MIRRORS de Alexandre Aja (USA-France): Mirrors, Fathers...

Publié le par L'Ultime Saut Quantique


(Photo: "Ce qu'il fallait démonter" par Dr Devo et Mr Mort)




 

Là, vous êtes certainement en train de vous demander: "Mais fuck, où a-t-il eu un tee-shirt aussi tèndènce (avé l'accent du Sud), c'est sûremigu' un' tee-shirt en coton organiquE, il est tellemingu'... ». Sur ce dernier point, je ne vous donnerai pas tort, il est vrai que c'est un... sacré tee-shirt. Cependant avant de répondre à ces interrogations FUNdamentale entamons une nouvelle parenthèse cinématographique. Et ouaiiiiiis !

 

Jack Bauer est de retour (Et oui difficile d'envisager Kiefer Sutherland - « Kif » pour les intimes - autrement maintenant !) et il va avoir du pain on the planche le, "Kif". En effet, en plus d'accumuler alcoolisme, chômage, chute de cheveux, séparation d'avec sa femme (qui jadis lui a donné deux petits Jujus que, du coup, il ne voit que très rarement), n'ayant pas, non plus de domicile fixe, puisqu'il dort sur le canapé de sa sœur (plutôt pas mal d'ailleurs, la sœur, enfin si on veut), Jack, ou je ne sais plus comment il s'appelle dans le film, va en plus devoir se frotter à quelques fantômes forts malveillants... Bref c'est pas l'kif. (Rires).

 

Tout ça démarre plutôt pas mal. La photo n'est pas mauvaise, c'est très sombre et plutôt sympathiquement éclairé. (à ce sujet je tenais à signaler, une fois n'est pas coutume, la haute qualité d'accueil dans nos Pathugmont chéris. Il faut savoir que les cinémas Pathugmont ont été spécialement créés pour satisfaire toute la clientèle, y compris les personnes qui souhaitent quitter la salle avant la fin du film, ou celles qui désirent arriver un quart d'heure après le début. Et c'est pour ça que les salles sont équipées d'un tas de petites loupiotes bien emmerdantes pour un film comme MIRRORS. Merci les gars ;-) ). La mise en scène n'est pas infamante, relativement posée, mis à part quelques effets un peu gratuits, vus et revus (surtout vers la fin, qui n'est vraiment pas ce qu'il y'a de meilleur dans le film). Le montage aussi offre par moments des ellipses assez franches, ce qui ne manque pas de nous déstabiliser quelques instants. "Kif" est assez bon, il est carré, les autres peut-être un peu moins. Enfin c'est du travail correct malgré tout et pas trop prétentieux.

 

Nous aurions donc pu passer un moment agréable en ayant eu un peu les chocottes et en ayant vu de belles choses, l'intrigue au départ laissant présager des choses alléchantes. Oui mais voilà nous sommes à Hollywood et a Hollywood si on aime le travail bien fait, on aime aussi marcher dans des sentiers battus et rebattus, et pourquoi prendre des risques après tout? Nous aurons donc à faire avec une trame scénaristique vu cent fois, se déroulant façon "jeu vidéo" (péripéties, énigmes, bosse de fin...) et le tout bien saupoudré d'une intrigue familiale qui ne manquera pas d'alourdir le film. (Encore une fois, on préfèrera le traitement d'un Spielberg dans LA GUERRE DES MONDES pour ce qui est de la famille. C'était beaucoup plus sec et intéressant selon moi...). Du coup, il y'a un effet de vases communicants et peu à peu la mise en scène s'affadit, et le tout fini franchement par manquer d'élan pour finir par s'écraser tout court... Le film ne manque pas de se clôturer par un p'tit twist bien gratuit et surtout bien inutile (Dont décidément Aja a le secret puisqu'il nous avait déjà fait le tour dans son très honnête HAUTE TENSION, justement un peu gâché par cette fin twisté). Encore que, si le film avait commencé par la fin, les choses auraient pu se révéler, peut être, plus intéressantes (?!). Pas davantage de choses à dire, un film de plus...

L'Ultime Saut Quantique.  

 

 

 

 

 

 

Publié dans Corpus Filmi

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