EN BONNE COMPAGNIE De Paul Weitz et SHALL WE DANCE de Peter Chelsom (USA, 2005): Non merci, je garde le sac de ma copine

Publié le par Docteur Devo

(photo: "Lapin en Bouche" par Dr Devo)

Chers Collègues,
 
Allons faire un petit tour dans le sous-catalogue. Vous soupirez, vous soupirez, mais croyez-moi, quand vous aurez vu la programmation de votre ciné cette semaine (STAR WARS, STAR WARS et STAR WARS chez les commerciaux, et « j’ai loupé I LOVE HUCKABEES, j’aurais dû écouter le Docteur », en salle art et essai avec vous dans le rôle principal), vous serez bien content d'avoir ces quelques lignes pour vous guider. Et pendant que j'y suis, les prochaines semaines, c'est pire puisque qu'on pendra officiellement un Robin Des Bois pour "outrage cinématographique à la France", et vous n'aurez le droit qu'à une coprod' tournée au Pérou avec De Niro et F. Murray Abraham (encore dans le rôle de Salieri, c'est pas de chance).
 
Bref, il y a toujours de mauvaises raisons d'aller au ciné, et il faut mieux y être préparé. Moi, ma mauvaise raison, c'est mon amour pour vous, lecteurs. Vous êtes mon petit chemin de croix, mais attention, ça ne fait pas mal, c'est beaucoup de bonheur. Pour vous, je vais là où c'est la brume, là où c'est un peu marécageux, en éclaireur. Comme disait le poète belge, qui sort un film la semaine prochaine d'ailleurs, "finalement entre vous et moi, c'est une histoire d'amour" ! [Quelle honte de citer cette phrase ! Surtout que je l'ai déjà citée il y a à peine dix jours !] Allez, fouette, petit bourreau, et que ça saigne (un peu).
 
EN BONNE COMPAGNIE, de Paul Weitz, réalisateur d’AMERICAN PIE et scénariste de LA FAMILLE FOLDINGUE, le chef-d'œuvre galactique d’Eddie Murphy dans lequel on voit le doyen d'une grande fac américaine se faire outrager l'anus par un hamster de 3 ou 4 mètres de haut – à moins que ce ne soit dans LE Dr DOOLITTLE II ? – (ça, c'est comme DELIVRANCE : vous avez vu cette scène une fois, vous ne l'oubliez jamais), et film produit et écrit par un génie méprisé du cinéma populaire américain, Steve Oedekerk, dont on a déjà parlé avec le film KUNG POW... Que disais-je ? Oui ! Donc, EN BONNE COMPAGNIE, film de Paul Weitz, raconte l'histoire d'un grand cadre, Dennis Quaid (dont j'ai vu le frangin Randy dans la séquence la plus hilarante de BONJOUR LES VACCANCES de Harold Ramis, un grand moment !) qui vend des espaces publicitaires pour un grand magasine de sport américain. Tout va bien, il est marié, il a une fille et demie (en fait, il en a deux, mais la petite est complètement ostracisée par la caméra et le montage ; des fois, on l'entend parler sans la voir à l'écran. Comme si on l'avait effacée !), une belle maison, et un job, donc, qui le passionne. Sa fille, Scarlett Johansson a décroché le concours d'entrée à la prestigieuse université de New York, et sa femme, qui a déjà un bon 45 ans, attend un bébé ! Y'a pas à chipoter, Dennis doit signer un nouveau prêt à la banque. C'est à ce moment qu'il apprend qu'un des plus grands patrons des USA, une espèce de Bill Gates des Médias joué par Malcom MacDowell, rachète le journal pour lequel il travaille. Un nouveau directeur des ventes d'espaces publicitaires est nommé à la place de Dennis Quaid (qui, du coup, deviendra son bras droit). Et c'est un petit jeune de 25 ans qui le remplace, hyperactif, super-performant, positive attitude et  salle de sport. C’est le jeune cadre dynamique et sain par excellence. Il ne se drogue même pas, mais il vient de se faire larguer par Selma Blair, sa femme. On la comprend. [Selma Blair, méconnaissable et visiblement malade sur le plateau ! La pauvre. On souffre de la voir ainsi !] Bref, le petit con qui est chef se sent très seul, et un jour il se fait inviter chez Dennis Quaid, où il rencontre Scarlett Johansson... Devinez ce qui se passe ? Pendant ce temps-là, Malcom MacDowell décide de dégraisser l'entreprise. Les premiers licenciements commencent...
Ça commence très bien par une belle chanson de David Byrne (qu'on entendait déjà dans DIRTY PRETTY THING, un des seuls intérêts de la chose d'ailleurs), un peu escamotée. C'est une très belle chanson, avec un chouette mixage, et ce n'est pas vraiment une chanson à texte, enfin pas engagée en tout cas... Voici les premières paroles.
"Je, je m'éveille dès que point l'aube
Pour envoyer un peu d'argent
D'ici à la Lune".
C'est une évocation un peu à la Springsteen, côté ballades... Un type qui se lève super tôt pour aller gagner un peu d'argent qu'il envoie dans son pays, et puis il regarde la ville et ça brille "comme dans une discothèque"... Bon, c'est sympa. Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Parce que la séquence d'ouverture utilise cette chanson d'immigré sans le sou pour montrer la journée de Quaid qui commence. Je ris sous cape. Dennis Quaid, super-cadre, père de famille nombreuse, qui a quinze personnes sous ses ordres, qui travaille dans un très prestigieux magazine de sport américain, c'est pas ce que j'appelle un ouvrier issu de l'immigration, qui bosse au noir pour envoyer chaque semaine 20 euros dans sa famille restée au pays ! Ni même ne serait-ce qu'un smicard ! HEY, les gars, C'EST UN CADRE SUPERIEUR ! Donc, dès le générique ça sent l'arnaque.
En fait, tout se passe un peu moins mal que prévu. La mise en scène est dès le départ sans appel : photographie nullosse, pas de cadre, décors hideux, etc. Aucun goût. On se dit que ça va faire mal aux yeux. Côté acteurs, il ne se passe rien. Scarlett Johansson est au mieux insipide, et au pire fardée comme une limousine volée (au moins dans deux scènes). Le petit jeune qui remplace est Quaid est complètement anti-charismatique. Il ouvre un nouveau club d'acteurs avec ce rôle. J'ai déjà dit ici que certains acteurs font partie (avec talent, souvent) du Club des imitateurs de Christopher Walken ! Vincent Elbaz, il y a peu, dans la bouse sur le rap, là, le machin, avec Béatrice Dalle... Je ne sais plus le titre (la honte !!!). MÊME PAS MAL? Non... Qu'importe… Elbaz ouvrait le Club des Acteurs qui imitent John Turturro (avec talent d'ailleurs). Et là, je ne vais pas aller chercher le nom de l'acteur, c'est inutile, il commence le Club de Ceux qui imitent Jude Law ! Pour un mec qui a autant de charisme que je ressemble à Marilyn Monroe, c'est plutôt amusant.
Je résume : il ne se passe rien dans la mise en scène (sauf deux séquences où c'est encore plus mal cadré que le reste), les acteurs sont complètement insipides, et le scénario, un peu original au départ, se désamorce très vite de toute tension ou de toutes choses drôles, et deux bobines après le début, le cerveau du métrage est mort. Tout le monde s'est arrangé pour qu'il se passe le moins de choses possibles, et ça marche ! C'est comme une rampe pour handicapés à la sortie d'un magasin, mais qui, au lieu de faire trois mètres, fait deux kilomètres... Ça descend très lentement. Le sujet, traité ainsi, c'est complètement n'importe quoi. On découvre qu’en fait les cadres se rendent compte de la concentration des entreprises et des licenciements massifs, comme un vulgaire ouvrier de chez Renault. Bref, accrochez-vous, les gars, il s'agit d'émouvoir Tata Jeannette avec une histoire de cadre qui découvre le capitalisme et l'ultra-libéralisme ! Des mecs qui bossent dans la com' en plus ! C'est très crédible bien entendu, et à part deux ou trois imbéciles, je me demande qui cela va convaincre. Cadre moyen qui sort de ton nid, va voir cette histoire de cadre supérieur qui chute de l'arbre, ça va te plaire ! Et prends tes kleenex ! Scarlett Johansson a un personnage tellement stupide qu’on a pitié pour elle (elle quitte son mec sans raison, comme ça, par nécessité floue du scénario. C’est peut-être le syndrome KINGDOM OF HEAVEN, où le héros avait tout pour régner et épouser sa dulcinée, mais qui refuse et préfère sacrifier son peuple dans une guerre qui, de fait, aurait pu être évitée, et même aurait pu être remplacée par l’amour le plus parfait ! Vous y comprenez quelque chose, vous ? Moi non plus. Si ce n’est que des scénaristes sont payés des fortunes pour pondre ce genre d’âneries, qui annulent le film même, et que des producteurs y ont englouti des millions de dollars sans que ça les gêne, au mépris de tout principe de rentabilité !).
Les autres peuvent passer cette bouse qui a réussi quand même, en plus de convaincre quelques journalistes "spécialisés", à n'être même pas énervante. C'est encore plus plat qu'un Derrick... Ce film, c'est une sieste, c'est un type dans une ville à 3000 kilomètres de chez vous : qu'il soit gentil ou méchant, vous vous en fichez, il est bien trop loin, ça n'a aucune influence et à la limite, il n'existe même pas ! Dennis Quaid nous sauve à peine de l'endormissement.
 
Evidemment, quand le lendemain on enchaîne avec SHALL WE DANCE, ce dernier bénéficie d'une certaine aura de sympathie ! Enfin, ça bouge un peu, et on peut passer la troisième.
Richard Gere (holala !) est notaire ou avocat, je ne sais plus, chargé par sa boîte de rédiger des testaments pour divers clients (tu le sens, le bouddhisme qui monte ?). Il a une belle maison, un enfant trois-quarts et une très belle femme, mûre mais toujours plus irradiante, et toujours sexy car c’est Susan Sarandon, déesse d’Hollywood. Chaque jour, après le boulot, Gere prend le métro pour rentrer chez lui. Et le métro, ben il passe devant une école de danse, dans un quartier modeste. Et à la fenêtre de l’école, tous les soirs, à chaque passage de métro, il y a une belle jeune fille (Jennifer Lopez, en fait) qui regarde tristement dans le vague, à la fenêtre. Gere s’emmerde. Il a tout pour être heureux, même une belle maison, une femme aimante, et un space wagon de chez Chrysler. Mais rien à faire, ce n’est pas l’éclate. Alors un jour, sur un coup de tête, il va s’inscrire dans l’école de danse (de salon). Malheureusement, Jennifer n’est qu’assistante de la prof de danse, une petite vieille qui boit (mais je vous rassure, le bouddhisme la sortira de l'alcoolisme). Ce n’est pas grave. Gere se pique au jeu. Une passion pour… la danse est née. Let’s dance, mets tes chaussures rouges, Richard, et Champony pour tout le monde, c’est la fête. Susan Sarandon, voyant son mari tout heureux tout à coup, est persuadée qu’il y a une femme là-dessous, et décide d’engager un détective pour en avoir le cœur net !
Bon ici, quand même, il y a du positif. Le cadrage est moins laid qu’EN BONNE COMPAGNIE, et il y a un peu de photographie, très splendouillette. Par contre, quasiment pas de montage. Ici aussi, toute tension dramatique est effacée au profit de la pente douce. Susan Sarandon poussera sa gueulante, dans le moment le plus incongru du film (après qu’elle se soit aperçue que son mari ne la trompait pas mais dansait, elle lui donne implicitement sa bénédiction, mais d’un coup, comme ça, elle décide de l’engueuler pour la même raison ! N’importe quoi, et encore une fois syndrome KINGDOM OF HEAVEN !), mais rien de plus grave. Néanmoins, SHALL WE DANCE a l’avantage d’être vu après EN BONNE COMPAGNIE, donc on a une espèce d’impression de semi-légéreté, et même une légère sensation d’extrême vitesse !
Donc, pour résumer, cette comédie sentimentale ultra-bourgeoise, comme l’autre, n’a strictement aucun intérêt, mais bon, c’est quand même mieux que de regarder LES ENFANTS DU MARAIS sur France 2. Richard Gere a un double problème, gênant d’habitude, mais qui atteint ici des proportions monty-pythonesques. Il continue de faire de la chirurgie esthétique. Problème N°1. Il a une dégaine, un corps qui fait son âge (ventripotent et cul énorme, il faut bien le dire), et il est plutôt bien conservé l’animal, mais son visage ne lui suffit pas, ce qui est très curieux pour un bouddhiste. Même si son chirurgien ne l’a pas raté, il a un visage absolument improbable de vieux beau qui essaie de paraître pathétiquement jeune. On peut le dire, Richard Gere est devenu un monstre, une sorte de Michael Jackson discret (!?!), si j’ose dire ! En plus de ça, problème N°2, il joue comme un petit sagouin. Sa voix-off est débile (et sûrement imposée par lui d’ailleurs), et il joue de plus en plus mal ! Il essaie de faire le modeste, le gars timide et marrant, mais c’est une catastrophe galactique, surtout dans les scènes musicales en ellipse (« This is the Montage ! », comme dirait Trey Parker, voir TEAM AMERICA), où il fait semblant de rire dans sa barbe (en réagissant à ce que dit la voix-off justement ! Que c’est con !). Gere, plus que jamais, joue comme un tractopelle, modèle bigfoot et bien rouillé. Ce n’est même plus du cabotinage, c’est du pantomime. Le Marquis me dira qu’il était très bien dans le film de Kurosawa, RHAPSODIE EN AOÛT, ce qui n’est pas faux. Mais le temps a passé, et c’est sans doute quand même, son seul bon rôle en une réincarnation.
Susan Sarandon, elle, a un rôle complètement bête aussi ! Mais alors complètement débile. Et pourtant, en plus du sex-appeal sauvage et racé qu’elle dégage, elle met du cœur à son ouvrage, et ce n’est pas loin de marcher. Elle soigne particulièrement les scènes avec les deux détectives, et c’est un calcul stratégique très judicieux, car ces deux personnages loufoques sont extraordinaires ! Dès qu’ils apparaissent à l’écran, c’est le bonheur. Bon, toutes leurs scènes mises bout à bout, ça dure trois bonnes minutes. Mais bon, c’est déjà ça, d’autant qu’ils sont très bien joués. D’ailleurs, ils méritent d’être cités : Richard Jenkins, célèbre second couteau de qualité, aperçu dans J’ADORE HUCKABEES, le chef-d’œuvre de l’année, et le jeune Nick Cannon. Un vieux blanc, et un jeune black hilarants tous deux. Voilà un couple qui aurait pu se retrouver chez David O. Russel ou Wes Anderson.
Ajoutons enfin que Lisa Ann Walter est plutôt pas mal. Stanley Tucci, dans un personnage sous-exploité, est un peu en dessous, mais très honorable.  Jennifer Lopez est complètement ridicule de bout en bout, mais elle est presque sobre, elle, pas comme un autre que je connais. Il est temps qu’elle arrête, elle aussi, la chirurgie esthétique. [Des fois, on revoit un vieux film d’il y a quatre ou cinq ans, et on ne reconnaît plus du tout nos acteurs ou nos actrices !!] Les admirateurs de la demoiselle seront plus avisés de revoir le beau THE CELL.
Des seconds rôles sympas, plutôt bien joués, dont deux acteurs extraordinaires, et tout le reste complètement à côté de la plaque ! Que s’est-il passé ? D’après IMDB, le film est un remake, non pas du film homonyme avec Fred Astaire en 1937, mais d’un film japonais de 1996, écrit et réalisé par  Masayuki Suo. Le rouleau compresseur hollywoodien a dû passer là-dessus avec férocité ! Je trouvais bizarre, aussi, d’avoir des seconds rôles réussis dans l’ensemble (les personnages du gay et de l’obèse black sont quand même ignobles), et tout le reste complètement raté.
 
Donc à choisir, allez voir plutôt SHALL WE DANCE, et fermez les yeux pendant les plans avec Gere, et si vous aimez la danse, fermez les yeux pendant les plans chorégraphiés ! Et pour tout le monde, bouchez-vous les oreilles, la musique est horrible ! [Notamment du Gotham Project, et un Peter Gabriel splendouillet ! Et aussi la musique de Peter Biduleski, le faux jazzman new-yorkais, et vrai franchouillard de "chez nous en Amérique", à la Harry Connick Jr., dont France 2 diffusa le scopitone pendant trois mois d'horrible propagande !] Ou alors, allez à la pêche, c’est peut-être plus judicieux !
 
Somnifèrement Vôtre,
 
Dr Devo
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Publié dans Corpus Filmi

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olivier 06/04/2006 15:54

j.lo couche avec ben en depit  de son marige avec marc anthony.

Emma Darcy 18/05/2005 17:07

Excellente anecdote, Monsieur Cre, j'en ai une autre pour la demoiselle d'en face : dans le prochain film de Sylvester Stallone, il va sauver tout le monde sauf les seconds rôles lâches ou antipathiques. Mais bon, c'est vrai, quoi, et si à la fin du film Richard Gere décidait de changer de sexe parce que JLo est lesbienne et que sa femme, l'apprenant, décidait d'embaucher un tueur à gage (Léon par exemple ? Whoops) pour les liquider?

Bernard RAPP 18/05/2005 14:59

Très drôle Monsieur Cre. On pourrait même envisager un site, intitulé par exemple cinéconomie@daubasse.org où le jeu consisterait à raconter la fin ou les ressorts de tous les films uniquement pour le plaisir malfaisant de tout gâcher aux gens. Et là, ce serait le triomphe du cinéma qui ne se consomme pas sur place, celui qui supporte d'être revu une infinité de fois, celui dont l'opacité irréductible du mystère supporte qu'on l'expose à tous vents, celui dont l'abstraction spécifique voire conssssssubsssssstttttannnnciellllllllll' 'le résiste à l'approche purement "informative" du sens.

Monsieur Cre 18/05/2005 14:50

Le nom du jeune cadre dynamique de EN BONNE COMPAGNIE, c'est Topher Grace. Il a débuté dans le sitcom THAT 70'S SHOW, qui a aussi (et malheureusement) rendu célèbre Ashton Kutcher (à vos souhaits).

Sinon, j'ai une croustillante anecdote à raconter (enfin croustillante, je dis ça histoire de flatter mon ego, parce qu'en fait, c'est assez naze) : donc en allant voir HUCKABEES, j'ai eu droit à la bande annonce de SHALL WE DANCE, qui raconte quand même tout le film. A la fin de la BA, en gros boulet que je suis, je me tourne vers mon accompagnatrice et je lui dis : "tu veux que je te raconte la fin ? Eh bé, Richard, il couche pas avec J-Lo, et à la fin il retourne avec sa femme", mais je dis ça bien fort histoire d'en faire profiter nos voisins. La fille qui était devant moi s'est retournée et m'a dit merci d'un air contrarié. J'ai répondu "de rien". Chuis comme ça, moi, si je peux faire faire des économies aux gens... (15€ à deux quand même pour aller voir SHALL WE DANCE)

Peyo 18/05/2005 13:29

Je partage ton avis sur EN BONNE COMPAGNIE, une comédie molle du genou (cf peyomedia)