HOSTEL, d'Eli Roth (USA-2006) : on sait aussi faire la fête à Bratislava !

Publié le par Dr Devo


(Photo : "Et les Eaux froides de la Mer" par Dr Devo)


Chers Focaliens,
 
La séance de rattrapage est un exercice assez rude, et parfois même triste. On peut s'apercevoir qu'on a loupé le coche, et l'occasion de faire un chouette article, de ne pas avoir conseillé tel film, etc. On peut aussi se dire que décidément, en salles plus qu'en DVD, ça devait avoir de la gueule, comme on dit, etc. Quand on a été minable, ou quand la société a été méchante avec nous (c'est-à-dire quand tel film ne passait pas dans ma petite ville), la séance de rattrapage est le carême des cinéphiles : c'est un instant de réflexion et de retour sur soi, de retraite un peu hors du temps (et forcément après la bataille), en vue de repentances éventuelles (j'ai jugé trop vite, la prochaine fois j'irai le voir dès la première semaine, etc.).
 
Il y a deux mois quasiment jour pour jour sortait HOSTEL, que je serais volontiers allé voir si une salle de la région l'avait passé pour un prix inférieur à 9€ le ticket (une salle qui ne fait pas partie du réseau Pathugmont, donc.) Quelques semaines plus tard, je reçois la galette américaine du DVD pour mon anniversaire ! Mais la guerre est passée et je laisse la chose sur l'étagère. C'est mal !
 
En loupant le film, on dirait bien que j'ai loupé la polémique qui va avec ! En signalant l'arrivée du DVD à la maison, j'ai vu dans mon entourage des réactions plus que contrastées, voire assez violentes, sur un film qui avait l'air de n’être qu’un film fantastique de plus, peut-être, éventuellement réussi. Allons jeter un œil.
 
Nous sommes à Amsterdam, capitale européenne du tourisme et plaque tournante des bananes en plastique noires cachées sous le k-way ! Nos trois héros sont américains, sans doute des étudiants, qui sont en train de réaliser un gigantesque tour d'Europe. Après Londres, Paris et Berlin, les voilà donc à Amsterdam. Nos trois amis ricains essaient tout et font tout comme des touristes : tournée des bars, achat de hachisch, essayage de coffee-shop, dragues plus ou moins chanceuses en tout genre, discothèque, putes... Tout y passe. D'un naturel arrogant, déconneurs et assez grandes gueules, nos trois "héros" vivent dans une sphère à eux, d'où ils ne perçoivent qu'une certaine vision de la Hollande : de la bonne herbe, des filles superbes aux comportements soit étranges, soit très peu farouches, mais qui ont toujours un faible pour les américains. L'Europe n'est donc qu'une espèce de grande fête globalisée pour nos 3 gars qui ne voient que l'occasion de boire, rigoler, et surtout draguer des beautés !
Après s'être fait vidés d'une boîte, les trois gusses, passablement éméchés, arrivent à réveiller tout leur hôtel en trouvant scandaleux qu'il n'y ait pas de réceptionniste pour leur ouvrir. Ils échappent de peu au cassage de gueule en se faisant accueillir par des européens de l'Est. Tandis que l'un est en train de baisouiller une petite pépée dans un coin de la pièce, le deuxième européen de l'Est dit à nos trois petits cochons que non, décidément, il ne sert à rien qu'ils aillent à Barcelone, très surfaite. Si c'est la fesse qui les intéresse, le paradis, c'est l'Ukraine : quasiment pas de touristes, surtout pas d'américains (et donc pas de concurrence), des villes très belles, des filles en surpopulation (cf. la guerre), vie pas chère, etc. Il donne à nos 3 mousquetaires américains l'adresse d'une espèce d'auberge de jeunesse dans une toute petite ville près de Bratislava.
Arrivés sur place après un voyage un peu lugubre, il faut se rendre à l'évidence, cette ville est un peu le Paradis : ville d'eau à la belle architecture, le patelin a du charme. À l'Auberge, c'est même carrément hallucinant : c'est un ancien hôtel particulier somptueux, et les 3 petits Donald Ducks partagent leurs chambres avec trois sublimes créatures... Enfin le coin de leurs rêves : une ville presque sans touristes, mais aux filles accueillantes. La fête peut commencer. Bizarrement, un de nos trois comparses (le plus vieux mais aussi le plus débile, d'assez loin) quitte la ville le lendemain sans prévenir ses amis. Il serait parti avec une japonaise, lui qui n'aime pas du tout les filles asiatiques, et au grand dam de Keiko, binôme de la fugueuse... Étrange, non ?
 
Et bien, le moins que l’on puisse dire, c’est que ça commence fort. Nos trois héros sont des high school boys dans toute leur splendeur, mais débarrassés de la moindre aura romantique des films de college américains (qu'on adore ici !), plus réalistes en quelque sorte. Et plus antipathiques ! Le premier, héros apparent, est une espèce de petit gaffeur au physique plus ingrat (et qui doit donc lutter un peu plus pour attirer les filles), la banane en bandoulière (très drôle d’ailleurs, dans la scène de la discothèque), sorte de semi-puceau un peu inexpérimenté. Le deuxième est un total beau gosse, et le troisième est un faux-jeune d’une trentaine d’années, déjà marié-divorcé, et qui est d’une vulgarité sans pareil (son passe-temps favori est de montrer ses fesses, voire ses parties génitales, à ses copains dans un rire bien gras !). Mais c’est aussi le plus rentre-dedans, et de très loin le plus obsédé sexuel. De fait, c’est lui qui emballe le plus.
Nos amis n’ont pas de problèmes d’argent, c’est évident, et ils voyagent dans les capitales européennes comme je vais visiter des villages bretons. Au lieu de Kerplouc, Plougannec et Rostrenen, eux visitent Barcelone, Berlin et Amsterdam !
S’ils sont déconneurs, Eli Roth dresse leur portrait en trois coups de cuillère à pot, et ça fait mal : ils sont aussi assez arrogants, fiers comme des poux, naviguent dans le pays comme des clients-rois dans un grand magasin, n’hésitant pas à râler devant la moindre coutume locale qui soit différente, et raillant le moindre trait de caractère ou la moindre habitude des indigènes qui ne leur semblent pas logiques (c'est-à-dire pas américaines). De vrais abrutis, à plus ou moins grande échelle, mais de vrais abrutis. Des convaincus.
 
Pendant cette exposition hollandaise, on devine très vite que ces personnages sont très bien écrits, qu'ils se détachent, malgré la caricature, avec un beau naturel, et que le réalisateur dépeint un portrait vitriolé mais complètement juste de ses compatriotes. Ceci dit, arrêtons déjà ici la polémique à la petite semaine. S’il est très clair que Roth s’adresse à ses compatriotes d’abord, les héros de cette histoire sont avant tout des jeunes occidentaux friqués qui se retrouvent sur un autre continent. Ils pourraient aussi bien être australiens ou néo-zélandais. Ou des français en vacances en Afrique du nord, par exemple ! [Que celui qui n’a jamais vu une bande de jeunes français en boîte à l’étranger me jette la première pierre !] Ils ne cherchent pas à comprendre quoi que ce soit des villes ou des gens qu’ils croisent, et finalement ne communiquent avec les autochtones que quand ceux-ci partagent les mêmes préoccupations qu’eux (les joints et les filles), c'est-à-dire quand leur mode de vie est déjà axé sur la consommation et le plaisir facile.
Non seulement tout cela est bien écrit, avec moult détails souvent judicieux ou beaux ("on est américains et on a des droits !", une des phrases clés, prononcée alors qu’ils se font vider manu militari d’une boîte où ils ont déclenché involontairement une bagarre). On est sans voix devant une telle brochette d’abrutis, bien sûr, on sent très bien que ces trois-là sont des glauques, et que si nous devions les croiser en vrai, on serait absolument écœurés !  Il n’empêche que malgré cela, Roth arrive aussi à nous faire rire, et pas qu’un peu. Rires jaunes, certes, mais rires francs, et assez subtils dans ce genre.
 
Côté technique, c’est assez beau. La photo est soignée, les repérages sont plutôt malins, le son est très bon. Ci et là, le cadrage est même pas mal du tout, bien que ce soit sans doute le point le plus indigent. Par contre, malgré cette dernière note, on remarque que l’échelle des plans est plutôt bien utilisée. Ce qui, à nos yeux de petits français, est déjà un exploit galactique !
 
Dès le départ et avec un générique assez glauque, on sait qu’il y a Henri Langlois sous France Roche (encore !), car on a vu un mystérieux personnage laver une salle en carrelages cradingues de tout le sang qui jonchait la dite pièce ! En sifflotant, comme une attente. Mais ne gâchons pas notre plaisir, dans cette première partie, on rigole beaucoup.
 
Contrairement à la réputation du film (et c’est souvent le cas lorsqu’on profère ce genre d’accusations), Eli Roth annonce largement la couleur et ne nous prend pas en traîtres. Il y a plusieurs points annonciateurs du changement de ton de son film, bien en amont des événements eux-mêmes. Premier point. Tout est annoncé trois kilomètres à l’avance. Les indices sont donnés presque avec naïveté. Le plus bel effort est, de ce point de vue, l’immonde reprise en fond sonore de la chanson culte du très beau film THE WICKER MAN ["Willow Song", superbe. NdC], dans une reprise électro dégoûtante mais excessivement drôle dans le contexte, pendant une scène de sexe (comme par hasard). [L'extrait est très court, à peine insistant, agissant en sous-texte, grâce à cette splendouillette et stupide interprétation.] Les indices sont donc multiples. Le générique nous a prévenus. Pourquoi donc en faire tout un fromage ?
 
Surtout qu’il s’en passe de belles. En effet, la principale qualité de ce film, c’est sa subjectivité, chose d’autant plus frappante qu’elle s’opère à travers un changement de ton, certes, mais qui est aussi un changement de point de vue. Dans ce grand glissando qu’est le film, le tour de force consiste justement à ne marquer aucun point de point de vue, à feindre une mise en scène uniquement efficace. C’est très curieux, et cela s’exprime de manière très incarnée (pour le spectateur qui, du coup, participe nettement au voyage). Mieux encore, le changement de point de vue, mot imparfait, disons le changement de grille de lecture, se fait sans qu’on s’en aperçoive, malgré les annonces de la narration.
Bon, là, je sens qu’il faut que je m’explique ! L’histoire nous annonce clairement qu’il y aura une autre histoire et une autre tonalité sous cette histoire potache et graveleuse d’étudiants en goguette. Elle nous dit non pas que ça va dégénérer, mais que, bien plus, il y aura carrément un changement de salle, comme en boîte où deux salles signifient toujours deux ambiances ! Bien.
Ceci posé, et malgré la mutation annoncée et la mutation effective de l’histoire, la mise en scène et l’univers du film (et non plus son déroulé scénaristique, vous suivez ?) changent, eux, d’une manière bien plus subtile et bien plus étrange, même si, pour se faire, ils utilisent une série d’indices qui n’en sont plus tant ils sont ostentatoires. En fait, on glisse bien d’une grille à une autre. Et quand on s’enfonce un peu plus d’un cran dans la deuxième (et qu’on s’éloigne donc un peu plus de la grille de lecture de départ), on ne s’aperçoit du changement que quand il s’est déjà opéré, c'est-à-dire bien après qu’il ait eu lieu. De manière assez impressionniste, on passe d’une teinte à l’autre. La variation ne se faisant sentir qu’avec un temps de retard, perception subjective oblige.
Ainsi, on perçoit que ce portrait très social de la jeunesse occidentale, portrait hilarant on l’a vu, mais méchant déjà, était plus qu’une espèce de rapport strict de la connerie U.S. C’était bien plus une vision occidentale des choses, sans que personne ne s’en rende compte. L’Europe est considérée dans le film comme un immense pays. Soit. En fait, HOSTEL ne nous montre pas que nous nous sommes trompés, et qu’on ait changé de pays justement. Pas du tout. Il nous fait passer d’une grille de lecture occidentale à une autre, orientale, easternienne pour ainsi dire. Le plan le plus simple, et pas forcément le moins drôle, est celui du téléviseur dans la salle commune de l’Auberge qui passe PULP FICTION en ukrainien. Comme tout le film fonctionne sur la répétition et l’emprisonnement temporel des personnages (qui passent leur temps à être bloqués et défroqués petit à petit de toutes leurs bouées : abandon du passeport, vol du portable, vol des vêtements), le film répète souvent les mêmes scènes. Et qu’arrive-il quand notre héros repassent dans la salle commune de l’Auberge ? Ce n’est plus PULP FICTION (fut-ce doublé en ukrainien !), c’est une sorte de téléfilm derrickien local ! Le film fait simplement une chose : il fournit sans le dire à ses personnages (mais en le disant à nous, spectateurs) les sous-titres, comme l’a bien compris l’un des trois protagonistes.
On passe donc d’un univers occidental à un univers plus ancré dans l’Europe de l'Est, plus nuancé. Et le plus effrayant du film, bien avant sa dernière partie, ce sont ces entre-deux où l’on s’aperçoit que le film et le pays ont muté, mais trop tard, bien a posteriori. Il s’est passé quelque chose que nous n’avons pas contrôlé. Voilà qui effraie les personnages, et nous avec.
 
[Roth met un décor en exergue dans la partie occidentale du film : la maison de passe à Amsterdam qui, d’un coup, est complètement (et de manière assez jolie) stylisée, de manière quasiment fantastique. La scène se répétera au moins deux fois en Ukraine. Le langage universel, c’est le Sexe. Le film pose aussi la question de l’échange de la culture, chose impossible, gratuite, et naïve, face à des marchés plus que lucratifs ! En tout cas, là aussi, le lupanar annonce clairement l’usine ukrainienne. Il y a là, dans le fait de relier ces deux décors artificiels (le bordel et l’usine qui n’est pas moins irréaliste), un jeu de miroirs, une répétition qui est aussi un humour détaché (dans le métrage, les deux moments étant très éloignés l’un de l’autre), froid et grotesque.]
 
L’autre tour de force du film, très décrié, est quand même soufflant. Parallèlement à ce changement de point de vue qui consiste, pour faire vite et clair, à donner une vraie épaisseur aux Européens (ben voilà ! c’était pas si difficile que ça, Docteur !), à mesure donc qu’on sort les personnages de la caricature (car les américains, comme les slaves, concentrent TOUS les pires clichés), plus le film acquiert de l’épaisseur, et plus Eli Roth le plonge dans le film de genre le plus caractérisé. Et c’est cela qui fait très peur ! Et non seulement le film glisse dans l’horreur, pas si brutalement que ça d’ailleurs, lentement même je dirais, et plus on découvre la nature de ce film horrifique : c’est quasiment une adaptation de la collection défunte GORE, série de petits romans de gare horrifiques des années 80, tous très bon marché et extrêmement glauques et gore, de fait. On retrouve carrément l’incroyable exagération, ou plutôt violence "pulp", de cette série. [Le détail qui m’a fait remarquer cela, c’est l’utilisation surréaliste du chalumeau et de la scène qui en découle.] Dès qu’on a compris cela, on est dans une situation très inconfortable. D’un côté, le film a acquis son indépendance, a apprivoisé ses nuances, et de l’autre il agit ainsi en utilisant une trame qui est carrément la plus grotesque possible, la forme la plus hyperbolique, la plus exagérée. C’est dans ce paradoxe gratuit et assumé que Roth nous fait le plus peur. Nous sommes à la fois dans un portrait quasiment crédible (ce que le film n'était pas au début), mais aussi dans une trame narrative grotesque, ce mot étant particulièrement utile ici, dans le sens où il décrit une ambiance glauque et cauchemardesque (dans le même sens où, pour moi, le premier EVIL DEAD est tout sauf drôle et reprend une logique de rêve, un dérapage grotesque et incessant). C’est là que le film est le plus passionnant, dans sa volonté généreuse mais ferme d’utiliser des éléments disparates, qu’on ne peut justifier, sinon par le projet lui-même. Loin d’être le film craspec et dégoûtant annoncé, HOSTEL, qui est d’ailleurs un peu gore mais qui place largement l’horreur hors-champs le plus souvent, vous remarquerez, est un film bien plus iconoclaste que prévu. Puisqu’il a construit son parcours avec patience et même une certaine lenteur, puisqu’une fois atteinte l’horreur promise, ce n’est pas du tout à un sentiment fun ou à un sentiment de violence gratuite et frimeuse qu’on est confronté, mais au contraire à une horreur cérébrale, onirique et baignant dans le hors-champ qui baigne HOSTEL. On notera d’ailleurs que dans les passages qui font très peur (et ils sont nombreux, le film étant très effrayant), il y a aussi les dérapages et les répétitions. On crierait volontiers quand le héros doit revenir sur ses pas, dans l’usine, ou encore quand on recommande une chambre, la même, pour y trouver d’autres créatures de rêve, mais exactement similaires et récitant le même dialogue mot pour mot. Le piège de HOSTEL semble être aussi structurel et temporel : il y a deux structures en une.
 
HOSTEL, au final, joue avec nos peurs sociales, notre de peur de l’étranger, et sa structure très construite nous happe d’une manière bien étrange et complètement originale, avec un point de départ et un point d’arrivée qui ne l’étaient pas forcément. Le monde comme un musée des horreurs, le sexe et le tourisme comme les deux mamelles universelles de l’humanité, la consommation comme seul moyen et seul croyance, si HOSTEL montre quelque chose, c’est que tout peut se vendre. Et que la marchandise dépasse et comble largement les différences culturelles, ou plus prosaïquement, la moindre nuance. Eli Roth choisit de dépeindre une société vulgaire (la nôtre, et très bientôt la leur !), et c’est dans la construction baroque d’éléments antinomiques, dans cette énergie placée dans des choses de mauvais goûts pour faire apparaître des nuances étranges et bien incarnées, que le bonhomme surprend le plus et livre un film bougrement original. Le ton et le rythme notamment, sans parler de la construction, ne font pas de HOSTEL un film d’horreur de plus. Et on est très loin du portrait de Roth en petit génie, protégé de Tarantino, petite chose à la mode et provocatrice. Cette notoriété passera, sans aucun doute (d’ailleurs, Roth, après le succès de CABIN FEVER, a refusé des ponts d’or et bien d’autres projets lucratifs et gourmands ; qu’il se tienne à cette ligne !). Il y a une tristesse, un pessimisme et un désespoir même, très noirs (la conclusion entérine quand même la mort de la Culture), loin de l’aura gadgétisée et de la réputation du film. Pas fun pour un rond, grotesque mais généreux dans ces passerelles avec le spectateur attentif, Roth creuse mine de rien un sillon personnel bougrement intéressant, et bien loin par exemple, des redites frimeuses et mille fois vues, mal foutues et non-construites d’un film comme SAW et consorts.
 
Il va falloir suivre Eli Roth, et espérer très fort que les petits rats de l’industrie ne le mangent pas.
 
Maladivement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Analogia

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Dr Devo 06/11/2006 01:37

comme c'est gentil! Merci!
Dr devo

Fab 06/11/2006 00:59

Je viens de voir ce film
j'ai a-do-ré
et j'embrasse ton analyse sur la bouche
je suis complètement passé à côté à sa sortie, je n'en ai entendu parler qu'il y a fort peu de temps mais la "polémique" est très rigolotte
parmi les com' les plus bêtes que j'ai lus parmi celui des inrocks et de technikarts celui de télécinéobs (C koi C le nouvel obs ?) je cite : Sous le masque d'un film ultratransgressif, " Hostel " ne pisse pas le sang très loin, ne remet rien en cause, et surtout pas le principe qui veut qu'un héros américain, aussi débile soit-il, finisse toujours par triompher du mal. (!!!)
le mec est déçu de ne pas avoir vu assez de sang mais ne semble pas avoir vu la scène des chiottes.
ben oui c'est Hitler qu'a gagné la guerre comme on dit.
tchô mon Devo
on les aura !

Dr Devo 21/09/2006 10:24

je crois que vous confondez: 1) les choses dites dans le film, avec 2) les propos du film (sont point de vue par rapprot à la narration), et enfin 3) l'endoirt où se place le ralisateur.De plus, oui, oui oui, et oui, il y a une agressivité bête en premièer partie et c'est le sujet du film (ce qui me fait dire que els heros auraient pu etre des étudiants européens en goguette au magrheb par exemple). Ce trait mute au fur et à mesure tout a long de la seconde partie, tout bêtement. (encore une fois l'exemple du passage télévisé de pup fiction).Un film qui joue sur l'aspect dangereux de l'autre n'est pas forcément raciste. vous faiters un raccourci: regardez LE JOUR DES MORTS-VIVANTS, bien plus aggressifs envers la Société dans on entier (et donc les autres) que Hostel. Quant au second degré de ce film... je m'interroge. Les derniers succés du cinéma fantasique enclenche très facilement le levier parodique: DEVIL'sREJetcs, par exemple, etc... Et le second degré bouffe tous ses films: saw 1 et 2, par exemple. Je trouve au contraire que les recents succés dans le domaine (wolf creek aussi, bref que des films assez médiocres) sont à fond dans l'utilisation de situations types déjà connues: c'est complétement des films qui "se situent" par rapport à d'autres (comme on dirait: "ca serait un melange de HTCHER et de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE"). En ce sens, dans leurs incessantes references (souvent au detriment de leur propore mise en scène), je trouve ces films intrinséquement 2nd degré.Hostel me parait assez sérieux dans son ambiance en plus. On peut rire beaucoup dans la première partie mais ce n'est jamais à l'aise. Enfin, je trouve qu'il y a de la muise en scène dans HOSTEL.Dr Devo

Shangols 21/09/2006 09:54

Oui, j'avoue que les (hypothétiques tout de même) seconds degrés de ce minable film de potache m'ont échappé... Je persiste dans mon avis : Hostel est bel et bien raciste, en tout cas très léger et très américain dans sa façon de concevoir le monde extérieur (c'est-à-dire les autres pays !). L'autre est considéré de toute façon comme hostile (Hostel), dangereux, et comme un camp de colonie de vacances, qui tourne relativement mal certes. respects quand même.

Dr Devo 19/06/2006 18:45

Ha ben, vous n'êtes pas le seul apparement! Mais pourquoi ne pas nous avoir dit pourquoi?
Dr Devo