DESTINATION FINALE 3 de James Wong (USA-2006) : La Mort et la Maille

Publié le par Dr Devo

[Photo : "Ce n'est pas le bon Curtis ! (message à la Faucheuse)"]

 

Chers Focaliens,
 
Pas le temps d'aller au cinéma pour le brave Docteur (ça va revenir tout bientôt), mais vous ne serez pas en reste car en effet, comme dirait Lelouch dans son dernier opus : "J'ai pas tout dit !" ("...à l'étourdiiiiiiii !", car cette chose-là se chante). Et il y a encore deux ou trois films dont je ne vous ai pas parlé, ça tombe bien !
 
Le Marquis, dans son dernier Abécédaire, nous a parlé de DESTINATION FINALE II. Je l'avais vu, mais n'ai visiblement pas retenu grand chose. J'avais vu le N°1 également. Et il faut bien le dire, quoi qu'on puisse penser des films, la franchise DESTINATION FINALE repose sur un principe complètement systématique, bien sûr, mais aussi totalement réjouissant, au moins sur le papier. Pour ceux qui n'auraient pas vu la(les) chose(s), expliquons le système. On prend un groupe de djeunz. On leur fait faire une activité dangereuse : prendre l'avion dans le premier opus par exemple, ou encore faire un voyage en sous-marin atomique, regarder THE AVIATOR puis ALEXANDRE puis IZNOGOUD (bientôt le N°2, chic !) à la suite, ou acheter un i-pod, n'importe quoi de potentiellement catastrophique ou de susceptible de donner à manger à Google. Bref. Nos jeunes s'amusent bien, sauf un qui remarque certains détails bizarres : avant le décollage, les ailes de l'avion semblent complètement tordues, ou alors ça sent le plastique brûlé pendant les pubs avant ESPACE DETENTE... Ces détails bizarres et inquiétants se multiplient à foison, et ce petit jeune, au lieu de passer un bon moment et de bien rigoler comme ses copains, commence à devenir bien parano. L'activité dangereuse se poursuit sans inquiéter personne, car un cinéma, ça ne brûle pas, et un avion, ça ne se scratche (yop !) quasiment jamais ! Bien.. Evidemment, quand l'avion décolle, il se transforme en boule de feu, et quand le film démarre, le toit du cinéma s'écroule ! Puis le jeune affolé se réveille et se retrouve... dans l'avion, avant le décollage, ou dans le cinéma, avant le film ! On s'aperçoit qu'il a fait un rêve prémonitoire. Il alerte les secours, qui le virent lui et quelques uns de ses copains (mais pas tous) car il dérange et affole les autres passagers / spectateurs. Le film / avion décolle, et bien sûr, la catastrophe pré-vue (si j'ose) a effectivement lieu. Ceux qui se sont fait expulsés, dont notre jeune saïkik, ont échappé de peu à la Mort, et ceux qui sont restés passent l'arme à gauche. Mais la Mort n'est pas contente, et pendant l'heure qui suit, elle va consciencieusement essayer de tuer dans la vie de tous les jours les rescapés, c'est-à-dire ceux qui ont échappé à la catastrophe initiale avant que l'autre imbécile empêcheur de tuer en rond ait sa prémonition ! La Mort, on la connaît bien, c'est une grosse consciencieuse, c'est quelqu'un qui cherche à faire son boulot correctement et sans s'égarer. Du coup, elle organise des incidents en chaîne dans la vie quotidienne, visant à éliminer les survivants. Et dans l'ordre qui aurait dû être celui de l'accident initial ! Tant qu'à faire ! Et si jamais la Mort rate son coup, tu es sauvé, car elle passe au suivant dans la liste ! Les accidents sont assez sympathiques. Du genre : je retire un billet de cinq cent euros au distri-banque (depuis que j'ai mis de la pub sur ce site, je peux me permettre, d'ailleurs j'ai un i-pod), pendant qu'un flic qui devrait faire la circulation au carrefour voisin dragouille une jeune étudiante anti-CPE, ce qui fait qu'une voiture passe sans respecter la priorité (il faut dire que les feux de circulation sont éteints car un mec de EDF était en train de vérifier le réseau électrique quand sa femme l'a appelé parce qu'elle ne trouvait plus les clés de la Mégane, et après le coup de fil, déconcentré, l'électricien a oublié de rebrancher les feux... qui sont donc éteints), voiture qui manque de peu d'écraser la mémé au passage clouté, qui vient de renverser son caddy plein de courses sur le passage piéton et qui est à quatre pattes en train de ramasser ses affaires. Comme la voiture c'est une Smart, ou mieux, une Austin Mini (calandre rabaissée), le conducteur ne voit la mémé qu'au dernier moment et il braque, l'évitant tout juste. Et vous, comme un imbécile, toujours au distri-banque, vous êtes en train de réfléchir pour retrouver votre code (6666, facile pourtant !). La voiture vous écrase contre le distributeur et vous transforme en une bouillie infâme. Fermez le ban, jisquette, c'est plié ! Voilà comme vous êtes morts après avoir échappé de peu à l'incendie du Pathugmont, trois jours avant, en allant voir SHIRLEY ET DINO LE FILM (bientôt sur les écrans, puking-bags non fournis ! Et après, y'aura SAMANTHA LE FILM, sûrement sublime, puis LAURENT RUQUIER LE FILM, puis LA METEO LE FILM (...pourvu que ce soit avec Patrice Drevet), puis ENVOYÉ SPÉCIAL LE FILM, puis MA COLORATION C'EST L'ORÉAL LE FILM... Ah non, là, je confonds avec le nouveau Andie McDowell, à qui je fais la bise au passage).
 
Ce n’est pas amusant comme principe ? En tout cas, si la chose paraît laborieuse sur le papier, je vous assure que c'est une très bonne idée de cinéma, permettant des millions de déclinaisons et de modes de narration.
[D'ailleurs, je trouve que la piste narrative est encore décalquée de l'original, et on peut encore faire mieux. Première remarque. Secondo, Je trouve que le cinéma, c'est-à-dire faire un DESTINATION FINALE dans une salle de cinéma (hommage à DÉMONS de Lamberto Bava, et au sublimissime mais désormais introuvable ANGOISSE, le film de l’espagnol Bigas Lunas [Bonne nouvelle, il vient de sortir en DVD au Canada ! NdC]), c'est, en toute modestie une sublime idée, et si un exécutif d'Hollywood veut la prendre, je lui la donne, mais qu'il cite Matière Focale au générique (avec l'adresse), ou mieux, qu'il m'engage comme scénariste ou consultant, car si ça paye plus que le SMIC, je suis partant ! Troisio et finalo, je pense que ça serait une très bonne idée que de proposer cette série à différents réalisateurs, afin de faire dévier la série progressivement. Imaginez : un opus réalisé par Tarantino, un par Cronenberg, un par Argento, mais aussi un par Tavernier, un par Almodovar, un par Woody Allen (je suis sûr qu'il dirait oui !), un par Gaspar Noé, un par Ken Loach, un par John Waters.... Imaginez la tronche de celui de Wong Kar-Waï ou celui de Moretti ! Ça serait merveilleux! Bon dieu, qu'attend l'industrie du cinéma pour faire appel à mes géniaux services ! Vous vous rendez compte du potentiel de cette idée : il y en aurait pour tous les goûts, de l'art et essai et du commercial (et du mixte : les deux en même temps), et ce serait un laboratoire assez fabuleux et oulipien en diable. Même avec des réalisateurs contestables (et il y en a dans ma liste, si, si, cherchez bien !), cela serait passionnant. Et, Messieurs d'Hollywood, imaginez l'incroyable source de revenus et de produits dérivés : DVD en pagaille (vente des films à l'unité, puis en soldes, puis en coffret intégral collector avec commentaire audio de chacun des réalisateurs sur son film et sur chaque film de la série !), T-shirts, porte-clés, pin's parlants, BO, livre pour ados, hors-série des Cahiers, etc. [Note : pour chaque film, le réalisateur aura le budget dont il a d'habitude, pour corser un peu le jeu !]
J'en salive d'avance. Si je gagne au loto, ou si Bill Gates passe par là et fait un don, je vous assure que je me lance dans le projet !]
 
Bon, fini la récréation et revenons à nos moutons. [Moi qui voulais parler de deux films dans cet article, je crois que c'est foutu...]
Je disais que le principe de la série était donc fichtrement intéressant ou, en l'état, vraiment sympathique. DESTINATION FINALE III m'a fait, il faut bien l'avouer, briser le cercle infernal de films pas intéressants dans lequel j'étais enfermé (12 films au cinéma, dont seul LA MORT AUX TROUSSES était abouti... Et encore, je ne vous ai pas parlé de tout). Car, il faut bien le dire, je n'ai pas boudé mon plaisir.
Premier point positif, outre le dispositif lui-même donc, le film est bougrement rentre-dedans. L’introduction est vite envoyée, en deux coups de cuillère à pot, puisque la première séquence dure 20 minutes (et drôlement déséquilibrées, entre la prémonition et l'accident, c'est délicieux et très anxiogène). En gros, il n'y a pas d'introduction ! Ça commence tout de suite. On a quand même droit à une assez drôle (malgré l'ignoble VF, encore une fois) présentation rapide des personnages, pendant laquelle il se passe assez de choses en périphérie pour que ce soit agréable, ce qui n'était pas si facile à faire, vu qu'on a affaire à une belle brochette où l’on trouve pas mal d'abrutis finis ou de ringards certains ! Ça se passe dans une fête foraine aux proportions dantesques. Américain quoi ! Tout est grand, mêmes les gratte-ciels ! L'héroïne observe ses copains de lycée en train de s'amuser, et les symboles dangereux s'accumulent dans une jolie perspective double d'événements soit plausibles et donc angoissants, soit exagérés mais angoissants quand même. Et c'est là la réussite de ce film : mélanger le vulgaire et le plausible, le fantasque et le possible-avec-de-la-pouasse. Certains éléments annonciateurs de catastrophes diverses sont loufoques, mais contrebalancés par d'autres peu probables mais possibles ! Et comme on est dans le cadre d'une fiction, on sent très bien que ces "possibles" sont terriblement proches... et apparemment sobres, puisqu’apposés à des choses complètement caricaturales au contraire. On marche donc, et par moment, on court même. Tu la sens très bien, l'angoisse qui monte, surtout que le rythme, marqué, dynamique mais finalement assez lent, est assez contradictoire pour nous faire bien sentir que chacune de nos deux fesses n'est pas sur le même siège. Les personnages ont beau tous être plus ou moins imbéciles ou fadasses, on ne peut que s'identifier à eux ! Ça marche, donc.
 
Une très bonne et très longue première séquence, disais-je. Elle a en plus le mérite de montrer que le film va construire sa variation (par rapport aux deux premiers, même si je ne me souviens pas du N°2) sur un élément futile mais ludique : l'héroïne doit prendre des photos de ses "amis" pour le journal du lycée ! Les clichés numériques serviront ensuite de dead-list ! Belle idée, d'autant plus que la gestion des simili-indices (les photos semblent, mais ce n'est pas sûr, indiquer comment la Mort va se venger ! Quelquefois ça marche, quelquefois c'est tellement tiré par les cheveux, ou simplement graphique, que ça en devient très drôle et toujours très angoissant, comme le montre l'opposition entre la séquence de la salle de musculation, prévisible, et celle du bricorama, beaucoup plus gratuite, et donc en opposition assez ludique) ; c’est assez malin et très bien exploité. Bref, cette histoire d'appareil photo numérique fonctionne très bien.
Si la première séquence marche irrésistiblement, c'est aussi parce qu'elle insiste sur l'incroyable bêtise, ou arrivisme, ou égoïsme, des personnages ! Ils ont leur part de responsabilité dans l'accident, et d'une, et d’autre part, ils font que le moment de la Mort qui approche devient quelque chose de presque enviable (c'est troublant), et en même temps de redouté, ce qui constitue un très joli paradoxe. Sinon, dans ses à-côtés, le film fait preuve d'un humour noir assez rigolo (comme par exemple le passage obligé par les sponsors dans la séquence alternée (et bizarrement longue) entre les filles qui font des UV et l'héroïne qui regarde les clichés numériques : d'un côté un disque en gros plan, et de l'autre la marque de l'imprimante !).
 
Evidemment, côté mise en scène, ce n'est pas du Ronsard, c'est du rentre-dedans, plutôt tendance tractopelle que pointillisme précieux avec le petit doigt levé ! James Wong, le réalisateur, enfile ses images au plan par plan, mais, contrairement à ses compères hollywoodiens (ou européens, voir ici), il ne renonce pas au montage et s'attache à travailler ses rythmes et ses hésitations feintes, ce qui marche assez bien. Le gars cherche l'efficace, et le trouve. Trouver un réalisateur qui fait un peu de montage en pleins mois de mars-avril, c'est déjà pas mal ! Ça n'empêche pas des couloirs de champs / contrechamps, comme d'hab’, mais Wong fait quand même autre chose, et aborde son film avec un minimum de construction et de mise en scène. Ça fait résolument du bien. Dans les moments calmes et dialogués (généralement stupides, ce qui peut être assez rigolo), Wong insiste sur ses acteurs et sur le contexte : celui de la vacuité, avec une bande de personnages horribles – des petits goths aussi vraisemblables que moi déguisé en Bertrand Tavernier, héros et héroïne délicieusement fadasses, grosse brute sportive (mais très bonne dans la scène de l'enterrement !), bimbos laides et improbables (qui nous expliquent pourquoi une séance d'UV est, à l'instar du travelling, une affaire de morale ! Les acteurs ne sont pas très beaux en général, pas vraiment bons, un peu comme dans les années 80, d’ailleurs), étudiant professionnel débile et arrogant, etc. Tout cela est plutôt sympathique, et sent l'arrivisme à plein nez, ce qui facilite le retour de la Grande Faucheuse.
Ceci dit, n'allez pas croire que la mise en scène soit indigente non plus. Ce n'est pas Michel Angelo, c'est entendu, mais il y a une jolie lumière (hormis la scène de pluie) et c'est un peu cadré. C’est consciencieux, ce qui est déjà beaucoup par les temps qui courent. Un peu de montage par là-dessus, et ça marche tout à fait.
Le film fonctionne très bien dans sa formidable introduction, je le disais, et aussi dans les deux meurtres qui suivront, dont celui aux UV, séquence très drôle et diaboliquement malpolie sur fond musical très rigolo (une sorte de TOM TOM CLUB acidulé). La séquence au Bricorama marche sur trois pattes, ce qui peut ne pas être désagréable. La dernière partie du film, par contre, est, comme dans le reste de la série, beaucoup plus conventionnelle et moins ludique, moins inventive. Plus mécanique et directement hollywoodienne pour ainsi dire. La conclusion, plus loufoque, est déjà un peu au-dessus. Mais, comme à chaque fois, ce DESTINATION FINALE là aussi semble vouloir dans la dernière ligne droite renoncer quelque peu à la loufoquerie calculée et très anxiogène sur laquelle le film s'est construit, pour aboutir à quelque chose de plus mécanique. Il me semble que, cette fois-ci (à moins que j'aie loupé un détail), la Mort ne fait pas de choses fantastiques dans cet opus, contrairement aux deux autres. C'est du jeu de dominos, bien sûr, mais pas d'interventions gratuites, caractère que dénonçait à juste titre le Marquis dans son article. [Cette dernière partie sent effectivement la coupe (pourquoi abandonner les plans alternés sur les deux flics ?) et la sneak preview à plein nez !]
 
En conclusion, DESTINATION FINALE III est un film plutôt franc et assez consciencieux, traînant ça et là de belles idées, et ne sacrifiant jamais à l'absence de rythme, c'est-à-dire en faisant un peu de montage et en réunissant des dispositions techniques soignées. [Allez voir UNDERWORLD II et vous verrez que ce n'est pas souvent le cas ! Je note au passage la chose la plus effrayante du film, qui a failli me faire tomber du siège : la superposition de deux musiques off dans la première catastrophe, de manière complètement atonale et grinçante, sans chercher l'effet de décalage mais au contraire en cherchant à faire mal aux oreilles, et avec discrétion en plus : c'est la plus belle idée du film, même si c'est très simple ! Un vrai moment de concret !] La deuxième partie est sans conteste frileuse, mais il ne faut pas bouder notre plaisir devant ce film de divertissement pas bête, très méchant et qui sait jouer avec les interstices et les béances, ça et là. On n'attend d'ailleurs qu'une chose : que le réalisateur d'un des prochains épisodes ait un soin plus constant du développement structurel et abstrait du film, et qu'une rigueur encore plus oulipienne, par exemple, plane sur le prochain, ce qui serait sans doute quelque chose de drôle et de beaucoup plus angoissant encore. Pour cela, maintenant que la franchise a rapporté des millions de dollars, il faudrait que les responsables de la production comprennent qu'il est vraiment temps de casser un peu plus le jouet si l’on veut qu'il se renouvelle. Car dans le prochain épisode, il sera difficile de faire mieux si c'est toujours la frilosité qui constitue la destination finale. Hahaha ! Ce serait dommage, et c'est déjà dommage dans ce N°3, de gâcher beaucoup d'efforts et beaucoup de choses réussies, c'est-à-dire de remporter un pari pas si évident, et de se vautrer en voulant justement assurer la mise, et en contredisant cet esprit (assez) iconoclaste... À suivre. La mort n'a pas fini de bosser.
 
Energiquement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Filmi

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Dr Devo 07/01/2007 09:05

Oui oui oui, je me souviens de cette plongée totale, c'était assez beau!
merci en tout cas, pour ce commentaire bien senti et les choses gentilles qui l'accompagnent!
Dr Devo.

Dr Devo 07/01/2007 09:06

Guile21 07/01/2007 01:54

Excellente critique encore une fois. Je me dois de te feliciter cher Dr Devo car tu sais te consentrer sur le film en lui-même. Cette integrité m'impressionne toujours, car à partir du moment où un critique arbore un semblant de culture et d'intellectualisme dans ses textes(je ne sais pas si ce mot existe, mais vous devez voir où je veux en venir), il est trés facile de verser dans l'auto-complaisance de descendre les franchises, les series B, les films de genre un tant soit peu mainstream. Une forme d'élitisme cinematographique qui me fais souvent peur et, malgrés quelques points de vues que je ne partage pas avec vous (toi, le Marquis, et Jean Passe), vous savez voir l'objet filmique avec detachement. C'est simple de dire qu'un film c'est de la merde parce que le public populaire l'apprecie... c'est tout autre chose de le demontrer.

Pour en revenir sur ce film, j'avoue que j'ai grandement préféré le deuxieme, mais celà est particulièrement due à la scène d'introduction qui frôle le dantesque (avec son emprunt intelligent de Terminator 2). Pour faire simple, c'est plus mon plaisir primaire qu'une veritable reflexion sur la mise-en-scène qui influe cette préférence. Toutefois, ce dernier film a indeniablement les qualités que tu lui concède.

L'idée de montage qui m'a particulièrement plu, c'est cette transition brutale en plongée totale sur les machines à UV dans les flammes, se changeant comme par magie en deux cerceuils au milieu d'herbe trop verte pour être honnette. Certes, on peu reprocher le dispositif un peu tape à l'oeil, mais l'effet est efficace dans un humour noir de bon goût (si ce n'est pas un oxymoron).

A noter que l'experience interactive offerte par le DVD (choix de la mort des personnages) n'est pas aussi casse-geule qu'on pourrait le penser, même si souvent bancal. En fait il est probable que le réalisateur ait tourné des scène alternatives (plus ou moins gores, narration légèrement differente), ce qui est courant pour prévoir les éventuelles censures, et qu'ils aient reussi à les inserer de manière originale dans le DVD. Mais ne vous faites pas d'illusions, le film ne change pas du tout au tout et vous n'aurez pas souvent l'occasion de sauver grand monde. Mais bon, puisqu'on est venu pour les voir mourrir...

La Mite et La Teigne 04/04/2006 21:21

Tu m'as tellement tenu en haleine malgré la longueur du parcours d'obstacles que j'en suis toute essouflée! Chapeau bas!!!

Rub 31/03/2006 17:13

Un vrai moment de plaisir que de lire cet article !La première partie est totalement joussive ; merci beaucoup pour cette superbe tranche de détente post-journée éreintante ! :)

ludo 30/03/2006 20:26

Un peu décu par ce troisiéme opus. La scéne d'ouverture est un peu frustrante au vu de celle du deuxiéme épisode qui nous en mettait plein la vue. Et la scéne finale en forme de gros jeu de massacre peine à nous faire oublier qu'effectivement le film préfére dupliquer la mécanique des précédants plutôt que de la faire évoluer. D'ailleurs ton idée de confier la saga à des réalisateurs complétement différants est trés rejouissante !
Plaisant mais frustrant, donc.