LE SOLEIL, d'Alexandre Sokourov (Russie-Japon, 2006) : Hirohito, c'est moi...

Publié le par Dr Devo


[ Photo : "The Life Cosmetic" (Oui, c'est moi, Hirohito, non je n'ai pas changé...)" par Dr Devo]

Chers Focaliens,
 
Des raisons de se plaindre, il y en a plein les wagons. Le train, petit et chargé petit, déroule son rail sur des airs de tchou-tchou abo-minables. Rien de neuf dans les quatre directions, rien de bon dans la réserve du magasin, le gringo ne tient aucune promesse. Fin de l'introduction.
 
Reprise et transition. Voilà déjà presque mort (Mr Mort, Mr Mort, Mr Mort) le premier trimestre de l'exercice en cours, et le bilan est lourd : à part le joli LORD OF WAR et le beau LES MOTS RETROUVÉS, on n'a rien vu de vraiment bon. Dans cette non-concurrence, comme pour me prévenir de mon anniversaire à peine passé, ma ville passe LE SOLEIL d’Alexandre Sokourov, promesse de chose qui respire, promesse de merveilleux tout court. Début de l'article.
 
Toi, cher lecteur attentionné du meilleur (on a les privilèges qu'on peut, et profites-en autant que moi jusqu'à ce que le Bisou Barbu nous sépare), toi vers qui tout ce site converge, gratuit et "cadeau" comme disait la poète, toi ô lecteur, tu peux investir sur la seule valeur haussière du marché du Cerveau. Va payer tes huit euros, nourris les voleurs, mais prend tout au passage et tu seras récompensé.
 
La période est donc vide, ou quasiment, mais dans le même mouvement mou, et avant et arrière du bloc de jelly artistique (non non, artisanal plutôt, quelle horreur !), les choses sont, en quelque sorte, claires dans le sens où le vide intersidérant qui nous occupe si peu est diaboliquement symbolique des maux retrouvés de la bulle qui nous préoccupe. Quelles sont les dernières marottes désolantes qui sont sorties de leur hibernation (ha-ha !) ces derniers jours sur le site Matière Focale ?
 
On s'est rendu compte que le cartonnage en forme biopic (à prononcer trois fois de plus devant un miroir), il n'y a que ça de vrai, et que c'est ça qu'on veut, disent les spectateurs. Bien. TRUMAN CAPOTE marche très bien, donc. Et puis, on veut aussi du film à réfléchir, ou plutôt du film à se rendre compte, des films de bonnes actions, en un mot, on veut nos pauvres. Les regarder, les écouter, comme un petit nenfant ferait un discours au siège de l'ONU sur ses misérables conditions de vie (la vie, la guerre, la maladie, le dégueulassime de nous occidentaux, trois kilomètres pour aller chercher de l'eau, ma pauv' dame...). Tel tout habitant de DOGVILLE, que voulons-nous, et dans quoi marchons-nous ? Dans la représentation factice et encore une fois, trois fois hélas même, artisanale de "là-bas" comme disait la poétesse au destin glacé et même frappé, allez hop, un petit jeu de mot, ça ne fait de mal à personne. Pour ça, je conseille un film asiatique, n'importe lequel, de préférence chinois, ou un machin sri lankais. Ou mieux, le même avec de vrais moyens de cinéma dedans, avec focale et avec pellicule, SYRIANA par exemple. Le film a l'avantage de pourvoir noter ce qu'on veut d'une troisième nuance : on veut du réalisme. C'est-à-dire, on veut, oui c'est ça qu'on veut, on veut du vécu, pas du peep-show, on veut des images de là-bas, la misère. Bien. Et dans le même temps, sans qu'on s'en aperçoive, on veut aussi la source de cette envie même, on veut que George Clooney mette sa clé dans la serrure de la chambre d'hôtel avant d'y entrer pour prendre une douche... Pardon, je ne suis pas digne... On veut que Clooney passe sa carte magnétique sur la serrure électronique de sa porte de chambre d'hôtel avant d’y entrer. Et s'il doit prendre l'ascenseur (LA CONCIERGE EST DANS L'ESCALIER, film mythique), on veut le voir appuyer sur le bouton (en or) d'appel, "bouton d'appel", voilà l'expression à retenir, on veut des preuves. Des preuves que Clooney a appuyé sur le bouton pour appeler l'ascenseur, et on veut des preuves que là-bas, ce n'est pas facile tous les jours, et qu'on va chercher l'eau à douze kilomètres. Le coupable n'est pas la scène du gamin qui fait des bornes pieds nus sur les cailloux coupants ("coupe-coupe brother" disait une autre poète), mais le bouton d'ascenseur. C'est parce que "c'est ça qu'on veut", exige l'insert sur le bouton de l'ascenseur, c'est pour ça que les cinémas sont inondés de films "humanitaristes", des films Droits de Lomme. Du bouton d'ascenseur naît le petit miséreux, et attention, non pas l'inverse. Bien sûr, ils se (v)fengeront sur LE PETIT "L" GOOD LIOUTENANTE 627 (déjà six cent vingt sept, le temps passe...) croyant à une haute inspiration de pitié miséricordieuse, mais en fait, ce qu’on veut, c'est Jean Gabin qui ferme la porte de son appartement avec une clé, avant d'aller dans la rue. Qu'on comprenne. Confondance, et confondation même, de la cause et du symptôme. Ce n'est pour moi pas beau à voir. Ici, où l’on déteste la pitié, nous nous permettrons, nombreux mais seuls, à opposer aux films Droits de Lomme, un doigt à, et de, l'Homme. [Petit jeux de mot pré-conclusif de fin de 1ère partie, pour amuser un peu le lecteur, ça ne mange pas de pain.] Il n'a qu'à se faire, le mec après tout. Dehors la salle de classe, dehors les leçons, dehors l'hypocrisie d'engrais de gazon, zou, out, et bonjour la Fraternité du Bisou Barbu. Les amateurs d'artisanats peuvent très bien arrêter là. Messieurs les Tondeurs, salut !
 
LE SOLEIL se passe en 1945 à la fin de la guerre, chez l’Empereur.
 
Voilà un résumé fidèle. C'est tout, pas besoin d'en savoir plus. L'histoire du film, c'est ça. Je vous ai tout raconté. "Et l'ascenseur Historique, alors ?" demande Algo Flash, lecteur de Rambouillet. Ben, Algo, A 'xiste pas, a 'téresse pas, a' voit pas l'rapport ! Ben oui Algo, ouvrez un livre, ou plutôt, allez voir un petit PJ, ça parle souvent de l'Histoire, surtout japonaise. Ou alors, a'rtourne un tin n'école ! Empereur dans sa maison-bunker (très beau gazon d'ailleurs, à moins que ça ne soit de l'herbe, et pas de pucerons sur les rosiers), point final à la ligne, sinon tu retournes au standard. Ici, on récite de la poésie à plus d'un titre d'ailleurs (jeu de mot invisible, nonosse pour ceux qui ont vu le film).
Deuxième point vertigineux, le rythme. Pas "de la noche" pour un rond, et déployant son réseau poétique de la manière la plus logique, avait-on envie de dire, soulagé, dans la salle, mais de la manière la plus "paradoxale" (à prononcer trois fois devant le miroir), malheureusement "paradoxale" de nos jours. Vitesse égale vivacité, coupes rapides égalent rythme, liant égale équilibre de la mise en scène, mon dieu de bois, tous ces axiomes de la lecture moderne du cinéma sont, merci, envoyés balader dans les rosiers, bien entendu. Le Miracle peut encore avoir lieu, sans, d’ailleurs, et je fais là une parenthèse, qu’on se demande dans quel champ du cinéma le film du Russe Flamboyant se situe. LE SOLEIL ne vient de nulle part et ne s’apparente à rien ou presque. [En fait, si, il s’apparente, on le verra mais de loin, et à des choses tellement lointaines que tout cela n’a plus aucune espèce d’importance, si ce n’est de rassurer quelques âmes perdues dont la mienne.]
Le rythme donc est hallucinant comme un film d’Hitchcock, voir ici (le même principe de soûlerie est à l’œuvre, ce qui est complètement véridique et totalement factice à la fois – cette comparaison, je veux dire – mais qui fait toujours chic et professionnel dans un article). LE SOLEIL est un film haletant qui n’est pas loin de se dérouler à quatre à l’heure, à moins que ça ne soit une impression, une question de "point de vue de l’observation", un peu comme les vaisseaux de 2001, qui eux aussi semblent aller à 4 km/h, alors qu’il n’en est rien. Passons. Le rythme, c’est la coupe, et de ce point de vue, Sokourov est l’un des plus grands. La coupe impose une spatialisation à la fois précise et baroque, rendant le décor quasiment trisomique, le déconstruisant quelque peu, mais dans le même mouvement lui donnant une autre logique qui ne détruira pas le spatial comme on aurait pu le croire, mais au contraire, lui donne un autre agencement, une nouvelle présentation, à la fois sentimentale (chaque objet posé sur le cœur) et sans lyrisme prédéterminé, sans beauté excessive non plus. Mais le plus impressionnant est que ce découpage impose sa loi et met en valeur deux choses : les personnages qui sont vus ainsi décalés, et dont il met les enjeux et les pensées au premier plan (sans les expliquer d’ailleurs, sans qu’on y comprenne rien, comme un compas tracerait un cercle, mais qui nous parait absurde car nous ne pouvons pas voir où est la pointe du dit compas, bien hors-cadre, exclu du film, baroquisme complètement et "follement" Robbe-Grillet) et l’Extérieur enfin. Ton réalisme en short devant Prisu (ou Body Shop, ou Chez Paul), pendant que nous, nous mangeons dans ce quatre étoiles de chez Robluchon, un repas à 455 euros. Quelle fabuleuse dépense, quel indécent gaspillage d’argent pour nous pauvre smicard, c’est exquis.
Voilà le secret du film que je vous livre en toute générosité. La scène-clé, c’est la scène dans le bureau d’étude zoologique, et un peu celle des photos (belle scène où les photos de famille, tata jeannette d’inspiration impériale, sont revues avec émotion mais mises sur le même plan (continu et logique) que les photos hollywoodiennes d’actrices et d’acteurs, soit une reconstruction importante et factice de soi, donc la plus franche : Hirohito, c’est définitivement moi. Là encore, assemblage de sources disparates, comme le montre encore plus fort la scène du Crabe dans le bureau d’étude zoologique).
Dans ce bureau donc, je prends le spécimen de crabe dans son bocal, et je décris comme Robbe, le plus froidement possible, le petit animal mort, sachant très bien que je vais finir par tomber sur quelque chose de fantastique et véridique. C’est pour ça que le protocole (humain ou des objets) est si important. J’observe cliniquement l’animal figé dont la carapace, creusée de ridules, évoque sans aucune ambiguïté la structure de surface d’un cerveau qui me fait penser à mon propre cerveau, et me renvoie donc à mon chaos intérieur. De là, le lien est évident : dans le crabe, je lis la situation exacte du Japon autour du bunker, et jamais je n’ai été aussi prêt de la réalité exacte et sensible de ces rues éventrées, de ces bâtiments détruits, de ces trous d’obus, et de la misère grouillante de la poignée de survivants. Je pleure, car j’en suis triste. Vite, vite, allons signer la capitulation.
Le problème avec les critiques, ici comme ailleurs, c’est qu’elles finissent par n’être qu’un système d’avis plus ou moins pour ou contre, et que finalement, aussi sincères soient-elle (ce qui est déjà moins souvent le cas…), ce n’est qu’un élément du dossier de presse parmi tant d’autres, qu’un élément de "l’accueil public du film". Dans le même mouvement, vous lirez ici ce que j’écris puis un autre gars, puis un autre et tout ça se vaudra, in fine. Malgré ce qu’on peut en penser, la critique, loin de mettre en valeur, est ingrate. C’est pourquoi on lui injecte du social, c'est-à-dire des rapports de domination et de légitimité. La question principale n’étant plus la recomposition d’éléments disparates dans la critique qui donne une idée (pas l’idée, une idée) exacte du film,  le film en étant forcément extérieur (de la critique). Ainsi, le critique ne connaît pas le vrai Japon à ses portes non plus. Enfin si, il le connaît, mais construit un tableau avec plein de coupes (du montage donc), qui permettra au lecteur de ressentir avec son cerveau (j’insiste, et pas avec son cœur ou sa tripaille) la cruauté de la tâche et la beauté des choses vues ou ressenties. C’est là la seule méthode pour sortir des célèbres "d’où tu parles ?" qui agitent autant les réalisateurs, que les critiques et que les spectateurs. Le réalisateur dira : "mais tu n’est rien, petit gars". L’autre critique dira : "ton nom de Google dans le vide cosmique désert" (je traduis : "ton nom n’est même pas sur Google"). Et le spectateur dira : "t’as qu’à faire des films !". Avec ça, on est bien ! Ce n’est pas gagné. Gageons qu’ici au moins, de manière fugace, on sorte de ce schéma.
Contrairement à la rumeur, je suis boucher-charcutier à Auxerre, et cela est légitime. 
[Note : ceci dit, même comme ça, c'est-à-dire avec déontologie et surtout avec AMOUR (bisou barbu, bisou barbu, bisou barbu !), je ne pense pas qu’on puisse sortir de l’incroyable faculté du Monde à tout mettre à plat sur le même niveau. Ce qui revient un peu au "d’où tu parles ?" (Et je te dirais ce que j’en pense ?) du début, puisque c’est la seule chose à laquelle se rattacher. Et de là, tout est permis (et rien n’est vrai !, disait le poète) : sortie des CV, jeux d’influences, délimitation des territoires par voie urinaire, élimination par réseau, moqueries, ou louanges d’ailleurs, bref, tout ce qu’on retrouve normalement dans les architectures qui régissent les Taj-Mahal scofieldiens de la vie professionnelle (au bureau, quoi !) ou amicale (réseau des connaissances).
En vérité, je vous le dis : je suis le doigt qui tient l’allumette qui va faire que le Taj ne s’effondre pas ! (Et en fait, il y a un plan sous (France) roche : les malicieux me suivront dans les passages souterrains.
La scène du crabe, c’est le film. C’est elle qui conduira le sens et la beauté du reste aux confins de la plus simple, de la plus drôle des poésies abstraites. Véritable Michael (comme lui, toujours deux coups d’avance), Sokourov nous invite à explorer le sous-terrain justement. Que c’est drôle, que c’est beau. Bien sûr, le kleenex est obligatoire que ce soit pour des raisons esthétiques ou émotionnelles, ce qui de toute façon revient au même.
Une parenthèse : pour bien comprendre les coupes du SOLEIL, il faut être bien attentif à la scène du paravent au début, et du jeu entre l’action, Empereur et le vieux majordome, et notamment comment celui-ce se retrouve à l’extérieur de la pièce ! Que c’est drôle et malicieux ! Que c’est beau !
(C’est pour cette raison, c’est par ce modus operandi, que le film est haletant comme une série américaine.)
Le reste n’est que sublissime. Photo hallucinante dont on ne peut dire à 100%, ma houille sur le maillot, si c’est de la vidéo ou du 35mm (bon, on se doute que c’est de la vidéo, mais que celui qui ne s’est pas dit pendant la projo « est-ce bien sûr finalement ? » me jette la première pierre). Sokourov a réussi dans le passé à faire un sublime film, du point de vue de la photo, en bétacam (même pas numérique), le plus laid de tous les formats d’images !
Donc ici, photo hallucinante. Rien que pour ça, on sait que c’est le film de l’année. L’étalonnage est tellement merveilleux et inédit que Sokourov a filmé une ceinture de garde en gros plan (putain de jaune ! Comment il a fait ça ? Le plan sur cette ceinture, très drôle au passage, est peut-être le plus étonnant du film). Bref, Sokourov est un étalonneur de génie.
La scène de bombardement, qui envoie tous les petits mecs qui vont être en sélection à Cannes dans un mois, avec leur film réaliste à trois balles éclairé par des chefs-opérateurs hong-kongais (avec force de Petit Juju qui pleure dans sa misère de la guerre, voir premier paragraphe), cette scène de bombardement, dis-je, n’est que le prolongement de la scène du crabe. Et ce bombardement devient la chose la plus belle du film, et aussi son doigt le plus tendu dans ta face.
Les acteurs sont fabuleux. Empereur et sa femme über alles. Voir la scène des retrouvailles.
D’ailleurs, si vous me trouvez quelque chose de plus beau que la façon dont le dernier plan se coupe, je vous offre la félicité à la droite du Christ Notre Sauveur !
Quant au son, comme d’hab, Sokourov est aussi loin devant tout le monde avec son fabuleux sous-mixage incessant. Mais je vous laisse la surprise pour ceux qui ne connaîtraient pas.
Conclusion : Sokourov signe là le film de l’année haut la main, et les doigts dans le nez. La concurrence s’écrase. Fermez le ban. C’est peut-être un des rares vivants à avoir compris que le cinéma « moderne » (hihi !) était contenu en entier dans Syberberg et Duras (la cinéaste). Du son, des images, et du collage sans cesse, dont aucun n’est réel. Aucun son ON. Aucune captation. Bravo, c’est ça qu’il fallait faire.
Vôtre,
Dr Devo.
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Publié dans Corpus Filmi

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Dr Devo 25/10/2006 17:58

Mais de rien, Max, c'est 500 francs CFA la consultation... Non bien sûr, tout ça comme disait Marie Laforet dans son célèbre poéme, c'est "cadeau"!
MMMMMmmmmm... Max, connais-tu Peter Greenaway? Sinon ce serait un bon enchainement... Tu trouveras sur le site une critique de ZOO pour te mettre l'eau à la bouche.
 
Dr Devo. 

Max 24/10/2006 13:37

En achetant (sans avoir entendu parler de Sokourov ailleurs qu'en ces lignes, Dieu pardonne ceux qui m'entourrent) le DVD de ce film, j'ai enfin totalement justifié l'achat de mon projecteur. J'ai presque trouvé le pardon de n'avoir pas été assez réactif pour le voir au cinéma... et je n'ai jamais été aussi heureux de t'avoir rencontré ! Je ne trouve pas grand chose à rajouter sur le film, manque de recul, et besoin irresistible de revoir tout ça. (Ta référence à Scofield est délicieuse, surtout de mon point de vue, car sous ton influence je viens également tout juste de finir la saison 1 de Prison Break... )Docteur, vous êtes le meilleur des docteurs !

Dr Devo 23/06/2006 23:45

Exactement. I raised my case.
Denny Crane!

Isaac Allendo 23/06/2006 23:24

Oh la vache !

Et rien d'autre à dire.

Si : la scène du bombardement "aquatique" est tellement miraculeuse de beauté que j'en ai presque chialé. HALLUCINANT ce type.

Slečna Meruňka 22/04/2006 13:01

Ce qui est bien avec tes articles, c'est que pour ceux qui concernent le peu de films que je prends la peine d'aller voir au cinéma, ton propos principal est toujours en accord avec mon intuition la plus sincère. Pour le reste, les détails et le degré d'enthousiasme ou d'affliction, heureusement qu'il y a quelque chose comme la sensibilité personnelle pour m'empêcher de me reconnaître dans ce que tu dis...Je ne vais donc pas souvent du tout au cinéma, mais ça me satisfait quelque peu d'avoir au moins eu l'avantage de voir ton film de l'année. C'est déjà ça, mettons...