WALKER de Axel Cox (USA-1987): western, politique, comédie et chirurgie

Publié le par Dr Devo


(photo: "Sexy" par Le Marquis.)



Chers Amis,
 
De retour après un périple en pays natal, bonne occasion de voir des tonnes de films merveilleux avec Le Marquis, on peut revenir sur ces quelques métrages plus ou moins inoubliables, mais toujours avec émotion. Et il est temps de faire entrer le réalisateur Alex Cox (qu'on essaiera de pas confondre avec l'australien ou néo-zélandais Paul Cox, qui fait des films d'un tout autre genre) dans notre merveilleux site. Le cinéma européen compte, au final, peu de figures marginales, mais Cox en est définitivement une, et des plus attachantes qui plus est. Sans le vanter outre mesure, voilà ce qu'on peut appeler un réalisateur indépendant, et ce n'est rien de le dire. Malgré 20 films réalisés en 22 ans de carrière, dont quelques documentaires et films pour la télé, Axel Cox ne semble être pour le grand public que l'homme de trois films, ce qui est assez normal. WALKER est le dernier film distribué, ou au moins distribué un peu correctement (mais en catimini, bien sûr, les distributeurs ne prenant jamais aucun risque), et ça remonte déjà à 1987 ! Un peu comme Percy Adlon d'ailleurs, le réalisateur allemand de BAGDAD CAFÉ, dont on a distribué deux autres films puis plus rien. Ces gens-là continuent de tourner, bien sûr, même s'ils sont scandaleusement ignorés des distributeurs, c'est bien normal, des festivals et des critiques, qui préfèrent sans doute continuer à croire que le cinéma européen, c'est Nanni Moretti et Pedro Almodovar ! Ici, en plus d'avoir du goût, on a bien plus de culture que ces gens-là, et tel Jacques Fabre dans le hangar de son fournisseur brésilien, on demande à voir les bobines dans le fond de l'entrepôt, pour ne vous ramener que le meilleur. Axel Cox, donc, retenez ce nom.
Deux films et demi visibles donc dans la filmographie de Cox. Le premier, SID ET NANCY, plongée violente dans l'univers de Sid Vicious et des Sex Pistols, est, si j'en crois notre ami Bernard RAPP, plus que respectable : une vraie réussite. Le film fit du bruit en son temps et permit à Axel Cox de franchir l'Atlantique et d'aller réaliser, comme s'il était chez lui (c'est très étonnant) le sublime REPO MAN avec Harry Dean Stanton et Emilio Estivez. REPO MAN est un film très curieux, qui ose insuffler une sacrée dose de surréalisme dans le cinéma américain qui n'en use pas si souvent que ça. Comédie non-sensique, divertissement social et quasi-métaphysique, qui rappelle (un tout petit peu, par temps de brouillard), le joyeux et beau bordel des AVENTURES DE BUCKAROO BANZAÏ À TRAVERS LA 8e DIMENSION, REPO MAN est aussi un film sombre, triste et émouvant qu'il faut absolument avoir vu une fois dans sa vie. Ça a tellement de cœur et c'est tellement original que tout cinéphile qui se respecte ne peut pas passer à côté de ça, d'autant plus que le film, curieusement disponible en France en DVD, est très peu cher. REPO MAN est devenu un film culte aux USA, malgré de gros problèmes de censure de la part du producteur. Axel Cox, grâce à ces deux films, aura les mains assez libres pour un film au budget conséquent : WALKER. On reste donc aux USA, on embauche Ed Harris, un sujet américano-américain (un biopic en costumes), et c'est parti.
 
Walker est un sacré personnage qu'on s'efforcera, bien sûr, de ne pas confondre avec son homonyme, le shérif texan de TV, joué par notre ami Chuck Norris, l'homme qui aime bien les indiens mais plutôt dans les réserves, et qui est persuadé que la criminalité aux US de A est due à l'afflux massif de délinquants venus exprès d'Europe de l'Est. Pas de ça ici. Walker est un personnage existant ayant vécu aux Etats-Unis au XIXe. A la fin des années 1840, il lève une armée de mercenaires (une vingtaine d'hommes), plus ou moins reconnue par l'armée américaine officielle, et s'en va pacifier le Mexique, alors sous le joug d'un régime quasi-dictatorial que l'on ne verra jamais, le film débutant au moment où Walker et ses hommes reviennent aux Etats-Unis, après que l'opération se soit avérée semi-ratée. De retour au pays, Walker est bien décidé à passer des jours paisibles avec sa femme sourde-muette (Marlee Matlin, rescapée alors de l'horrible nanar LES ENFANTS DU SILENCE ; ici c'est très drôle, elle fait le contraire lors d’une scène de dispute surréaliste toute en sous-titres avec Ed Harris). Un industriel le fait appeler sur ses terres. Il propose un marché à Walker. Ayant fait main basse sur le marché du transport au Nicaragua, cet industriel explique à Walker que, maintenant que l'infrastructure est prête, s'il veut continuer à faire des affaires, il faut un régime stable au pays. Il propose donc à Walker, homme de principes, de lever une armée de mercenaires encore une fois, qu’il lui paiera gracieusement pour que tout ce petit monde aille instaurer de force le régime démocratique dans le pays. Car sans régime démocratique, pas de commerce à grande échelle. Cet industriel étant méprisant, rustre et manipulateur, Walker refuse et rentre chez lui, où il trouve sa femme morte, emportée par le choléra. N'ayant plus d'attaches, Walker accepte alors d'aller imposer le modèle démocratique au Nicaragua. L'aventure commence, et toutes les armes à feu disponibles sont de sortie !
 
Walker, joué de manière sobre, mais en fait pas du tout, par Ed Harris, machine impressionnante, ici sans doute dans son plus grand rôle, Walker, dis-je, est un drôle de type ! Aventurier, certes, mais avant et par dessus tout un homme de principes. Homme lettré, c'est aussi un soldat et un chirurgien ! Amateur d'art aussi (il fait jouer de la musique en toute circonstance, fût-ce sur des instruments cassés ou fût-elle massacrée par d’horribles musiciens amateurs). Mais c'est un homme de principes, comme je l'ai dit, et terriblement en avance sur son temps en plus. Profondément démocrate, c'est pour cette cause qu'il prépare ces expéditions militaires, même si son équipée est financée avec l'argent (peu regardant) du commerce. La démocratie est pour lui le seul idéal insurpassable, même avant Dieu, qui pourtant occupe une grande part de son esprit (et il n'y a pas que lui : une multitude de personnages interrogent le ciel des yeux pendant le film). Homme de Dieu, certes, mais complètement laïcard, chose extraordinairement rare, surtout à l'époque, et aussi anti-esclavagiste et hygiéniste, l'hygiène étant une des mamelles de la civilisation à ses yeux, au même titre que Dieu, la démocratie ou l'éducation ! Un drôle de bonhomme, donc, haut en couleur, sec, rigoureux jusqu'à sembler injuste et violent, et surtout habité par un véritable et sincère "esprit pionnier".
 
Comme Sam Peckinpah dans APPORTEZ-MOI LA TÊTE D’ALFREDO GARCIA, Axel Cox plonge dans le mythe le plus profond de l'Amérique pour en sortir toutes ses ambiguïtés. WALKER est un film, bien sûr, centré sur la quête mystique d'un homme pour la démocratie, quête véritablement sincère et convaincue, qui va au fur et à mesure se muer en une aventure de plus en plus sanglante certes, mais surtout de plus en plus absurde. Loin d'un AGUIRRE, par exemple, Walker est un homme de raison et de foi, et pas du tout, semble-t-il, de folie. Et pourtant... En parfait homme moral, Walker sait que la forme est sans doute plus importante que le fond, et qu'un idéal aussi juste que la démocratie ne saurait rien souffrir. Sa vie est fondée sur les principes, et dans la folie de ce pays (folie locale aggravée par la folie qu'il importe de son propre pays), il est quasiment impossible de ne pas perdre de vue le but de l'expédition. Walker avance dans la conquête d'une main de fer, mais fait face à une réalité complexe, et parfois paradoxale (les peuples, de toute façon, n'aiment pas les "missionnaires armés" comme disait l'autre, qu'ils soient animés de bonnes ou de mauvaises intentions), qui peu à peu l'éloigne de son véritable but, jusqu'à ce qu'il le perde de vue. "Pourquoi fait-on tout cela ?", lui demande un de ses soldats, après moult tueries. "Je ne me rappelle plus", répond Walker. Mais il faut le faire. Les moyens deviennent plus importants que la fin, depuis longtemps perdue de vue, et Walker s'éloigne de plus en plus de ce qui le fonde (démocratie, justice, égalité raciale, dieu...) pour justement permettre leur établissement ! C'est un personnage qui est donc sublime et fascinant.
 
Qu’on se le dise, en plus d’être un film à costumes, genre ignoble s’il en est, WALKER est aussi une sorte de western moderne qui gratte là où ça fait mal, c'est-à-dire dans les plaies mêmes de l’Amérique, à la manière d’un cousin loufoque des PORTES DU PARADIS de Michael Cimino, quasiment « contemporain » en terme d’époque traitée. Il y a évidemment moins de moyens ici que dans le film de Cimino, mais à aucun moment le film d’Axel Cox ne fait pitié, bien au contraire. La réalisation commence, dans la courte partie mexicaine, par une mise en scène très cut, à la fois lyrique et terre à terre, filmée dans le mouvement, souvent caméra à l’épaule (sans faire du tremblotant ou du pseudo-reportage : on est quand même pas chez Ridley Scott, dieu merci !). Et puis, à mesure que le film s’enfonce dans l’effroyable aventure au Nicaragua, la mise en scène change par petites touches, comme une sorte de copie carbone du parcours de Walker lui-même. Comme son personnage qui franchit une frontière invisible entre le Bien et le Mal et finit par s’égarer (en admettant qu’il s’en rende compte, ce qui est loin d’être prouvé ; on ne sait jamais à quel moment Walker franchit la ligne de non-retour), Cox transforme par petites touches la mise en scène de son film, qui devient, sans qu’on puisse définir à quel moment il bascule, de plus en plus lyrique et de plus en plus hollywoodien, presque jusqu’à la parodie. Pour autant, le film, même en muant imperceptiblement, ne perd jamais rien de son mordant, ni de sa verve ironique et non-sensique, ce qui lui permet de devenir un objet d’une indépendance totale, très original et bien éloigné de quelque canon que ce soit. C’est effectivement la grande classe.
En dépit des qualités indéniables de REPO MAN, et de l’immense pouvoir affectif de ce film sur ma propre personne, je peux noter que WALKER est plus tenu, plus serré du point de vue de la mise en scène, sans jamais renoncer au ton absurde et triste de son réalisateur. Bon point. [Encore une fois, ne voyez ici aucun reproche fait à REPO MAN, qui, bon gré mal gré, me semble un film complètement abouti et très important.] Le cadre est superbe, dans un délicieux format 1.85. La photo est sublime, bien sûr. La musique, composée par Joe Strummer, grand ami de Cox avec qui il collabora de nombreuses fois, suit avec discrétion l’évolution de la mise en scène, en jouant d'une discrète mutation qui la porte vers quelque chose de plus en plus iconoclaste. Le montage est superbe. Une voix-off bizarre commente le récit, ce qui peut faire craindre un manque d’assurance du réalisateur, ou une pression quelconque du producteur. Que nenni ! On s’aperçoit très vite que pour Cox, tout est bon dans le cochon, tout est bon pour rendre le film le plus subjectif possible. Cox, en effet, joue de tous les leviers disponibles, y compris de la voix-off qui semble à mi-chemin entre les mémoires d’un des membres de l’équipée (mais lequel ?) et le portrait hagiographique de ce que retiendra l'histoire américaine. On ne sait sur quel pied danser pendant tout le film, ce qui rend son visionnage absolument délicieux. On se moque de l’Amérique, certes, mais on considère avec respect le fabuleux esprit moderniste de ce pionnier de Walker. On montre une aventure dont la réussite est hypothétique mais palpable, et dans le même mouvement, on franchit allégrement les barrières de la folie la plus furieuse (cf. l’extraordinaire scène de «repas» dans l’église !). On vante les qualités de cœur et de principe de Walker, et on vilipende violemment cette forme d'impérialisme sauvage qui fonde la création même des USA. A équidistance d’un portrait hagiographique et d’une dénonciation de la violence d’une époque (comme peut le faire le stupide MAN TO MAN de Régis Wargnier), Cox arrive à renvoyer un peu tout le monde dos à dos, et surtout amène à nous faire tous réfléchir. La position est assez inconfortable, nous plongeant dans un abîme de paradoxes. A partir de quel moment la quête de Walker devient-elle illégitime ? On a du mal à trancher sur ce point, et de ce fait, Walker nous paraît très proche : ni lui ni nous ne savons quand on dépasse les bornes. Mais celles-ci une fois franchies, il n’y a plus de limites !
De ce sens extrême de la subjectivité et du rejet du « réalisme » hollywoodien, Cox se rapproche d’un autre réalisateur anglais, lui aussi magnifique et assez fou : Ken Russell, avec qui Cox partage, en ce début de XXIe siècle, le statut de cinéaste ignoré de tous. Ce ton bizarre, loufoque et drôle, cette absence de naturalisme «objectif» dans un film historique (WALKER s’ouvre, avant même que l’on voit une image ou le titre, sur un carton « d’après une histoire vraie », en lettres énormes, procédé trop loufoque pour être totalement honnête !), me rappelait sans cesse le fameux DREYFUS que Ken Russell tourna pour la télévision anglaise, et qui, de la même manière qu’ici, adopte le même parti-pris subjectif et loufoque, le même bouillonnement de la mise en scène, et le même refus de faire un film à la LUCIE AUBRAC, c'est-à-dire un film destiné à servir d’illustration à un cours d’histoire pour élèves incultes. On est, dans les deux cas, très loin de cet anti-modèle en forme de Dossiers de l’Ecran. Et dans les deux films, on s’aperçoit, derrière la loufoquerie apparente du projet, que la précision historique est parfaite, qu’aucune nuance dans ces histoires pourtant complexes n’est mise de côté, et que tout cela est bien plus approfondi qu’un quelconque Régis Wargnier ou tout autre LAWRENCE D’ARABIE. Et le résultat est absolument délicieux. En plus d’être d’une drôlerie extraordinaire (basée sur une maniaquerie hallucinante de Cox qu’on peut constater notamment dans le phénoménal et finalement poétique running-gag du « bras blessé »), WALKER excite sans cesse notre intelligence. Le film nous éclate à la figure, et nous renvoie à notre propre siècle, en mettant le doigt sur tous les points fondamentaux et non résolus de notre civilisation occidentale. On pense bien sûr que le film, réalisé en 1987, est une formidable analyse de la politique extérieure américaine des années 2000, évidemment. [Cox place dans le film un jeu sublime avec les anachronismes qui introduisent finement, et avec quelle force, le point de vue de la population locale; la différence entre les couvertures de Newsweek (« Walker Homme de l’Année ») et la réalité vécue par les sud-américains éclate ainsi avec une force étonnante à nos yeux, chose d’autant plus importante que nous suivons les aventures de Walker uniquement du côté américain, en ignorant complètement ce qui se passe parmi les autochtones. Nous sommes exactement sur l’épaule de Walker, et bien loin, là aussi, des horribles scènes de compassion stupide et totalitaire que nous proposent tous les films « à thèse et en costumes » hollywoodiens. On est un peu dans la situation d’un remake de LA COULEUR POURPRE, film horrible s’il en est, où l’on ne verrait jamais l’histoire des USA que par les yeux de l’exploiteur blanc, où les noirs n’auraient jamais la parole à l’écran, mais où l’on comprendrait absolument tous les enjeux par une mise en scène iconoclaste ! Mmmmm….] Au bout de quelques bobines, nous sommes bien plus troublés, et les Européens que nous sommes se rendent compte, malgré les différences assez fondamentales entre les mythes fondateurs américains et européens, que le film pose de sacrées questions à nos pays ! Colonialisme, impérialisme, exploitation des pays africains, esclavagisme, droit d’ingérence (principe à la mode il y a peu, dont toute l’Histoire ternit l’humanisme scintillant), etc. Axel Cox est anglais, et vise certes le public américain d’abord et avant tout. Mais la portée du propos est universelle, puisque qu’enfin dégagée de tous partis-pris.
Vous l’aurez compris, WALKER est un film hallucinant et protéiforme, à la fois biopic, western, film d’action, film politique, comédie ! Si la force de la mise en scène est indéniable, n’oublions pas les comédiens, tous extraordinaires et surprenants, Ed Harris en tête, mais aussi Blanca Guerra (la maman du flamboyant SANTA SANGRE de Jodorowski, une des plus grandes actrices vivantes), Peter Boyle, Alfonso Arau, Sy Rychardson, Richard Masur… Ça assure à tous les étages !
On comprend mal qu’Axel Cox, réalisateur pourtant formidable, soit ainsi ignoré ! La fortune ne semble pas sourire aux plus aventureux. Cox continue de tourner, bien sûr, mais il est désormais évident que l’on ne verra sans doute plus jamais ses films en France. Raison de plus pour se précipiter sur REPO MAN et sur WALKER, que vous trouverez, neufs ou d’occasion, à très peu cher en DVD. Offrez-vous un chef-d’œuvre !
 
Passionnément Vôtre,
 
Dr Devo.
 
PS : Allez faire un tour sur le site d’Axel Cox ! C’est merveilleux. Vous trouverez des tas de choses sur les aventures qu’ont été ses films, et aussi beaucoup de réflexions passionnantes sur le métier de producteur, des conseils hilarants pour les scénaristes (et totalement véridiques… J’ai très envie de vendre la mèche mais je vous laisse découvrir ça), et le téléchargement possible de scénarios non-réalisés, faute de producteur (notamment sa délirante adaptation de la vie de Buñuel, et la suite de REPO MAN !). C’est une mine d’informations drôles et justes pour qui s’intéresse au cinéma. Et ne loupez pas les articles qui montrent comment Alan Parker est en train de bousiller le cinéma anglais en réformant le British Council, articles indispensables à l’heure où, en France, on polémique sur les commissions d’aides à des films produit par les américains ! Le site est ici.
 
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Publié dans Corpus Analogia

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La Langue 26/09/2011 14:32



Oui si on veut et peut-être que je ne vous ai pas lu assez subtilement (ou que vous faites une critique trop subtile). ça fait penser à du Verhoeven; voilà; et à Starship Troopers.
Cinéaste très excitant en tout cas. Vous avez raison de le souligner



Dr Devo 26/09/2011 10:29



Hello La Langue!


 


Mais je suis d'accor avec vous. On ne voit de Walker dans le film que le côté américain (du nord!): heros bigegr than life, conquérant "redessurde tort, etc... On a une espèce de meltig-pot de
l'imagerie super-guerrière US. Le portrait est subjectif, sans aucun effort d'analyse du ressenti sud-américain. On a une aimage ultra-propre du rêve diplomatico-guerrier nordiste. Le film me
semblait utilisait cette imagerie , utiliser ses armepour dire quasiment que le bonhomme est le contraire effectivement. 



La Langue 26/09/2011 04:11



Euh j'ai été un peu ahuri par ce texte qui commençait bien pourtant (l'éloge de rigueur d'Alan Cox) mais la manière dont vous présentez Walker est aberrante et bien loin de l'image que le film
renvoie: Walker est ridiculisé du début à la fin; les expressions qu'il a au début du film sont les mêmes qu'à la fin ou que celle qu'il a sur la couverture du Time où on le voit le bras tendu-
les yeux fous- comme... Hitler. C'est incroyable que vous puissiez prendre ce personnage aussi sérieusement et ça fait même froid dans le dos. Walker qui traverse la ville pendant que ses soldats
tombent comme des mouches; c'est à la fois tordant et fascinant d'absurdité et de folie. Le film fait surtout penser à celui-là de Robert Downey Sr (Aguirre bien sûr et un autre qui vient de
m'échapper).



Le repassant 02/03/2007 16:36

Quelqu'un ayant souhaité adapter - au propre comme au figuré, donc, la vie de Don Luis ne peut être qu'intéressant. Où est-ce donc que l'on peut trouver les DVDs, docteur, sur Paris si possible - je veux dire j'achète pas sur Internet.

Fontaine 01/03/2007 11:47

"This is a true story", en lettres beaucoup trop grosses pour être totalement honnête, comme prononcées avec un sourire en coin.
C'est beau, c'est punk, et c'est toujours difficile de mélanger les genres, et de réussir; Alex Cox en a donc encore plus de mérite.
Effectivement, il est dans la liste des cinéastes talentueux, qui soit ne tournent plus, soit ne sont plus ditribués...