LES FRERES GRIMM, de Terry Gilliam (USA-2005) : Le magicien pose, le magicien dose, le magicien ose !

Publié le par Dr Devo


(Photo : "No Justice" par Dr Devo et Proctoman)



Chers Focaliens,

C'est l'événement cinématographique de l'année ! Il y a quelques temps, je vous parlais du magnifique THE RALLY 444, du réalisateur français Jean-Christophe Sanchez.... Et bien figurez-vous que le film va passer, pour la première fois à l'Étrange Festival dans quelques jours.
Allez relire mon article sur le film. C'est le plus beau que j'ai vu cette année (sans conteste). Gageons qu'enfin, Sanchez puisse sortir de l’anonymat et gagner  sa place dans  le paysage cinématographique français (ce qui reviendrait pour lui à écraser tout le monde, sauf quatre ou cinq...).
Ça se passera à 22h00 au CINÉMA DU MONDE (l'ancienne Cinémathèque Française, en face du Grand Rex) le lundi 4 Septembre. On peut réserver ses places sur le site de l
'Étrange Festival. (Ne vous laissez pas impressionner par l'étiquette "expérimental" dans le programme du festival. THE RALLY 444 est au contraire un film narratif, beau à couper le souffle, et en plus bourré d'humour.)
Si vous n'aviez qu'un seul de mes conseils à suivre de toute votre existence, c'est celui-là ! NE LOUPEZ PAS CE FILM ! La séance aura lieu en présence du réalisateur, et d'une, et en ma présence ! [En complément de programme du film de Sanchez sera diffusé un documentaire sur le tournage du dernier film de Matthew Barney. Si vous y allez, faites-vous connaître ! On ira boire un verre tous ensemble ! Je vois d'ici des dizaines d'inconnus en train de s'aborder en se disant : "C'est toi, le Docteur ?" Ça va être merveilleux. Sans rire, si vous y allez, envoyez-moi un petit mail. Et de toute façon, relisez mon article ! Comme ça, on ne pourra pas dire que je vous avais pas prévenus !)

Commençons par la fin, et par trois remarques. Moi qui peste bien volontiers contre les exploitants de cinéma art et essai et qui bougonne lorsque ceux-ci, l'été venu, proposent des rétrospectives des "meilleurs films de l'année" (comprendre : ceux qui ont le mieux marché !), comme s’il n'y avait déjà pas assez de festivals Télérama, et bien, je me suis engouffré (en me traînant par la peau du postérieur, il faut bien le dire) vers LES FRÈRES GRIMM de Terry Gilliam, reprogrammé dans le cadre d'une telle rétrospective. Il faut dire que ce cinéma art et essai de ma ville ne fait pas que ça pendant les vacances, et propose aussi une rétro années 70 (c'est la mode, c'est très "cahiers") où l’on trouve des films vraiment chouettes, des pas chouettes, mais, ô surprise, des choses plus inattendues que dans les cahiers justement. Comme quoi, on n'est pas toujours si mal loti.
Secondo, alors que nous vîmes tous deux TIDELAND du même Gilliam, Le Marquis et moi avons discuté longuement de ce très beau film (article du Marquis dans le N°3 de la REVUE DU CINÉMA). Et je dois dire que nous n'avons pas été déçus de l'accueil public et critique qui, une fois encore, a déversé un flot assez rigoureux de choses avec lesquelles nous n'étions tous deux pas d'accord (ce qui n'est pas grave du tout !), mais aussi des remarques absolument hallucinantes et qui marquaient, il faut bien le dire, un sacré état d'esprit du peuple cinéphile envers ce à quoi ils s'attendent de la part d'un film. Je ne rentre pas dans les détails, mais, grosso modo, notre conclusion était : les gens sont d'accord pour avoir des films originaux qui sortent un peu des sentiers battus... à condition qu'on ne casse pas le moule quand même, c'est-à-dire à condition que "le film ait l'air de cinéma". Faut que ça y ressemble, sinon c'est la porte ouverte au grand n'importe quoi. À cette occasion, le Marquis, plus instinctif et plus posé que moi-même bien souvent, ce qui fait qu'il garde la tête sur les épaules et que j'aboie inutilement comme un jeune chiot fou, a prononcé la phrase suivante, alors même qu'il n'avait pas vu le film dont nous parlons aujourd'hui : "MMMmmm... My guess is, huh... Pinneaple is mas macho que knife ! Et je dirais même plus : les gens qui mettent avec rage TIDELAND hors des frontières du cinéma et trouvent cela un peu lamentable quand même (en prenant des gants, car le réalisateur s'appelle Terry Gilliam), et bien, mon cher Watson, il semblerait que ce soient les mêmes qui ont dit que LES FRÈRES GRIMM était trop aseptisé, trop commercial et pas assez personnel. Voyez ?". La formule me fit rire, bien que je l’ait trouvée intéressante. Une façon de parler.
Troisio... Non, je vais arrêter là, on verra ça plus tard.

Ah, l'Allemagne du XVIIIème siècle ! Ses hameaux boueux, son vin dégueulasse qui pique la gorge, ses petits enfants sales qui mendient dans la rue et sa belle occupation par les soldats français de Napoléon qui squattent une grosse partie du territoire ! Toute une ambiance.
En ces temps moroses de famine, d'obscurantisme et d'occupation du Territoire donc, les frangins Grimm, malins comme des singes, font plutôt bien prospérer leur petite affaire. Et ils ont un métier bien particulier. Ils envoient leurs associés dans des villes et des villages, petits de préférence. Ceux-ci, à l'aide d'un peu de machinerie et de beaucoup d'astuce, font croire aux autochtones que les lieux sont hantés par les esprits, les sorcières, les trolls ou autres. Les villageois, incultes et crédules, marchent à fond et tremblent de peur. Déjà, la période est sombre, mais en plus, si les sorcières s'en mêlent... Là-dessus, les deux frangins débarquent la bouche en cœur en se proclamant Rois du Désenchantement. Et contre quelques lourdes bourses remplies de pognon, ils sont prêts à débarrasser la région des fantômes qui l'habitent. Une affaire bien rodée ! Et qui marche à tous les coups. Les Grimm s'en mettent plein les poches. Jusqu'au jour où un général français, qui pense que le rationalisme empêche les superstitions, ou plutôt qui pense que les superstitions engendrent les nationalismes, envoient de force les Grimm désenfumer une région prétendument hantée. Sans doute par des concurrents des Grimm. Les deux frangins vont voir sur place. Manque de bol, la région est hantée, mais pour de bon cette fois...

Film de commande certes, et film nanti encore plus, LES FRÈRES GRIMM démarre avec toute ses aises et moult moyens. On reconnaît la patte Gilliam d’assez loin. Il n’a pas peur, le Terry, loin de là même, et pousse le bouchon d’une direction artistique lourde, répondant à la commande richement dotée, mais avec une patte tout à fait artificielle et aussi surchargée que ses confrères, mais dans un style, non pas kitsch, mais disons peut-être patinée de teintes ocres ou griso-noirâtres, faisant presque ressembler la chose à un livre d’images animées. L’histoire s’installe joliment, mécanique efficace et tout à fait classique, matinée ici et là de clins d’œil à l’univers de Gilliam (forgeron, mendiants, tonneliers, et grand angle aussi !). Ça illustre, ça illustre. Matt Damon se prend au jeu très facilement, et semble même impliqué de fort belle manière, loin du sur-jeu d’un Johnny Depp (où il est soit très bon, soit trop libre), mais ayant bien compris le mélange satirique et légèrement slapstick de la chose. Slapstick, mot ici un peu exagéré quand même, ça rime avec élastique et plastique, comme disait la poète. Plastique, élastique et illustratif, donc. De très belles choses ont lieu. Bien qu’on soit à la fois surpris et charmé par le choix du format 1.85 (format utilisé de manière complètement insipide, même dans les films qui ont un peu de cadrage), la chose contient des éléments forts beaux qu’on trouvera d’ailleurs tout le long du métrage. Notamment de très compliqués et anarchiques déplacements d’appareil où l’on reconnaît la patte de Nicola Pecorini (opérateur steady-cam chez Argento) et Michele Soavi (ici réalisateur de seconde équipe), complice de Gilliam et de l’italien, mais aussi depuis peu, enfin, de nouveau réalisateur de cinéma (voir ici).
De beaux mouvements donc, avec, pointe bizarre, un montage assez haché dans les passages virtuoses de cette première partie. Tiens, tiens, me dis-je.
Suivi bientôt par un : « Ce film, je n’ai rien à en dire, je le regarde, c’est tout. Merdre ! ». Ben oui, c’est sympa, c’est marrant, mais c’est un peu frisquet, convenu, ou un peu égal, sans surprise. Voilà que je suis fort marri, rajoutais-je derechef,  ce n’est vraiment pas la passion qui me dévore. Mon petit cœur m’envoie deux signaux électriques. 1) Mouais, c’est un peu froid, la chose. 2) Encore un truc d’intello, de commande, qui minore les deux aspects. 3, oui 3 finalement) « mon petit gars, t’es en train de payer l’incroyable liberté de TIDELAND, et il aurait fallu voir les deux films dans l’ordre inverse ». Oui, oui c’est peut-être ça, peut-être tout cela semble un peu vain quand le champ immense du Baroque et de la Liberté s’est ouvert devant toi quelques semaines plus tôt (TIDELAND, donc). Voilà, grosso modo où j’en suis.

Une scène notable où il se passe quelque chose de bizarre. Quand les Grimm arrivent dans le village où va se dérouler le film, on assiste, pour la deuxième fois depuis le début du métrage, à une scène où l’on entend les villageois raconter leurs aventures au contact des Esprits et Fantômes. La première fois, c’est sans plus, et là, tout à coup et in extremis, sur la fin de la scène, c’est sublimement jubilatoire et incroyablement drôle, notamment grâce au son (ON, puis OFF). Voilà qui me trouble. Dans cette fin de scène, plusieurs lignes de drôlerie s’entrecroisent tranquillement, et travaillent ensemble, chacune de leur côté, principe du comique réussi et anglo-saxon (Cf. THE PARTY). Et là, tout d’un coup, le film ne fait plus sourire, mais carrément rigoler de franc cœur. Que se passe-t-il alors, se dit-il. Pourquoi le Gilliam ne nous fait pas rire aussi richement (et avec la mise en scène, en plus) tout le temps ? C’est ça qu’on veut ! Lâche les chiens, Terry ! Las, on retombe à la vitesse de croisière aussitôt après. Fausse alerte.

Syncrétisme classique avec éléments gilliamesques appropriés pour donner dans "la cohérence de l’auteur". Rien de passionnant, mais rien d’infamant. Voilà où j’en suis. Du pépère pour engranger les soussous dans la popoche, tactique connue que du reste Gilliam a toujours été obligé de suivre. Tant pis pour moi, si ça me passionne pas.

Première surprise, le public (notamment les amis) m’avait prévenu, il y a deux parties distinctes, la deuxième est pire, ça se perd en route. Première surprise donc (j’aurais dû le mettre là), les deux parties, si elles existent, ne sont pas vraiment annoncées, ou n’épousent pas du tout la forme d’une cassure nette ! Un torrent d’effets spéciaux a bien lieu dans la deuxième moitié, mais c’était aussi le cas dans la première partie très surchargée de ce point de vue. De plus, la cassure n’apparaît pas clairement !…

… et c’est là que s’opère ma bifurcation divine ! Oui, il y a un changement, mais non, il ne se joue pas sur les effets spéciaux, mais sur la construction narrative et la mise en scène. Et deuxièmement, d’abord, il n’y a pas cassure mais au contraire mutation dont on serait bien embêté, et c’est ça justement qui est passionnant, de nommer le moment précis ! Il y a fondu entre deux parties, et pas cassure. Ça se passe autour de la deuxième ballade inquiétante en forêt. Et là, les amis, le film décolle. Accrochez les ceintures.

Le Gilliam, c’est un malin. Sur un ton pépère et un peu attendu, il place, à la façon d’un joueur d’échec, ses pièces, ses thématiques et sa mise en scène, sans se faire remarquer, nous faisant croire à la grosse commande rigoureuse. Puis un engrenage se crée et se met à tourner, puis un autre, puis un autre, et encore un autre, et encore… Quel vertige ! Que c’est délicieux ! À un moment X, on s’aperçoit que ce film est complètement fou, et surtout que sa mise en scène a muté elle aussi. Adieu le déroulé narratif à la limite du " tout-scénario" (avec beau savoir-faire, quand même), et bonjour complexité et éclatement, au propre comme au figuré (le visage-miroir) ! La mise en scène mute, se transforme et devient sauvage. Accidents, lignes de crête brusques, rocailles, pics et mouvements de saillies incessants, on entre dans une sphère plus cubiste, plus morcelée et totalement inédite. Le rythme s’accélère, la confusion a droit de cité, les champs-contrechamps ont tendance à exploser autant que faire se peut. La liberté du récit et de la mise en scène (le montage se morcelle avec précision, privilégiant la figure en saillie, le son n’en finit plus de se rajouter à lui-même, et a même de beaux moments créatifs, sur les timbres notamment) est totale et folle. L’humour est plus cruel et le récit a tout bêtement plus d’enjeux. Un opéra baroque et chaotique a lieu. Ouf, du cinéma !

Et oui, c’était malin. En plaçant ses pions en donnant l’impression de faire autre chose (la métaphore du prestidigitateur que Gilliam a toujours revendiquée, notamment en ce qui concerne les effets spéciaux de BRAZIL), Gilliam nous a bien eus ! Et comme par miracle (qui passe par l’émotion de certains personnages, c’est assez beau), on s’aperçoit que les choses dites dans le premier mouvement se révèlent cruellement, et j’insiste, incarnées par la suite. Plus qu’une juxtaposition systématique et classique de thématiques du conte merveilleux (dont, je le rappelle, Le Marquis est un des plus grands spécialistes), plus qu’un melting-pot ou compilation de sujet et de clins d’œil, on s’aperçoit que la film et son histoire ont pris Chair, avec un grand C (et sans vocodeur, aurait ajouté malicieusement Bernard RAPP !). Tout s’imbrique de manière déchirante et belle, et pas du tout à la manière américaine, pas du tout selon la doxa americana dont nous avons parlé longuement ces derniers temps sur Matière Focale (voir mon article sur REEKER). Non pas que chaque élément trouve son importance dans les dénouements, comme d’habitude dans le cinéma américain. [Je ne critique d’ailleurs pas, je constate.] Au contraire, ici, c’est le Chaos, c’est l’apogée du Concret (au sens musical, ou quasiment, du terme), c’est un mouvement de Déconstruction que Gilliam nous impose. Et c’est délicieux : plus drôle, plus malicieux, plus gourmand et bien plus passionnant dans la mise en scène. Les personnages ne sont plus des personnages-symboles plats (vision que le Cinéma, dans ses adaptations en général et quasiment sans exception toutes débiles du conte merveilleux, a fini par imposer au conte Merveilleux littéraire lui-même ; le cinéma a changé dans sa pire forme notre façon de lire les Contes), mais des êtres de chair et de sang. Les enjeux sont là, et pas fantoches en plus, et pas pour faire pleurer la petite Margot (et pas pour l’enchanter !). Le conte et le film ont trouvé leur expression riche et adulte. La dichotomie sert enfin à faire des nuances, et plus important encore, à faire jaillir des ambiguïtés… et de l’humour, puisqu’on est dans la maison de Terry Gilliam.

Nous avons donc un film de bout en bout remarquable ! Une restauration des paradoxes salutaires. [C’est le sujet du film : le Total, sur tous les plans. Quand les choses sont lues afin de gommer les paradoxes, on est dans le Totalitaire, politique ou artistique. Et ce qui est très beau, c’est que LES FRÈRES GRIMM est un film courageux finalement, car il va à l’encontre, et même à l’opposé, de tout ce qu’attend le public, c'est-à-dire une lecture dichotomique mais plate, sans violence, du Merveilleux. Gilliam fait subir un lavement, dans tous les sens du terme, à l’Imaginaire que nous impose la société, soit les émetteurs d’imaginaire (le Cinéma notamment, Disney et ses suiveurs, par exemple…). C’est très beau, surtout dans une époque où justement l’idée de violence n’a jamais été aussi banalisée, normalisée, privée d'image et vidée de sens. La Petite Sirène se suicide à la fin, comme le rappelait récemment le Marquis, mais quel parent oserait encore de nos jours lire ça à son gamin de quatre ans !]
Du chaotique, du décomposé-recomposé, de l’abstrait tout le temps, et jamais sans esprit gnan-gnan, sans arrondir les angles, et sans éviter de voir le monde et l’humanité dans toute son injustice et sa cruauté. Gilliam redonne un ton adulte à ce fantasme assassin du Merveilleux Monde de l’Imaginaire, dessoude l’entreprise marchande du monde et nous livre un film magnifique où le projet esthétique, en plus du sens global du film, est ambitieux. LES FRÈRES GRIMM est généreux, mais pas forcément aimable. Et on le rangera, justement et malgré la rumeur, du côté des LAS VEGAS PARANO, BRAZIL ou TIDELAND. Même si on peut préférer à juste titre les autres films de Gilliam, on ne boudera pas la prise de risque et le réel aboutissement de ce projet qui, en plus, nous réserve quelques gourmandises (fabuleux effet spécial du visage-miroir, ou encore la malicieuse coupe du plan lors d’une des dernières transformation du loup-garou, transformation numérique certes, mais qu’on stoppera volontairement (c’est malpoli) pour l'entériner non pas par l’effet spécial, mais au contraire par le point de montage qui conduit au plan suivant tourné "en direct " ! Ben quand t’as compris ça, on peut dire que tu n’es plus un artisan, mais que tu fais du cinéma !).

Bref, on se rendra à l’évidence. Gilliam, loin de se reposer sur ses lauriers, est vraiment, depuis quelques années, au mieux de sa forme. Le projet a beau être moins personnel que les autres titres récents, le résultat est tout à fait intelligent et jouissif ! Qu’on se le dise !

[Les acteurs sont vraiment bons, et contrairement là aussi à la rumeur, Monica Belluci, loin d’une apparition de star à la Kidman, semble avoir complètement compris le projet. Elle est impeccable. Notons aussi le très beau personnage (qui représente bien le film, d’ailleurs) de Peter Stormare, toujours au volant du tractopelle atomique à moteur triple, presque aussi "sobre" que dans le beau BRUISER de George Romero, mais d’une précision, encore une fois tout à fait subtile et remarquable. C’est ça, le conte, faire du subtil avec du blanc et du noir !]

Pour les parents focaliens qui souhaitent offrir à leurs enfants la meilleure éducation possible, on conseillera, outre l’interdiction formelle de voir les Disney, tous ratés, de voir RETURN TO OZ (OZ, UN MONDE EXTRAORDINAIRE en VF), produit par Disney (paradoxe !), et qui est une suite, plusieurs décennies après, du MAGICIEN D’OZ. Allez vous jeter là-dessus, c’est vraiment magnifique, comme nous l’avait déjà signalé le Marquis.

Absolument Vôtre,

Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Filmi

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Guillaume Massart 29/08/2006 19:10

Non, non, on se comprend mal!
"sauvent l'ensemble d'un désastre à la VH"
ç'aurait pu être VH, mais ça ne l'est pas, ouf, heureusement... Je ne déteste pas les Frères Grimm. Pas comme VH, justement... ou Tideland qui pour le coup n'a vraiment plus rien à voir.
Et, sincèrement, oui, j'insiste, le scénariste n'est pas denrée inutile... D'ailleurs, vous qui regardez beaucoup de séries US, si je ne m'abuse, n'êtes-vous pas justement confrontés à des objets TV, exemplaires scénaristiquement, qui souvent se "lisent" davantage qu'ils ne se regardent réellement? Je veux dire: coupez l'image, le son vous dira déjà presque tout. Faites l'inverse: vous perdez bien plus.
Le scénario n'est pas tout puissant, loin de là, il est parfois (souvent) leurre et seules intentions: mais il n'est pas tout faible non plus.
Ma caméra-stylo à vot'dame.

Dr Devo 29/08/2006 18:06

LES GRIMM comparable à VAN HELSING! Bougre bougre! alors là, il faut qu'on m'explique. C'est aussi improbable pour moi que de comparer un Jean rollin et un Bresson!Ha revoilà, la question du scénariste qui revient. Guillaume je vous donne rendez-vous bientôt avec la longue longue interview que j'ai pu hier faire avec Bruno Dumont! On en reparle bientôt!Dr Devo

Guillaume Massart 29/08/2006 09:51

Cher Docteur, difficile de vous suivre sur Gilliam. J'adorerais, pourtant, la filmo du grand Terry contient suffisamment de pépites pour ne pas oublier à quel point son cinéma est indispensable. mais ses deux derniers films, selon moi, ne pèsent pas bien lourd en comparaison...
Les Frères Grimm: scénario sans intérêt et sans propos, mais les fulgurances visuelles gilliamesques (j'aime beaucoup l'effet Gingerbread, j'adore la scène, avec le visage de la môme qui disparaît. Le pb, c'est qu'elle n'a pas de sens ni d'utilité scénaristique...)

sauvent l'ensemble d'un désastre à la Van Helsing. Plaisant pour une soirée pop-corn (oui, c'est de la provocation). En somme, Gilliam aurait assuré aux manettes d'un Harry Potter (rôle que, je sais, selon ses déclarations, il aurait refusé).
Pour Tideland, par contre, c'est... plus tendu. Je ne vais pas disserter plus avant, le film, que j'ai trouvé laid et vain, m'ayant violemment rebuté. Disons seulement que c'est le premier Gilliam devant lequel je m'ennuie à mourir (et encore une fois: y a-t-il un scénariste dans la salle?).
Mes cadres en biais tournant à vide à vot'dame.

Isaac Allendo 23/08/2006 22:23

Bizzard je ne me souviens pas du tout de deux parties dans le film...Par contre j'ai en mémoire de très beaux passages avec une forêt qui crame et dans la tour.Globalement en ce qui me concerne ça reste un Guilliam mineur, bien mais assez décevant par rapport au récent "Tideland" (que toutes les autres personnes qui l'ont vu avec moi détestent viscéralement -d'ailleurs je vais essayer d'en envoyer un s'expliquer ici-).Et je soutiens à 250% les louanges et les recommandations sur "The Rally 444", le meilleur film du début de siècle.

Dr Devo 22/08/2006 23:22

C'est modifié! Dr Devo.