NIGHTMARE DETECTIVE 2 de Shinya Tsukamoto (Japon-2008): Wannasee !

Publié le par Dr Devo






[Photo: "Hymen, Toi Non Plus" par Dr Devo.]




Chers Focaliens,

 

Ce fut quand même émouvant, quelque part, de fouler - pour la première fois de sa carrière - le sol prestigieux du Festival du Film Fantastique de Bruxelles, ces deux derniers dimanches, évènement mythique qui pendant plus de vingt ans fit découvrir des œuvres magnifiques ou intéressantes, et qui permit au cinéma fantastique de ces époques lointaines de briller et d'imposer au fil du temps quelques auteurs sympathiques ou indispensables. Je songeais alors, tandis que moi et mon "posse" nous approchions du hall consacré, à Mad Movies et sa découverte frénétique qui nous fit tellement de bien, pendant ces années qu'il convient de définir maintenant d'âge d'or. Si un emploi du temps moins foutraque ne m'avait pas enchaîné loin du monde de la critique pendant plusieurs jours, nous aurions pu bien plus en profiter, mais que voulez-vous, au final je fis ce que je pus, en me rendant à Bruxelles deux dimanches de suite pour y apercevoir furtivement trois galettes.

 

 

 


Les choses ont bien démarré avec NIGHTMARE DETECTIVE 2 de Shinya Tsukamoto, mémorable auteur que je découvris juste avant qu'il ne devienne un réalisateur underground apprécié en France, grâce à un autre festival, plus sublime encore et qui me manque toujours plus, l'Etrange Festival de Paris. [Il faudrait d'ailleurs sacrifier quelques poulets ou un nombre égal de jeunes vierges afin que le Festival renaisse après ces deux longues, interminables années de suspension... Envoyez vos bêtes à Matière Focale qui sacrifiera.] Ainsi, on a bien suivi le réalisateur de la duologie TETSUO, chefs-d'œuvre industriels, car à l'époque, le Monsieur a vu la plupart de ses films distribués en France et en salles, et tout le monde était content. Et puis, car décidément on connaît la musique, ce fut le désamour léger et tranquille. Les fans mondains de l'époque ont dû se réfugier, j'imagine, sur des valeurs "sûres" mais contradictoires, et la critique a enlevé le tapis rouge  pour accueillir plus mollement, dans un soupir blasé, les nouveaux films du réalisateur qui passa tranquillement et sans un bruit à la trappe. Au final, nous voici dans les années 2000, et même en 2009, sombre période où l'on peut passer des semaines en salle sans voir un bon film, mais où ces auteurs jadis vantés et vendus par toute la branchouillerie cinéphile ne sont même plus distribués. "On joue comme on aime", disait le poète, mais je crois surtout, mes chers amis focaliens, qu'ils jouent comme on déteste. Triste époque.

 

 


Le jeune héros de NIGHTMARE DETECTIVE reprend donc du service. Il est bien triste et déboussolé, le pauvre. Sa réputation de "résolveur" de psychoses nocturnes fait qu'il est abordé par une jeune lycéenne qui ne peut plus dormir et pour cause : elle est hantée par une élève de son lycée à laquelle elle a joué un tour bien néfaste. Notre héroïne a voulu se moquer d'elle, avec deux autres camarades puériles, et la victime a eu la peur de sa vie. Traumatisée mais vivante, elle reste cloîtrée chez elle, tandis que l'héroïne ne peut s'empêcher de voir la marginale effrayée revenir en rêve, chaque fois oppressant et dangereux. Ca pue la mort, même si le sang n'a pas encore coulé ! Mais notre ami détective des rêves refuse d'aider la jeune fille insomniaque au motif pas con que, si elle a traumatisé sa camarade de classe, elle n'a qu'à simplement demander pardon, et les cauchemars s'en iront ! Lui-même a d'ailleurs plus urgent à faire : il est poursuivi par un rêve concernant sa propre enfance et le destin effrayant de sa mère !

 

 




Ce qui est bien avec Tsukamoto, c'est que ce n'est pas du tout Tavernier, ni même un réalisateur pour étudiantes en filmo ou candidat à la F®EMIS(sse). Ca croche dedans, ça tord de partout, ça explore le support, et c'est, Dieu sait que c'est une qualité par les temps qui courent, reconnaissable, ça a une gueule. Pour le Japonais fou, faire un film c'est bien, mais faire un film qui ne ressemble pas forcément à un film, c'est mieux, et quand j'entends ça, moi, ça me bouleverse, je sens les synthétiseurs qui montent. Ceux qui n'ont jamais rien vu du bonhomme peuvent acheter le coffret TESTUO 1 et 2  (vu à 9€ dans une grande enseigne cette semaine!) pour se faire une idée de la chose, et je leur dis "Bon voyage !" et "De rien !".

 




Etonnamment, ce NIGHTMARE DETECTIVE 2 démarre non pas mollement ou de laide manière, mais dans une tonalité un peu neutre. Pas de faute de goût, certes, mais pas d'élans sublimes ou d'audaces formelles et/ou scénaristiques. Tsukamoto semble filmer son intro et sa mise en place de manière bien narrative, plutôt calme, en fait, l'air de rien. Bon, soyons honnêtes, à côté des dix derniers films art et essai chroniqués dans ces pages, c'est du Mozart, bien entendu. L'ami "risque-osé" aurait-il ravalé ses audaces, ou attendrait-il de venir au bon moment avec ses plans stressants, hihihi ?

 

 

C'est qu'il refroidit le chaland de manière opportune. On enclenche les vitesses tranquilou, pour appuyer le scénario, plutôt simple (et vous allez voir que ça, c'est une sacrée bonne option) qui joue sur la démission du héros. Mouais. Finalement, ce n'est pas un calcul si mauvais, d'une part parce que ladite introduction n'est pas interminable, et d'autre part parce qu'elle laisse ensuite place à un film plus dense et qui, lui, va se dérouler sous de tous autres auspices ! Et une fois que c'est parti, bah c'est parti, ça ne rigole plus du tout, et c'est déjà beaucoup moins sage. Amis du Cinéma, je vous dis bonjour !

 



NIGHTMARE DETECTIVE 2 déploie ses éléments narratifs et ses zones de sens de manière - à première vue - foutraque, dans un joyeux boxon comme disaient les jeunes en 1987, mais au final, même si certaines idées restent bien floues voire abstraites, le film n'est pas une mécanique si compliquée, et les enjeux, une fois identifiés, sont assez simples, voire proches du cinéma fantastique plus convenu, parfois. C'est quelque chose que Tsukamoto a déjà tenté, et je crois que c'est grâce à cette façon de faire qu'il arrive encore à faire des films. Souvent, les trames elles-mêmes sont assez balisées. Tsukamoto, par contre, contrairement à beaucoup de cinéastes à travers le monde, ne prend pas ces sujets pour pouvoir y mettre deux ou trois de ses grains de sable favoris. Non, lui, une fois qu'on lui a donné le chèque, il s'appuie sur le scénario tranquille pour plonger dans son univers habituel. C'est le scénario qui doit rentrer dans les vues et les obsessions du Monsieur, et non pas le Monsieur qui fait allégeance au genre et place une ou deux de ses figures de style en passant.

 

 



La première séquence onirique, assez calme, plutôt sobre en fait, est aussi assez surprenante par sa frontalité, et son jeu avec le cadre. Avec peu d'éléments, elle semble indiquer une espèce de soin maniaque, simple et gratuit, sans volonté d'en mettre plein la vue au niveau esthétique mais plutôt en se basant sur des idées simples : tremblé final, par exemple, et aussi le jeu avec le placement des actrices (dont la géographie, entre elles, est bien malmenée) qui doivent absolument se retrouver sur des endroits stratégiques des lignes de terrain sur le sol du gymnase ! Ca, moi, en bon fétichiste baroque, amoureux du gratuit, j'aime beaucoup.

 




A partir de la deuxième "mort" (vous me permettrez de ne pas en dire plus), les choses s'accélèrent. Finis le calme et la tranquillosité (yeah !) de l'introduction : Tsukamoto a déjà lâché à ce moment les chiens et sa mise en scène. Je vais expliquer tout de suite en quoi il fait cela, et à quoi ça ressemble, mais une remarque d'abord. On est, je pense, d'un simple point de vue de goût et d'esthétique (remarque personnelle donc !) assez en-dessous des TETSUO dont la tonalité archi-industrielle (au sens visuel, mais sans doute musical aussi) est plus proche de mes propres préoccupations. Fin de la remarque. Si vous voulez, d'un point de vue brut, c'est pour moi moins beau que les deux premiers films du réalisateur. Ceci posé, et là j'entre dans le vif du sujet, Tsukamoto charge suffisamment la barque pour faire quelque chose d'encore une fois étonnant. Ca va passer par plusieurs facteurs de mise en scène, à des niveaux différents d'ailleurs, mais dont la combinaison globale (et vraiment complémentaire) va faire que la mayonnaise du tonton nippon va prendre un tour très déroutant et imposer au film une tonalité et un rythme vraiment curieux.

 




Premier levier, le cadrage. Les plans les moins agités, sans être laids, sont non spectaculaires. Les autres plans, plus nombreux, et même de plus en plus nombreux par la suite (aidés en cela par une radicalisation du montage) privilégient des cadres assez crados, des mouvements assez malpolis et agités qui font bien chavirer la ligne d'eau du bocal. Le montage soutient l'effort privilégiant, mais pas systématiquement, les plans courts ou les plus foutraques. Dans les faits, c'est très simple, on est dans une logique du "tremblé". Un tremblement d'ailleurs bien excessif et constant qui contaminera presque (et seulement presque, car d'autres plans plus léchés, et bien léchés, seront mis en opposition à ces plans tremblés, et donc en exergue) tout le film au fur et à mesure, jusqu'à une forme assez impressionnante de chaos, quand le montage aura repris la suprématie sur le cadrage (dernière partie du film, et les vingt minutes après la deuxième "mort"). Cette logique de tremblé, je vais la comparer à celle de deux autres cinéastes. En fait, ce n'est pas une comparaison mais plutôt une analogie, car les trois cinéastes sont tous très différents, mais cette très grotesque et inattendue analogie vous donnera une idée théorique des sensations et du style du film (chose quasi-impossible à faire dans une critique !). Si les trois styles sont différents, il y a peut-être un effet de cousinage qui relie de manière théorique Cassavetes, Von Trier (dont Shinya est forcément plus contemporain), et Tsukamoto. Cassavetes est sans doute plus modéré dans son modousse opérandaille, plus à cheval sur un filmage classique, mais sa méthode n'en est pas moins iconoclaste. Chez les trois grands, on retrouve cette volonté d'appliquer au cadrage et à la mise en scène une esthétique à contre-courant, consistant à se réapproprier le cadrage et le mouvement et de les placer dans le cadre d'une esthétique non-pure, bousculée, un peu crado en quelque sorte, qui envoie balader (a priori) la composition classique. Le matériau de ces trois-là est un matériau brut, certes, mais qui vise justement un soin assez maniaque. Il y a cela chez les trois, parce qu'ils réorganisent leurs cadrages secoués du tournage, par une réorganisation suprême au montage (qui est chez tous l'étape ultra-décisive). On retrouve donc chez les trois, un filmage rock'n'roll et malpoli cherchant la rocaille plus que la taille du diamant pur. Puis, au montage, on retrouve cette volonté de réorganiser le matériau parfois non-noble (dans lequel on a déjà des choses magnificentes, particulièrement dans la composition chez Cassavetes,  dans le recadrage sauvage et l'utilisation mongoloïde des mouvements chez Trier) et de privilégier le rythme bien sûr, mais aussi, comme disait Rohmer ou Rivette ou un autre, de corriger le scénario ou plutôt de réorganiser la narration en la développant et l'approfondissant par le montage. On colle donc de manière hétéroclite, et on dépasse les éléments écrits au départ. Composition non-pure, montage comme élément suprême réorganisant tout (et même la composition des plans eux-mêmes, puisque la façon dont ils sont collés utilise une manière non ouvertement logique de faire du sens, et je dirai même plus une logique de déstructuration ou de poésie) et réorganisation de la forme (très) écrite de départ au profit d'une réécriture dans le collage qui désigne des façons inédites de faire sens.

 

 



Dans NIGHTMARE DETECTIVE 2, la chose est d'un chaos total, mais touchant, tant Tsukamoto non content de cette esthétique déjà bien rock'n'roll, utilise la répétition de manière systématique. Le film colle trois histoires (ou deux et demie) ensemble, alors même qu'elles sont assez différentes, de manière complètement artificielle. De plus, il répète sans cesse les mêmes cadrages déconstruits, mais aussi une scénographie de l'action assez particulière. Pour dire les choses grossièrement, on a l'impression nette et désespérante que ce sont toujours les mêmes scènes qui sont dupliquées. Il s'agit de la récurrence de la scène du gymnase, bien sûr. Mais finalement que voit-on dans le film ? Une exploitation répétée de façon éhontée  et complètement "absurde" (dans le sens de désespérante) de la même grappe de deux ou trois scènes, à savoir la montée des escaliers, l'ouverture de la porte et enfin le contrechamp qui suit (en général facteur de cassure).





NIGHTMARE DETCTIVE 2, ce n'est que ça : monter le même escalier trois mille fois, et ouvrir une porte. [Le film est rempli de plein d'autres éléments de double ou de répétition que je vous laisse découvrir.] Pendant vingt minutes, à partir de la seconde "mort" puis dans la dernière partie, on assiste alors à quelque chose de très troublant et de sublime : l'impression d'être dans un couloir cubiste de sensations déclinées ad libitum, sans espoir de sortie. Pendant une bonne demi-heure, Tsukamoto nous lessive, nous tourne dans tous les sens, comme s'il voulait appliquer cette technique de "tremblé" au montage lui-même et plus seulement au cadre. Ca marche redoutablement bien. Car, dans le chaos concret de ce long couloir sensoriel, les émotions ne cessent de nous harceler. La sensation de perdition est épouvantablement physique. Le temps (du film, du montage, du visionnnage...) semble vraiment s'étirer et se tordre. C'est sans doute le meilleur moment du film, et rien que pour ça, rien que pour voir et surtout sentir comme Tsukamoto réorganise ces matériaux pour en faire ce cauchemar sans fin, le film vaut le déplacement.

 

 

 

On retrouve cette sensation, je le disais, dans la dernière partie du film qui emboîte souvent le pas sur des éléments plus loufoques, et même une ou deux fois grotesques mais qui ne s'appuient plus seulement sur le côté heurté du montage. Entre les montées d'escalier et les ouvertures de portes (et les descentes !) incessantes, s'intercalent des plans "oniriques" plus travaillés, plus posés aussi, dont il sera quelquefois dur, sous leur apparente simplicité (et sous la simplicité réelle du scénario), de mettre le doigt sur le sens. En tout cas, entre quelques scènes plus classiques (dont la très belle montée en ascenseur qui appartient plus au film de genre, mais où on trouve un superbe plan faussement bâclé ; sauras-tu le retrouver ?), Tsukamoto lâche ses plans plus symboliques. L'histoire continue de progresser. Elle est simple. Il s'agit d'un deuil absurde, d'empathie trop prononcée et de violence sociale. Mais au fur et à mesure, il approche un sentiment plus diffus qu'il va réussir à imposer par ces images léchées qui auraient dû nous apparaître comme très kitsches. Je pense aux scènes de forêt avec ces trucages bien faits mais splendouillets, mais qui, dans le mouvement global du film, dans leur subtil placement narratif et dans le montage (tout cela est amené avec sensibilité et rythme) déploient au final une force énorme. Je n'en dirai pas plus sur ces très belles idées finales, complètement dévolutionnaires. En tout cas, j'ai trouvé bouleversante et vraiment belle (et très originale pour le coup) l'idée du "trou dans la forêt" et sa remontée désespérée et calme (avec un superbe contrechamp d'ailleurs), ou encore l'arrivée répétée du héros sur le toit de la maison (idée sublime), ou les descentes sous-marines où Tsukamoto menace (par la répétition, encore une fois) de mettre le film en forme d'une boucle impossible à arrêter. Du schéma d'enfermement et de répétition stérile et douloureuse de la première partie, Tsukamoto passe à une tentative laborieuse de brisure du cercle pendant laquelle la boucle se mue en une (d)évolution chaotique (les retours en arrière sont nombreux et douloureux), une évolution en colimaçon où l'on n'est jamais sûr que le disque soit rayé comme au début du film, ou si l'on continue d'avancer, idée d'autant plus magnifique qu'elle est relayée par une question bouleversante : comment refuser le scandale de la naissance ?!!?

 

 

 

NIGHTMARE DETECTIVE 2 nous donne l'occasion d'avoir des nouvelles de Tsukamoto, dont on sent cependant qu'il en a largement plus sous le pied, et nous prouve qu'il continue à travailler sa matière et qu'il remet en jeu, largement, son travail. C'est une honnêteté, pleine de risques certes, mais touchante, et c'est aussi une bonne nouvelle. Le cinéaste continue de bosser et sur des formes toujours chahutées, en recherche. Dommage qu'il faille aller dans un festival pour voir ce genre de cinéma, et que systématiquement ces projets plus ambitieux soient absents des salles.

 

 

Dr Devo.

 

 

 

PS : pour ceux qui ne le savent pas, le Concours Tanaka est ouvert ! Allez jeter un œil et amusez-vous avec rigueur !



Publié dans Corpus Filmi

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Dr Devo 05/05/2009 19:39

Hello Sigismund!C'est pas à tout à fait ça! Lynch aurait plutôt une logique de déraillement ou de dérapage. Là, c'est vraiment de la répétition incessante... J'espère que tu trouveras la galette quelque part dans le monde...Dr Devo.

sigismund 05/05/2009 16:08

J'avais trouvé le premier très sobre et très réussi...ce que vous dites Docteur attise ma curiosité, est-ce que en usant de la répétition, Tsukamoto ne serait pas en train d'user du langage des rêves même, comme peut le faire Lynch...J'espère pouvoir le voir bientôt à mon tour en tout cas.. 

Dr Devo 30/04/2009 22:34

Salut epikt!Tu mets le doigt dessus: quand barton fink ne fait plus du barton fink, bah on le vire...Ha si seulement Matiere Focale puvait sortir des dividis!Dr Devo.

Epikt 30/04/2009 12:40

" Ce qui est bien avec Tsukamoto, c'est que ce n'est pas du tout Tavernier " > j'aime, c'est classe.Sinon, au sujet de la non-sortie de ses films, il y a certes un désintéressement pour le bonhomme (il ne refait pas à chaque fois des films avec des mutants chromés, forcément) mais il y a aussi le fait qu'il coute très cher. Trop cher pour les perspectives de vente de films après tout pas hyper commerciaux. Sur ce coup je sais pas dans quel mesure les distributeurs français sont frileux, mais il est vrai que les japonais sont des têtes de noeuds.Concernant Nightmare Detective 2, pour la salle c'est à priori rapé, mais certains sont parait-il intéressés pour le sortir en DVD (reste encore le problème du cout d'achat).