FAUST de Brian Yuzna (USA, 2001): Ha, je ris et je me vois si belle...

Publié le par L'Ultime Saut Quantique


[Photo: "Stage "Espace scénique, Orgie et Eveil des Sens" organisé par la troupe d'artistes de rue MOLLARDS DE FEU, SUBVENTIONS ET DJEMBE de Arras, pour le CNC en septembre 2009" par Dr Devo et Mr Mort.]






Salut les kids !

C'est d'obscurantismo satanico-barjabulisme (une doctrine tout droit sortie des esprits tordue de Marie-Ange Nardie et de Laurent Broomhead) dont il sera question dans cet opus de Yuzna (Brian de son prenom), à savoir FAUST.

Le mythe de Faust, ça remonte depuis un certain temps et ça vient de je sais plus trop qui ou quoi... cela dit on s'en bat un peu les ---BIP's---. Disons juste que la chose a déjà été adapté au cinéma ( plusieurs fois même !?) nottament par Her Fuhrer Murnau ( prononcer Air for Her ? MurnAhOw! ... Et voilà qui ferai un délicieux titre de film ?!) avec une sublime version totalement baroque  et déjantée dans la plus grande tradition du cinéma expressioniste allemdand ( Et que je n'ai pas vu... ).

Je vais quand même vous rappelez les tenants et les aboutissants du film de Yuzna. En gros, T'as un boy (qui aime une meuf) et qui est amené (plus ou moinssse à son insu...) à pactiser avec le devil, alias Mr. S, alias SATAN parce que sa meuf vient de se faire butter la tronche et que (du coup) il est un peu desepered et au bord du suicide... Donc (ce serai sympa de suivre!), il devient une proie facile pour Mr. S qui en échange de son âme lui offrira la vie eternelle. Il devient alors Faust, ce qui représente un sacré avantage sur ses ennemis (comme les bad guys qui ont éconduit sa copine, par exemple). Aussi Mr. S pourra, par le biais de cette sournoiserie, mettre à bien son projet d'apocalypse... Un seul hic, c'est que le p'tit Faust, pour une raison à peu prés étrange, va se rebeller contre son "maître". (Et là on ne va pas que pousser mémère dans les orties, je vous le dis.)


Alors le Yuzna il y va pas par douze chemins, et on l'en remercie. L'intrigue et la psychologie des personnages, il te plie ça en trois coups de cuillère à pot, au profit de la mise en scène d'une part (qui sous des traits de série B kitschouille, est très soignée et ne manque pas d'ingéniosité !), de l'action d'autre part ( latage de ---BIP's--- ) et d'un très beau sens du "grotesK". Et c'est ce dernier point qui attirera toute notre sympathie.


Chez Yuzna, le grotesque est un peu une marque de fabrique, et si parfois cela ne donne pas toujours des trucs franchement "top" (la scène de la souris se battant avec un zizi dans BEYOUND RE-ANIMATOR) cela peut donner quelque chose de très interessant, contrastant ici avec une histoire aussi tragique que celle de Faust. Nous sommes là est là dans un esprit beaucoup plus proche des comics déjanté à la Franck Miller ou qui sais-je encore... Et c'est assez réjouissant.


Ainsi, Faust est le genre de film de super-anti-héros que l'on aimerait voir plus souvent, où l'on atteind un très bon équilibre entre le grotesque assumé et le beau, loin des films de super-héros pompeux et prétencieux qui hante nos cinémas aujourd'hui (Dickman Batnight, par exemple). J'aimerai aussi lui decerner une mention spéciale quant aux effets spéciaux. Les images de synthèse, nous le savons, représentent aujourd'hui un argument de vente pour les spéctateurs alors que le résultat est bien souvent très mauvais, quoi qu'on en dise. Et il est très interessant de voir comment Yuzna s'amuse de cela en nous offrant d'ignobles plans en synthèse (comme ce gros plan sur le visage de Faust lors de sa première apparition, totalement gartuit et totalement drôle), et en faisant le choix au final d'effets "traditionnels" qui bien que faisant très "cheap", donne une esthétique d'antan très plaisante au film. Un choix esthétique saint et bienvenu....



Bref, Faust ça dépote !




L'Ultime Saut Quantique




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Publié dans Corpus Analogia

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sigismund 08/11/2008 16:59

râaah...ayé faut que je le voiX.