SEULS TWO de Eric et Ramzy (France-2008): En attendant Gwendo...

Publié le par L'Ultime Saut Quantique


[Photo: "Qui c'est le Babru..?" par Dr Devo d'après des dessins tirès de la bande-dessinée GHOST WORLD de Daniel Clowes.]



Pour ce nouvel article, acceuillons sans plus tarder un nouveau rédacteur dans l'équipe de Matière Focale... Bienvenue à l'intéressé, et bonne lecture à vous, chers focaliens...

Dr Devo.







L'an 2067. Une banlieue chic du comté de Jackson and Son's. Un Beau pavillon à trois étages.
Ding Dong (La sonnette). Tac tac tac tac tac (Des talons sur le parquet). Kikac'  ( Ouverture de la porte). Une blondasse (Fausse) bien apprêtée (Quoique ça dépend), le regard éberlué, s'écrie juste après un petit gémissement ; « Oh ! L'Ultime Saut Quantique ! ». Après quoi s'évanouie t-elle. Et oui, tu ne t'attendais pas à ma visite maintenant ma petite.



Résumé d'un précédent épisode :



C'est l'été 2008, les jeunes filles sont en fleurs, et comme je suis célibataire et aux abois, cela ne peut me laisser indifférent. C'est pour ça que je t'avais donné rendez-vous ce mercredi 25 Juin 2008. Je t'avais appelé en te disant "tu voudrais pas ..." et tu m'avais répondu "bah ouais carrément, ça kiffe ...". Je t'ai attendu une vingtaine de minutes en face du Balto où nous nous étions donné rendez-vous, le temps de refuser à deux reprises un enrôlement forcé à Tistou et la Paix Verte et Amour-Action-Générations-Futur. (C'est d'ailleurs la même petite brunette qui m'interpella les deux fois, avec un tee-shirt différent of course, peut-être avais-je un ticket to ride avec elle, auquel cas si j'avais su que tu ne pointerai pas ton petit minois, j'aurai tenté ma chance, une jolie jeune fille qui défend autant de nobles causes, ça ne se refuse pas !) "Hein Gwendo !". Et finalement tu n'es pas venue et tu ne m'as même pas rappelé, chienne. Sous un beau soleil d'été (Vous sentez cette bonne odeur de vécue! Bah en fait non, mais c'est pour habiller), après dix minutes d'attente supplémentaires, je me suis dit qu'il était grand temps d'agir, ni une, ni deux je me rend au cinéma le plus proche pour aller voir les sorties de la semaine. SEULS TWO d'Eric et Ramzy, très bien, leur dernier film, STEAK, réalisé par Quentin Dupieux (Mr Oizo pour les intimes) avait été une bonne surprise. Il faisait partie de ces films français, trop rare, qui tentent de nous proposer autre chose. Maintenant je me demande, pourquoi tu n'ai jamais venue à ce rendez-vous et pourquoi n'as tu jamais répondu à mes appels ? Quelle est ton problème Gwendo, mise à part ton prénom de merde, (mais pour ça, on peut pas t'en vouloir). J'ai évidemment une réponse à proposer, et là le lecteur, amateur de blog intimiste où l'on en dit long sur soi même, et que ça intéresse tout le monde, se demande bien laquelle est-ce, il bave même sur son clavier le cochon, à moins qu'il n'ait en même temps ouvert une page PornHub en même... Mais, le blog ayant bien voulu m'héberger, à savoir Matière Focale, étant un blog de cinémA (Avec un grand A comme Anu...) torchicolons vite cet article sur le film d'Eric et Ramzy pour en revenir à des choses beaucoup plus sérieuses ensuite. En fait, on dirait bien que les deux compères (Je veux dire Eric et Ramzy qui sont à la réalisation cette fois) hésitent à lâcher les chiens complètement pour nous offrir quelque-chose de complètement absurde et de délicieux. Ce qui nous donne une comédie bien fade, pas vraiment drôle et bigrement mal mise en scène. Pourtant la trame scénaristi-queue - fermer la parenthèse - était plutôt alléchante ! Cela doit être d'ailleurs très plaisant d'aller voir le film sans en avoir rien entendu... Ce qui me paraît néanmoins difficile. Enfin si ce n'est pas le cas...


Vous pouvez fermer les yeux.


Eric est un policier minable qui n'arrive à rien. Ce dernier à pour objectif de mettre la main sur Ramzy un gangster beau gosse mais pas très futé qui arrive cependant à berner systématiquement le policier. Un jour, les deux bonhommes sont amené à errer, pour une raison que je vous laisse découvrir, et jouer au chat et à la souris dans les rues désertifiées de Paris. La raison du pourquoi est au demeurant assez belle dans le fond et cela aurait pu donner quelque-chose de très touchant si le film n'avait pas retenu les rênes de l'absurde et de la poésie siouplé ! (Et si la mise en scène avait était soigné et un peu ambitieuse, mais on peut pas trop en demander non plus!). Grâce à cette « aubaine » ils vont tenter de sortir Ramzy d'une mauvaise passe avec des gangsters plus fort que lui et à qui il doit de l'argent... 


Vous pouvez rouvrir les yeux.


Donc une trame plutôt sympathique, malheureusement entachée par une sous intrigue toute pourrie et bien peu originale, histoire de donner un peu de "sens" au film qui aurait pu s'en passer, comme ce fut le cas pour STEAK. Justement, une chose qui m'avait particulièrement intéressé dans STEAK, que je vous invite vraiment à voir, c'était l'utilisation des comiques Eric et Ramzy tels qu'ils peuvent être dans leur spectacles ou à la télévision, mais là dans un contexte totalement décalé, où leurs petites frasques comiques n'étaient plus si drôle que ça. Elles étaient parfois même dérangeantes (Notamment cette séquence en début de film où Eric se débat comme un autiste parce qu'il ne veut pas qu'on lui fasse de piqûre... A partir de là un sentiment très étrange t'avait alors parcouru Gwendo, et qui c'était poursuivi tout au long du métrage, et même encore après... ce n'était pas moi) Ainsi dans STEAK, on ne peut pas dire que Mr Oizo ai fait joué E & R à contre-emploi, c'est en fait l'environnement dans lequel il les a plongé qui rendait le film si étrange et absurde. Aussi dans SEULS TWO retrouve t-on, un tantinet, ce jeu assez particulier des deux acteurs, qui jouent sur plusieurs niveaux, parfois à la limite du grotesque et du ridicule (comme si ils faisaient exprès de mal jouer) et d'autres moments plus "justes". Malheureusement l'habillage étant tout à fait insipide cette fois, cela ne marche pas, ou plutôt, cela marche comme une petite comédie bien franchouille et bien ratée comme il se doit. A noter que nous nous serions tout à fait passés des caméos d'acteurs tendances tel que les Omar et Fred Burger, Benoît Magie-Magimel et vos idées ont du bon goût - (bien à côté de la plaque ici !) ou encore Edouard Baer. C'est cool de faire jouer les potes, mais à part le fait que ce soit "cool", je vois pas trop l'intérêt dans le cas présent. K.Scott Thomas, elle, pue. A la limite seule Elodie Bouchez m'a paru sympathique dans le lot des acteurs secondaires, d'autant plus plaisant que je ne l'avais pas reconnu au début! Retour en l'an 2067, Paf (petite tape amical sur les fesses liftée de Gwendo) . "T'es pas d'accord avec moi Gwendo ?". Gwendo : "Si si, bien sûr". "Bon, bah voilà, je passais juste te dire bonjour. A plus Gwendo !"



Salutations
 


L'Ultime Saut Quantique.







Publié dans Corpus Filmi

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L'USQ 29/08/2008 15:40

Cher Potevin cela à le mérite d'être clair et concis, encore que cela manque un peu d'argumentation à mon goût. Qu'on aime ou pas le film de Dupieux, nous sommes forcés de constater qu'il avait le mérite de se démarquer de la production française actuelle ( ce qui n'est pas forcement un critère de qualité, encore que ...) et surtout de tenter quelque-chose au niveau de la mise en scène, de ses acteurs et du scénario... (Voir l'article du Docteur) c'est déjà énorme!Sinon Martin.R, je cerne bien ce qu'est le contre-emploi... le problème c'est que je ne vois pas du tout en quoi Edouard Baer (qui incarne un prêtre lors d'un enterrement... original) Fred ( un gentil voisin branleur et camé sur les bord) ou Omar (qui joue les bandit nègre avec son grlos accent africain ...) forme une quelcquonque tentative de contre-emploi... Ils font leurs petits comique de service comme d'hab... c'est leur job et c'est pour ça qu'on fait appel à eux...mouais. A la limite Magimel... et encore c'est tellement mauvais et pas drôle...

Poitevin 26/08/2008 18:17

Faut arrêter avec Eric et Ramzy. Et le film de Dupieux est nul.

Martin r 23/07/2008 15:31

Certes, on peut être déçu par cet opus, et surtout si on attend que le duo comique répètent gentiment une "leçon d'art" inculquée par Dupieux. Déçu par le fait que le film devait fair eplus d'argent donc devait regrouper du people Canal et devait avoir un fond d'intrigue diffusable en première partie sur TF1 et intellectuellement abordable par le profil du moins de 12 ans moyen français tel qu'évalué par le sinvestisseurs.Donc :Oui il y a du compromis promotionnel (le logo playstation entre autres est vraiment repoussant et agressif) et médiatique.Oui le scénario sent par moment la rustine de brainstormerTV.Oui la mise en scène est parfois un peu naive (raccords, cadrages pompés à droite à gauche.Mais :- Leur force comique purement burlesque et donc un tant soit peu cinématographique (qu'on pouvait déjà avec un peu d'effort aprécier dans la tour Montparnasse infernale) reste à l'oeuvre : le rythme intra-gag est très bon, le rythme de la narration beaucoup moins effectivement.- Ils ont gardé de steak le principe de séparation (ce n'était aps tant de les plonger dans un autre ambiance qui créait la bizarrerie mais de leur faire jouer leurs jeu régressif séparéments ou sous masque). La lumière et la musique sont moins bonne que dans Steak certes.- L'humour behavioriste (fondamentalement bergsonien donc pur selon certains) marche assez bien à certains moments : le mec qui se bat contre un poteau et ses potes qui lui disent "vas y nique le", le tout très bien mixé m'a fait énormément rire. (soit dit en passant c'ets très Steak ce genre de choses).enfin les caméos sont plutôt bien choisis (cequi est rare pour l'équipe canal, je pense aux asterix et autres bouses) et sonnent tout a fait juste, les personnalities incarnent des character que l'on n'attendait pas forcément (sans parler de contre-emploi on utilise un corps et son image (médiatique entre autre) pour en faire des variations potentiellement créatives, ça me rappelle steak comme démarche ça aussi, ça me rappelle le pop art aussi...).On est d'accord KST pue, mais bouchez aussi...