MORSE de Tomas Alfredson (Suéde-2008): Vampire Strikes Back !

Publié le par L'Ultime Saut Quantique






[Photo: "Au Moment de la Conception" par Dr Devo.]







En Suède, un pays du nord de l'Europe où il fait relativement froid, un petit blondinet nommé Oskar se fait malmener à l'école par une bande de petites teignes (cela dit, vu la bonne tête à baffer que se tape Oskar, ça pourrait se comprendre !). Une chose est certaine, il aimerait bien leur foutre quelques bonnes torgnoles à ces connards de merde, mais comme elle a pas de cou-couilles la p'tite blondinette, il va se contenter d'en rêver... Jusqu'au jour où de nouveaux voisins un peu "trop zarbe, t'as vu ?" débarquent, soit un homme d'une quarantaine d'année accompagné d'une petite brunette du même âge que "Blondie Boy". La petite, qui se révélera être un vampire, va se lier d'amitié avec Blondinette et tenter de lui donner plus d'assurance pour qu'il affronte ses ennemis...

 

Alors... ouais la mise en scène est plutôt soignée, quelques beaux cadres, un peu d'échelle de plans (beaucoup de gros plans malgré tout, mais utilisés par moment de façons peu courante, encore que...) et quelques beaux effets sonores de-ci de-là. On sent bien l'intention d'Alfredson de nous offrir quelque-chose d'un peu différent et de cinématographique. De beaux moments de montage également, notamment lors d'une séquence fatidique pour Blondinette (quand il affronte ses vilains) qui est désamorcé d'une belle façon... Je vous laisse découvrir la chose. Un bon point aussi pour les deux gosses qui ne sont totalement horribles comme la plupart des enfants de cinéma. Nous sommes là plus dans un registre de jeu à L'ESPRIT DE LA RUCHE de Victor Erice (que je vous conseille) ou LA COMEDIE DE L'INNOCENCE de Raoul Ruiz (égalementconseillé), et quelques autres. 

 

 

Entr'act... Les sosies commencent à entrer sur scène, forment une pyramide humaine (était-ce avant ou après être entrer sur scène ?) et se mettent à chantonner:

 

« See that girl,watch that scene,dig in the dancing queen ».

 




La Suède c'est évidement ABBA, et si le film ne compte pas dans sa B.O une des chanson de ce fameux groupe (dommage), il y règne tout de même une certaine saveur suédoise. Le petit blondinet bien blond, la neige bien blanche, l'ambiance un peu "space-nordique, t'as vu?". Autant de petites touches "exotiques" qui nous font comprendre que c'est bien un film made in Suède. Ce n'est peut-être pas fait exprès, il n'empêche qu'il en ressort un petit effet carte-postale ( un peu "glauque", certes) un tantinet énervant... Un peu comme si l'auteur affirmait son exception culturelle Suédoise quoi, un truc dans le genre... Pourquoi pas, me direz-vous... 

 


Sinon, Alfredson ne sait pas trop où se mettre, flirtant un tant soi peu avec le film fantastique, voire un peu gore (vampire oblige), le teen movie (mais alors vraiment teen puisque les protagonistes ont 12 ans !). Alors vas-y que je te mette un peu de romance enfantine, un peu de tourments, et puis du vampire en parallèle pour "métaphoriser" sur la "non-coolitude" de la préadolescence... Le tout manque un peu d'humour... Oh et puis non finalement, je te fais un vrai film de "genre" vampire (à l'instar des séquences avec la vieille devenant un vampire, par exemple). Bien, très bien, on ne sait pas toujours sur quel pied danser, une sensation qui, sommes toutes, pourrait être tout à fait agréable si le film n'était pas, malheureusement, nimbé d'un côté "poseur" et "D'arty" (Aïe, certaines séquences bien nunuches, pas bien originales qui rendent les enfants assez peu touchants au final... Plutôt dommage. Aie la musique qui tue !) Tout ça mériterait de se toucher un peu moins le kiki et d'y aller plus franco (de porc). Bref, encore un truc plus ou moinsse chiant, qu'on aurai envie d'aimer parce qu'il n'y a rien d'autre à se mettre sous la dent dans les movie-theater et que c'est... hum, pas mal. Mais il faut résister et exiger le meilleur! Whoaou, Comment il y va fort sur la fin, c'est degueulasse. Mettre ses doigts dans le nez aussi c'est degueu, mais quand même, des fois c'est fort agréable, non ? (C'était le mot de la fin)

 

 

 

 

 


L'Ultime Saut Quantique. 

Publié dans Corpus Filmi

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J. Mélampyre 19/04/2010 16:07



Pas d'accord, ce n'est pas parce que le protagoniste est un blondinet qu'il s'agit d'un Gus Van Sant.


Pour moi ce n'est pas presque ça mais tout à fait ça, bon mélange de genres, petits ongles pourissants, engourdissement et jolis bains de sang.



Vladkergan 12/02/2009 16:17

Un film en marge de ce qui se fait habituellement dans le genre. Des acteurs impressionant malgré leur jeune âge, une atmosphère glaciale à souhait et une vision du mythe des vampires certes classiques mais en même temps nettement plus convaincante que celle du pauvre (scénaristiquement parlant) Twilight.Une autre chronique de ce petit bijou est disponible ici : http://blog.vampirisme.com/vampire/?419-alfredson-tomas-morse-2009