AINSI SOIT JEUX, AINSI SOIT TUE, AINSI SOIT FILM : l'art ingrat de la musique filmée...

Publié le par Dr Devo

(Alors là, je tombe des nues. Après avoir fini mon article, je cherche une petite photo à détourner comme d’hab, et je tombe là-dessus. Si vous ne connaissez pas DEVO, lisez l'article d'abord. Bon. Par où commencer ?... Il s'agit de la pochette de l'album du groupe DEVO 2.0. VÉRIDIQUE ! Alors voilà l'histoire : c'est produit par Walt Disney. Ce sont des reprises de DEVO. Là, ceux qui me connaissent dans la vraie vie imaginent déjà mon état. Je suis sur le cul ! Excusez la vulgarité. Je vais sur leur site officiel (pincez-moi, je rêve !). Et là, je refais le grand huit, et tombe de nouveau de 100 (millions d') étages. Le groupe a été formé avec la bénédiction du groupe DEVO, qui leur a même composé 2 chansons, les premières inédites (officiellement, la vérité est ailleurs) depuis plus de 10 ans ! L'ordinateur sur lequel je travaille a des problèmes d'enceintes, et je n'ai pas pu écouter ces reprises et ces deux inédits. J'aurais pu authentifier les mixages et voir si le groupe est également à la production. En tout cas, j'ai commencé à regarder un début de clip : ça ne rigole pas ! Je me renseigne, j'écoute ça et je vous tiens au courant. On va en reparler. En tout cas, je jure sur la tête de mon chat que je ne connaissais pas ce groupe, et que j'ai trouvé sa trace après avoir écrit cet article. Tout ce que je vous dis, c'est du Nostradamus. Des fois, ça me fait peur. J'en profite au passage pour signaler le fabuleux album de Mark Mothersbaugh, où il a composé des chansons pour et par des gamins (enfin.... officiellement). Ça s'appelait VISITING KIDS, et c'était sublime...
 
Chers Focaliens,
 
Quelques jours de repos dans les immenses terres du Marquis, loin du tumulte des villes, vont me permettre, enfin, de revenir sur ce site et de le choyer comme je n'ai pu le faire ces derniers jours. Finies les journées à courir à droite et à gauche, à se démener comme un Ministre (non, je ne remplacerai pas l'autre). Et, bien sûr, hier soir, petite visite de courtoisie au Marquis.
 
L'homme à la Dévédéthèque Nationale (près de 3500 volumes, représentant tout genre et tout pays, et plus important, payés pour un prix valant à peine la valeur de 300 DVD achetés dans les rayons de la Fnuk, comprendre : 3500 DVD pour une bouchée de pain ou presque, un DVD ne devant jamais coûter plus que 8 euros). L’homme par qui le scandale arrive bien souvent. Car il est malicieux, l'animal ! Et je fus une fois de plus accueilli avec un tapis d'un rouge des plus profonds. À savoir, en apéritif, un DVD-compilation de clips français des années 80.
Le Marquis, comme l’un de ses illustres collègues du temps jadis, a ses perversions. Il aime faire souffrir les gens, mais attention, entre amis pour ainsi dire, et à petit feu. À peine remis de mon épuisant voyage dans ses terres éloignées, je dus donc me farcir avec un mélange de nostalgie, de rire et de désespoir (et un œil très en forme curieusement, qui n'a laissé échapper aucun défaut, avais-je l'impression, pas forcément bonne d'ailleurs). Julie Piétri (Marquis, corrige les fautes d'orthographes de ces poètes, j'avoue que ça défaille), Caroline Loeb (pas formidable, et sans sa ouate, mais c'est une de celles qui n'ont pas à trop à rougir), la charmante et absolument naturelle Corynne Charby (ici en "Catin du PMU", je cite le Marquis [En enjolivant !]), Lio (au secours !).
Chez les garçons, c'est pire : Gérard Blanc (complètement débile, mais une série de trois plans débilosses à pleurer de rire, et limite détournement de mineurs ; points communs avec Piétri : tournage au Maroc et cadrage d'aveugle), les Machins Bidules (dont je ne rappelle plus le nom [Les Vagabonds !], sorte de sous-Forbans, ce qui est quand même un exploit !), et Simon et les Modanais et leur reprise baluche super-jacky du tube immortel et insupportable ÉTOILE DES NEIGES (ce groupe est le Talking Heads français : sauras-tu deviner pourquoi ?). Jean-Pierre François, lui aussi cadré avec les deux mains gauches, et dont on s'aperçoit que la parodie des Nuls n'était pas si méchante que ça, à moins que ce ne soit François qui ait parodié les Nuls, ce qui expliquerait pas mal de choses. En tout cas, la Camargue en bétacam, ça ne donne pas du tout envie, et dieu merci, la veste en jean a disparu avec les dinosaures ! Je ne sauverai pas grand chose de toute cette bouillie. Je passe sur les AVIONS et leur nuit chaudasse en direct du Macumba de Montluçon. C’est ignoble.
Un des deux clips d’Eric Morena.... Quoi ? Arrêtez de râler, un peu ! Un des deux clips d’Eric Morena (mais pas OH MON BATEAU) était totalement réussi et drôlissime, et bien sûr complètement follasse. J'avais oublié cette phrase qui me faisait hurler de rire, plus jeune, et chantée avec le plus grand sérieux :"Youpi ! Voilà un clafoutis ! La fête est réussie ! Eh oui ! Les femmes me sourient ! Un jeune chien me suit !". Ouf, me dis-je, enfin un qui a essayé de faire quelque chose de différent, premier exploit, et en plus quelque chose de drôle, ce qui, vu le taux de prétention de chaque scopitone, est un exploit à souligner.
Si le clip de Desireless pour son grand tube VOYAGE VOYAGE est à peu près nul, malgré l'effort capillaire, on notera un net effort pour une autre chanson (dont Le Marquis, qui collectionne les disques splendouillets et carrément new-age de la dame, donnera le titre en commentaire ou à la correction [Qui sommes-nous ?] ! Une autre de ses perversions !) où la dame, elle, et c'est bien la seule, était quand même allé voir aux USA comment ils faisaient les clips. Résultat : un clip tout défilant et en superpositions infographiques, hommage surréaliste à Magritte. Pourquoi pas ? Mais pour moi, la musique, et surtout les paroles, sont absolument rédhibitoires pour atteindre une quelconque forme de plaisir (dont un "Sommes-nous un violon sur lequel joue Krishna ?" Complètement insupportable !). [Complètement délicieux.]
Dans les très bons, on pourra noter un clip de MIKADO (où la chanteuse clame qu'elle "roule dans tes doigts des colliers de varech" ! Là aussi, un peu d'humour amer ne fait pas de mal, et c'est rare), groupe très fréquentable, à qui l’on doit le jingle musical sublime "la sardine, ma petite boîte à combine", que tous ceux pour qui la terre s'est arrêtée de tourner en 1987 considèrent comme une valeur sûre. On peut fréquenter Mikado, on est en bonne compagnie, d'autant plus qu'ici, l'astucieux clip (pas cher, mais rigolo et travaillé) est signé Pierre et Gilles. Ambiance folle donc, mais pas du désert, avec beaucoup de dérision et surtout sans que le kitsch tombe dans le vulgosse, chose quasiment impossible à faire, et donc très rare (regardez Almodovar!).
Enfin, joli accessit à Buzy. Drôle de bonne femme. C'est toujours complètement n'importe quoi, au visuel et à l'écran, mais... Il y a une démarche bizarre qui finit par fonctionner. Clip symbolique et travaillé pour le tube ADRIAN, réalisé par le chef-op' de Beineix. C'est plutôt étonnant. On note un plan sublime, et plusieurs très beaux. Et surtout une très nette dominante mortifère et dépressive. Ici, le clip n'essaie plus de séduire à tout prix (on retrouve quand même "la petite fille", figure incontournable de 90% des clips de l'époque) avec un style branchouille et chic. Buzy enfonce le bouchon dans un mélange ZARDOZ / ORANGE MÉCANIQUE baigné d'un symbolisme presque creux, qui s'entend plus comme un jeu cinématographique (déplacements d'objets qui se répondent d'un plan à l'autre, opposition de forme et de couleur, etc.). Un des plans du début annonce un personnage masculin (Adrian, quoi !), minet dans le pur style LA BOUM, 15 ans après, mais se termine gore. Oui, ça saigne énormément dans ce clip. Du symbolisme un peu abstrait, du sang, pas d'érotisme, accords plus compliqués que la moyenne, des paroles d'une noirceur fabuleuse, c'est sûr, à l'époque, les gens ont dû (ne pas) adorer ça ! Ici, le site officiel de la dame. L'esthétique est complètement datée, mais c'est un des rares clips qui puissent encore se regarder avec intérêt.
Enfin, pour la bonne bouche, si j'ose dire, le clip de Melody, teenage-starlette d'un soir, et son mythique Y’A PAS QUE LES GRANDS QUI S’AIMENT (mon dieu...), datant du jurassique pré-string, véritable machine perverse, ultra-nullissime, mais qui vire au glauque et au mortifère quand on a en tête le destin simple et douloureux de la fillette, qui après son succès galactique (et oui, jeunes focaliens, regardez le clip et dites-vous qu'à l'époque, ça cartonnait ! Ça se vendait par millions !Je vous jure !), fut remerciée par sa maison de disque et ses producteurs, qui n'ont même pas, chose rare, essayé de tenter de rafler le jackpot une deuxième fois. Adieu Melody, donc, et grosse, grosse dépression à la clé !
[Le pire dans ces histoires, c'est celle du tube ignoblissime LE PAPA PINGOUIN. Préparez vos mouchoirs. Une des deux jumelles se suicida, volée par ses producteurs et atteinte du sida. L'autre vit désormais recluse. Une horreur dont le Marquis et moi rêvons de tourner un film. Le scénario est déjà prêt. Appel aux mécènes, donc, qui voudraient faire du MULHOLLAND DRIVE avec le PAPA PINGOUIN... Elles représentèrent le grand-duché du Luxembourg en 1981 à l’Eurovision, où elle arrivèrent quand même neuvièmes... La même année qu’un groupe que j’adore, les belges TELEX, mélange improbable entre Devo et Kraftwerk (pour faire court) dont je recommande encore chaudement les enregistrements, et dont on préférera tout de même éviter les remix. Il partage avec Devo le fait d’avoir enregistré une des plus belles reprises d’Elvis Presley, à savoir un ROCK AROUND THE CLOCK tout à fait sublime. On peut aussi citer leurs célébrissimes reprises de ÇA PLANE POUR MOI (même mode que ...THE CLOCK, et dix mille fois mieux que l’original, à tel point qu’on peut l’écouter sans faire de casimirisme, même de nos jours) et TWIST À SAINT-TROPEZ, mortifère et dégoulinant de sapin. Les compositions originales sont très bonnes. Ils se présentèrent à l’Eurovision avec une chanson sublime, dont le concept est indépassable, puisqu’il s’agit de la chanson intitulée... EUROVISION ! C’est la seule chanson dans toute l’histoire du concours qui soit écoutable ! [À part Waterloo, tout de même…] Et même plus ! Ils ont d’ailleurs, le soir du show, eu des problèmes. Le règlement exigeait que les artistes aient leur instrument sur scène, chose difficile pour eux, la chanson étant entièrement électronique ! Ils trouvèrent une pirouette en mettant un piano ou un synthé sur scène ! À la fin de la prestation, ils sortaient un instamatic et photographiaient le public ! Résultat des courses : one point ! Mais sublime chanson, et un des très beaux concepts de l’histoire du rock !]
 
Je n’ai jamais été très fan de Mylène Farmer (euphémisme), malgré quelques paroles en début de carrière plutôt bien troussées et très drôles. Pareil pour les clips, que je n’aime pas en général. LIBERTINE et autre TRISTANA, je vous les laisse. Malgré tout, même si cela a déjà été dit sur ce site, on ne saura que recommander le très beau long-métrage de Laurent Boutonnat, GIORGINO (avec Louise Fletcher et l’immense comédienne Frances Barber, actrice oubliée de tous). Le film a été un lynchage terrible. Personne n’en a voulu. Pas même les fans, très déçus devant le rythme bizarre de la chose, et sans doute son ambition. Et tous les autres se sont rués dessus en disant que c’était de la merde, bien trop contents de voir que le garçon s’était "planté", et d’avoir la preuve "qu’on ne s’improvise pas réalisateur" ! Pauvres hères ! Le film est plus que fréquentable, et même ambitieux. Grosses expectatives et gros échec : adieu le Boutonnat réalisateur ! [Meuh non, il met la dernière touche à son prochain long.]
Revenons à ses clips. Donc, les gros machins à costumes, non merci, je passe. Les costumes, je suis contre, vous le savez. Par contre, le clip de MAMAN A TORT, là, je dis oui. S’ouvrant et se fermant avec humour sur un portrait de ce vieux Sigmund, c’est un festival de bonnes idées. Pas de décor, Mylène nue, et largement (on voit son pubis quand même !) mais en se débrouillant pour que ça ne se voit pas (le contraire de ce qu’ils firent par la suite), enfants pas rassurants, texte qui s’affiche sur l’écran, humour triste, plans fixes en forme de roman-photo morbide (très bonne idée), monstration ostentatoire d’une émotion fabriquée (les larmes grotesques mais tristes de Mylène, qui dénoncent le processus de fabrication du clip même), son off (discours de la Farmer, mais qu’on n’entend pas, et pourtant, ça a l’air bien important), flous panouillés, etc. C’est très beau, et là, pour le coup, ça n’a pas pris une ride. Très beau clip, et drôle une fois de plus, ce qui ne gâche rien.
 
Ah, le clip est un art difficile. Je n’ai pas encore réussi à voir ce qu’a fait l’immense Derek Jarman avec les new-age boys de l’époque ou avec la musique indus’, mais je vous tiendrai au courant. On conseillera quand même Devo, une fois encore, pour ceux qui voudraient se plonger dans, en deçà et au-delà des années 80. Le DVD qui compile leurs clips est fabuleux quasiment de A à Z. [Quelques petites choses sans beaucoup d’importance néanmoins.] Mais à 90%, c’est du sublimissime. On note d’ailleurs une expérience intéressante et rarissime chez les artistes (et pas Melody et autres vendeurs de soupes pas fraîches). Un de leur clip, l’hymne dépressif et merveilleux BEAUTIFUL WORLD. C’est la seule chanson qu’ils aient faite à l’envers, pour ainsi dire. Devo, qui se présentait comme un collectif pluridisciplinaire à leurs débuts (musique, romans, films...), a en effet eu l’idée du clip avant celle de la chanson. C’est donc un processus inversé. Dans le clip, ils ne dérogent pas à leur esthétique si particulière, et particulièrement pillée par la suite dans tous les domaines ; mais l’idée de montage, très simple, fait absolument mouche. Ça passerait de nos jours à la télé, ça serait un scandale complet, en ces temps d'Enfoirés. À voir absolument. Citons aussi le clip de leur unique hit WHIP IT, complètement dérangeant et vulgaire comme souvent. [Et avec des sous-titres fabuleux !]. Enfin, on mesurera toute l’intelligence et la pertinence du groupe, jamais vraiment séparé mais désormais moins actif, avec un de leurs derniers clips officiels, un remix de POST POST MODERN MAN en fin de DVD, où les zozos ont la suprême intelligence de signifier, eux qui furent des pionniers (scalpés !) dans leur domaine, la mort du clip ! Il s’agit en effet d’un clip, ressemblant avec la même vulgarité exacte, à une chaîne de télé-achat. C’est drôlissime, absolument glaçant et dérangeant. Ils annoncent ainsi avec 10-15 ans d’avance (ce qui leur arrive en ce moment) qu’ils seront sûrement culte plus tard, mais que pour l’instant, ils ne peuvent plus faire de musique, commerce oblige. On voit pendant le clip les objets, les instruments et leurs déguisements de scène ou de vidéos se vendre en téléachat, pour des sommes ridiculement petites ou grandes. Le tout vendu avec de jeunes mannequins en maillot de bain, mais déjà fanées ! Mort du groupe, mort du clip (annoncée dans le clip précédent aussi), suprématie pornographique de la tête de gondole, et absence obscène du groupe dans la vidéo. C’est un film d’horreur où les artistes annoncent qu’en temps de grande concentration, ils ne se vendront plus, et encore au prix d’or, mais uniquement par leur apparat, leurs tics et leur décorum culte, qui aura été détaché du reste, c’est-à-dire de leur démarche globale. Ils deviendront le "ton Devo", comme on dit le "ton Barton Fink" dans le film des frères Coen. Et c’est bien connu : tout le monde peut m’écrire du "ton Barton Fink" ! Et ils ont eu raison : on n’a jamais autant vendu autant de T-shirts DEVO !
 
Enfin, notre ami Tchoulkarine m’en voudrait de ne pas signaler le clip de BOIS TON CAFÉ, IL VA ÊTRE FROID qui, pour lui, pourtant fan du vieil homme, constitue le meilleur film de Rohmer ! Je ne suis pas arrivé à mettre la main dessus pour vérifier la chose sur pièce. Si quelqu’un a ça chez lui et peut me faire une copie...
 
Demain, on reparle cinéma !
 
Simplement Vôtre ,
 
Dr Devo.

Publié dans Corpus Analogia

Commenter cet article

Dr Devo 13/12/2006 22:49

C'est tres beau... et totalement devo. Sur l'album, il ya deux inédits dont un tres beau... Tu l'as chopé où le Visiting Kids?
Dr Devo

Fab 13/12/2006 22:01

J'ai enfin réussi à attraper l'album de Visiting Kids dans mes filets
je google pour voir ce que je pourrais apprendre et je tombe direct sur Mat' Foc' qui m'apprend quoi ? que les ministars font à présent des reprises de Devo ! et que c'est prduit par Disney !
Maintenant la vraie question c'est est-ce que les studio pixar prévoient de faire jouer des chansons de Talking heads par des ce2 ?
alors moi ce que je remarque c'est qu'à la fin de beautiful world la petite fille elle dit me too et non "not me". La touche Disney quoi.
n'empêche que j'en tremble encore
Fab

Lepalto 31/05/2006 01:07

Je suis d'accord avec cette analyse.......,
C'est marrant et en tous cas ça vaut largement notre Lorie nationale.......!!!!!!
Lepalto.

Dr Devo 12/05/2006 18:14

J\\\'ai ecouté devo 2.0 en entier!je suis assez d\\\'accord avec RAPP. c\\\'est assez brillant mais ce n\\\'est pas exempt de défauts. Les tempis sont tous un poil trop lent. La chanteuse dés fois c\\\'est bien, dés fois c\\\'est juste. on s\\\'apperçoit que faire les zozos demandent une sacré technique. [la claviériste a une voix... FA-BU-LEUSE!!! Complétement improbable. Bien vu Mr Mort!]Quant au changement de paroles les plus impressionnants ne sont pas les plus voyants! Dans GIRL YOU WANT, rebaptisé BOY YOU WANT, chanteuse oblige, ce n\\\'est plus "Look at you, you mouth \\\'s watering", pourtant compatible avec la métaphore alimentaire et donc "safe".Le meiux je pense (te psa une des plus mauvaises, c\\\'est la reprise de JERKIN BACK AND FORTH et son couplet tourmenté. Qui dit grosso modo que si je vis comme un grosse merde c\\\'est comme à cause de toi mon amour, formule pleins d\\\'echec et qui devient quasiment si je suis fofolle de la vie comme ça c\\\'est grace à toi mon amour! cette reprise est d\\\'ailleurs celle qui cumule le plus de lourdeurs à part la montée de synthés au refrain qui est fabuleuse (avec des machins à l\\\'enves), entre Devo et Laurie Anderson, donc mieux que l\\\'original. [La guitare à la fin est très très bonne aussi mais disaprait beaucoup trop tôt avec la maudite fondu d\\\'usage.]Côté nouvelle copos c\\\'est intéressant. CYCLOP avec son faux riff de hardrock est vraiment ecrit pour le groupe avec des paroles très "films de college", mais qui sonnent très devo. Ca aurait pu ête avec un autre arragement du Visiting Kids. THE WINNER au contraire est vraiment le nouveau morceau des VRAIS Devo! C\\\'est Sublime! C\\\'est du grand Devo 1.0! Les paroles sont très bonnes. Et le sample de cor d\\\'harmonie est sublissime! qui fait les backup vocals ? Mme Fergusson? tres beaux en tout cas.C\\\'est quand même marrant qu\\\'ils soient hypercourtisés les vieux DEVO (Papy Devo?),  Il vendent du t shirt, ils remontentn sur scène (mais que aux USA! Grrrrrrr!) mais pas de nouvel alboume... On avait déjà vu avec Jerry Casale et son personnage teroriste musicale (le porte-parole de ceux qui ne veulent etre le porte-parole de rien) Jihad Jerry qu\\\'ils étaient en super forme! Ils nosu manquent. une petite réédition des VISITING KIDS ne serait pas de trop car c\\\'est vraiment un alboume déchirant en pls d\\\'être sans adaptation un alboume 100% pour enfants très drôle (chansons NEPOTISM ou MICROWAVE BABIES notamment...).les Devo 2.0 ont entre 10 et 13 ans et sont donc beaucoup trop jeunes pour etre les visiting kids. Mais sont-ce eux vraiment? En tout cas c\\\'est étonnant.Oui il va falloir topteniser les clips. je m\\\'en occupe. Mais je nai pas parlé de Die Todliche Doris et du morceau KAVALIERE (ecoutable tout au fond du juke-box sous la pin-up au biniou) parce que cet article était consacré aux clips vus hier soir chez le marquis! Le clip de KAVALIERE est de très loin le meilleur. RAPP en ecoutant tou cela cet apres midi tu imagines que je n\\\'ai pas cessé de penser une seconde à SIGUE SIGUE SPUTNIK!Dr Devo.

Bernard RAPP 12/05/2006 17:00

Je reviens du site de DEV2.0 : c'est incroyablement brillant. Sait-on si la demoiselle qui chante - avec cette positive attitude un tantinet sournoise - serait l'une des Visiting Kids d'antan ?