûr, les armes des pires mélos hollywoodiens dont le chantage à l’enfant ! Ce fantasme hénaurmissime d’un cinéma du "réel", déjà en germe dans l’exploitation des supports audiovisuels des pires régimes du siècle dernier, ce cinéma objectif est bien entendu une catastrophe quelle que soit la "cause" défendue. La manipulation des masses, fût-ce "avertie", n’est jamais une bonne chose, et la substitution du sentimentalisme à la réflexion non plus. Ces tentatives répandent finalement l’idée qu’il existe une situation objective, alors même que dans ces régions du monde, c'est évident pour qui a déjà ouvert un journal ou un livre, que les choses sont beaucoup plus complexes et ambiguës que ce catéchisme officiel. Derrière cette idée d’objectivisation suprême se cache le mensonge du Veritas, comme disait Robbe-Grillet, la Vérité avec un grand V. Le 20e siècle nous a pourtant appris de s’en méfier. Quoi qu’il en soit, ce cinéma de la condescendance, de la caricature et de la non-expression (il faut bien sûr faire semblant de ne pas prendre parti !), sa prolifération même, mène petit à petit à substituer au POINT DE VUE, à l’EXPRESSION INDIVIDUELLE ET REFLECHIE et à LA MISE EN PERSPECTIVE INDIVIDUELLE de faits connus, le fantasme d’un grand tout unique et inattaquable.


On remarque pendant ce temps-là que Sokourov et son merveilleux dernier film ALEXANDRA ont déclenché la polémique à Cannes et que le réalisateur russe s’est fait traiter de salaud et de facho, sans que cela ne choque grand monde ! Et on constate que tous ces films totaux hollywoodiens (ou produit sur ce mode en Europe) sont, sans exception, le plus impersonnels possible d’un point de vue esthétique. Il est temps de se poser la question du pourquoi d’un tel modus operandi. Sans quoi le fantasme de ce genre de production se réalisera, et conduira au syndrome suivant : le Réel n’est que ce qui apparaît dans un film ! Car finalement, ce genre de film édifiant finit par se substituer à la réalité forcément plus ambiguë, et finit peu à peu par la grignoter. Il est donc temps que le cinéma ne soit plus considéré comme une salle de classe de CM2 ou comme un journal ou comme un livre (fantasme d’objectivité encore une fois). Et que l’Art reprenne ses droits. Sans quoi, notre réalité commune sera aux mains des producteurs ou des investisseurs fortunés. 
Les chemins de l’enfer, etc, etc.


Le cinéma engagé existe et en même temps n’existe pas, comme disait Cate Blanchett à la fin de I'M NOT THERE ! Et c’est autre chose. Regardez DREYFUSS (un téléfilm pourtant !) ou LES DIABLES de Ken Russell.


 

Justement Vôtre,

 

Dr Devo.


 

 

Publié dans Corpus Filmi

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