PAS VU PAS PRIS, de Pierre Carles (France-1998) : Le Grand Pays

Publié le par Dr Devo

(Photo : "Poésie de Kholkoze" par Dr Devo)




Chers Focaliens,
 
On va se remettre de nos émotions. Faire la révolution est assez épuisant. Et je l'ai quand même faite deux fois en quelques semaines. Dans la REVUE DU CINEMA (disponible dans toutes les maisons de presse), je créais ni plus ni moins qu'un nouveau courant critique, à travers la rédaction d'un article sur le merveilleux KLIMT de Raul Ruiz. Courant absolument novateur, car cette nouvelle façon de faire de la critique est absolument inédite à ma connaissance. Pour l'instant, je suis le seul critique de ce mouvement. [Je ne vous dit pas de quoi il en retourne, mais ce n'est pas rien...]. Hier, je décidais enfin de mettre au point une Charte de la Critique, c'est-à-dire une série d'engagements pour améliorer la qualité de la critique mondiale ! Et je suis sûr que ça marche ! [Mr Mort a, tout de suite après avoir lu l'article, pris son téléphone et m'a proposé d'envoyer la Charte à tous les critiques professionnels ! C'est vrai que ça serait marrant.]
 
Changement d'herbage réjouit les veaux. Et c'est ainsi que j'ai regardé hier le documentaire de Pierre Carles, PAS VU PAS PRIS. Un petit documentaire, voilà qui va me reposer, me dis-je de manière totalement méprisante. J'ai déjà évoqué ce que devrait être selon moi un documentaire. Disons pour faire court que je pense que le doc devrait être mis en scène, superbement éclairé, magnifiquement cadré, et au besoin, on devrait pouvoir refaire des prises avec les interviewés, voire réécrire leur texte. Au final, on aurait une approche du Réel beaucoup plus véridique et intéressante. Et les documentaires prendraient enfin leurs distances avec leurs cousins dégénérés : les reportages télé (qui sont l'étalon du documentaire, et le modèle à suivre, d'où l'appauvrissement du genre). Bref, en général, les documentaires, malgré les qualités d'investigation (parfois), et malgré les sujets abordés, sont souvent des objets poussifs et laids ! On en a déjà parlé dans ces pages.
 
En 1995, lors des cérémonies commémorant le cinquantième anniversaire du débarquement allié sur les plages normandes. François Léotard est alors Ministre de la Défense. Les télévisions suivent l’événement et lui consacrent une journée spéciale. Léotard doit faire une interview en duplex de Normandie pour TF1. On l'a préparé : maquillage, micro, etc. Il attend le début du duplex. Etienne Mougeotte, vice-patron de TF1, profite de ce petit temps de pause où le ministre attend sagement son tour pour venir le saluer. Une conversation s'engage. Les deux hommes se connaissent bien de toute évidence. Ils sont à tu et à toi. Ils commentent un peu l'actualité politique. Ils débinent quelques hommes politiques. Mougeotte explique que les lois anti-terroristes sont bien vues de l'opinion ("Même mon fils de 18 ans qui est assez anti-flics et tout ça, il trouve ça bien..." dit Mougeotte), patati, patata... Une conversation entre deux gars qui se connaissent très bien quoi ! Et puis, Léotard prend des nouvelles de TF1. Comment ça marche LCI ? Bien, bien, un vrai succès... patata patata... Mougeotte finit par aborder un sujet épineux : la révision du cahier des charges concernant les publicités sur les services public et privé ! On est très inquiet, explique Mougeotte, que le gouvernement ne prenne des mesures défavorables à TF1 !
Ce que les deux hommes ne savent pas, c'est qu'ils sont dans le champ de la caméra et que le micro de Léotard est branché. Bien sûr, la scène ne sera pas diffusée sur TF1. Mais la régie a déjà ouvert le canal satellite, ce qui veut dire que la conversation filmée et enregistrée passe du car régie en Normandie à la régie parisienne de la chaîne ! Et un petit malin a enregistré la conversation en piratant le canal ! Quelques jours plus tard, le journal LE CANARD ENCHAÎNÉ révèle l'affaire !
Pierre Carles se procure le document. Ça tombe bien, car Canal Plus prépare une émission spéciale de plusieurs heures sur les rapports entre politique, pouvoirs et médias. Ils ont demandé à quelques réalisateurs, dont Carles, de faire une sujet de 10 minutes / un quart d'heure sur le thème. Carles imagine alors un dispositif original. Il décide d'aller interviewer des grands responsables d'émissions politiques ou de reportages. De tous bords, services publics et privés. À chaque fois, le scénario est le même : Carles, au milieu de l'entretien, leur montre la conversation Mougeotte-Léotard et leur demande de réagir à l'aune ce leur expérience et de leur intime conviction. Il leur pose la question suivante : pourquoi ce document, largement abordé dans la presse écrite, n'a jamais été diffusé sur une chaîne de télé française ? Les réactions des interviewés sont quasiment unanimes : ils sont plus ou moins furieux !
Carles monte son reportage (PAS VU À LA TÉLÉ), et l'envoie à Canal Plus. La réaction est assez brutale : pas question de diffuser un tel brûlot aux méthodes "staliniennes" (dixit Alain De Greef, numéro deux de la chaîne et responsable des programmes). Carles remonte le sujet, mais fait face à un nouveau refus de la chaîne cryptée. Motif : son sujet n'analyse pas le thème abordé !! Le reportage ne passera jamais sur la télé française...
 
Bon sang de bois, me dis-je en éteignant le magnétoscope à la fin du documentaire ! Quelle histoire ! On l'aura compris, PAS VUS PAS PRIS est un documentaire sur l'histoire de ce premier reportage de 12 minutes commandé par Canal plus, et les déboires qui s'en sont suivis pour Pierre Carles. Et c'est tout bonnement passionnant. Carles a bien fait les choses en toute logique. Il montre les interviews des responsables télé, leur réaction lorsqu'ils voient la cassette Léotard-Mougeotte, et la suite de la conversation qui en général tourne au vinaigre. Puis il montre la réaction de Canal Plus dans tous les détails. Enfin, il analyse la réaction des émissions de télé parlant de la télé (notamment une émission de Canal Plus animée par Denisot), alors que cette affaire de censure est révélée dans la presse écrite (Libération, Le Monde et encore une fois l'impeccable CANARD ENCHAÎNÉ). Ensuite, il élargit le sujet en analysant les différences entre le discours de principe sur les médias et leur rôle indépendant, et les faits, notamment de la part des journalistes qui ont été invités par Chirac quelques temps plus tard pour l'interviewer. Voilà.
 
Le procédé de ce documentaire est simple. C’est quasiment du home-movie ! Carles, par précaution, a enregistré toutes les conversations téléphoniques qu'il a eues avec les responsables de chaînes pendant toute cette aventure. Il dispose là d'une mine d'informations vertigineuse ! On assiste donc à un véritable bal des faux-culs, tout en off bien sûr, où les différents responsables éditoriaux, de Canal Plus notamment (dont l'épouvantable Philippe Dana, responsable de la journée thématique de Canal sur les médias et le pouvoir !). En enregistrant ces conversations à leur insu, Carles a accumulé un matériau passionnant, car il couvre toutes les étapes de la fabrication du reportage, des pressions exercées sur lui puis de la censure dont il a été victime.
 
Et c'est une véritable galerie des horreurs. Ce qui est absolument étonnant, c'est l'homogénéité des réactions. Les producteurs d'émissions et les journalistes qui reçoivent Carles disent tous plus ou moins la même chose. D’abord, ils se vautrent dans de grandes déclarations passionnées sur l'indépendance des médias, leur farouche volonté de liberté éditoriale, et patati et patata... Puis Carles leur montre la cassette, et là le discours change du tout au tout.
Ce qui est extraordinaire dans ce film, c'est la violence des réponses, à la vue du document lui-même. Carles n'a pas choisi de révéler un scandale immense. Cette conversation entre Mougeotte et Léotard n'est pas le nouveau Watergate ! Je dirais même plus, c'est du pipi de chat comparé aux affaires qui agitent le gouvernement en ce moment (Clearstream bien sûr, ou encore le scandale des ventes d'actions Airbus, très ubuesque !). C'est juste un petit document anodin mais qui révèle non seulement la connivence de deux mondes censés être distincts, au moins sur le papier. Les journalistes sont en principe un contre-pouvoir, et devraient plus ou moins garder leurs distances et leur indépendance face à l'influent monde du politique. Et d'une. Ici, on voit bien que la connivence est réelle. La conversation piratée n'est rien d'autre qu'une petite séance de travail impromptue et off. C'est déjà hallucinant. Mais là où il y a un tout petit scandale dans les faits, mais symboliquement ahurissant, c'est lorsque Mougeotte parle de cette révision du cahier de charges du service public par rapport aux coupures pub. Il se dit inquiet, et demande sans vergogne à Léotard de faire remonter l'infirmation. En clair, on assiste à une opération directe et sans ambiguïté de lobbying ! Un journaliste (ici un responsable éditorial) fait pression sur un politique qui ne s'en offusque pas, car il en a l'habitude. Dans les faits, c'est peut-être un épiphénomène, mais dans le principe c'est scandaleux ! La disproportion des deux est déjà intéressante, mais lorsque Carles recueille et montre les interview qu'il a réalisées, c'est d'une violence exemplaire. Les réactions sont d'autant plus violentes que l'événement semble banal ! C’est très étonnant.
 
Si vous êtes un peu cynique, les réactions des présentateurs et producteurs d'émissions d'information vont être du miel pour vos yeux et vos oreilles. Quel délice ! Tous ces responsables sont finalement pris la main dans le sac. De superbes déclarations d'indépendance, suivies dans la minute d'un déni immédiat, suivi dans la minute d'une violente attaque envers Carles qu'on traite grosso modo de salaud, de menteur et d'incompétent. Le bal des hypocrites est ouvert, et il y a du monde sur la piste. Ça saigne sur le dance-floor !
 
Premier point frappant, l’unanimité des visages. Ils viennent d’horizons très différents. On retrouve Patrick de Carolis et Bernard Banyamin (de France 2), Michel Denisot, Alain Duhamel (qui, à l’instar du Professeur Rollin, a toujours quelque chose à dire en tant que roi du cacheton éditorial politique), Guillaume Durand, Anne Sinclair et feu le pas du tout regretté François-Henry De Virieu, producteur et présentateur de la défunte HEURE DE VÉRITÉ. Enfin, Charles Villeneuve. Tous les horizons, privé et public, et quasiment tous les âges sont représentés. Et unanimement, on voit leur visage se décomposer pendant qu’ils voient la fameuse cassette pirate proposée par Pierre Carles. Si certains sont gênés et bouillent intérieurement (Sinclair par exemple, Carolis, etc.), d’autres sont nettement agressifs, tels Villeneuve, Banyamin, Duhamel et le champion du monde De Virieu. Eux ne vont pas tourner autour du pot, trouvant la question honteuse, et vont montrer au grand jour leur personnalité fondée sur l’expérience, bien sûr, ce célèbre argument quand il s’agit de faire fermer sa trappe à quelqu’un, et jouer de leur "pouvoir", entre guillemets, c'est-à-dire mettre en boîte le timide Pierre Carles, lui faire bien comprendre qu’il n’est rien, et que tu vois, Coco, si on est encore là après tellement de temps, c’est qu’il y a une raison.
Mais Carles est un type têtu peut-être, et surtout rigoureux. Il sait que sa question est bonne. Et il sait que la décomposition des visages, qui progressivement tournent à l’agressivité hiérarchique, n’est qu’un prélude. La défense tient en deux points pour ces grosses huiles de la télé. D’abord, les journalistes tutoient les politiques et réciproquement, et c’est tout à fait normal. Les deux parties font partie du même monde professionnel et, bien sûr, ça crée des liens. Ce sont des confrères en quelque sorte. On les tutoie en privé et on les vouvoie sur le plateau, il n’y a pas de scandale.
Premier glissement sémantique. En jugeant vite, et puisque Carles veut faire preuve de justesse morale, l’argument, si on le survole, tient. Mais, cher lecteur, tu le sens, qu'il s’envole ? Ben oui ! Il y a glissement sémantique. Bien sûr, Carles est effaré par la connivence entre Mougeotte et Léotard. Bien sûr. Mais ce n’est pas le point qui choque Carles en premier lieu. C’est un symptôme, et non pas la maladie. Ce qui est ahurissant dans ces images, c’est la tentative éhontée de lobbying que Mougeotte tente auprès de celui qui est, à l’époque, Ministre de la Défense, et donc membre du gouvernement ! Il est là, le mini-scandale ! Et ça, bien sûr, nos amis de l’audiovisuel, qui il y a cinq minutes nous disaient qu’ils n’avaient aucun tabou et qu’au nom de la liberté de la presse et celle du public à savoir, il n’y avait pas de limites à avoir si on se disait journaliste, tous bottent en touche et déplacent le centre de gravité de l’affaire. "CE TUTOIEMENT N’EST PAS GRAVE". Voilà. Belle effet de manche, les gars, bel effort de rhétorique spécieuse ! Tous n’ont pas compris que le scandale dans cette bande vidéo, c’était la tentative de lobbying ! Je pense qu’ils le font à moitié sincèrement d’ailleurs, ce qui est encore pire ! De là à dire qu’ils ne voient pas du tout ce en quoi ce lobbying peut être choquant (ils ne retiennent que l’accusation de connivence personnelle), il n’y a qu’un pas qui fait carrément plus peur encore ! Premier point, déjà très sympathique.
 
[Entre deux, Carles montre un extrait d’un des rares reportages télévisés sur la télé et les politiques, où l’on voit Anne Sinclair rencontrant Laurent Fabius avant un 7/7 : oui, ils se vouvoient, mais en plus, Sinclair vient préparer l’émission en demandant carrément au bonhomme quels sont les thèmes qu’il veut voir abordés, dans quel ordre et dans quelles perspectives ! Le temps de George Marchais est révolu ! Vous vous souvenez de ce sketch de Bernard Mabille Le Luron imitant le patron du PCF ? "Mr Marchais, ce n’est pas question !" Et George de répondre : "Oui, mais ce sont mes réponses ! J’ai compris le truc ! Vous venez avec vos questions, et moi, je viens avec mes réponses !". Ici, loin de cette fiction, et dans une réalité bien moins drôle (quoique… si on a de l’humour noir !), Sinclair et Fabius vont plus loin : ils préparent les questions et les réponses ensemble !]
 
Deuxième point complètement soufflant, les argumentaires de Denisot, Duhamel, Sinclair, et surtout (dit de manière plus explicite) de De Virieu et Villeneuve. Pourquoi ne pas montrer ces images à la télé ? Mais mon brave Mr Carles, on adorerait les montrer, mais elles n’ont aucun intérêt (1er argument) et en plus, les français, ils ne veulent pas savoir ça (deuxième argument). Ça n’intéresse pas le public. D’ailleurs, nous journalistes, nous aimerions bien les passer, ces images, mais c’est le public qui s’en fout. Moralité (tenez vous bien et même tenez-vous mieux) : le public fait pression sur les contenus éditoriaux des grandes chaînes pour qu’on ne parle pas de faits qu’il ignore ! SUBLIMISSIME ! J’adore ! À ce moment du documentaire, j’ai véritablement pleuré de rire ! Comme dit Denisot à Carles : "on s’en fout de que je pense de ces images, et on s’en fout de ce que vous en pensez". [On = toi et moi, cher lecteur !] Ou encore mieux, De Virieu à qui Carles fait remarquer que la presse écrite (dont on peut supposer que le lectorat coïncide un tant soit peu avec ceux qui regardent les émissions politiques et d’information) avait parlé de cette affaire, De Virieu répond donc : "Mais si le CANARD ENCHAÎNÉ dévoile l’affaire, c’est bien et même très bien ! C’est leur rôle de journal de contre-pouvoir". Mes Amis, la messe est dite.
 
Les deux seules personnes qui ont un peu les pieds sur terre et qui parlent sans langue de bois sont curieusement le présentateur de CULTURE PUB (très bonnes analyses !) et Jacques Chancel ! Lui, il m’a sidéré. Voilà un type que je n’aime pas. Ecoutez la RADIOSCOPIE de Salvador Dali (qui est un grand moment de radio, absolument merveilleux) et vous comprendrez pourquoi. Il y a un Michel Drucker qui sommeille en lui. Mais je dois dire qu’il a ici largement remonté dans mon estime, en répondant franchement, d’une part, et sans essayer de donner forcément une bonne image de lui. Sa parole est franche, l’analyse pas conne du tout (il revient sur le syndrome du tutoiement évoqué par Anne Sinclair, mais en mettant le paradoxe sous une lumière bien plus simple et bien plus passionnante), et c’est à peu près le seul, avec le gars de CULTURE PUB, qui semble avoir du respect pour son camarade journaliste et son enquête. En clair, c’est le seul qui ne le prend pas pour un con, notre ami Carles ! Bravo.
 
Je passe sur le reste. Le documentaire que je vous laisse découvrir insiste beaucoup également sur les réactions des journalistes interviewés quelques jours après (ils vont tous se plaindre à Lescure, patron de Canal Plus ! Belle solidarité !), sur les tentatives patientes de Carles pour remonter son reportage, et enfin sur l’incroyable lavage de cerveau que la télé, et notamment Canal Plus (qui a pourtant commandité le doc de Carles !) va opérer en se présentant comme victime de l’infâme Pierre Carles, ici décrit un peu à la Hitler, et donc avec la finesse que vous imaginez !
 
On rie énormément face à ce documentaire, et on a également très envie de pleurer. Si les enregistrements sont basiques (pas de lumières, pas de cadrage, etc.), on soulignera ici l’inventivité de Carles dans la facture de son projet. Les articulations sont subtiles et les passages qui utilisent le montage de manière singulière sont nombreux. Voilà qui, en plus du sujet édifiant, font de PAS VU PAS PRIS un film complètement indispensable. Et encore, nous sommes en 2006, soit huit ans après, et dieu sait que la situation journalistique à la télé s’est encore dégradée… En tout cas, en analysant un micro-fait sans conséquence autre qu’éthique, en tirant les fils de sa pelote sans en avoir l’air, Carles découvre une abysse monstrueuse de bêtise et de cruauté…
 
[Un mot avant de partir. Karl Zéro est un personnage très intéressant dans le film. Je crois qu’il veut faire sincèrement travailler Carles. Mais il représente lui aussi une des briques du mur ! Zéro, qui finalement ne passera rien de rien, est exactement le portrait d’une impertinence contrôlée et "autorisée", comme disent les anglo-saxons. Lui aussi est complètement à la solde du système, et donc muselé. On est, là encore, dans le faux.
Tout cela m’a rappelé la photo, il y a quelques mois, de Serge July, patron de Libération pris en flagrant délit de bisous à Nicolas Sarkozy ! Qu’on soit de gauche ou de droite (là n’est pas la question), comment peut-on souhaiter encore que le journal Libération continue à publier, à l’heure où sa mort approche ? Peut-on vraiment être désolé pour eux ? Allez voir ce film, et réfléchissez bien avant de répondre…]
 
Librement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Analogia

Commenter cet article

Guillaume Massart 29/09/2006 11:16

Avis aux possesseurs de FreeBox:
Ce soir, 21H, Zalea TV diffuse l'excellent Ni vieux, ni traîtres de Pierre Carles (dont je ne connais qu'une version tronquée de 20 minutes). Plus par ici: http://www.filmdeculte.com/news/news.php?id=2848

Dr Devo 29/06/2006 08:44

je l'ai vu aussi. Sujet passionnant en effet, mais un petit défaut dans attention danger travail!

Les intervewés ne disent pas comment il équilibrent leur budget! C'est un mystère. Il y en a un ou deux qui disent que oui, j'ai pas de vouture ou oui je pars pas en vacances mais, c'est trop court. Un smicard par exemple (ou quelqu'un qui gagne un peu plus), travaille a plenteimps et gagne sa vie... à peine. Ses comptes sont à peine équilibrés, il n'a de l'argent pour pas grand chose, doit faire attention... Et s'il a un coup dur (changer un truc sur la voiture par exemple...), il va mettre des mois à re-équiliber ses comptes... Bon, ça on le sait.
Dans cette perspective, ca aurait été génial de montrer comment ces gens equilibre leur budget... C'est mon seul bémol, car sinon, c'est bien vrai c'est passionant, cher Pierrot!

Dr Devo.

Dr Orlof 29/06/2006 07:52

A voir aussi "Attention, danger travail". Un regard neuf et décalé sur un sujet rarement traité à l'écran...

Le repassant 26/06/2006 12:07

Un des plus gros éclats de rire de ces années là. Vu au Saint André des Arts, et c'est vrai que cela faisait du bien de se pisser de rire devant ces guignols dans une salle pleine.

Bernard RAPP 25/06/2006 17:25

Et oui, on pensait l'espèce journaliste disparue. Et non : il y a Pierre Carles.