WOMEN IN CAGES de Gerardo De Leon (Philipinnes-1971) et CHOPPER de Andrew Dominik (Australie-2000): Prison, mes fréres !

Publié le par Dr Devo







[Photo: "Malgré toute ma rage..." par John Mek-Ouyes.]







La fois dernière, je vous parlais du beau film EMBRYO édité dans notre beau pays la France par la sympathique équipe de Bach films, grand fournisseur de classiques (russes notamment), de classiques du cinéma fantastique, mais aussi de films de genre plus ou moins disparus des mémoires. En plus, ils sont sympas, puisqu'en général, leurs films ne sont pas très très chers.

Depuis longtemps dans la dividithéque focalienne, mais pas encore vu, WOMEN IN CAGE est un film américano-philippin de Gerardo de Leon. Ha, le cinéma philippin, c’est tout un poème. Voilà un pays qui n’a pas chômé dans les années 70 et 80, accueillant beaucoup de tournages pour le compte de productions américaines ou européennes. C’est que les Philippines, c’était pas cher ! Alors, z’yva, balance tes films de zombies et de cannibales, et z’yva, balance tes films de F.E.P.

 

Les F.E.P est un terme que je viens d’inventer, et je ne me suis pas foulé, puisque c’est la traduction d’un célèbre sous-genre du cinéma d’exploitation de ces années-là, à savoir le W.I.P, soit Women In Prison, soit Femmes en Prison, dans la langue de Sim. Le principe est simple : des femmes, une prison, des matonnes, des sévices et de beaux corps dénudés. On en a déjà parlé sur Matière Focale. En fait, après vérification, non, on en a jamais parlé, et c’est une grave erreur. Bah oui, si le genre est totalement splendouillet, il a aussi ses lettres de noblesse. J’aime beaucoup le 99 FEMMES de Jess Franco, à mes yeux un des seuls films irréprochables de ce réalisateur, et encore au-dessus, le chef-d’œuvre, osons, osons les prisonnières toutes nues et les mots qui font mal, LA FEMME SCORPION de Shunya Ito. Dans ce dernier cas, on est dans la splendeur absolue, et je ne saurais que trop vous conseiller d’investir dans ce film iconoclaste et fabuleusement beau…

 

 

Ici, avec WOMEN IN CAGE, on est plutôt dans le Bis, voire Z, c'est-à-dire au cœur de ce type de productions. Nous suivons les pas d’une jolie Américaine bien blonde qui sort avec un homme d’affaires philippin. Tout va très bien jusqu’au jour où notre héroïne est arrêtée par la police locale. Et là, l’enfer commence. En fait, on a trouvé dans son sac à main un gros paquet d’héroïne. Bien sûr, la drogue appartient à son flirt philippin. Mais ce dernier lui demande de ne rien dire, en bref, de ne pas le dénoncer, le temps pour lui d’arranger un procès.

La pauvrette, bien sûr, est condamnée à dix ans de travaux forcés à la Prison du Diable (C’est la terminologie de l’administration !). Arrivée là-bas, notre héroïne n’en croit pas ses yeux. Les conditions de détention sont déplorables, et les sévices pleuvent ! Il faut dire que c’est une Afro-américaine, la fameuse Pam Grier (l’héroïne de JACKIE BROWN pour les plus jeunes), qui curieusement, et sans que ce soit vraiment expliqué, est la matonne en chef de l’établissement, et elle fait régner une discipline de fer, certes, mais aussi une loi arbitraire basée sur l’humiliation, les passe-droit, la torture et l’exploitation sexuelle ! Ca n’est pas gagné…

Etrangement, pas mal de prisonnières sont américaines ! Et oui ! Pendant ce temps-là, l’ex-amant de l’héroïne charge une des prisonnières de l'éliminer pour qu’elle tienne sa promesse de ne pas le dénoncer…

 

 

Et bien, c’est fou, ces prisons philippines. Plusieurs remarques pour ceux qui ne connaissent pas ce beau pays, qui nous a déjà donné des films mémorables comme l’indépassable AU PAYS DE LA MAGIE NOIRE ou encore HORROR CANNIBAL 1 et 2 de Bruno Mattéi. Il faut d’abord savoir que 10% des prisonnières sont américaines. Deuxio, la tenue des prisonnières est très stricte : petite robe à fort décolleté et vraiment vraiment courte, sur petite culotte couleur chair. Et puis, pour le reste, c’est sévices, sévices et sévices. Les enfermées ne se font aucun cadeau, et la violence est quotidienne. On prend énormément de douches collectives. Il faut souvent se déshabiller. Et surtout, il y a la patronne, Pam Grier, l’égérie de la blackploitation, qui a ses favorites qu’elle sort souvent de leurs cellules, la nuit venue, pour des nuits de massage, de coups de fouet et autres sévices de nature outrageusement sexuelle.

Bah voilà, vous savez tout.

 

Un des charmes du film, hormis son statut improbable rendu encore plus exotique par le passage du temps, c’est ce mélange de poncifs et de manque de moyens. Les actrices philippines sont très improbables, et de jeu et de physique. Peu ont accès aux dialogues. Les décors sont sommaires. La V.O est assez rigolote, puisque ponctuée par des écarts de mixage et de timbres assez fabuleux (souvent dans le même plan), dûs sûrement à des re-recordings des dialogues des acteurs locaux. Pour le reste, c’est de l’attendu et du carré. On regrette un peu la politique du film soit plus axée sur la "violence" que sur les affres sexy, certes présents, mais bien mon coquins que dans un ILSA, TIGRESSE DE SIBERIE par exemple, qui était ouvertement érotique. Ici c’est plus sage. Il y aura bien des passages rigolos, comme les nuits d’amour chez Pam Grier (qui patate comme une folle !), ou encore sa fameuse cave des tortures (où les prisonnières sont exclusivement nues !), endroit où on aurait bien passé tout le film. A la place, il y aura des manipulations, des tentatives d’évasion, des ronflements de spectateurs, comme le veut la charte de qualité de ces films de genre. Le tout est bien sûr filmé sans beaucoup de style, excepté un plan de bagarre, vers la fin du film, à contre-jour et au bord de la mer dans le soleil déjà couché. Les actrices sont loin d’être sobres et sont plutôt jolies, et finalement le film n’aura d’intérêt que d’attirer les curieux qui ne connaissent pas le genre, et qui y découvriront les passages obligés de ce type de productions. Pour ma part, à défaut de grande mise en scène (ici on est dans la petite bricole), ou de scénario bien fichu, ce qui n’est absolument pas le cas, j’aurais en bon docteur, prescrit plus d’érotisme et de coquineries…

 

 

 

 

Allez, on continue notre voyage dans le merveilleux monde des prisons, mais on change d’époque et de ton…

 

Australie. Fin des années 70. Mark Read alias "Chopper" alias Eric Bana, rentre en prison pour la Xiéme fois (ou pour la première fois), et malgré son jeune âge, une petite trentaine voire un peu moins, le garçon ne manque d’aplomb. C’est qu’il aime parler, Chopper, et dans son genre, c'est-à-dire "brute épaisse violentissime", c’est un sensible. D’entrée de jeu, il est assez heurté par le comportement d’un autre détenu, un docker responsable syndical, qui lui impose de sévères limites, et bien arbitraires en plus. Chopper a du mal à accepter et il veut comprendre. Lors d’un autre séjour en prison (ou alors le même), Chopper tue le docker en le poignardant dans l’aorte, puis s’effondre de douleur, puis plaide la légitime défense auprès de l’administration pénitentiaire, et ça marche ! Malheureusement, Chopper s’est fait, par ce geste, beaucoup d’ennemis, et  la rumeur veut qu’un contrat soit sur sa tête.

Effectivement, Chopper va subir une tentative d’assassinat de la part d’un de ses co-détenus qui est en plus un des ses "amis" de prison les plus proches. Pendant la tentative de meurtre, Chopper et son agresseur entament une grande conversation. C’est qu’il veut comprendre, le Chopper. Il veut comprendre la logique de l’acte

Mais, notre "héros" s’en sort (malgré six ou sept coups de couteau), entame un procès contre son agresseur, puis à la fin de sa peine s’essaie au monde du dehors. Et là aussi, il aimerait comprendre…

 

 

 

Bon. Bien que Chopper soit un personnage réel, Andrew Dominik marque des points d’entrée de jeu en déclarant via un carton en début de film que son travail n’est pas une autobiographie, et que "des libertés ont été prises avec la réalité". Tu m’étonnes, John.

 

 

Vu de loin ou d’un œil distrait, ce CHOPPER, si on en isolait une scène par exemple, semble être typiquement le film de petit malin, le film carte de visite. C’est qu’il n’y va pas de main morte l’Australien. L’histoire, si ce mot a un sens pour ce film, est complètement hors normes, et la mise en scène contient beaucoup d’effets. On trouve beaucoup de variations photographiques (un peu sur le mode de Tsukamoto d’ailleurs) : couleurs froides, filtres rouges, bleutés, verdâtres, faux noir et blanc, stromboscope, flash, etc… Voilà un système déconcertant mais qui aura de nets avantages : à la fois colorer, dans ce film où le dialogue a beaucoup d’importance, des scènes avec des tonalités heurtées ou douces, et insinuer, peut-être pas des nuances directement, mais des ambiances qui peuvent surprendre par leur tranquillité ou au contraire par leur violence. Et le film, diront certains, marche justement par ambiguïtés, et ce serait donc un bon choix. Cette photo d’ailleurs n’est pas laide, loin de là, mais déroute. Chaque scène est photographiquement ultra-marquée mais l’ensemble des scènes forme une espèce de patchwork pas forcément lisible au premier coup d’œil. Est-ce pour autant un gadget ? Non, pas vraiment, car cette photographie omniprésente n’est aussi qu’un levier de mise en scène parmi d’autres, et tous sont très impressionnistes.

 

On est assez étonné, dès le début du film, du rythme et de la longueur des séquences. On a l’impression que Dominik, sans faire un film spécialement langoureux, prend son temps autant que possible, et que, dans le même mouvement paradoxalement, il n’hésite pas à faire des saillies et des ellipses qu’on ressent franchement mais qu’on date peu ou mal. Les premières séquences sont d’ailleurs étonnantes de ce point de vue. Chopper est-il tout le temps en prison ? Revient-il ? Les scène sont-elles dans l’ordre chronologique strict ? Dur à savoir. En même temps, malgré la violence très présente et très graphique, on ressent aussi une espèce de faux-rythme, très maîtrisé mais plutôt lent, ou même langoureux pour le coup. C’est aussi la force de la première bobine, très très bien écrite sur le papier, même si la mise en scène bosse, qui vise via le montage une fulgurance certaine (mais discrète, à l’image des ellipses qui placent le film dans une galaxie étrange). L’équilibre est alors subtil : les mouvements de caméra sont assez présents mais souvent discrets, le montage et intuitif mais posé, et l’alchimie dialogue/jeu d’acteur marche à plein. Certains des comédiens ont des personnages qui demandent un jeu ultra-marqué mais arrivent toujours à faire rebondir les scènes dans des nuances étranges ou inattendues. Eric Bana, ici dans son premier rôle d’importance et sans doute dans son meilleur rôle, apporte lui aussi une force certaine et un jeu précis, ne négligeant pas les ruptures de ton ou de nuances, mais sans en faire des tonnes, sans chercher la performance à tout prix (même si certaines scènes, comme celle chez son ancien co-détenu, avec la femme enceinte, exige plus de grotesque). Le film lui doit énormément, c’est un fait, mais il n'empêche qu’on le découvre particulièrement rigoureux, souvent soumis à des déplacements précis.

 

En tout cas, CHOPPER est peut-être un des films les plus étranges que j’ai pu voir parmi les productions des années 2000 et suivantes. Globalement, je le disais, la mise en scène bosse énormément. La scène de la tentative d’assassinat donne la règle du jeu : beaucoup de découpage, souvent simple, une belle composition des plans tirant plus vers le décadrage, et où de temps à autre le cadrage impose la mise en scène et organise le plan,  un montage réfléchi, des mouvements d’appareils précis (je pense, toujours dans cette scène, où pourtant le décor, tout blanc, est pauvrissime, à ce plan sur le détenu "simple d’esprit" avec ce petit mouvement de caméra qui fait varier l’angle du mur), et ces mouvements amènent beaucoup de confusion ou au contraire de nuances, et connotent sans cesse nos sensations. Le son est très riche, souvent plus discret, mais sait jouer des volumes, des timbres. C’est globalement très beau, donc.

 

Beau, mais troublant. Comme vous le voyez, il est dur de vous donner une idée sensuelle de ce film qui l’est beaucoup. C’est à la confluence des divers paramètres de mise en scène que se fabrique le sens du film. Ca a l’air flashy et malin et vif, et en fait c’est ambigu, langoureux et quelquefois contradictoire. C’est que Dominik a un plan. Il ne veut pas nous faire une énième biographie, ou un énième portrait de malfrat ou de serial-killer. Très loin de là. Il prend le sujet d’une manière personnelle, tord le personnage, le découpe, mais d’une manière particulière. Là aussi, la tentative de meurtre donne le La. C’est que ce personnage de Chopper est un personnage vraiment déroutant. On croit d’abord être attiré par une fascination de la violence qui, je le disais plus haut, est souvent très graphique. Mais non, ce n’est pas tout à fait ça. Là-dessus, on est vite déçu. On cherche alors dans les premières scènes à piger la logique de Chopper. Mais elle ne se donne pas comme ça, et beaucoup de choses lui tiennent tellement à coeur, ou sont tellement contradictoires ou déroutantes, qu’un portrait logique et une indentification brute de notre part est quasiment impossible. Et puis, les scènes s’enchaînent, durent, et c’est un autre sentiment qui s’impose. CHOPPER est un film impressionniste, ça on le comprend vite, mais il est aussi peut-être fantastique, peut-être social (un peu), peut-être psychologique. Et comme film psychologique, je n’ai jamais rien vu de tel ! CHOPPER se pose là en terme de narration, tellement la chose semble inédite. Oui, CHOPPER est antinaturaliste, anti-"cinéma vérité", et oui, CHOPPER est un film réaliste, c'est-à-dire le plus fabriqué possible. CHOPPER met à mal les narrations balzaciennes. La séquence de tentative de meurtre met le pied à l’étrier bien sûr, et nous aiguille sur le portrait d’un personnage autiste dont le corps serait meurtri, mais déconnecté de l’esprit. En fait, c’est autre chose. CHOPPER serait une espèce de tentative ratée de film cerveau (tant mieux). On se dit que cette narration sensuelle est peut-être l’incarnation de l’univers intérieur du personnage. Une mise en scène qui dit "je", mais dont le "je" est disfonctionnel en quelque sorte. Il y a de ça, mais en même temps, Dominik, très actif, pas du tout soumis à son film, insert des points de vue de narration qui seraient de l’ordre du point de vue à la troisième personne dans un film normal. Et c’est ça qui rend le film extraordinaire : le barycentre de la narration nous échappe, alors même que nous collons aux basques de ce héros. Il y a de la subjectivité, celle de Chopper, celle de Dominik qui dialogue avec lui, et il y a des points de vue extérieurs à la validité forcément douteuse. Et il y a cette avalanche de sentiments et de sensations qui nous submergent. Voilà la richesse : un point de vue peut-être multiple, peut-être contradictoire qui finit par effacer nos points de repères, qui nous perturbe. Chopper, le film et le personnage, nous plonge dans des sentiments saillants, souvent violents ou bouleversants. On sent, on comprend des choses très fortes, et en même temps, paradoxe superbe, les points de références, le point de vue qui semble presque absent, sont globalement hors de l’analyse, hors du champ strictement intellectuel. Nous sommes alors devant un monde chaotique, mais qui semble avoir une cohérence, même si on y trouve des paradoxes et des contradictions, mais on est incapable ou difficilement capable de lire ce monde, de le comprendre, et de nous organiser face à lui. Et ça, bah, c’est l’histoire de Chopper. Voilà un monde. Voilà ce que je pense. Voilà où je trouve ce monde illogique. Voilà comment je le recompose pour le rendre acceptable ou cohérent ou humain. Voilà où sont ses failles, et voilà où sont les miennes. En voyageant avec Chopper, on voyage avec quelque chose de plus profond qu’il n’y paraît : à travers l’inacceptable incohérence du monde, à travers sa violence contradictoire, à travers un système de langages multiples et différents dont il est très difficile de trouver un sens ou un chemin. La carte du Monde, et celle du coeur humain sont  illisibles. Bah, ça, les amis, c’est déjà pas mal. Chopper, lui, essaie de trouver une forme acceptable d’existence. Qui corresponde à la réalité, et dans laquelle ce qu’il pense être vrai soit incarné et défendu. Chopper trace son sillon, en espérant que les planètes s’alignent enfin, et que, ne serait-ce qu’un instant, sa réflexion corresponde à la logique du monde, ou au moins qu’il puisse y trouver une place honnête et décente. Et il se frotte, et il se cogne, et il recommence.

 

La clé peut se trouver dans l’utilisation de la musique dans le film, une sorte de compilation incohérente (cf. la scène du bar où on passe du reggae au rock dur). A travers un thème qui aurait plu aux frangins Coen (qui évoque, de très loin, Carter Burwell), Dominik place son seul axe tangible et réel. Ce thème est discret, il ne revient que deux fois. Quand la copine de Chopper refuse de lui ouvrir sa porte, et dans le plan final. Cette musique, c’est celle de l’extrême, l’Intrinsèque même, solitude de l’individu. [Cf. le très beau plan de barreaux démultipliés lors de la scène où la journaliste quitte la prison, plan qui se tient sur deux plans narratifs, celui du monde "normal" et celui de Chopper ; c’est bouleversant.] En un sens, Chopper est un héros dickien.

 

 

Dominik tourne peu. Mais dans ce film, il place le statut de la narration dans un endroit inédit. En refusant les éléments d’évidence, et encore mieux en refusant de mettre au premier plan des éléments fondateurs (cf. la violence de Chopper, dans son métier qui est bizarre d’ailleurs, n’est dite qu’à l’extrême fin du film), Dominik trace un portrait généreux, sans aucune complaisance ni facilité (cf. l’utilisation du hors-champ et de la violence, souvent par des jeux de surcadre, et qui la place dans une perspective sentimentale, ce qui me semble être d’une honnêteté remarquable ; ou encore, comment le passé ou les acquis sociaux du personnage ne sont jamais expliqués). Son film est noir, et encore plus terriblement (et c’est très bizarre et troublant) touchant, car dans la geste de Chopper se joue quelque chose qui nous touche tous, sans aucune exception. Chopper essaie, échoue et réessaie. Il se heurte à la violence de l'existence, à cette tour de Babel. Il cherche, à travers une grille de lecture qui est la sienne, de trouver une place honnête. Et Chopper est peut-être au final un des rares héros que nous méritons, pour paraphraser le poète.

 

Grand film, où le statut de la narration est inédit, malicieux et primordiale. Acheté en dividi pour la somme de 4 euros. C’est bon, mangez-en.

 

 

Dr Devo.

 



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Publié dans Corpus Analogia

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Dr Devo 15/09/2009 20:12

Mais, de rien, de rien!Tiens au passage, je tiens à dire une chose que j'ai omise dans l'article: ça m'a fait penser à Alex Cox, l'incroyable réalisateur de REPO MAN et SID AND NANCY.Dr Devo.

Carxla Brunegeld 15/09/2009 20:06

Chopper... Film déstabilisant pour nous qui imaginions une série B, un vague long-métrage de prison sans envergure. N'ayant pasla culture cinéphilitisque du Dr Devo - que je remercie au passage de nous avoir conseillé ce film - en tant que spectatrice lambda, je fus surprise par une sorte "d'inversion des sentiments" : l'agresseur qui s'excuse aupès de sa victime alors qu'il s'agit d'une vengeance, le monde à l'envers ! Le père qui encourage la violence de son fils, devant sa télé, en peignoir & en chaussons... C'est déstabilisant. Surprenant et très beau. Sur l'image - je maîtrise mal le langage ! - je dirai seulement que les effets, même connus, sont très bien utilisés. Une vraie belle surprise.