WATCHMEN de Zack Znyder (USA-2009): Par le réalisateur visionnaire de 300...

Publié le par Norman Bates





[Photo: "Le Temps Détruit Tout" par Dr Devo.]




Les Watchmen c'est vachement culte, tous les idiots savants qui traînent dans les Comics Shops après quarante ans vous le diront. Je n'en doute pas une seconde, et j'éprouve la plus fervente admiration pour Alan Moore. Sur le papier, le film a donc tout de la catastrophe, entre l'exploitation de la licence juteuse et le jeune cinéaste à la mode chez la génération "Star Wars/Blog" (à laquelle j'appartiens malgré tout) aux commandes. Je précise à tous les fans du comic que je n'ai jamais lu ce dernier, et que je ne parlerai pas du travail d'adaptation de l'œuvre ni des éventuelles trahisons scandaleuses de cette dernière. Les  avertissements étant faits, on peut commencer.




1985, USA. Depuis vingt-cinq ans, le Docteur Manhattan, sorte de Dieu vivant fluorescent qui se promène le sexe à l'air, protège l'Amérique de tous ses ennemis. C'est plutôt facile quand on est bleu comme un schtroumpf, plus radioactif que le soleil, et que l'on cumule les super-pouvoirs des Quatre Fantastiques réunis. Il a balayé le Viêtnam en un tour de bras, créé une source d'énergie alternative au pétrole, étouffé le Watergate et remis une palme d'or à un vrai film. Aujourd'hui Nixon est toujours président (c'est son troisième mandat) et ce qui reste des Gardiens (une bande de mecs déguisés avec une haute opinion de la Justice) est en train de se faire assassiner dans l'indifférence générale. Il faut dire que la fin du monde est imminente, car l'URSS a emmagasiné suffisamment d'ogives nucléaires pour faire disparaître la Terre du Système Solaire. C'est dans ce contexte que Rorschach (interprété par le pédophile dans LITTLE CHILDREN !) mène l'enquête, le dernier Watchmen à avoir encore la foi en la Justice. Il réussit tant bien que mal à convaincre son vieux pote Le Hibou (le pédophile dans HARD CANDY !) et sa meuf Le Spectre Soyeux à réenfiler la combi pour aller maraver quelques fâcheux.




Zack Snyder, bonjour, je ne vous connais pas personnellement, mais j'ai vu tous vos films. D'ailleurs vous me devez huit euros pour m'avoir infligé deux heures de bodybuilding technoïde en bullet-time, expérience éprouvante, voire choquante pour ceux qui voyaient, dans l'Antiquité, la supériorité de l'Idée sur l'Instant. Maintenant, je voudrais vous poser la question suivante : l'Art est-il une procédure de la Vérité ou bien une activité calomnieuse en ces temps de crise ?



[Alain Badiou traverse l'écran et sort de la pièce. On me frappe violemment au visage et Michel Denisot fait son apparition avec un casque d'équitation sur la tête.]



[Je reprends mes esprits. Attention, lecteur susceptible, je "spoil" dans la suite du texte.]




Les Watchmen, ce ne sont pas les Quatre Fantastiques, ce serait plutôt à rapprocher du dernier Batman (DARK KNIGHT) dans la thématique. Et s'il faut bien reconnaître une qualité au film de Snyder, c'est son scénario, à mon avis bien plus réussi que chez son homologue la chauve-souris.  En fait WATCHMEN, ce sont des avatars de Batman poussés à l'extrême, des sortes de fascistes persuadés d'être les seuls garants de la Justice dans un monde en ruines, et donc d'avoir carte blanche pour la faire respecter. Mais qui surveille les Watchmen ? "Who watch the Watchmen ?".  Plus que des super-héros, c'est de la relation de l'Homme à l'Univers dont il est question et les possibilités de survie dans une situation métacritique de fin de l'Homme (une fin non pas biologique, mais spirituelle). En somme, les héros s'attachent à trouver l'Ultime Salut Cosmique. La fin du métrage renvoie étrangement à The Dark Knight puisque le gentil sauveur devient un ennemi aux yeux du peuple afin de maintenir la cohésion sociale du monde. Le tout est émaillé de réflexions sur la place de l'Homme et sur sa condition, sur sa capacité à réagir à l'Histoire et surtout sur une possible correction de la dévolution béate dans laquelle s'engouffre joyeusement (cf. le Smiley) l'espèce humaine. Non, vraiment, le scénario est complètement adulte et ne nous prend pas pour des gros débiles, et dans une optique de cinéma populaire, ça fait quand même du bien.




[Un renard mort nous rappelle que nous vivons au Siècle de l'Ephémère. Les ballerines arrivent et insultent le public en faisant des gestes obscènes.]




Si, dans le fond, les thématiques abordées sont superbes, premièrement elles sont dûes à l'ouvrage original, et secundo, un scénario ne fait jamais un film. Au contraire, il me semble qu'un trop bon scénario pousse le réalisateur à se taire et à laisser filer, quitte à ne pas trop se mouiller dans l'aspect purement artistique. Rassurez-vous, ce n'est pas du tout le cas ici, le film va bien au-delà de la simple illustration de scénario, il le massacre proprement : Snyder reste un tâcheron encrassé dans les même problèmes stylistiques que dans 300, ce qui va causer un problème certain que nous verrons plus bas. Néanmoins, et pour commencer par les points positifs, il arrive à faire jaillir quelques éclats dans son film, et à réveiller l'étincelle du spectateur à de rares moments. Il y a notamment une scène dans la prison dans laquelle le montage est la conséquence d'un élément du décor (la porte qui se ferme et s'ouvre) ou encore deux scènes de sexe en opposition où, en substance, on se rend compte que Patrick Wilson n'arrive pas à avoir une érection sans costume (classe !), ou encore le générique trèèèès long et assez beau.



[Dernier acte : un enfant fou hurle, on lui met du scotch sur la bouche. Le critique essaie de parler mais aucun son ne sort de sa bouche. Les images deviennent floues, des videurs demandent aux cadreurs d'enlever leurs objectifs.]




Le problème majeur du film, c'est justement que ça n'en soit pas un. Parce que toute la direction artistique, tout ce qui fait l'intérêt et l'essence d'une adaptation sur un nouveau support, toute l'âme de l'œuvre est calamiteuse. Le film est aussi laid que 300 : on se coltine des images de synthèse d'une incommensurable laideur (les scènes sur Mars sont à dégoûter Hubert Reeves de l'astrophysique), un cadrage banal vu mille fois à la TV, des plans de caméra inexpressifs, une échelle de plan inexistante et une bande-son désastreuse... Je ne vais pas faire la liste du gâchis que représente ce film en terme de vision artistique, je n'aurais pas le temps d'exprimer ma profonde frustration de ne pas voir un si beau matériau de départ sublimé par une vision autonome externe, de ne pas observer les idées du réalisateur entrer en collision avec le texte original dans le but de créer une supernova gigantesque, matrice d'un message du cosmos à destination d'une Humanité courbée et matérialiste qui ne demande qu'à lever la tête et apercevoir ne serait-ce qu'un fragment élémentaire de la Vérité.



Peut-être que la solution à une impossible équation se trouve dans une brèche de la carapace que chaque être humain se construit pour s'acheter une bagnole en écrasant un stagiaire, brèche causée par le choc du Sublime sur l'Ego ? Si les WATCHMEN sont l'illustration que l'Art peut transformer le Monde, alors ce film est une imposture. Ni plus, ni moins.




A la fin, Dieu croit en ses enfants parce qu'ils sont la résultante sublime d'un milliard de possibilités moléculaires hasardeuses. La science accouchant de l'imprévisible, ou comment un schéma connu aboutit sur l'inconnu. Chapeau à Snyder d'avoir réussi à faire l'inverse.




[Le public monte sur scène et se dévêt. Bientôt des cris s'élèvent pour réclamer de la tisane. Le dernier acte était un leurre, le spectacle commence.]

 




Norman Bates.

Publié dans Corpus Filmi

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Norman Bates 30/03/2009 13:29

Tiens, il se trouve que Yannick Dahan et moi sommes plutôt du même avis :http://www.dailymotion.com/video/x8tiec_operation-frisson-watchmen_shortfilmsBon c'est sur ca vaut pas MFTV !

Dr Devo 17/03/2009 22:18

Bon. Je viens d'enlever 6 commentaires sur cet article parce que, primo, il n'aavit rien à faire là, deuxio c'était des reglements de comptes injurieux, troisio et plus grave, il n'apportait rien à la polémique.Je rappelle pour la 159,68éme fois les regles ici sur Matiere Focale. On dit ce qu'on veut, regle No1. On met les patins. je ne suis pas contre les polémiques musclées, mais on les fait petit doigt en l'air. On essaie d'être drôle quand on est incisif. Et surtout on respecte l'adversaire. Ce ne sont que des critiques de films et des points de vue sur le cinéma. Le moindre que l'on puisse faire c'est au moins allez un peu plus loin que l'insulte.Je connais très bien un des deux protagonistes. L'autre est aussi un habitué. Un a commencé sans doute , mais c'est pas mon problème. L'autre a répondu ce qui revient au même. Si vous voulez vos mails pour vous insulter en privé pas d problème, je vous les fournis et vous passez votre temps comem bon vous semble. Mais s'il vous plait respectez ce site et les lecteurs. J’aimerais que matière Focale reste un site hors-chapelle, et où on peut dire ce qu’on veut, et qui réunisse des visions hétérogénes voire contradictoire du cinéma, ce qui n’existe pas ailleurs. Alors, ne faites pas comme ailleurs !
 
ceci dit, tout cela est sans rancune aucune. je suis content de vous avoir tous les deux comme lecteur. Vous faites partis des rares personnes qui laissent des commentaires reguliers, et je suis très heureux de vous compter tous deux parmi mes lecteurs. Alors que ce message ne vous inhibe pas. Continuez à laisser vos commentaires. mais s'il vous plait, et surtout pas vous, fidèles lecteurs, surtout pas vous deux, ne me faites pas regretter d'avoir lever la modérations des commentaires.Bisous (barbus boien sûr) à vous deux B. et S.Finissez vos chocapics et serrez vous la main. Dr Devo.
 

sigismund 17/03/2009 14:02

Bonjour Docteur,j'aime assez votre explication du film et votre point de vue sur le montage même si vous avez utilisés des exemples un peu extrêmes pour moi. Pour avoir dû composer avec des producteurs en manque d'idées, des comédiens ivres et des monteurs dictatoriaux - plus que les 2 exemples pré-cités réunis - je vais dire une chose odieuse : tant qu'il n'a pas appuyé sur le dernier bouton, raccroché le téléphone d'avec le diffuseur ou avoir accompagné celui-ci dans toutes les salles pour donner les copies, personne à part le réal ne doit savoir ce qu'est véritablement l'objet que l'on qualifiera de film.Il n'y a que lui avec son idée et sa vision et les gens  qu'il a choisi pour concrétiser sa vision.On parle d'accidents mythiques, du facteur humain ou matériel sans lesquels certains chef-d'oeuvre ne seraient pas ce qu'ils sont, c'est vrai qu'il faut savoir composer avec voire les accepter, ce n'est pas de la prostitution si un film est entièrement repensé dans sa forme du moment que le réal n'a pas trahi sa vision, s'il trouve une formulation plus adéquate en cours de route est-ce qu'il va la fermer à la fin ?ce que vous nommez les films morts l'étaient peut-être à la naissance, sur le papier, et pensés un peu trop en termes d'ingrédients, de formules et de critères ayant soit-disant fait leur preuves, ou alors c'est du sabotage.si tant qu'il n'a pas rajouté tel effet de son au montage le film n'existe pas c'est bien qu'il a été pensé de cette façon, et j'entends par là prémédité. La mise en scène est un outil comme la post-prod on peut s'en servir un peu ,beaucoup...Privilégier l'interprétation et la mise en scène comme a pu le faire Cassavetes est une volonté narrative, de faire sens. Il y a une volonté narrative derrière le fait de faire un film vivant, ou dirons-nous cohérent, et on ne fait pas non plus  un film 'vivant' sans articulations. la mesure dans laquelle celles-ci sont perceptibles fait sens également,et  donne la mesure justement du cadre dans lequel le film doit être considéré.

Dr Devo 17/03/2009 10:11


Bonjour à tous!
Bon, cette conversation est très intéressante, car elle met le doigt sur plusieurs questions qu'il me semble difficile de trancher car, dans toute ces histoires de critiques, il y a une sacré composante: le goût, c'est à dire notre sensibilité. Il y a des histoires et aussi des mises en scène qui nous touchent plus, pour lesquels on a plus de disposition. Ca, c'est dit.
Sigismund, tu mets le doigt sur quelque chose dont on parle de temps en temps sur ce site, et beaucoup plus souvent encore à l'oral quand le hasard fait que plusieurs focaliens se rencontrent. Et c'est une question primordial pour le critique (et encore plus celui d'ambition galactique!): un film qui ne va pas là où on aimerait qu'il aille, fait il une erreur? Ma reponse est non! Il faut appréhender le film en l'état. Mais comme one le sait, le goût aussi intervient, et c'est le juge suprême, c'est le dernier recours. (On doit parler de son goût dans une critique). La frontière entre le film, ses manière et comment il nous les impose, d'une part, et notre gout d'autre part est poreuse, et d'un film à l'autre, la porosité va s'exercer de manière différente, avec plus ou moins d'indulgence, plus ou moins d'enthousiame ou ou de déception. C'est une question intéressante, mais au final, il est important à mes yeux de FAIRE LE DEUIL du film tel qu'on aurait aimé qu'il soit, et en même temps ne pas totalement se soumettre au film et à ce qu'il nous impose. Là, c'est la bonne position, pas si facile à atteindre: se mettre à l'égal, au même niveau du film. or la plupart du temps le critique se sent soumis (il veut reponfdre au film, le suivre totalement, faire ce que le film lui dit de faire) ou au connaitre reproche au film ce quil n'est pas. Un exemple: ma première vision de BREAKING THE WAVES a été désatreuse, et je n'ai pas aimé du tout. Tout ça parce que, juste après l'accident de plateforme, Von Trier évoque un sujet et une piste qui à l'époque me passionnait, et finalement il ne développe pas pour repartir sur autre chose. Pendnat tout le reste de la séance, je me disais: "Mais non, mais non, mais non, c'est plus intéressant l'autre sujet, je veux voir l'autre sujet". Evidement, je suis passé à côté du film. une grande lecon.
Je me souvien aussi, autre exemple, du débat hallucinant dans une grande ville de province où Bruno Dumont présentait FLANDRES. Une spectatrice très en colère (ça se passait dnas le nord et les gens en avait marre que les gens du coin soit représenté comme des espèces d'animaux parlant par borborygmes et baisant en deux condes de coït comme des animaux) reproche à Dumont: "Allez, encore un film où la région est montré comme une peuplade de gens analphabètes et rustres, et où on fait l'éloge à la zola de la masse crasseuse du nord! Un cinéma rempli de ploucs à la vie violente. On en voit que des gens ultra-pauvres, jamais quelqu'un de la classe moyenne, on est au zoo." Dumont repond que pour lui, ses paysans ne sont pas rustres, ne baisent pas comme des animaux et savent parler avec des mots, et que la façon dont il dépend ça est une expression subjective du sexe, du langage, ect... pour lui, ces gens de son film sont comme vous et moi! Bon. Et il rajoute: "Le jour où je ferais un film qui se passe dans uen maison bourgeoise, il y aura des bourgeois, mais ici ça se passe dans une petit e explotiation agricole! Parlez moi de mon film, pas de ce qu'il aurait pu (du?) être, bon sang!"
 
Quant au mini-debat sur la narration Vs mise en scène, je suis partagé! La vision selon laquelle, la réalisation est la mise en image et la mise en moyen d'une narration sur support audiovisuel avec les moyens de langage propore au cinéma ne me convient pas vraiment. Dire que la mise en scène brute, c'est à dire les moyens plastiques proprement cinémtographiques, sont les uniques outils de narration, me gêne moisn mais un peu quand même, dans le sens où cela ne s'applique pas à tous les films. Malheureusement sans doute. je pense que la narration "sur le papier" (avant le tournage, a priori) peut induire de la mise en scène, mais c'est rare. En général, les realisateurs partisans du "bon scénario" font des films verrouillés, et encore mieux, quand ils s'appliquent sincérement, ils font des films verrouillés, sclérosés et mis en scène! paradoxe! C'est le cas d'un film vu derniérement LOIN DE LATERRE BRULEE. Le film a une photographie soignée. ca cadre tres corretcment et mêm vraiment bien dans la première bobine. Le récit est presque "non-linéaire" (j'exagère un peu). Et pourtant le film est complétement mort! malgré cela on a l'impression que c'est encore un film de scénario, c'est à dire la mise en chantier d'un film ecrit sur le papier. Pourquoi? parce que tout les elements de mise en scène sont soumis à la narration scénaristique. De fait, le film existait déjà une fois le scénario finit, ce qui pose problème, et d'autre part, les elments de mise en scène, même quand ils sont relativement forts, sont considérés comme des éléments de direction artistique: montage, photo, cadre (ici beau pendant 15 minutes) n'ont qu'une fonction: donner un "look" au film. Pour moi, ça, clairement et sans ambiguité, c'est un film mort! Quelque soit sa générosité...
 
Je crois qu'un film pour qu'il soit réussi, doit construire sa narration et modifier son recit sur la table de montage. Et quand les realisateurs font ça, ca se sent tout de suite. imaginez l'angoisse du realisateur: son scénario n'est qu'une infime partie, un tout petit marche pieds vers son film. Tant qu'il na pas monté une image avec une atre, tant qu'il n'a pas apposé sur ce collage un son, le film ne raconte rien. C'est à ce moment précis que le film commence à narrer quelque chose! pas avant. la plupart des réalisateurs importants ne disent pas (attention: metaphore!) que le montage est le moment où on construit la maison avec les jolies pierres taillées qu'on a travaillé au tournage, mais envisage au contraire ce processus come le moment où on taille la rocaille. le tournage, c'est mettre de la rocaille qui ressemble à rien dans le camion. Le montage est à la fois l'atelier de taillage de pierre et l'atelier de construction de la maison. Même si le scénario oriente ou plutot peut quelquefois orienté l'objet final, bien sûr, le montage est un processus, une alchimie bizarre. Car, c'est àce moment que les éléments purement formelles de la mise en scène au tournage vont organsier un sens nouveau car IMPREVISIBLE. Là c'était un plan moyen qu'on croyait avoir filmé, en fait non, dans le montage c'est un plan de rupture (d'échelle de plan). La narration se fait là. Si on procéde autrement, on fait LOIN DE LATERRE BRULEE. Si on fait ça, le cadrage, l'organisation du pan (ce qui est dans le cadre), le rythme et la pulsation du film, ses nuances, son poitn de vue ET DONC SA NARRATION, se fait à ce moment là. pas avant.
Ceci dit, le scènario, surout quand on le trahit, ou plutot qu'on en a assez de courage pour eventellement le contrarier dés le tournage, peut-être un élément important; Je parlais il ya peu de l'daptation de Clive Barker qui s'appelle LE FLEAU. Voilà un scénario trés bien écrit quia surement influencé le film finalisé. La narration était surement en germe sur le papier. ceci dit, la cadre organise le plan, le montage apporte nuances et raconte une histoire à lui tout seul, les mouvemnts d'appareil, montés les uns aux autres, font sens (et pas un mouvement tout seul dans un plan, contrairement à LOIN DE LA TERRE BRULEE). voilà un film (de série en plus!) qui c'est fait au monatge mais qui néanmoins a été bien préparé au scénario.La narration d'un film (donc pas eulement le recit) se fait au montage. Si il ya un scénario bien fichu en plus, ça peut aider, c'est la cerise sur le gateau. Mias un bon film à la narration parfaitemetn sublime peut se faire sans un scénario sensationnel, j'en suis sur!
 
En quelques mots, je vous fait tous des bisoux (barbus!).
 
Quant à WTACHMEN, j'ai bien aimé. Le générique est très beau et un peu grotesque et dans sa suit un dur sentiment de tristesse et de suspension du temps me touchent. La première scène d'action contient des plans larges et même des plans de plus de trois secondes! Bon, je trouve très vilgosse les effets de bullet time machin chose mais c'est déjà ça. Les décors me semblent être dur. Le ton est tragique et dérisoire à la fois. il y a du jeu sur les perspectives. C'est noir et adulte. j'aime beaucoup...

Norman Bates 17/03/2009 09:22

Je ne suis toujours pas d'accord cher Sigismund, pour moi la réalisation ne doit surtout pas être une conséquence du scénario, ce serait même le contraire, la narration devrait être la conséquence de la mise en scène et de ce qu'elle implique. Aboutir sur rien, c'est une bonne maniere d'apréhender le cosmos non ?