[Photo: "Superdevo" par Dr Devo.]




Une fois assigné à chacun de mes confrères leur devoir à effectuer pour cette formidable bien qu’éprouvante semaine KKKK, je m’en retournais à mes trous noirs pour faire mumuse, mais pour une courte durée car il me fallait vite aller sur terre pour voir un film en salle. C’est ainsi que je me rendis au cinéma le plus proche de mon Resort natal pour aller voir le dernier opus de Michael Mann, tout en ayant pris le temps, rassurez vous, d’avaler un bon petit paquet de chips goût ceinture d’astéroïde rôti et de m’être diverti avec une spacio-bia’tch sur une plage de l’espace. Le Dr Devo vous l’aura sûrement dit, il ne faut jamais se rendre au cinéma le ventre vide ou contrarié… 

 



Basé  sur l’histoire vraie de John Dillinger qui a existé vraiment et fut un as du braquage de banque. Nous sommes dans les années 30. Principalement à Chicago, là où il fait bon être un criminel, Dillinger s’en donne à cœur joie et amasse les dollars à tour de bras. Cela dit les autorités ne l’entende pas de cette oreille et souhaite mettre fin à ces petites affaires. En parallèle, John Edgar Hoover, qui n’est pas l’inventeur de l’aspirateur, souhaite redorer le blason de son institution policière, mise à mal de par les coûts très importants nécessaires à son fonctionnement et son efficacité toute relative. Cette institution, qui n’est autre que les prémices du FBI, joue à fond la carte Dillinger et va tout faire pour arrêter l’homme considéré par Hoover comme l’Ennemi Publique Number One, et cela bien avant "Twenty-Cent Cassel". C’est ainsi que Hoover embauche un des acteurs les plus fades de sa génération "oui-oui", à savoir Christian Bale.

 



Vous l’aurez compris, nous aurons droit ici à un nouveau film biographique. Bon, ce que l’on peut dire d’entré de jeu c’est que le Mann ne s’encombre pas trop, justement, des éléments biographiques de John Dillinger. C’est plutôt tant mieux car il ne nous barbe pas avec les passages obligés du genre (l’amourette avec Cotillard est assez vite torchée par exemple). D’autre part, la ressemblance avec le vrai Dillinger et Depp n’est pas frappante et on voit bien que ce n’est pas tant la reconstitution historique (qui ici assez minimal en terme de decorum) qui intéresse Mann que les enjeux des actions des différents protagonistes. Ainsi Mann nous donne à voir le passage entre un banditisme old school (braquage de banque) et le banditisme moderne (au travers de l’argent invisible détourné par les premiers gangsta-traders). C’est aussi la naissance de nouvelles techniques policière à travers la naissance du FBI… La globalisation … Tous ces enjeux sont bien là en substance et, sur le papier, c’est plutôt intéressant mais malheureusement il n’en fait pas grand-chose… Cela reste en surface, anecdotique et c’est bien dommage.

 



Pour moi Mann est plutôt un bon faiseur mais pas quelqu’un qui me transporte véritablement dans l’hyper-espace, et ce n’est malheureusement pas avec ce dernier film que les choses vont s’arranger. Mann s’entiche de la vidéo numérique, chose qu’il fait depuis plusieurs films. Alors certes, c’est de mieux en mieux mais tout de même, il y a toujours cette non présence de grain et cette définition quasi parfaite qui me dérange toujours un peu. C’est une chose à laquelle il faudra s’habituer au même titre qu’il a fallu apprendre à se séparer du "grain sonore" de nos vinyles pour faire place à la pureté du Compact Disc. Enfin, c’est un détail et non un reproche, mais quand même. Le plus préoccupant au final c’est plutôt la mise en scène globale du film. Si Mann se concentre sur certains moments-clés pour nous offrir quelques chouettes moments de bravoure filmique, PUBLIC ENNEMIES dans son ensemble parait bien fade et beaucoup de passage semblent avoir été faits sans goût ni grande personnalité. Au final Mann déroule son métrage sans nous émoustiller franchement, et l’on a encore et toujours cette impression d’avoir vu ça des centaines de fois. Sinon Depp s’en sort pas mal et Cotillard bof. Rien à ajouter à la cour pour la defense.


L'Ultime Saut Quantique.





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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 12:51

Publié dans : Corpus Filmi
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