CHAPITRE ZERO : le début était la fin...

Publié le par Dr Devo

Messieurs, Mesdames,

 Bienvenue sur Matière Focale, le site élégant et splendouillet qui va bouleverser le paysage informatique international.

 On se bornera dans ce chapitre zéro à définir quelques principes simples, écrits dans un langage usuel, compréhensible de tous, à décrire ce que sera le contenu de ce site.

 Il s'agira donc d'un blog (ou d'un joueb si on préfère), c'est à dire un bloc note consultable sur internet. Comme des milliers d'autres blogs, Matière Focale (MF) sera consacré à la culture en général. On y parlera principalement de Cinéma. Mais pas seulement. Par son style original, par ses analyses fines et pertinentes, MF sera une fabuleuse et sobre base de données visant à faire réfléchir l'aficionado éclairé, à approfondir les connaissance des jeunes qui étudient ou s'intéressent à la culture, ou alors à se constituer une bonne culture générale, raffinée et de bon goût.

 L'auteur de ces lignes (et administrateur de ce blog) s'efforcera, tant que possible, d'utiliser un maximum d'adjectifs (au moins deux par proposition). Il essaiera également d'utiliser le plus de superlatifs possibles. Il s'engage également à mettre ce "blog" à jour le plus régulièrement possible. Il fera preuve de l'esprit mordant, partial et juste qui le caractérise. Et franchement, là est tout l'intérêt. Vous trouverez ici analyses et critiques établies dans un style que vous ne trouverez nulle part ailleurs, ni dans les médias, ni chez les "spécialistes" de quelque sorte, et avec, par dessus le marché une pertinence inédite. On essaiera également de limiter le nombre de fautes d'orthographes, mais sans y croire vraiment.

 Parfois, je ferais appel à quelques collaborateurs qui viendront exprimer ici leur point de vue. Je peux déjà annoncer que Miss Tanaka, fera une chronique dans 47 jours (notez-le dès à présent dans vos agendas). Il y aura d'autres invités bien sûr, mais n'anticipons pas.

 Ce blog a été conçu avec moult outils parmi les plus modernes. Certains mêmes dont je n'ai absolument aucune idée de la signification, comme la case W3C de la page de présentation de ce site! Ainsi, vous trouverez une rubrique "liens" qui vous orientera vers des sites choisis et triés sur le volet par mes soins, sites parmi les plus prestigieux du Web. Tu pourras aussi t'abonner à la newsletter, qui te permettra d'être averti des nouveaux articles. Un très splendouillet moteur de recherche te permettra de trouver les articles qui t'intéressent. Le calendrier te sera très utile pour t'orienter parmi les articles et éventuellement lire ceux que tu avais loupés. La rubrique "recommander"  te permettra de faire part de ce site à tous tes amis. N'hésite pas non plus à faire tes propres commentaires sur les articles de ton choix. Ces derniers seront d'ailleurs regroupés par thèmes dans la rubrique "Catégorie". Etc etc... 

 Tout cela étant dit, je dois te laisser, fabulineux lecteur, et te dire à bientôt !

 

 

 Cordialement Vôtre,

 Dr Devo.

 

 

 

 

 

 

Publié dans Mon Général

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pedro 30/01/2006 20:25

Je viens de voir "Eloge de l'amour". La baffe.Le film de Godard est tout à la fois une proposition et un acte d’intention. Proposition d’abord, puisqu’il manifeste une parole, et qu’en tant que tel il suppose l’écoute propre au dialogue. Acte d’intention parce que tout au long de son déroulement il est mû par une volonté délibérée : celle d’instaurer un autre langage cinématographique, seule alternative possible lorsqu’il s’agit, comme c’est le cas ici, d’exprimer un propos universel.Eloge de l’amour est habité par une question centrale, la question du temps.Dans une première partie, en noir et blanc, le personnage qu’incarne Putzulu a un projet, celui de raconter les différents stades de la relation amoureuse, de ses prémisses à son terme, des premiers enlacements aux adieux. Mais ce n’est pas tant l’amour qui l’intéresse que ce qu’il recèle, que ce de quoi il est l’occasion. La promesse d’éternité que l’amour contient, la sensation de pure durée qu’il provoque dans le cœur des amants, voilà ce vers quoi la tension du film s’institue. On cite Bergson : déjà, tout l’appareil thématique du film est présent. Il s’agit d’échapper à la temporalité (”le projet de certains implique le refus du temps”).Cette première partie est suivie d’une seconde, en couleur cette fois-ci, et antérieure à la première de deux ans. On retrouve Putzulu. Il travaille sur une thèse qui cherche à établir les liens entre le catholicisme et la résistance pendant la seconde guerre mondiale.Au-delà de ces différentes investigations, le film s’inscrit dans un horizon plus large. De là, il invite le spectateur à réfléchir sur une question, sans cesse réitérée et comme en filigrane : qu’est-ce qu’être adulte à notre époque, et comment l’être.Sans tomber dans un didactisme trop directif, le film égrène des éléments de réponse, et renvoie dos à dos des notions rendues confuses par l’habitude des associations hâtives : la vie et l’existence, l’Histoire et les histoires, la mémoire et le passé.On sent bien que pour Godard, l’adulte est celui qui s’échappe de l’époque, qui sait s’en défaire, et surtout qui sait comment s’en défaire.Car si Eloge de l’amour livre un constat souvent désabusé sur un monde où la technique a remplacé l’histoire, où la mémoire s’abîme et se délie, c’est également un film de résistance. En effet, tout, dans l’attitude de Putzulu, évoque le résistant : l’insatisfaction (”il faut apprendre à dire…à entendre…pas à voir, entendre”), la fermeté (”ne pas parler à partir des choses, ou sur les choses, mais parler des choses”), fermeté que l’on retrouve jusque dans l’usage du vouvoiement et la manière de se vêtir. Car il s’agit ici de ne pas souscrire aux modes, aux codes, et de savoir lutter contre ce qu’ils représentent.La forme du film est solidaire de cette exigence. Entre le passé (teinté de nostalgie) et l’avenir (dont l’espoir se nourrit) se situe le présent – le film lui-même, à prendre comme il est, c’est-à-dire comme une parole en acte.Avec Eloge de l’amour, le cinéaste poursuit l’élaboration d’un langage inédit, qui se rapproche de plus en plus d’un autre langage, originel cette fois, un langage qui serait celui du cinéma même, du cinéma comme expression, et moyen au service de cette expression. Il y a à proprement parler une parole autonome dans le cinéma de Jean-Luc Godard, et cette parole, qui se veut libre et hors du temps, ne cesse de s’y déployer (des voix se superposent, se répondent puis se taisent, laissant l’espace libre pour la vision et la réflexion nécessaires ; souvent, c’est l’écran noir, élément de ponctuation essentiel au fonctionnement du film – chaque pose est brêve, le film semble alors reprendre son souffle).Le projet d’Eloge de l’amour est d’atteindre, au travers d’un langage propre, une vérité intemporelle – ou plus exactement, omnitemporelle.Le dépassement indispensable qu’implique une telle entreprise ne mène pas à l’oubli de soi-même (réservé à ceux qui ”ont besoin d’abandonner leur moi pour agir”) mais conduit invariablement à la question de l’origine.Ainsi le passage de la couleur au noir et blanc symbolise la progression du personnage incarné par Putzulu – de la confusion des sentiments aux premières lueurs de la raison.Alors que dans Pierrot le fou, il fallait chercher l’origine du côté de l’Histoire (la comparaison entre civilisation grecque, Renaissance et monde moderne), dans Eloge de l’amour elle se manifeste dans l’éternité, plus précisément dans le désir d’éternité. Cet amour qui dépasse le temps, qui le traverse et l’ignore, c’est proprement l’amour de Dieu (tout s’achève sur une citation de saint Augustin). Le film est le récit d’une conversion (résistante, comme celle de Péguy), d’une élévation vers Dieu. Celle-ci porte en elle sa propre contrepartie : l’éloignement du monde des vivants.Le film tout entier conte cette difficulté d’être homme.Ce cheminement dialectique trouve son incarnation dans une figure plusieurs fois réitérée. En plusieurs endroits, ou plutôt à plusieurs moments du déroulement narratif, le film subit de véritables torsions internes : c’est lorsque les différentes voix off, démultipliées, sont resserrées sur un même point d’injonction. Celui-ci est constitué d’abord de la montée en puissance de la parole, jusqu’à un point culminant, puis d’un silence (souvent c’est l’écran noir). Le film bascule, et ne fait plus appel qu’aux sens.On voit bien la nature singulière de l’injonction dans Eloge de L’amour : elle est au cœur d’un indéfini formel (souvent les paroles, qui se couvrent les unes les autres, sont inintelligibles) qui ne peut se traduire jamais, comme c’est le cas d’habitude, par un concept distinct.C’est pourtant par le motif injonctif qu’Eloge de l’amour est le plus expressif, qu’il touche le plus.Grâce à lui , Godard fait une double démonstration : en atteignant les limites de la discursivité, il met au jour la possibilité de dépasser ces mêmes limites. Dans le film, au sein de l’espace narratif, l’injonction fonctionne comme un trou noir, comme une ouverture sur l’infini. Au-delà de ce seuil, après les tergiversations du langage, il y a l’évidence. Si être adulte, c’est savoir entendre,  être un homme, c’est être capable de voir.Ben ouais.

Farfouille 09/10/2005 09:27

ça fonctionne parfaitement ;-)

Dr Devo 19/09/2005 18:51

test 2

Dr Devo 19/09/2005 18:49

test

Dr Devo 20/12/2004 11:52

Mr Poisson radieux,
merci pour cette tres splendouillette remarque qui éclaire nos lanternes. je ne suis pas sur de bien comprendre l'utilité, cependant, de cette fenêtre sur mon site, mais bon.
 
Merci encore.
 
Dr Devo