TRANSAMERICA, de Duncan Tucker (USA-2006) : Trans-humain, trop humain...

Publié le par Dr Devo

 

(Photo : "Princess Hoover" par Dr Devo et Proctoman)


Cet article est originellement paru dans LA REVUE DU CINEMA N°2 (Juin-Juillet 06). Je rajoute des commentaires écrits aujourd'hui entre parenthèses et en italique.

Premier long-métrage de l'américain Duncan Tucker, TRANSAMERICA débarque sur nos écrans après avoir écumé les festivals et récolté une impressionnante moisson de prix, notamment à Berlin, Deauville, et aux Golden Globes. Felicity Huffman, l'actrice principale, et Tucker ont ainsi raflé à eux deux bon nombre de prix. Alors que le Festival de Cannes démarre (calamiteuse, cette proposition, on croirait du Giordano !), il nous a semblé bon d'aller jeter un œil à ce film effectivement fort bien accueilli par le public et par la critique.

Film indépendant et road-movie dans le sens classique du terme, TRANSAMERICA est une comédie (mélo-)dramatique, mettant en scène le personnage de Bree (Felicity Huffman), un transsexuel qui, lorsque le film débute, voit enfin la lumière au bout du tunnel. Bree a en effet obtenu toutes les autorisations médicales, psychologiques et sociales pour se faire opérer, enfin changer de sexe et devenir une vraie femme. Une semaine avant la date fatidique, elle reçoit un coup de fil pour Stanley, son ancienne identité d'homme (qu'elle a déjà rejeté depuis longtemps dans sa tête). Il s'agit de Toby, qui se dit être le fils de Stanley et qui l’appelle de l'autre bout des États-Unis, d'un commissariat new-yorkais précisément, où il a été arrêté pour possession de drogue. Bree répond que Stanley n'habite plus ici. Elle en parle néanmoins à sa thérapeute et amie, qui l'incite à régler le problème avant son opération, sans quoi elle devra lui retirer son agrément. Bree décide alors à contrecœur de faire le voyage jusqu'à New York. Une fois sur place, la caution de Toby payée (1 dollar !), Bree se présente à lui comme une espèce de missionnaire chrétienne, et lui propose de voyager en voiture jusqu'en Californie, où Toby, enfin séparé des mauvaises influences de la côte est, devrait pouvoir prendre un nouveau départ dans la vie. Malgré l'énormité du mensonge, Toby accepte. Le road-movie commence. Entre Bree, femme mais aussi père génétique du jeune homme, engoncée dans son splendouillet tailleur orange, et Toby, jeune homme au parcours plus qu'accidenté, ayant grandi trop vite, le voyage s'annonce comme rempli de difficultés... Première gaffe de Bree : elle emmène le garçon dans le village où il a été élevé par son beau-père...

TRANSAMERICA semble avoir été tourné avec des moyens modestes. Soutenu et produit par l'acteur William H. Macy (gueule sympathique du cinéma américain qu'on a vu en mari dépassé qui paye un tueur pour kidnapper sa femme dans FARGO des frères Coen, ou encore très bon en super-héros raté dans le méconnu MYSTERY MEN), le film ne s'est offert qu'un seul luxe à travers la présence de Felicity Huffman, actrice populaire de la série DESPERATE HOUSEWIVES, et du second couteau très sympathique Burt Young, ici encore dans un second rôle. Pour le reste, le film sera même filmé en super 16 (c'est-à-dire en 16 mm gonflé en 35mm, procédé qu'avait par exemple utilisé Gaspar Noé pour SEUL CONTRE TOUS).
Le sujet du film vise lui aussi une certaine simplicité. Road-movie classique, le film oscille entre comédie et drame, sur un mode à la fois grave et léger, comme dit certainement le dossier de presse. Rassurez-vous, à la Revue du Cinéma, nous avons banni la lecture de ces dossiers de presse (enfin, moi, au moins... Remplacez par Matière Focale !) qui parasitent allégrement le paysage critique français. Dernière exemple en date, la fameuse notion "d'interactivité" dans SILENT HILL, le film de Christophe Gans (article du Marquis très bientôt, et c'est un de ses meilleurs ! Miam-Miam !) : c'est un non-sens complet (à moins d'être en Odorama, comme le POLYESTER de John Waters, le film n'est ni de près ni de loin "interactif"), mais la presse, huit fois sur dix, a développé cette dialectique. Vous pouvez être sûrs que "l'interactivité" est l’une des notions fondatrices du dossier de presse ! Passons.

Une fois de plus, on n'est pas pris au dépourvu. Le film annonce en quelques minutes la couleur, et sa dépendance au schéma classique de la comédie mélodramatique américaine. On pourrait même dire hollywoodienne. TRANSAMERICA est un film à thème, comme on dit film à thèse, ce qu'il est d'ailleurs aussi, probablement. Il pose frontalement la question de la trans-sexualité (giordanisme là-aussi : l'avantage de Matière Focale, c'est qu'on peut se passer de ce genre de pincettes inutiles et qui ne veut rien dire ; c'est bon d'être à la maison !). Bree, dont le rôle a été confié assez judicieusement à une femme (dont les traits "masculins" seront renforcés, tactique plutôt maline), va se faire opérer, et on comprend qu'elle est plutôt solitaire. De son propre aveu, sa seule amie est sa thérapeute. Ce parcours trans-genres, on le comprend instantanément, n'a pas dû être une sinécure, ou tout au moins, a fait que Bree a glissé doucement mais sûrement vers la solitude absolue. Ce qui n'empêche pas le personnage, figure "improbable" ou plutôt incongrue, d'être assez drôle. La première séquence, dans son appartement où elle regarde une VHS qui apprend aux transsexuels à développer une tessiture vocale féminine, est assez rigolote. Bree est un personnage hors-norme, mais sans doute également assez loufoque et décalé pour faire sourire des aléas de la vie, qui ne doivent pourtant pas faire de sa vie un chemin couvert de pétales de rose. Le réalisateur insiste, dans des détails ou dans des scènes entières, sur les ambiguïtés même du personnage. Si Bree est décidée depuis longtemps à devenir une femme et attend avec l'impatience qu'on imagine l'opération qui réalisera son souhait, on comprend également que la vie sociale, le regard des autres et ce corps encore incomplet (femme à l'extérieur, mais terriblement homme sous les vêtements) le handicapent énormément, et la placent dans un entre-deux qui la gêne quotidiennement (voir la scène où elle attend le bus). Un personnage doux-amer, donc, entre détermination et perpétuelle gène.
Du côté de Toby (Kevin Zegers), là aussi, ce n'est pas facile tous les jours. On l'imagine aisément enfant de la rue, sans véritable famille (il n'a jamais connu Bree, et sa mère s'est suicidée). Il partage un taudis minuscule avec trois autres colocataires, eux aussi sans doute à la dérive. Il sniffe de la drogue. Il vit de système D, il n'a aucune éducation. Et pour survivre, il fait régulièrement le trottoir pour des passes à 40 dollars. En une seconde, on imagine sa belle gueule entre les pattes de messieurs d'âge mûr ! Un peu dissimulateur, un peu menteur, réflexes de survie obligent, Toby est bien sûr à l'opposé, socialement du moins, de son ex-père. Un jeune homme plus qu'à la dérive d'un côté, et de l’autre une future femme qui a lutté pour avoir la place qu'elle voulait dans la société.

Alors oui, on peut ressortir, au bout d'un quart de bobine projetée, le fameux mantra du cinéma populaire, qu'il soit commercial ou art et essai : tu la sens, l'émotion qui monte ? On regarde son voisin de siège rapidement, et on pense lui dire : "n'en jetez plus, la cour est pleine !" Car qu'aurait-il pu arriver de plus à Toby ou à Bree ? Les tentatives de suicide ? Mais elles sont là ! L'homosexualité ? Elle est là ! La misère financière ? (le Sida !) Elle est là ! En un mot comme en cent, les difficultés du jeune Toby et le croisement de son histoire avec celle de Bree forment quasiment un parcours exhaustif. Mineur minoritaire au sein même de la minorité, voilà ce qu'est Toby ! Il ne lui manque plus qu'une difficulté pour être définitivement paria dans la société américaine : être musulman par exemple, ce qui doit ne pas être très populaire en ce moment par là-bas ! Mais le scénariste et réalisateur a choisi une autre option : Toby a des origines Cherokee, ce qui nous vaut un discret appel du pied tout en secousses tractopelliques, dans le parallèle entre luttes de la minorité indienne/ de la reconnaissance homosexuelle / du mouvement trans-genre. Dans chaque cas, la lutte, ses oppressions et les dettes de la Société à son égard. Comme disait le poète francophone, c'est pas du Ronsard, c'est de l'amerloque. [Je dis ça sans aucune animosité envers nos amis américains, amerloque s'entendant ici en terme de cinéma, voulant dire bien sûr "hollywoodien", et comme nous le savons, la majorité des films français le sont aussi, hollywoodiens... Pas d'offense, donc !]

L'anecdote précédente sur la "charactérisation" des situations et des personnages était intéressante à relever, car à elle seule, elle représente quasiment ce qu'est tout le film. TRANSAMERICA est peut-être un film indépendant dans son montage financier (quoique cette notion soit de plus en plus ambiguë et perde en pertinence année après année, refermons la parenthèse), ce n'en est pas moins un film de genre, ni plus ni moins, et même un film de genre hollywoodien. Intrinsèquement, s'entend. Road-movie mélodramatique mais drôle, loufoque mais touchant comme hymne à la différence. C'est un sous-genre de la comédie dramatique classique hollywoodienne, comme je le soulignerai avec de bien pertinents exemples un peu plus bas. Souvent, ces "meilleurs intentions" donnent des films (et moult téléfilms !) assez médiocres et gentiment racoleurs. Dans quelques cas, plus espacés, plus rares, le film est bon, on le verra. Avant de faire la lumière sur ce point et d’élargir le sujet au-delà du film, voyons ce que TRANSAMERICA a dans le moteur.

On pourra peut-être émettre des réserves, notamment sur le traitement, certes. Mais quand on ouvre le capot pour jeter un coup d'œil à la mise en scène, le bilan est sans appel. Le genre est certes très codifié, et il est donc complètement logique en quelque sorte que TRANSAMERICA soit un film à la narration linéaire, et à la ligne claire, comme on dirait pour la bande-dessinée. On est prévenu bien vite, on n'est pas pris en traîtres sur ce point. Nous ne sommes pas chez Ruiz (voir l'article sur KLIMT). Ceci dit, il faut savoir rester exigeant, au moins un minimum. Du point de vue du cadrage, il n'y a rien à dire. C'est d'une absence de goût quasi-totale. On a certes déjà vu des cadres plus laids et plus mal fagotés, mais ici, il n'y a aucun effort pour faire quelque chose qui soit beau ou un tant soit peu original. Aucun effort, serait-on tenté de dire. En fait, il apparaît clairement que cela n'intéresse pas du tout Duncan Tucker. Le cadre ne consiste qu'à définir le processus d'enregistrement de la prise. Celui qui parle est à l'écran, et quand on a besoin de situer un décor, on fait un plan de demi-ensemble un tout petit peu plus large, et basta. Le montage suit, bien sûr, et ne développe aucune espèce d'expressivité. Au final, on se retrouve avec un film qui n'est qu'un tunnel presque sans fin de plans rapprochés et de gros plans, où le montage (la narration quand même !) ne raconte rien de plus que ce qui est donné à entendre. D'une certaine manière, le film est donc une pièce de théâtre (et encore, c'est méchant envers les dramaturges dont le rôle en principe n'est pas que de pondre un script ou une continuité dialoguée !). Filmée certes, mais une pièce de théâtre. Le travers est certes assez commun. Par voie de conséquence, la spatialisation de l'action est nulle (au sens strict, ce n'est pas un jugement qualitatif) et n'a aucune importance là non plus. Du moment que le point est fait (il ne manquerait plus que l'image soit floue !) et que les têtes ne soient pas coupées dans le cadre... Côté photographie, comment dire ? Je n'ai rien contre le super-16, et d'ailleurs, l'exemple que je citais plus haut (SEUL CONTRE TOUS) est judicieux, car, que l'on aime ou pas le film de Noé, c'était d'une beauté plastique (et avec peu de moyens) parfaitement stupéfiante. Ici, l'image est forcément grisâtre, virant sur les teintes orangées, avec des choix d'exposition souvent un peu curieux. En tout cas, comme pour le reste, ce n'est même pas que ça ne soit pas beau, c'est que ça n'a aucune expression. Le son quant à lui est un tout petit peu plus énervant en ce sens qu'il case de temps à autres (rarement, en fait) quelques musiques d'une naïveté confondante tant elle est illustrative. Je vous laisse deviner quelle musique on entend dans le restaurant mexicain où travaille Bree... Là aussi, du moment que le dialogue est audible, la prise est bonne.

Certes, cela arrive souvent, mais curieusement, je n'arrive pas à m'y habituer. TRANSAMERICA, comme beaucoup d'autres, est bêtement laid, par renoncement pourrait-on dire. C'est encore plus flagrant ici, du fait qu'on soit en super-16. Pour faire vite, si le film avait été directement tourné en 35mm, on aurait eu un objet proche du désastreux et grisouille SIDEWAYS d'Alexander Payne, un des grands succès art et essai de l'année passée ! Sur le plan artistique en tout cas – quoique... sur les autres plan aussi, hé-hé ! On est bien dans une logique de théâtre filmé, version moderne du cinéma de Pagnol finalement, où tout est fait de manière frontale. Que TRANSAMERICA soit un film de cinéma, un téléfilm, une pièce radiophonique ou un roman-photo n'a finalement aucune importance. Le genre effectif de la chose sera uniquement induit par le support d'enregistrement. En cela, TRANSAMERICA est quasiment un documentaire sur le tournage.

Pour le reste, les autres défauts du film sont bien entendu mineurs. Si l'interprétation de Burt Young (le grand-père), Carrie Preston (la sœur) et Graham Greene (l'indien bien sûr, car ils vont croiser un indien !) est vraiment agréable, Felicity Huffman, pas du tout infamante à quelques prises près, est très limitée par la simplicité de son personnage dans un scénario désert. Kevin Zegers, beau gosse et belle gueule, est complètement transparent. Fionnula Flanagan (la grand-mère) y va à fond la caisse, et détruit quasiment tout sur son passage, ce qui, dans la perspective globale du film, peut avoir son charme, même si on reste perplexe sur la responsabilité du metteur en scène.
Comme je le disais plus haut, ce que TRANSAMERICA a de plus antipathique, c'est sa façon de se vautrer sans vergogne, comme d'autres films avant lui, dans un (sous) genre souvent source de films et d'histoires éculés, et qu'il ne cherche jamais à sortir des rails les plus usés et les plus bêtement convenus. C'est donc une "ode à la tolérance et à la différence", sorte de DOSSIERS DE L'ÉCRAN, tendance comédie quand même, pleine de bons sentiments, et qui "détend" ou fait passer "intelligemment" un "bon moment", comme on dit. Une fable légère et douce-amère... Exactement comme des dizaines ou des centaines de films par an. On pourra s'interroger sur la volonté des producteurs, volonté éminemment calculatrice que de faire le "premier film sur" ou le "film définitif" sur tel ou tel sujet. Un coup l'euthanasie et la maladie (Denys Arcand récemment), un coup la différence sexuelle, un coup la différence ethnique, un coup la religion, etc. Tourné avec des moyens de série A, cela donne MOLLY par exemple, sur cette adulte autiste qui retrouve pour un moment ses facultés intellectuelles (film quasiment insupportable de John Duigan, avec la grande Elizabeth Shue, malheureusement ici en pleine route vers les Oscars... qu'elle n'a pas eus, du reste ! Un vrai tire-larme !). La différence avec TRANSAMERICA étant le budget, et donc de riches décors et une lumière pointilleuse... Pour se rafraîchir un peu, on conseillera plutôt un film des années 80, VOYAGEURS SANS PERMIS de Andrei Konchalovsky, avec Whoopi Goldberg et James Belushi. C'est également un road-movie, c'est ouvertement un mélodrame et un film de genre. Néanmoins, c'est cadré, monté, et photographié avec goût et dans une autre perspective que celle de l'enregistrement stricto sensu. Les personnages sont également minoritaires (autisme pour Belushi, marginalisation, peau noire et crises de démence pour Goldberg), mais à aucun moment nous n'avons l'impression d'être dans un film à thèse, ou d'être ensevelis dans une avalanche des bons sentiments les plus racoleurs. C'est au contraire un film tout en délicatesse et en ambiguïté, qui a lui pour ambition de faire du cinéma et de la mise en scène. Et non pas, comme ici avec Duncan Tucker, de faire pleurer Margot ou d'afficher sa "tolérance" et son "humanité" comme on crache à la figure de quelqu'un (c’est un peu fort, non ?). Car le plus déprimant et antipathique dans ce mauvais film de festivals, certes, mais même pas exécrable, c'est d'avoir renoncé à faire tout simplement du cinéma ! Et là, la tolérance montre ses limites (ça aussi, ça aurait pu être dit autrement !). On aimerait quand même un peu de respect pour le spectateur qui a payé sa place de cinéma entre huit et onze euros !

Très Vôtre,

Dr Devo.


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Publié dans Corpus Filmi

Commenter cet article

Dr Devo 24/08/2006 14:02

Non, absolument pas, cher Cassaploum. c'est même très différent, je trouve. C'est vrai que c'était très honnête cette revue....Dr Devo.

Casaploum 24/08/2006 13:54

Une simple question : la Revue du Cinéma a-t-elle un rapport avec la (mythique) Revue du Cinéma ?

Bernard RAPP 15/08/2006 22:42

Norman : Pas mieux.

Guillaume Massart 15/08/2006 14:39

Je ne dis pas le contraire, en fait. On est donc d'accord.
Le jour où la Revue du Doc baissera son prix, je compterai sans doute parmi les lecteurs, avec mes joies et mes peines, mes agacements et mes bravos. Ce que je ressens déjà sur les revues que je lis régulièrement et que rend une revue attachante, qui fait qu'on l'attend avec autant d'enthousiasme que de crainte a priori...
Enfin, moi, en tout cas...
Mes feuillets fièvreux, fânés ou flippants.

Norman bates 15/08/2006 14:29

"Ceci dit si on ciritique un film en excluant quasiment la mise en scène comme 98,96% des critiques pros ou amateurs, je crois que définitivement, on ne parle pplus de cinéma comme Art."C'est sublime ! Si on exclut la mise en scéne du cinéma, alors que reste il ?Le scénario ? ecrivez un livre, les acteurs ? allez au théatre... Le cinéma est le seul moyen d'expression qui permet de jouer sur les images et le son, si il ne le fait pas, alors quoi ?Le Dr a entierent raison dans ces critiques : il provoque le débat en attaquant de front les "classiques" (je n'aime pas ce mot) du cinéma, les dogmes établis de la critique bien pensante. Il a la prétentention sublime de prendre chaque film comme une oeuvre d'art, ce qui devrait être toujours le cas. Si seulement il pouvait y avoir un magazine papier "Matiere Focale", où les redacteurs du site soient salariés, ils pourraient alors voir toutes sortes de films et en parler : je m'abonne sur le champ (si bien sur ledit magazine ne coute pas 19,50€) !Continuez comme ca !