DANCE OF THE DEAD, de Tobe Hooper (série MASTERS OF HORROR, saison 1, épisode 3, USA-2006) : Pluie Acîîîîîîîîîde !

Publié le par Dr Devo

(Photo : "Comme une fille que je ne suis pas" par Dr Devo, d'après une photo de MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE de Tobe Hooper)

Chers Focaliens,
 
Comme je le disais dans l'article consacré à INCIDENT ON AND OFF A MOUNTAIN ROAD (j'adore ce titre) de Don Coscarelli, l'ami Tobe Hooper, c'est le négatif du réalisateur de PHANTASM. En un sens, Hooper est bien plus populaire que Coscarelli, et son MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE est un film qui, au moins en Europe, a bien plus marqué les esprits que PHANTASM. [Note : pour ceux qui n'ont jamais vu MASSACRE… dans la version originale de Hooper en 1974 et ne connaissent que le remake récent, sachez que ce film n'est pas exactement ce qu'en dit la rumeur. C'est un film très impressionnant et très antinaturel. Mais plus encore, c'est un film qui devrait être rangé dans les étagères Art et Essai des médiathèques, tant il est expérimental. L'utilisation du son, notamment (c'est un film très riche) est complètement monumentale. On est bien loin du film crapoteux et provocateur de la légende (bien que ce soit un film qui marque, et durement : en un mot comme en cent, on est pas dans la provoc' gerby à deux balles. Je dis tout cela sous le sceau du plus grand sérieux, bien sûr !]
 
Hooper, à l'instar de Michael Jackson (...n'importe quoi !), on ne peut que te dire : "Look what you've done !" Qu'est-ce qui s'est passé ? Voilà un mec qui débarque de nulle part et qui nous pond un des plus beaux films de la Création (MASSACRE... donc) et puis qui n'en finit plus de se gameller au fil de sa longue carrière ! Ses films ne font plus un kopeck (ce n'est pas un critère, remarquez) depuis longtemps, et souvent, Monsieur fait du direct-to-video fauché et bien souvent... Même pas feignasse, j'ai envie de dire, mais du n'importe quoi, pourvu que ça mousse (légèrement). Je n'ai pas vu son INVASION VIENT DE MARS, parait-il très sympathique. Par contre, j'ai vu THE FUNHOUSE, réalisé en 1981 et qui est un très bon film, assez social, et bien évidemment beaucoup plus classique (dommage !) que MASSACRE... THE FUNHOUSE reste un très bon souvenir, assez touchant. Ceux qui fréquentaient les vidéoclubs jadis ont peut-être vu le boîtier du film qui, en français, s'appelait MASSACRE DANS LE TRAIN-FANTÔME (mais où vont-il chercher tout ça, nos amis distributeurs ?). Malgré ce titre splendouillet, c'est un bon film.
 
Par contre, j'en ai vu quelques autres, et malgré toute ma bonne volonté (allez comprendre, le bonhomme, même si sa carrière est désastreuse, m'est assez sympathique d'une manière complètement irrationnelle !), c'est fabuleusement indigent la plupart du temps. Mais il faut reconnaître une chose à notre ami : il n'a pas peur du ridicule et du mauvais goût. Sinon, je crois qu'il reviendrait à ses premières amours expérimentales ! [Maintenant que j'y pense, THE MANGLER, film très social, est pas mal, et MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE II, qui n'a plus rien à voir avec l'original, était assez appréciable, avec un joli décor si ma mémoire est bonne.] Allez vous acheter pour 0.50 centimes d'euros (d’occasion !) le fameux NIGHT TERRORS (où Robert Englund, Mr FREDDY en personne, et acteur fétiche de Hooper, incarne un marquis de Sade digne des plus beaux clips d'Aenigma, légèrement, un petit début de poil de chouïa, tendant vers le Z c'est vrai, ce à quoi on peut rétorquer que les clips d'Aenigma (qu'on ne confondra pas avec le film homonyme très raté (énormément loupé même !) que j'aime beaucoup, et je suis bien le seul, de Lucio Fulci dernière période avant la tombe), les clips d'Aenigma, disais-je, c'était déjà bien Z. Aenigma ou Enigma ? Le groupe je veux dire... Marquis, au secours, je m'en souviens plus ! Help ! [Enigma, le groupe ; AENIGMA, le film ! NdC]
 
[Ce n’est pas pour le dénoncer, mais Le Marquis, dont il faut préciser qu'il ne ressemble vraiment pas à Robert Englund, possède dans sa Cinéma-dévédéthèque Nationale de 1600 volumes le DVD des clips d’Enigma ! Ça fait partie des petites gourmandises qu'on avale en se poilant entre les films quand on est reçu chez lui. Voir ici si vous voulez plus de précisions. Au fait, je vous ai dit que THE MANGLER racontait l'histoire d'une repasseuse industrielle possédée par le Démon ? Non ? Ben, c'est plutôt bien quand même, malgré tout ! Au fait, je vous conseille, pour les plus masochistes parmi vous, chers lecteurs, et pour eux seulement, le film réalisé par Robert Englund : LA LIGNE DU DIABLE (976-EVIL). Vu également chez le Marquis, il repousse de manière presque ludique les limites galactiques de l'Ennui ! Le Marquis ne peut cependant pas se débarrasser de son DVD édité par Prism Leisure, je crois (voir ici : c'est-à-dire un transfert pirate dont l'éditeur n'a pas les droits, respectueusement déposé sur support numérique en respectant la qualité pourrave de la VHS usée de vidéoclub qui a servi de master) car notre éditeur préféré a fait une grosse erreur sur le DVD lui-même en écrivant le titre, soit : LA LINGE DU DIABLE ! C'est délicieux et furieusement collector ! Un must-have dans les soirées chics !]
 
Bon, c'est un peu n'importe quoi, cet article, êtes-vous en train de vous dire. Vous avez raison, mais c'est volontaire. Mon article est aussi foutraque qu'un film de Tobe Hooper ! Illustration, démonstration, applaudissements ! Clap clap clap !
 
Malgré tout, et même si les générations se renouvellent, Hooper continue d'attirer les nouveaux fans, qui se convainquent à chaque fois que le prochain de ses films sera celui de la renaissance. Héhé ! Malheureusement, on attend toujours. Ainsi, me suis-je dit, et avec un sentiment sincère d'être de la meilleure volonté du monde, si ça doit redémarrer, c'est bien ici, dans MASTERS OF HORROR, d'autant plus que le bonhomme va disposer de quelques moyens pour faire son film. Vas-y Tobe, c'est le moment ou jamais !
 
Elle / Il s'aperçut en faisant descendre progressivement la fenêtre de son navigateur web que le suspense montait indéniablement au fur et à mesure qu'il se plongeait dans les profondeurs du tentaculaire article...
 
Chez nous aux USA, dans une dizaine d'années. Ça va mal, très mal. Ça craint, même. Notre beau pays a subi des attaques terroristes, et tout se barre dans la pire des sucettes. Il y a quelques années, une pluie acide (le "bliss", hahaha !) est tombée partout sur le territoire, défigurant ou tuant tout ceux qui n'avaient pas pris, pendant ces funestes averses, un parapluie. Les attaques terroristes se sont succédées, la troisième guerre mondiale a eu lieu, et le pays est dans un désordre semi-anarchique terrible, évoquant malicieusement MAD MAX ou LAND OF THE DEAD. Les survivants (des femmes en majorité, les hommes étant morts sur le champ de bataille) tentent de s'organiser tant bien que mal, de repartir à presque zéro et de réorganiser une vie normale. Mais l'autorité nationale est considérément amoindrie, et ne contrôle plus grand chose. Dans la rue, c'est souvent les bandes de jeunes ponks qui font la loi et piquent le porte-monnaie des vieilles dames. On tue et on viole pour un rien. C'est la chien-lit (chianli ? Chiant-lit ? Cianti ? Mmmmm...). Ce n’est pas un temps à mettre un clown dehors. C'est la grosse misère. Les pauvres gens, et c'est bien la moindre des choses, souffrent énormément.
Une jeune fille de 17 ans (mouais...) vit seule avec sa mère. La grande sœur et le père sont morts depuis longtemps. Et elles tentent tant bien que mal de faire tourner leur petit restaurant. Elles vivent quasiment en recluses.
Un beau jour, un groupe de quatre jeunes ponks (qu'on a vus dans la scène précédente faire une transplantation sanguine forcée à un couple de petits vieux !) vient s'installer dans la modeste échoppe. Le chef de la bande est un abruti et un violent de première. Il pue la drogue et la violence à trois kilomètres. Le deuxième gars est aussi un ponk dégénéré, mais plus sensible. Il se rapproche de l'héroïne, qui le trouve malgré tout gentil !
[Le petit ponk sensible, c'est Jonathan Tucker, déjà remarqué par nos services en flagrant délit de conduite de tractopelle sans permis dans l'agréable OTAGES de Florent Emilio Siri, et qui fut aussi le fiston de Tilda Swinton dans BLEU PROFOND de Scott McGehee et David Siegel, film d'une splendeur absolument cosmique, et où le jeune homme, curieusement, était plutôt convaincant. Mais tout ça, c'est du passé !]
Tucker, le ponk au grand cœur mais pas mauviette, propose à l'héroïne de passer la nuit tombée pour discuter un peu avec elle. Maman ne va pas être contente. La nuit venue, la petite fait le mur et se retrouve embarquée par son flirt destroy dans une équipée sauvage en décapotable, avec son chariot de drogue et d'alcool, et en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "épingle à nourrice", la voilà arrivée à Muskeet (si, si !), la ville des ponks ! [Un endroit horrible envahi par les Goths et les Artistes de Rue, genre cracheurs de feu, etc. Une vraie horreur !] Le quatuor infernal (Tucker, l'héroïne, le chef de la bande et sa copine bimbo avec des tatouages, brrr...) se retrouvent dans la DOOM ROOM, une espèce de bar-salle de concert où l’on joue du métal à fond les ballons. Un endroit de perdition, de luxure et de violence, où l’on baizouille sur les banquettes (beaucoup de lesbiennes d'ailleurs, c'est très étonnant...), et où l’on se fait des shoots-shoots sans se cacher au comptoir.
Dans un sens, ça tombe bien. Parce que ça faisait déjà un moment qu'on voyait Robert Englund perturber la narration en animant ce cabaret de l'enfer, avec un zèle splendouillet et improbable. Englund, ici en vitesse hyper-et-space, en plein fard-ouest comme on dit dans la famille Doillon.
Tous ces jeunes délinquants dépravés n'attendent qu'une chose : que le MC Englund, yo-yo, donne le signal de départ de la Danse de la Mort, le spectacle le plus horrifiquement violent de la Création ! Et ils ne vont pas être déçus, car Englund n'a pas lésiné, et n'a pas craché dans son yop ! Showtime !
 
Et oui, les amis, ça ne rigole pas avec Tobe Hooper. D’autant plus que je ne vous ai pas dit le plus drôle, mais là aussi, gardons le suspense.
Alors, à vrai dire, ça démarre pas mal. Des images de flash-back (décidément, ça devrait s’appeler Masters of Flash-back, cette série) montrant une fête d’anniversaire avec des petites filles plein partout, avec leurs mamans. De jolis plans sur des ballons gonflables, c’est malicieux. Atmosphère qui va vite se gâter avec la pluie acide, qui va ravager les bambins (et les mamans !) en giclant sur leur jolie peau cadum à l’huile d’amande douce, en trouant les épidermes qui laissent placent à de larges plaies à vif. Chic !
Hooper présente une série de saynètes qui nous font dire que oui, oui, tout ça est bienvenu, et en deux temps trois mouvements, on est plongé dans cette atmosphère post-apocalyptique de fin du monde, un peu dans le style LE FLEAU, le roman de Stephen King. La situation est complexe : des pluies acides, des espèces de morts-vivants dont on se débarrasse façon national-socialisme (passage glaçant et heureusement situé en début de film), pays dévasté façon Romero et laissé à la merci des pillards, violeurs et autres délinquants, etc. C’est chargé, mais en trois minutes, c’est fait. On ne va pas rire, c’est du glauquasse, mais c’est bien vu.
Assez vite vient la scène présentant nos deux ponks. Alors là, c’est marrant, il y a comme une odeur de caoutchouc brûlé dans l’air, mais je peux vous assurer que ce n’est pas seulement à cause des pneus de leur moto, qu’ils font allègrement crisser. Ils arrêtent un couple de vieillards dans la rue et cherchent à savoir lequel est le plus vieux. C’est Madame. Ponk en chef la perfuse et lui ôte quelques litres de sang sans la tuer, et ils repartent à moto. [Oui, parce que les femmes sont aussi malmenées que les hommes dans ce film !] Et effectivement, on sent que le Hooper va devoir faire face à un double défi. Primo, le montage. Le début de la scène de la transfusion elle-même, ça va encore, mais lorsqu’elle se termine, cette même scène, alors rien ne va plus ! Peut-être Hooper a cherché à battre les records de Michael Bay première période ou, encore mieux, de Jean-Marie Poiret, mais voilà que tout à coup, avant même que ne se forment dans notre esprit les mots "Harley Davidson", le montage devient complètement hystéro, soutenu par une horde de plans mal cadrés et cochonnés comme un sagouin ! "Ils sont combien ? Y a plusieurs scènes en même temps, là ? Si j’allais faire un tour chez l’ophtalmo ?", telles sont les pensées qui nous viennent alors à l’esprit. C’est d’autant plus bizarre que les scènes "normales" sont en général montées fort convenablement. Bon, heureusement, même dans les quelques autres moments où le montage fait un peu n’importe quoi pourvu que ça bouge un max (sur Skyrock, mon petit Google, oui sur Skyrock), on n’atteindra jamais le niveau d’hystérie de cette scène. Après, il nous refait encore du découpage branchosse et speedé n’importe comment : surtout dans la scène de la boîte (c’est normal, les gothiques sont destroy, a dû se dire le réalisateur) et aussi en voiture, ce qui est là fort dommage, car Hooper utilise un système de projection en arrière plan (on ne voit pas le décor défiler, mais juste des raies de lumières, vitesse poétique oblige !) qui, dans un montage lent et sans gros plans (car en voiture, il ne fait que des gros plans ! Tant qu’à faire !) aurait donné un effet tout à fait focalien, rien que pour nous, chers lecteurs ! Mais Hooper a dû se dire que ça ferait ridicule ! Dommage !
 
Secondo, quelqu’un a eu la mauvaise idée de lui offrir le logiciel After Effects. Et ça, ce n’était vraiment pas un truc à faire. Du coup, décomplexé comme un nudiste qui entre dans une église, Hooper met tout ce qu’il a, non pas sur un cheval (comme Lady Godiva), mais sur un seul et unique effet dont j’ignore le nom, mais qui consiste à superposer plusieurs fois (4 ou 5, à vue de nez) la même image en décalant chacune d’entre elles, et en recadrant certaines au passage en plus serré. Bien sûr, il met là-dessus un petit bruit de machin électronique (comme un petit bruit stylisé de décharge électrique, ce qui serait logique ; vous comprendrez quand vous verrez le film), histoire de bien vous faire comprendre qu’il a utilisé un effet. Ça, c’est pour ceux qui n’auraient pas vu l’effet en question, qui passe aussi inaperçu qu’une grosse flatulence dans un moment de silence lors d'une cérémonie de mariage (et hop, dans le filet, la métaphore, et avec ça, qu’est que je vous mets ?). Bah, faut bien que les jeunes s’amusent, mais en même temps, le Hooper, il commence à vieillir (63 ans), mais bon, c’est ça le rokainewall !
Et ne croyez pas que je chipote ! Pas du tout ! Cette critique est tout ce qu’il y a de plus b(r)essonien. En fait, cet effet trop spécial est gênant, parce que Hooper va le mettre absolument partout, partout, partout, en tout temps et en tout lieu, comme disait ma sœur. Mais gardons le sourire ! [Clap clap clap !] Car le meilleur est sans doute encore à venir ! Ceci dit, avant de continuer, on se met à rêver, dans les passages dialogués, à ce que le film aurait pu être sans ce maudit effet. Et là, une vague de nostalgie s’empare de nous.
Si jamais vous voyez donc ce DANCE OF THE DEAD (où, malheureusement, on n’entend aucun morceau de acid-house, ce qui aurait été de bon aloi au vu du style et du sujet), n’arrêtez pas là. Continuez au moins jusqu'à la discothèque ponko-goth ! Et là, je vous assure, vous n’aurez pas perdu votre journée. [De toute façon, si c’est ça ou regarder un épisode de FRIENDS, le choix est vite fait, croyez-moi sur parole.] Wokhainewhole jusqu’au bout, l’ami Hooper vous a réservé le clou du spectacle, à savoir la Danse (dance ?) de la mort ! Mais ça, je ne vous en dis rien. Le plaisir de la découverte passe par là.
 
Des moyens, encore une fois. Un poil de photo, mais par intermittence. Du montage au compte-goutte. Et une jolie atmosphère supposée qui baigne dans le jus immonde d’un jamesdeanisme goth’, enfin goth’ du style "réalisé par un gars de 63 ans" (ceci dit, ils sont peut-être vraiment comme ça, nos amis goths, allons vérifier sur le site excellentissime JE SUIS GOTHIQUE). Des dialogues splendouillets qui renvoient toutes les métaphores de l’Histoire de la Littérature aux oubliettes, dont un superbe "je suis une putain de guerre à plein temps, mec !", prononcé après un shoot. [Vous avez compris les jeunes ? LA DROGUE NE REND PAS CREATIF !] Des acteurs impossibles (Robert Englund en grande forme de Robert Englund, et notre ami Tucker et son pote le Ponk-chef, dont je n’ai pas retenu le nom, ce qui est une erreur !), de la vraie noirceur qui aurait pu être effrayante, mais qui se noie dans la zone générale du film et dans le romantisme le plus abscons, on peut le dire, sans aucun complexe et aucune retenue : Hooper a, semble-t-il, encore loupé son film. C’est mauvais, et pourri par ce maudit ciboire d’effet de synthèse de criss’ qui n’arrête pas de venir et revenir sans cesse, ad libitum. [Cette phrase est faite pour faire plaisir à mes nombreux lecteurs québécois (vous vous êtes passés le mot ou quoi ? Il n’y a pas de blog au Canada ?), et je les salue respectueusement au passage. Bisous, bisous !] Un plan sur quatre est quand même envahi par cet effet, c'est usant !
 
Alors il faudra qu’on m’explique pourquoi j’ai passé un aussi bon moment, peut-être pas de cinéma, remarquez. Rien qu’en écrivant cet article, j’ai une furieuse envie de m’en remettre une petite scène ! J’exagère un peu, mais c’est vrai que c’est assez plaisant de voir la chose (qui devrait nous fâcher) en pensant à la tête qu’a dû faire le producteur en voyant le résultat… À moins qu’il n’adore ça… En tout cas, bonjour la gueule de l’accident industriel !
 
Papyvole(dans-les-supermarchés-des-CD-de-Korn)ement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
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Publié dans Lucarnus Magica

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Commenter cet article

michel 11/09/2006 15:03

Je suis a la recherche du titre de l'oeuvre musical qui passe pendant le générique du Master off horror  saison 1 épisode 9 (La cave)
Merci d'avance
 
Salutations

Le Marquis 10/02/2006 18:03

AENIGMA est le film (formidaaaaaaaable) de Fulci, transposant maladroitement un mix de CARRIE et de PATRICK dans une série Z vulgos (avec quelques beaux restes et une superbe - splendouillette devrais-je dire - chanson de générique, "Head over Heels", qui ne doit rien au groupe ABBA); tandis qu'ENIGMA est ce groupe de musique contemporaine (dirigé de main de maître par Mr Sandra) également splendouillet dont les compositions ont orné les séquences érotiques de films donc peu inspirés (notamment le bizarre mais très mauvais BOXING HELENA).
Quant à Tobe Hooper, que dire ? Il y a effectivement MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, un film extrêmement personnel, puis une filmographie oscillant entre le correct et le très mauvais, mais du reste totalement dénué de cette personnalité qui faisait la force de son second film (car il y a un mystérieux EGGSHELLS au compteur (en 1969), que pas grand monde ne doit avoir vu. On peut sauver, effectivement, THE FUNHOUSE, POLTERGEIST qui a ses moments, MASSACRE... II, L'INVASION VIENT DE MARS qui vaut plus que sa très mauvaise réputation, THE MANGLER, mais aussi LIFEFORCE, un film étrange que j'aimerais assez revoir. Bénéfice du doute pour LE CROCODILE DE LA MORT et LES VAMPIRES DE SALEM, que je n'ai pas encore vus. Rien de bien excitant, tout de même, surtout parce que, justement, aucun de ces films ne fait preuve d'une réelle personnalité, ce qui fait de Tobe Hooper un cinéaste très en-dessous des grands noms auxquels il est encore souvent associé (Carpenter, Cronenberg et même l'inégal Wes Craven). Il me donne souvent l'impression de vouloir donner dans l'atmosphère glauquasse plus parce que c'est ce qu'on attend de lui que par réelle inspiration personnelle, ce qui fait que même de petites oeuvrettes estimables comme THE MANGLER ou son sketche pour BODY BAGS paraissent aimablement convenues. Pas une carrière très convaincante en tout cas, surtout quand on voit des productions récentes comme le CROCODILE réalisé pour Nu Image, très drôle mais totalement impersonnel.

Dr Devo 10/02/2006 18:01

Mercu Ludo. je ne dis pas que MASSACRE A LA TRONCONNEUSE est limite un film art et essai. c'est un film art et essai! je pense qui se j'avais été de mauvaise humeur le jour où j'ai vu le Hooper, le papier aurait été moins drôle. Dr Devo.

ludo 10/02/2006 17:08

Je me suis bien régalé à ton article. Je me suis amusé à la lire sans doute autant que toi à l'écrire.
C'est pas la premiére fois que tu dis que Texas Chainsaw Massacre est un film limite art et essai et experimental, et je suis tout à fait d'accord avec toi. C'est un film prodidieux d'invention et d'originalité dans la mise en scéne, le montage et l'utilsation du son.
Quant au sketch de Masters of horror, tu as de la chance de t'étre amusé car moi je me suis beaucoup ennuyé, surtout la scéne du bad trip en voiture... interminable.