Chers Focaliens,
 
Après la tempête de ce dimanche et de ce lundi, où l'hébergeur physique d’Over-Blog, notre propre hébergeur, a subi des pannes électriques que son système de sécurité (des groupes électrogènes) n'a pas su gérer, provoquant la mise hors jeu de Matière Focale pendant plus de 24 heures, après ces déboires qui ne sont pas dus, bien sur, à notre volonté, il est temps pour moi de livrer mon petit compte-rendu des choses vues en salles. Et vous allez voir, c'est éclectique, et en même temps pas du tout, en quelque sorte.
[Avant de commencer, je voudrais signaler que nos petits ennuis ne sont pas encore tout à fait terminés. Apparemment, les photos ont encore du mal à s'afficher, je n'ai pas pu mettre dans cet article la photo que j'avais prévue, et il semble qu'il soit encore difficile de mettre des commentaires. Tous ces petits désagréments devraient prendre fin dans les prochaines heures !]
 
Ce n'est pas tous les jours qu'on voit des films italiens. Cinéma moribond, sans doute bien handicapé par un système de financement national désastreux, le cinéma italien s'en tire globalement mal. Peut-être les films qui passent la frontière ne sont pas judicieusement choisis. Peut-être, mais c’est loin d'être sûr. En tout cas, il est certain que l'Italie du cinéma se résume en deux ou trois noms et c'est tout ! Roberto Begnini, l'affreux Nanni Moretti, et Marco Bellochio de temps en temps qui relève un peu le triste tableau. Pour le reste, le cinéma italien, assez chouchouté en France, pas forcément à tort (Pasolini est adulé, Fellini, etc.), mais pas non plus forcément à raison (suivez mon regard), s'inscrit au yeux du public, et même aux yeux focaliens, dans une dynamique du passé, maintenant que Dario Argento semble condamné définitivement au direct-to-video et que, par voie de conséquence, nous ne verrons plus ses films en salles. Matière Focale subit la tendance de la même manière ou presque. On vous parle régulièrement du cinéma italien, mais souvent à propos de réalisateurs dont le temps est passé, comme Lucio Fulci ou Mario Bava.
 
On se tourne donc vers ROMANZO CRIMINALE de Michele Placido, réalisateur prolifique (plus de 80 films, dont pas mal à la télé, en 35 ans de carrière !) que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Le titre n'est pas volé. C'est l'Italie des années de plomb. On suit l'évolution d'un groupe de petits délinquants assez violents qui, très jeunes déjà, finissent en prison après avoir volé une voiture et écrasé un flic dans une poursuite. Quand ils ressortent, ce sont des adultes, et le groupe ne se sépare pas, bien au contraire. Ils décident d'enlever un Baron [Ouf ! J’ai eu chaud ! Le Marquis.] , supposé riche, contre une demande de rançon qui tardera à venir et qui sera revue à la baisse constamment. Il n'empêche, la famille du pauvre otage paye quand même, et ils assassinent froidement la victime. Forts de cet argent, ils décident de ne pas le dépenser totalement et de mettre en coopérative une partie des gains afin de monter d'autres opérations et essayer de prendre en main, progressivement, le marché de la drogue sur Rome. De fil en aiguille, ils en viennent à travailler et pour un ponte de la mafia, et pour une étrange cellule secrète qui ne serait pas si éloignée de l'Etat que ça ! Le temps passe, l'influence du groupe grandit, mais aussi leurs difficultés. Deux choses viennent en effet troubler la "glorieuse" ascension : un inspecteur de police têtu qui sait très bien qui est le groupe, mais ne peut pas le prouver, et les diverses histoires de cœur ! De toute façon, en s'associant avec plus forts qu'eux, le groupe a semé les graines de sa propre discorde...
Le parti pris de Placido est assez curieux, puisque le film annonce au mégaphone qu'il s'inspire du climat italien des années de plomb, et que, dans le même mouvement, ROMANZO CRIMINALE est complètement un film romanesque, et pas qu'un peu. De ce point de vue, on ne peut pas dire que l'on soit pris en traître, un carton ostentatoire signalant la chose d'entrée de jeu. Soit. Le film, en fait, puise sa légitimité en utilisant à sa manière le cadre des années 70, tendance assez en vogue avec le temps qui avance, pour nous baigner dans une ambiance mafieuse et sans pitié. C'est aussi un film de "copains d'enfance", chaque individu voyant son destin tracé par l'évolution globale du groupe. Il ne faut donc pas s'attendre ici à une évocation du climat politique ou social de ces années-là, le film se déroulant, en quelque sorte, en vase clos. Reste alors le polar qui, on l'aura compris, sera teinté forcément des destinées sentimentales, principalement celles du héros de la bande, de l'inspecteur et d'une prostituée qui navigue en périphérie du groupe.
ROMANZO CRIMINALE s'affirme assez vite, et au bout d'une dizaine de minutes, le jeu est clairement annoncé, le film est une énième variation mafieuse (et donc un film de genre) ici mâtinée de décennie 70. C’est quasiment, et sans en avoir l'air, un film à costumes ! Je m'explique.
Le film est tourné en scope, dans une photographie aux couleurs un peu passées (tons beiges ou gris, avec beaucoup de noir), une sorte d'automne nostalgique dont le réalisateur ne démordra pas une seule seconde, ce en quoi il s'inscrit en complète adéquation avec un grand pan du cinéma contemporain, où souvent la photo est un "bloc d'ensemble" et semble presque sortir du cadre de la mise en scène pour n'être qu'un effet de direction artistique, de look pour ainsi dire (MUNICH de Steven Spielberg fonctionnait un peu sur ce mode d'ailleurs, avec quelques parenthèses un peu moins uniformes). C'est un choix, ces couleurs "aciers passés", pas particulièrement excitant ni beau d'ailleurs. Le problème, de toute façon, ne se pose pas là prioritairement. Là où j'installe plus de réserves, c'est dans la volonté globale du film à vouloir se donner un look et une ambiance générale au détriment quasiment de tout le reste. Photo uniforme, donc, décors idem, et surtout une musique émaillée de tubes de l'époque, parfois avec la plus grande des maladresses. La BO, de nos jours, peut-être par des effets mal digérés empruntés au cinéma de Tarantino (qui souvent n'utilise pas ces BO de manière réaliste ou contemporaine, justement, et vise plutôt l'incongru, c'est-à-dire à l'opposé de ce "réalisme d'époque"), est un élément capital dans le "looking" d'un film ! Bon. Ici, on frise parfois le ridicule, et on a du mal à comprendre, outre la volonté de séduire un public nostalgique, pourquoi un tube du groupe Queen ("Another One Bites The Dust" sur fond de schnouff, faut oser quand même !) débarque ici à brûle-pourpoint ! Si Placido avait suivi et compris l'exemple de Tarantino, il aurait mis de la musique baroque sur son film ! Je grossis à peine le trait, mais pose la question : après tout, l'essentiel n'est-il pas de produire une chose belle et inattendue, plutôt qu'un assez opportuniste collier de chansons certes d'époque ?
Vous serez tentés de vous dire : "tiens, c'est pas commun ça, le Dr attaque sa critique par la musique !". Ben oui. Et il y a une raison : c'est cette musique qui frappe et sonne comme caractéristique... Le reste n'étant absolument pas exploité !
Car si on se penche sur la mise en scène, le bilan est plus grave ! Tout d'abord, bien sûr, et encore une fois, le cadre est vraiment médiocre et anonyme, complètement dans l'air du temps, c'est-à-dire dans le descriptif de l'action compréhensible (voir l'exemple que je donnais à propos de SYRIANA), ou alors avalisé uniquement par la "psychologie" des personnages, c'est-à-dire leurs sentiments. Et ça ne va pas chercher loin, puisque le jeu consiste à faire un maximum de gros plans "psychologiques", "au plus près de l'émotion des acteurs" comme le veut le vieux cliché, toujours très en vogue, et dont je commence à me demander s'il est vraiment utile de lutter tant il est devenu la norme depuis des décennies. L'échelle de plans, évidemment, suit cette tendance. Des plans de demi-ensemble introductifs et purement géographiques en début de scène, puis du plan rapproché en veux-tu en voilà, sans aucun point de vue, sans souci de faire un beau cadrage, tout cela pour laisser la place à ces fameux gros plans "émouvants". C’est tout. C’est commun, bien sûr, et ça amène à engluer le film dans un non-rythme total, une grande uniformité dont on ne sortira que par les ambiances de scénario, ou alors pour laisser place à un dispositif technique particulier (une fois, dans la scène de l'attentat de la gare de Bologne, avec son mélange d'effets spéciaux plaçant l'acteur in situ, et d'images d'archives, ou en tout cas "lookées" comme telles). Que ce soit beau, que cette mise en scène raconte quelque chose par elle-même (c'est-à-dire en plus du scénario sur le papier), ça n'a aucune importance. Evidemment, le montage, au lieu d'être la mamelle nourricière du film, ne fait au contraire qu'obéir dans un mouvement suiviste qui l'annihile. Côté son, rien à signaler, bien sûr.
 
Les cadres et les plans se succèdent comme ça, sans conséquence (on pourrait les inverser, ça ne changerait rien : c'est dire). Malheureusement, ce n'est pas tout. D'une part, les acteurs ne sont pas passionnants. Les pauvres se dépatouillent comme ils peuvent avec des personnages usés jusqu'à la corde, identifiables en deux coups de cuillère à pot. Si parfois certains se démènent (la prostituée, l'inspecteur) pour le tentable et pour le pire, le plus souvent c'est encore plus carré, encore plus attendu. On notera l'affreux "libanais", personnage joué sur une seule tonalité, toujours à la même vitesse, toujours avec la même nuance, avec un acteur totalement premier degré et théâtral au final, ainsi que le "héros" amoureux de la bande, espèce de vague Tom Cruise dont la nuance principale consiste principalement à faire du "jaw-acting". L'interprétation est donc d'un classique extraordinaire, attendue de toutes parts. Sans réelle intensité, puisque sans surprise. On joue de la première à la dernière minute de la même manière, quoi qu'il arrive. Il vous suffit d'opposer ce jeu à celui de Catherine Keener dans TRUMAN CAPOTE (presque rien d'ostentatoire, mais une intention et une intensité soutenues) pour constater les dégâts. Je passe.
L'énorme problème du film, qui explique en partie la démission de la mise en scène enfermée dans ses tunnels sans fin de gros plans, c'est le scénario. Où est l'intérêt ? Tout semble cliché, les situations ne varient pas d'un pouce du moindre film de mafieux, et surtout, que retenir d'une telle histoire et de son mode de narration ? Pas grand chose. On est dans le romantisme le plus plat, le plus commun là aussi, et on fait des découvertes hallucinantes et jamais vues : du style, c'est dur de vivre une histoire d'amour quand on est mafieux ! Oui, oui ! Quel scoop ! Et c'est bien là que le bât blesse le plus. À force de ne rien vouloir mettre en perspective, en s'interdisant un quelconque point de vue, et je ne parle pas de point de vue historique, puisque Placido se place hors de cette aire de jeu, mais de point de vue sur les personnages, le réalisateur italien accouche d'un film où, finalement, tous les événements se valent, et où donc rien n'a spécialement d'importance. Tout s'annule. Le film montre qu'on peut tuer sans vergogne (pourquoi pas ?) et s'étonner ensuite de souffrir comme une midinette quand le temps de la cavale ou de la prison (et donc loin des attentes amoureuses) sera venu ! Ben oui ! C'est dur dur d'être un gangster ! Ce n’est pas facile tous les jours ! Et le destin nous broie comme grains de blé sous la grande meule de l'Histoire, alors que finalement nous n'étions que des petits gavroches ! Le film n'a aucune perspective, et bien sûr, au final, on se retrouve avec une conclusion bête comme chou, romantique au possible bien sûr, dont les équations sont stupides à pleurer, et surtout, pas si éloignées d'un roman Harlequin par exemple. C'est d'une naïveté confondante, et en cela, complètement hollywoodien, dans le sens caricatural du terme. La peinture iconoclaste promise se réduit à du sous-roman de gare. Quelle déception !
On ressort de ROMANZO CRIMINALE complètement écrasé par le non-rythme, rendus nous-mêmes amorphes par ce film sans aucun rythme, sans aucun point de vue et qui a renoncé à tout effort de mise en scène personnelle. Dans cette foire aux clichés qu'aucun second degré et qu'aucune ironie (le comble !) ne vient troubler, on ressort lessivé par un film bougrement long (2h32 !!!), monotone et dont on se dit que la moindre des politesses eut été qu'il soit court. [Chose paradoxale, car le film se compose bien sûr de petites saynètes rapides, mais là aussi uniformes]. Il semble se cacher derrière cette livraison transalpine un vrai opportunisme, une vraie volonté de recycler tout ce qui a déjà été fait, en abusant des pires clichés (ignoble opposition, digne du pire cinéma hollywoodien des années 50, entre la belle amoureuse et la pute salope mais malheureuse, sans parler de la stupide gestion du sexe dans le film). Voilà qui en fait un film vraiment antipathique. Le cinéma ne se fait pas par "pitch" et par "look".
Une fois de plus, la question est : comment la presse a-t-elle pu servir la soupe à un tel film ?
 
Longuement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
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Mardi 28 mars 2006

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Commentaires

Dans le triste état des lieux du cinéma Transalpin que vous nous peignez là,  pour apporter une touche d'espoir (comme le chante si bien un groupe de rap hardcore bien connu), il ne faut pas oublier Ermanno Olmi (75 ans).

J'ai du en parler déjà sur votre site mais j'adore radoter (et puis j'ai soixante seize ans), il réalisa en 2003 un très beau film avec Bud Spencer : "Cantando dietro i paraventi" (En chantant derrière les Paravents).
Sur le papier c'est un vrai truc de kamikaze (théâtre, costumes, histoires de pirates,  douleur/pardon et de gros poncifs scénaristiques), au final, je trouve que c'est merveilleux, un film fait d'appositions, de ruptures de tons, jouant très finement avec ses contradictions.

C'est le seul film que j'ai pu voir de lui.  Son dernier film me semble encore plus kamikaze : il s'agit d'une co-réalisation avec ... Ken Loach et Kiarostami .

(un truc à faire ressortir Mr. la Maladie de la Mort de sa tombe, un peu comme Candyman )

commentaire n° : 1 posté par : Tchoulkatourine le: 28/03/2006 21:45:10
Surtout, il ne faut pas dire trois fois" Mr Mort" en regardant le site de Matière Focale, sinon il va venir...
Dr Devo.
commentaire n° : 2 posté par : Dr Devo (site web) le: 29/03/2006 00:09:30
Mr Mort
Mr Mort
Mr Mort

Ah ces légendes urbaines !
Et puis, non, je retire tout ce que j'ai dit :

Virginia Madsen
Virginia Madsen
Virginia Mad....

commentaire n° : 3 posté par : Tchoulkatourine le: 29/03/2006 01:16:20

Et un film italien de plus que je n'irai voir. Pas très grave, quoique.


Ce qui en est dit me rappelle les extraits du téléfilm De Gaulle que j'ai pu apercevoir hier sur la toloche, quelle horreur. Ce qu'il y a de terrifiant dans l'affaire, c'est qu'on imagine bien que ce genre d'objet, encore une fois, n'a pour véritable but que de faire encore et encore faire rentrer de l'argent dans les boites de prod, pendant que les mecs doués crêvent la faim ou se suicident sans le sous, en France ou de l'autre coté des Alpes.


Il y a des films, qui au fond, ne sont que des rapports de la Cour des comptes. Je suis halluciné par cet aspect là du cinéma, comment cet art peut se transformer en administration. Film de rond de cuir, aussi.

commentaire n° : 4 posté par : Le repassant le: 29/03/2006 11:04:55
Vu l'enthousiasme critique généralisé sur ce film, j'avais senti encore une fois le coup-fourré. Vous êtes plus courageux... Mais cela ne remet pas en cause les 25/30 ans prodigieuses du cinéma italien (début 50 à fin 70 environ). Peu de pays peuvent se targuer d'avoir eu une période aussi intense, riche et diversifiée d'un point de vu cinématographique...
commentaire n° : 5 posté par : Fontaine le: 29/03/2006 13:31:56
N'oublions pas non plus que l'Italie a produit l'horreur : Le loueur de grand Bi.
commentaire n° : 6 posté par : Bernard RAPP le: 29/03/2006 15:20:32
C'est aussi en Italie qu'est née la grosse production à costumes: Cabiria, de Giovanni Pastrone. Et des extraits que j'ai pu en voir, ça m'avait l'air esthétiquement à des années lumière de la bouillie de théâtre filmé qu'on faisait à la même époque chez nous.
commentaire n° : 7 posté par : Bertrand (site web) le: 29/03/2006 18:39:38

Je n'ai pas (heureusement...) vu "Romanzo criminale", mais Ermanno Olmi (cité dans le premier commentaire) a tout mon respect. D'ailleurs j'ai même eu occasion de le lui dire en lui serrant la main...


"Il mestiere delle armi" e "L'albero degli zoccoli" (qui a remporté la palme d'or a Cannes, je crois en '78) sont fondamentals (sur le deuxième j'admet n'avoir aucun écart critique, comme il parle de la vie des paysans du Nord d'Italie vers la fin du XIXe... il me suffit de faire quelque pas sur les branches de l'arbre généalogique pour m'y retrouver, enfin...).


Ce film splendide est à confronter avec "Novecento" de Bernardo Bertolucci; toujors des paysans italiens, mais un peu plus tard (XXe, justement...) et un peu plus au Sud...


mauro

commentaire n° : 8 posté par : mauro le: 30/03/2006 12:50:02
C'est quoi "faire du jaw-acting" ?
commentaire n° : 9 posté par : Isaac Allendo le: 30/03/2006 16:03:16
J'en parlais dans l'article sur TRUAMN CAPOTE...
C'est faire l'acteur en utilisant prinicipalement ses mâchoires et en serrant les dents... Tom Cruise est un grand lanceur de mode dans ce domaine mais il est loin d'être le seul, et il y a du beau linge qui fait du jaw-acting, crois moi...
Dr Devo
commentaire n° : 10 posté par : Dr Devo (site web) le: 31/03/2006 09:34:01
Ah ! Je comprend mieux.
Mais dans "Truman Capote" c'est plutôt du Laurent-Gera-isme. Imitation de comptoire à coup de tics grossiers mais plutôt limité dans l'utilisation de la mâchoire. Enfin je trouve.

J'ai une question pour Tom Cruise : sa façon de courir totalement hilarante (en tout cas moi ça me fait marrer, notamment dans le dernier Michael Mann -que j'aime bien au passage- où il bat tous les records dans sa façon de courir) s'inscrit-elle dans le cadre du jaw-acting ?
commentaire n° : 11 posté par : Isaac Allendo le: 31/03/2006 16:29:24
Ah, en toute bonne logique, ce serait plutôt du leg-acting, non ?
commentaire n° : 12 posté par : Le Marquis (site web) le: 31/03/2006 18:48:59
Le Marquis a raison ce serait alors du leg-acting! Ceci dit, cher Isaac, je n'avais pas remarqué qu'il courrait comme une cruche et de dix mille façons. J'irais voir son prochain film avec impatience, maintenant que tu as mis le doigt dessus! Si il fait du leg acting, je crois bien qu'il inaugure un nouveau type de jeu, car pour l'instant je n'ai jamais vu ça!
Dr Devo.
commentaire n° : 13 posté par : Dr Devo (site web) le: 31/03/2006 18:55:29
Georges Clooney
Georges Clooney
Georgnes Clooney



(ça coute rien d'essayer)
commentaire n° : 14 posté par : perpalaboula le: 03/04/2006 16:26:10
Attention Perpalaboula (sublime pseudo!), vous seriez peut-être très embêté. Ceci dit, mon conseil: n'essayez pas avec Paul ¨Préboit!

Dr Devo.
commentaire n° : 15 posté par : Dr Devo (site web) le: 03/04/2006 17:36:21
J'ai beaucoup aimé Romanzo Criminale !!! C'est vrai qu'il rappelle Munich !
A bientôt !
commentaire n° : 16 posté par : Mag (site web) le: 08/04/2006 01:20:19

Votre article est un tissus de mensonges. C'est un film vachement émouvent. A la fin, on se sent vachement proche de certain personnages et on regrette que le film ne soit pas plus long et qu'il ne se termine pas mieux. Pourquoi pas "Le froid et Roberta se marièrent et eurent beaucoup d'enfants?" La musique colle vraiment avec ce film et l'ambiance est vraiment bien. Les passage "historique" réels comme l'appel pour le corps d'Aldo Moro ou les scènes filmées quand cela c'est réellement passé font croire au spectateur que ça c'est vraiment passé. Par contre, la version en français est une vraie pourriture, les voix ne sont pas respectées ainsi que les répliques qui n'ont rien a voir en italien!! Pour votre informations, ce film convient à tous les âges au dessus de 12 ans. On a essayé et ils ont appréciés! Les acteurs sont trés bien choisis et correspondent à leurs rôles.

commentaire n° : 17 posté par : lykan57 le: 29/04/2006 16:34:08
Quand tu dis que cet article est "un tissu de mensonges", tu veux dire par là que son rédacteur ment et qu'en réalité il a adoré le film ? C'est une théorie intéressante. Faut-il rappeler ? Quand quelqu'un n'aime pas un film que vous avez apprécié et qu'il le dit, il ne faut pas se sentir agressé comme ça, ce n'est pas une attaque personnelle : juste un avis qui n'est pas le vôtre !
commentaire n° : 18 posté par : Le Marquis (site web) le: 29/04/2006 16:45:04
Lykan,

Je t'avais dit de ne pas prendre ce job à Télé 7 Jours!

Vous allez m'adorer ça, et fissa!

D'accord Lykan j'adore ce film si tu adores SICILIA de Jean-Marie Straub!
commentaire n° : 19 posté par : Mr Mort (site web) le: 29/04/2006 16:54:29
Je cinte Lykan :

A la fin, on se sent vachement proche de certain personnages et on regrette que le film ne soit pas plus long et qu'il ne se termine pas mieux.

On a inventé plein plein plein de formes artistiques qui remplissent cet office (pour le coup c'est un office au sens religieux du terme), merci Lykan de vous y référer. Tous les matins, dans mon RER, je vois des femmes qui lisent des livres qui durent longtemps, elles se sentent manifestement proches des personnages, et vraisemblablement cela se termine pas trop mal. Je vous invite à acheter de tels livres, vos souhaits seront exaucés. Notez bien que je n'ai rien contre, mais absolument rien contre, je préfère largement cette littérature populaire à la littérature prétentieuse de ceux qui ne savent pas vraiment faire une phrase qui sortent de l'ordinaire.

 Des histoires de criminels qui se terminent bien? Lykan, vous voulez un stage à Fresne ou à la Santé, par hasard? Bon; je suis un peu méchant, j'ai le droit des fois, non?
commentaire n° : 20 posté par : Le repassant le: 29/04/2006 19:10:23
Vous êtes tous chêvrement à côté de la plaque.
commentaire n° : 21 posté par : Bernard RAPP le: 30/04/2006 16:03:53

Désolé d'avoir tardé, je ne pensais pas que qql un répondrais (et je ne voulais blesser personne)! Je ne connais pas SICILIA de J-M Straub.


Et je n'ai que 16 ans, je recherche pas encore de job!!!!


Le repassant : oui, vous avez le droit d'être méchant!


Mr RAPP : Qu'est-ce que vous en penser vous (du film)?

commentaire n° : 22 posté par : lykan57 le: 02/05/2006 01:44:30
Rien. Je ne l'ai pas vu. J'ai vu jadis un film de Michele Placido, c'était "Les Amies de Coeur" avec Asia Argento. J'en garde le souvenir d'un travail honnête avec plein de morceaux de tact aussi, mais pas grand style hélas. Là, j'ai préféré aller voir le Ruiz, parce que c'est toujours nourrissant, avec des vitamines et si l'on est sage des mélanges d'images. On a été très sage.
commentaire n° : 23 posté par : Bernard RAPP le: 02/05/2006 01:44:31
Oui, il me semblait bien qu'il y avait un petit écart d'age. Lykan, vous êtes sur le bon site pour faire votre culture......
commentaire n° : 24 posté par : Le repassant le: 02/05/2006 01:44:34

 Tant de mauvaise foi pour descendre un excellent film finit par en devenir suspect...vous êtes pathétique dans votre critique hémiplégique...ce chef d'oeuvre a heureusement connu le succès qu'il méritait.


Dieu merci personne ne vient se faire désinformer ici, ça aurait privé les gens du plaisir d'assister à ce film qui en balaye pas mal d'autres dans le genre...


Vous pouvez vous écouter parler en prenant des postures de critique-enngagé-subversif-underground mais votre manque de gout ne sera jamais compensé par cet étallage de références inconnues, de culture sous-universitaire....en plus en citant Spielberg à la fin vous passez encore plus pour un guignol... franchement quelle rigolade ...


 Pour les malheureux qui échouent ici en croyant tomber sur un article objectif je conseillerai d'aller se faire un avis par eux même, à la fois sur le film et sur ce "site"....

commentaire n° : 25 posté par : Libanais le: 02/05/2006 09:17:47
Ma petite caille, prend un bon thé vanille et respire calmement. Voiiiila.

L'article du Dr DEVO, celui-ci comme les autres, ne prétend pas à une quelconque et chimérique objectivité, mais revendique bel et bien sa subjecivité. Donc déjà, tu le vois bien, tu as tout faux.

Quant au fait d'aller se faire un avis par soi-même, tu as raison et il n'y a vraiment pas de quoi se mettre dans des états pareils, chaque spectateur peut et doit, est libre de se forger une opinion.

Sinon, tes griefs et tes critiques sur/contre l'auteur de l'article sont à n'en pas douter partagés par certains et pas du tout du tout par d'autres : c'est la vie mon grand....
commentaire n° : 26 posté par : Bernard RAPP le: 02/05/2006 11:08:07

J'ajouterais ceci : j'en ai par dessus la tête de lire ces accusations de "mauvaise foi". Qu'est-ce que ça veut dire, à la fin ??? Est-ce de la mauvaise foi que d'exprimer un avis défavorable, qui n'est qu'un avis, rien de plus ? Interdit-on ici au passant de penser ce qu'il veut du film, lève-ton ou baisse-t-on le pouce quelque part dans ces pages ? NON !!!


Si vous ne partagez pas cette opinion, vous pourriez avoir l'intelligence de faire part de vos arguments et de votre propre ressenti sur le film au lieu de vous comporter comme des redresseurs de torts de cour de récré. C'est d'une bêtise...

commentaire n° : 27 posté par : Le Marquis (site web) le: 02/05/2006 14:05:35
"Cher Dr Devo,

Comment oses-tu? Ta critique de supblime single "Ha, La Queue Leu Leu" est remplie de mauvaise foi.  Ton jargon pseudo-musicologique ( rythme, mélodie, timbre de voix) montre ton aveuglement de sbires universitaires qui ne jure que par Stockhausen, c'est tellement chic.

Comment oses-tu t'attaquer à un tel monument de la musique populaire justement apprécié par des millions de français, comme en témoigne les ventes du 45 tours à l'époque. Heureusement, personne n'attend ton avis! [Là, je suis déçu! Je pensais que toute la planète musique attendait ma critique!]
Heureseusement les gens sont assez intelligents pour ne pas se désaltérer à l'abreuvoir de ta bêtise innée, et savent qu'ils peuvent aller [doivent?] chercher un avis digne de ce nom dans une revue specialisée qui dit du bien et donc du VRAI de cette merveilleuse chanson.

Avoir un avis de la sorte est tout bonnement un scandale et sois bien sûr que le jour où, misérable impuissant (tu n'as qu'à essayer d'en faire des tubes, on verra si t'es si fort!), je serais au pouvoir, tu seras dans la première charrette qui améneront les dangereux sur le parvis de la mairie! Et Guy Béart ne pourra rien pour toi!

Capitaine John D. Zattapatik"


extrait du livre "Deux ou Trois chose que l'on dit de moi" par le dr Devo (édition du Socialisme en Marche, 1987).
commentaire n° : 28 posté par : Dr Devo (site web) le: 02/05/2006 17:47:58

 Je n'ai jamais pensé que c'était bien PARCE QUE beaucoup de gens ont aimé....ça serait aussi stupide (mais moins prétentieux) que de critiquer pour cette même raison....


 


 

commentaire n° : 29 posté par : Libanais le: 03/05/2006 09:26:00
Et ?
commentaire n° : 30 posté par : Bernard RAPP le: 03/05/2006 11:26:10
Cher Libanais,

relisez vous! Il y a quand même clairement exprimé dans votre message qu'avoir un tel avis que celui du Dr est quelque chose de honteux (voire dégueulasse). Le dr, avec son humour habituel, n'a fait qu'extrapoler, votre commentaire étant "surprenant" parce qu'il exprime qu'un avis contraire au vôtre (qui avez trouvé ça génial) était un scandal-al-al, comme dirait Geaorge Marchais imité par Pierre Douglas!
Le dr a mis le doigt avec charme et élégance sur ce que votre commentaire avait de péremptoire et même plus. Encore une fois dans ce genre de polémique ("c'est faux ce que tu dis! comment oses-tu dire une chose pareille qui n'est même pas vrai? Impuissant, va te faire foutre!"), on tire avec la pire violence, puis ond se défausse sans repondre sur le fond... ou s'excuser, tiens, par exemple (ça me passe par l'esprit à l'instant!).

Comme l'a souligné RAPP par son commentaire brillantisme (et en quatre lettres en plus!), ou encore le Marquis, sur le fond vous n'avez toujours pas repondu à l'analyse du Dr Devo. Quant à votre "ce serait moins prétentieux" (encore une pique decidement), vous vous trompez. encore une fois et persitez et signez par cette remarque que les avis sur ce film DOIVENT etre normé (parce que la même bêtise qu'on soit pour ou qu'on soit contre, mais exactement la même implique une faute mois grave, si ça va dans le sens de la louange!).
commentaire n° : 31 posté par : Mr Mort (site web) le: 03/05/2006 17:22:43
sauriez vous quelle est la marque de la robe rouge que porte anna mouglalis lors de la soirée avec le dandy?
commentaire n° : 32 posté par : marine le: 23/11/2007 15:03:51

Houlalala, Marine, c'est du technique ça! Je serais incapable de le dire mais tu trouveras surement des indices dans le générique de fin.

Dr Devo.

commentaire n° : 33 posté par : Dr Devo (site web) le: 24/11/2007 10:10:19

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