AKOIBON de Edouard Baer (France-2005): Requiem (lettre ouverte à Edouard Baer)

Publié le par Dr Devo



(photo: "I love Chineese" par Dr Devo)

Chers Amis,
Ce blog.
« Selon un calcul de Gauss", répondis-je, "à peu près les mêmes pour que tu voies 5 phénix, 10 licornes ou 22 occultations de Jupiter par Mars." "D'ailleurs, cela est-il jamais arrivé ?" s'informa-t-il. "Le 5.1.1591, par exemple" rétorquai-je exercé et froid; et il renifla encore plus méfiant. »
Ça, c'est du Arno Schmidt, et il n'y a pas à dire, ça a de la gueule.
Notre meilleur souvenir : DOCUMENTS CONTEMPORAINS AYANT POUR POINT COMMUN LEUR EXPLOITATION SUR UN SUPPORT AUDIOVISUEL. Ou quelque chose de très approchant, à l'époque sur Canal+, période ŒIL DU CYCLONE, seule émission totalement originale qu'ait produite la chaîne, dont on voit bien aujourd'hui qu'elle n'a eu aucun âge d'or. CQFD. Edouard Baer et Ariel Wizman. Documentaires mis en scène, absolument contrefaits de A à Z, mais complètement véridiques, de fond en comble, à la fois émission politique et exploration personnelle. Bonus : ça payait des voyages somptueux aux concepteurs (le XVIe, Venise, le Sénégal...) et c'était très drôle. Mais de surcroît, en bonus.
Bien plus tard, que reste-t-il de cette héritage ? Rien. Tout le monde est bien rentré dans le rang, et on s'estimera heureux d'avoir vu quelques volets de la série défunte, là où une majorité de gens n'ont pas le prémisse d'une connaissance de sa réalisation, et surtout de sa diffusion passée. Ça bosse, pour les deux d'ailleurs, mais dans les entresols miteux de la télé, bien plus que dans les palais vénitiens de naguère. On n'a pas été à l'enterrement, mais voilà bien longtemps qu'on a fait son deuil.
Faire ce site est une activité de la plus haute importance. Pourquoi ? Parce que, de la même manière que ci-dessus, il ne touchera qu'une poignée, et d'une, et qu'il permet de mettre à profit les nourritures spirituelles disparues mais ingurgitées naguère, et de deux, et de se mettre à la hauteur de ces fantômes essentiels, dans un geste fraternel et prétentieux à la fois, tertio. Le blog est-il douloureux ? Complètement, car il s'agit de faire son sacerdoce, d'utiliser, enfin, semi-concrètement, ses principes, quel que soit l'objet de l'analyse, et qui plus est, en se soumettant au dit-objet, en lui laissant sa liberté. Récemment surpris, en coulisse, par le concepteur d'un de ses objets, vaguement violent dans sa correspondance, puis "excusé" par la suite, on s'est aperçu, sur ce site, de l'incroyable aspect conceptuel et intellectuel de la démarche ici présente, et de ses limites : on ne convaincra que peu de personnes, et encore plus grave, peu de personne se joindront au banquet proposé généreusement, et encore gratis, "...comme une fête qui se mangerait entre amis", comme disait le poète. Mais même si on est toujours vaguement courtisés par le pessimisme "on-to-lo-gi-que-euh" (prononcez avec la voix de Dali) qui est le nôtre, le sacerdoce, c'est de faire passer les principes au-dessus, et de reconnaître la noblesse vitale de la cause. Et donc, il n'est pas question de renoncer. CQFD. Pour se détendre de temps en temps, on jouera la Passionaria, c'est rigolo, et c'est le deuxième moteur de toute l'entreprise.
Mais dès fois, c'est dur, tant sur le plan du moral que sur le plan intellectuel (le plan de la rigueur, quoi). Le saut en hauteur, c'est dur, surtout quand il s'agit de sauter par dessus de minuscules boîtes d'allumettes, discipline olympique jadis pratiquée en Angleterre (fin des années 60). Comme nous l'a dit notre ami Bernard RAPP, l'âme damnée d'ici-même, "c'est un bisou barbu au cinéma, un bisou avec une barbe de quatre jours, mais c'est un acte d'amour." Sublime compliment pour nous, bien sûr, et, s'en rendent-ils compte, pour les concepteurs des objets ici présentés également. Bisou barbu et Bisou du Barbu. C'est beau. [Quand on me fait un beau compliment, je le re-cite à la virgule près pour qualifier le travail d'un autre, même de manière exagérée (ce qui devrait être un pêché, mais bon, c'est une façon de faire offrande...), trahissant ainsi le contexte et léchant des bottes avec sincérité, et de toute façon à des gens qui le méritent, cf. rubrique "liens", ici à droite).
Edouard Baer, toi qui aimes bien les petites barbes design (et magnifiquement taillées au début de ton film, d'ailleurs), tu ne m'en voudras pas de te faire ce bisou barbu, un peu décalé, car devant ta chose, comment dire, aucune hypothèse, bonne ou mauvaise, ne va à son terme, peut-être parce que les lunettes (normal, les lunettes, je suis médecin !) sont un peu embuées par une nostalgie, bien mineure bien sûr, faut pas déconner, mais nourricière, même si ce fut jadis, et que depuis, la faculté m'a instruit, et que le petit oiseau est bien sorti de son nid, merci de s'en inquiéter. CHEEEEESE donc, Edouard, souris parce que c'est grave, comme disait le poète, et de toute façon tu es ici chez toi, tu reviens quand tu veux, comme disait un autre.
Cinéma, tendance comédie, puis cinéma dans le cinéma, puis explosion, puis rien. N'ayant pas vu ton premier film, tu excuseras le côté vierge ici, comme ceux qui l'ont vu (le premier film) excuserons ma mansuétude, sûrement déplacée. Le film commence avec son histoire franco-française, déviée il est vrai par un style ou plutôt par une narration (parce que style...pfff), une narration donc, empruntée aux Monty Pythons (médecins eux-aussi) cités plus haut. Puis, plus tard, un acteur feint de se révolter, et se révolte conséquemment, empêchant la poursuite du film qui continuera quand même, of course, mais malheureusement sans le nécessaire, ici absent plan séquence de cinq minutes où il ne se passe rien, qui aurait été indispensablement à sa place, beau et couillu, et aurait incarné le projet global en y introduisant la nécessaire dose d'autodestruction absolument nécessaire, mais bigrement absente. Ça aurait été ton dernier film, tes producteurs auraient été furieux, mais qu'importe. Si j'avais été là, Edouard, je te l'aurais dit... Résumons : pour les autres lecteurs, donc, film, puis film dans le film, puis plus de film, au moins virtuellement puisqu'on ne peut pas arrêter une séance que des gens ont payée, d'où la cruelle absence du plan-séquence, et fixe encore, où il ne se passe rien et où l’on gâche de la pellicule.
Les acteurs sont souvent biens et parfois sublimes. Je laisse de côté Rochefort et Jeanne Moreaulagrandedameducinemafrançais, qui de toute façon font, ici comme ailleurs, bien ou mal, aucune importance... (enfin, on préfèrera quand même Rochefort !). Deuxième miracle en deux semaines, après Christian Clavier bon acteur, ce qui ne lui était jamais arrivé depuis le début de sa carrière (L’ANTIDOTE), Benoît Poelvoorde a une scène sublimissime, la scène où il répète Gainsbourg devant Rochefort. C'est fabuleux, ce moment. Après il le refera, et après tu l'utiliseras justement pour le faire exploser et le faire incarner le Cinéma Français (sacré rôle), bref après, il sera éventré pour que l'œuvre se fasse. Mais il y a cette scène, très courte, et le belge est superbe. Tu as su lui donner ça, Edouard, une fois dans sa vie. Beau baiser là aussi. Léa Drucker, îlot stable dans ce mess, elle est vraiment très bien pour la deuxième fois, après DANS TA PEAU. Voir le plan du dauphin, un de tes rares moments de grâce, j'y reviendrai. François Rollin est très bien. De toute façon, c'est un des rares n'ayant pas renoncé dans le bizness. On ne le prend jamais à défaut. Mais, loin du professeur, il est super chouette, passionnant et très bien coiffé (ça le change énormément, on a du mal à bien le reconnaître ; je vous verrais bien, Professeur, dans un biopic sur le groupe SUICIDE), et en plus il incarne le cinéaste art et essai dans toute sa splendeur, perdu, souvent vrai et souvent en plein cliché, les deux en même temps, ce qui fonctionne d'autant mieux qu’on le voit moins que les autres. Calcul ou accident, on s'en fiche, c'est bon. Chiara Mastroianni est bien dans le rôle de Brigitte Bardot, mais autrement, ben... Quand on la maltraite, avec amour, quand on lui fait des bisous barbus, elle est très bien. Exemples : NOWHERE de Gregg Arraki avec sa scène ultra-courte et drôle de castratrice SM (en France, aurait-elle osé ?), ici donc en Bardot de loin, et dans LA LETTRE de Manuel de Oliveira. Son best dans ces trois films, le reste.... Pffff.... Et si le film ne valait que pour une seule chose, et c'est même probable, ce serait pour l'explosion nucléaire dans le paysage cinématographique mondial de celui qui va devoir compter désormais comme le plus grand acteur européen (avec Tilda Swinton), voire plus : Francis van Listenborgh. Lui, et là, pour ceux qui en doutent, je parle enfin au premier degré, lui c'est la révélation du siècle. [Les plus attentifs ou les plus réguliers d'entre vous savent que, malgré le style, je parle toujours au premier degré.] Francis van Listenborgh, tu m'as fait pleurer dans ce film, car quand c'est bon, je pleure au cinéma, et tu es superbe, très loin, très très loin devant tout le monde. Ta dernière scène à la buvette est l'événement le plus important dans le cinéma français depuis la mort de Duras (encore une fois, je ne plaisante pas). Je t'apprécie beaucoup, Fabrice, car je t'ai vu aux temps glorieux des DOCUMENTS CONTEMPORAINS..., et je sais que tu es un grand... Mais là, tu m'as assis violemment. Lui seul, malgré un second rôle, vaut le prix du ticket, et très largement, ce qui est assez étonnant et scandaleux dans ce film où, justement, le prix du ticket est le problème insolvable du film. Francis van Listenborgh, si tu lis ces lignes, sache qu'il faut absolument que nous nous mettions en communication, toi et moi. Je passe, car plus j'insiste, plus je perds en crédibilité, je le sens bien, mais tout ce que j'ai dit sur toi est vrai.
Le scénario, alors. Ce texte qui n'est qu'un objet de communication, comme le grand public le sait sans se l'avouer, au moins depuis DUEL de Steven Spielberg, où l’on voit, c'est un exemple, qu'un scénario, dans l'acception populaire du terme, peut tenir sur un timbre poste. Le scénario qui ne devrait, en toutes circonstance, que rester un objet de communication entre les membres de l'équipe technique et le réalisateur. Le scénario, qui, contrairement à la légende urbaine, n'a jamais, aucune fois dans l'histoire du cinéma, fait un bon film, et qui en a fait naufrager une quantité astronomique. Ici, le scénario... Comment dire, tout pourrait être dedans, et l'est sans doute. Aïe ! Ton projet, Edouard, tu l'as écrit. On peut faire un film avec ce projet. Tu as l'intelligence, bien sûr, nécessaire. Et ici, c'est peut-être le seul espoir de cinéma, de ton métrage, tout est là, point de vue, scénario puisqu'il y en a pas ou peu, ou peut-être plutôt parce que tu le méprises, stratégie convenable. Et il n'a aucune importance, car, comme tu vas le voir ci-dessous, dans le paragraphe suivant, qu'on pourrait intitulé "le nerf de la guerre", le problème est vraiment ailleurs, et c'est une question de cinéma.
Le problème de ce film, Edouard, sans doute beaucoup plus réussi que le premier (j'imagine, du moins), c'est que tu repousses quasiment plus loin les frontières de certains films, français pour la plupart, dénoncés très justement ici. La mise en scène est encore plus calamiteuse. Il n'y a pas de montage (hormis peut-être la séquence opportuniste et auto-dynamitée, et des plus intrigantes, de la reprise de Cold Song de Purcell par Klaus Nomi), mais alors pas de montage du tout, et bizarrement, encore moins que dans le camescopage de l'anniversaire de Tata Jeannette. La lumière est hideuse, et même dégueulasse (encore une fois je parle ici sans méchanceté). Comme chez Mocky, des fois, le point est à peine fait. Aucun jeu sur le son, bien sûr. Et un cadre où une fois sur cinq, les acteurs sont coupés par les bords, et le reste du temps sont hideux. AKOIBON fait mal aux yeux, et empêche l'exploitation d'un système qui a quelques petites choses miraculeuses, comme je l'ai dit plus haut. Vénères-tu les dialogues ou les acteurs, je ne veux même pas le savoir. Comme pour le scénario, ces questions n'ont pas une importance primordiale. Mais la mise en scène, Edouard, comment peux-tu renoncer, comment peux-tu potachiser tout, réduire tes ambitions pourtant là, semble-t-il, tout abandonner et laisser aller, jusqu'à détruire irrémédiablement tes qualités ? Ta mise en scène paralyse nos yeux, nos cerveaux et nos cœurs, empêche tout, égorge la femme et l'enfant qui est en nous. Les DOCUMENTS CONTEMPORAINS... étaient drôlement plus intéressants de ce point de vue.
Ton film, Edouard, parle de l'impossibilité de dérouler le film, de le faire, et semble parler, mais moins certainement, de parodie du cinéma (film de chambre, film de banlieue, comédie, etc. Ton film est aussi un film sur la situation du Cinéma). Mais faire du cinéma, c'est faire de l'Art, même mineur. Il faut que ce soit beau, d'une manière ou d'une autre, et c'est pécher de renoncer à son sacerdoce. Toutes tes idées seront réduites à néant sans mise en scène. Deux hypothèses par conséquent. Un, tu veux montrer que le cinéma ne peut plus exister, que tous les films sont voués à l'échec, et que le cinéma français ne peut aboutir qu'à une parodie de lui-même, ce qui justifierait le fait de tout faire exploser et de trahir ta commande. Dans cette première hypothèse, tu montres qu'on peut arnaquer le système, et que de toute façon, le seul fait d'être venu de la télé peut te permettre, dans le système de production actuel, de sortir n'importe quoi, tout bankable que tu es, et de ce point de vue, ton film est une critique du système qui accouche de BRICE DE NICE et autres Eric et Ramzy. Hypothèse haute.
Deuxième hypothèse. T'en as rien à foutre, de tout ça, la mise en scène, tu l'emmerdes. Je pense que si c'est le cas, tu trahis, au minimum, tes idées de comédie. Et on serait tentés de te mettre dans le camps des Cyniques qui sont juste là pour prendre l'argent et s'enfuir. Si c'est le cas, t'es mort, au sens spirituel ou dans n'importe quel sens, sauf biologique, et ce film est un enterrement dans la plus grande tristesse. Si c'est le cas, ne reviens jamais. Au moins, fais ça pour tout ceux qui ont vu les émissions L’ŒIL DU CYCLONE, désormais loin dans ce cas, de tes préoccupations, et reste à la télé, comme ton compagnon Ariel Wizman.
Ton film AKOIBON est pour l'instant juste un métrage qui exige une concentration énorme pour être un tant soit peu touché devant cette hideuse carapace pointue, toute en laideur. Et on aimerait savoir ici ce qu'est ton projet, et si vraiment le cinéma te passionne ou au moins t'intéresse.
Et je ne saurais le dire mieux. Sans menace, évidemment, entre gentlemen, il faudrait savoir, et ceci est un bisou barbu, loin d'un enterrement cynique et vindicatif, qu'on te donne, dans l'espoir que tout ce qui fut fait à l'époque glorieuse ne soit pas un coup d'épée dans l'eau, ou un prétexte à gagner sa vie. N'oublions jamais qu'un film qui se fait, surtout avec quelques moyens financiers, c'est dix films qui ne se font pas, actuellement, dans ce système qui ne vit que de lobbying marketing, et de concentration industrielle.
 
Amicalement,
Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Filmi

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Bernard RAPP 16/08/2006 11:30

Vous prêchez M. Transparent un converti... Je vais de ce pas renouveller la toilette des murs de mon ancestral château en Espagne.

invisible 16/08/2006 08:32

Consolez-vous Bernard, pour les murs du salon de famille, je vous propose l'ancêtre de votre idée d'acrylique hilarante :
http://albums.photo.epson.com/j/ViewPhoto?u=3010424&a=30366916&p=66849160 

Bernard RAPP 15/08/2006 21:01

Longtemps (me couchant de bonne heure et de bonne bonne bonne humeur), j'ai cherché à mettre au point la "couleur qui ferait rire", intrinsèquement, sans adjonction de forme figurant, ni de sens. Une impression, un déclenchement de fou rire, devant un à plat d'avi3000 de la teinte et de la saturation juste et exacte. L'a pas trouvé.

invisible 15/08/2006 11:57

Cher Bernard, je m'en suis payé une bonne tranche en lisant votre commentaire avant d'en saisir in fine toute la portée, et là j'écris « chapeau! ». Vous avez mille fois raison, le remake d'Akoibon serait encore meilleur avec au beau milieu, un insert du centre-ville de Mulhouse. On le justifierait l'air de rien (quand nos héros, réunis dans la buvette tenue par Francis Van Litsenborgh, constatent qu'ils rament avec leurs modems 56K, on les entendrait se plaindre d'ignorer la marche du monde, tandis qu'on verrait pendant quelques secondes à l'écran le centre-ville de Mulhouse). A la toute fin, le plan du plan de Mulhouse serait encore plus glaçant. Toute vie serait ainsi complètement retirée, c'est beaucoup plus beau de montrer Mulhouse réduite à la signalisation si on l'a vue auparavant s'ébattre un peu.
Cette fin, nihiliste juste avant votre intervention, deviendrait par l'insert triplement magnifique : a) On sait ce qu'on a perdu, donc déjà, on pleure (comme le général qui pleure sur le champ de bataille en imaginant que de tous ses soldats, il ne restera rien cent ans plus tard), b) on apprend qu'on avait quelque chose, ce qui est encore plus beau et c) ce quelque chose à quoi se réduit toute notre vie, c'est finalement la ville de Mulhouse où on est jamais allé et dont on avait jamais rien eu à foutre, Marguerite Yourcenar a créé un mot pour décrire ça : sublissimo ! Bravo Bernard ! Je crois qu'on tient à présent là un final aussi bouleversant que celui de L'Education Sentimentale voire plus (et je suis tout à fait sérieux, réussir à faire chialer avec une carte routière serait un événement esthétique majeur).
Cher Docteur, merci pour le compliment mais hélàs je ne suis pas blanc-blanc dans cette affaire. Mon commentaire m'a en effet été dicté au fil de la plume par Titi et Internet, les deux bouquetins du jardin d'acclimatation.

Bernard RAPP 14/08/2006 10:25

Sans la moindre ironie, c'est indiscutablement le film que l'on veut voir !Le cinéma en général ne montre pas assez Mulhouse, c'est déplorable. Ca pourrait résoudre bien des choses, des problèmes de structure ou de rythme, avantagesement évités et/ou résolu par un plan insert du centre ville.M. Invisible, il vous faut à présent rédiger un ouvrage théorique alternatif.