PALMARES DE CANNES : la Poésie est un scandale !

Publié le par Docteur Devo

(photo: "How many people do you think I am pretending I'm somebody else?"

par Dr Devo sur une idée de Dr Devo et du Marquis)

Chers Amis,
 
Bon ben cette fois on y est. C'est fini. Comme chaque année, le palmarès de Cannes a été donné avec classe et honnêteté, ce qui fait vraiment plaisir à voir. Avant de sortir la tronçonneuse et de découper les responsables en petits morceaux, et ensuite de les donner à mes chiens, laissez-moi vous raconter une histoire.
 
Chaque année, j'organise un jeu avec mes amis pour le festival de Cannes. C’est très simple. Il s'agit de faire nous-même notre palmarès officieux. Mais là où nous sommes très forts, c'est que notre palmarès est établi et définitivement bouclé le jour de l'ouverture du Festival ! Ben oui, on vote entre la publication des films sélectionnés (en général 3 ou 4 semaines avant) et l'ouverture.
J'en vois certains qui s'arrachent les cheveux, ou mieux, qui se grattent la tête. Mais si, les amis, c'est pourtant simple : on vote avant que les journalistes n'aient commencé à parler des films (et donc, en toute indépendance vis-à-vis des rumeurs), et on vote sans avoir vu les films, bien sûr. N'y voyez pas du snobisme, mais au contraire un double défi. D'une part, il s'agit d'être pertinent, et d'autre part, de réussir à faire un palmarès beaucoup mieux, beaucoup plus beau que le Palmarès officiel. D'ailleurs, le reste de l'année, j'essaie de voir le maximum de films qui ont été primés ou écartés, et je constate depuis trois ans que nous faisons ce concours qu'à chaque fois, notre palmarès était bien meilleur et de très, très loin !
 
Ainsi, ce concours, appelé, pour des raisons trop longues à expliquer ici, Palmarès Tanaka, montre que le Jury officiel de Cannes, d'année en année, fait n'importe quoi, et a une vision prévisible et minable du cinéma puisque les professionnels de la profession qui le composent, et qui ont vu tous les films, arrivent à faire un palmarès toujours très inférieur à celui que nous faisons, nous qui ne sommes que des cinéphiles "amateurs" et qui n'avons pas vu les films !
 
Puisque je suis très joueur, je propose à mes amis trois façons de jouer. Soit ils essaient d'anticiper le palmarès officiel, soit ils font le palmarès de cœur, soit un peu des deux. À l'issue du dépouillement, il y a deux gagnants. Celui qui a donné le palmarès le plus proche du palmarès établi par la moyenne de nos votes (prix Tanaka), et celui qui a donné dans son vote le palmarès le plus proche du palmarès officiel, donc celui de Kusturica cette année (prix Toscan !). Pour les deux gagnants, j'offre un beau film en DVD. C'est pas beau, la vie ? Et moi, pendant le reste de l'année, je me contente de frimer et d'aller voir les films qui étaient à Cannes en sifflotant l'air de "je vous l'avais dit, je vous l'avais dit", et en m'apercevant invariablement que notre palmarès Tanaka est d'une splendeur absolue à côté de l'horrible consensus cannois officiel.
 
Et dans ma liste de joueurs, j'ai toutes sortes de cinéphiles, du spécimen du dimanche au spécimen maniaque. Cette année, j'en ai profité pour faire participer quelques bloggeurs qui fréquentent ce site. Sinon, ce sont des amis ou des amis d'amis. Aujourd'hui, l'heure est venue de comparer, et cette année c'est d'autant plus jouissif que notre palmarès Tanaka est ici, sur la place publique, et tout au long de l'année, vous allez pouvoir dire qui, de nous ou des professionnels, ont raison ou tort !!!!
 
Mais bon, avant toute chose, un petit rappel du palmarès officiel de ce Festival de Cannes, dont le jury est présidé par Emir Kusturica (auquel j'avais consacré un article ici, qui vous montrera la lucidité et la modestie du bonhomme, modestie à propos de laquelle je reviendrai ici, plus bas).
 
PALME D'OR :
L'ENFANT de Luc et Jean-Pierre Dardenne (Belgique)
GRAND PRIX :
BROKEN FLOWERS de Jim Jarmush (USA)
PRIX DU JURY :
SHANGHAI DREAMS de Wang Xiaoshuai (Chine)
PRIX DE LA MISE EN SCENE :
CACHE de Michael Haneke (Allemagne)
MEILLEUR ACTEUR :
Tommy Lee Jones dans LES TROIS ENTERREMENTS DE MELQUIADES ESTRADA, réalisé par lui-même (USA).
MEILLEURE ACTRICE :
Hanna Laslo pour FREE ZONE de Amos Gitaï (Israël)
 
 
Kusturica, lors de la conférence de presse en début de festival, avant le lancement de la Compétition Officielle, avait déclaré que cette année, ce serait l'esthétisme des films qui serait récompensée. La mise en scène, quoi, ce qui fait que le Cinéma est du cinéma et non du téléfilm, et non de belles histoires, etc. Ah ! Et bien Emir, pour ça, tu ne nous a pas déçu.
 
Encore une fois, les belles promesses ont été trahies dans toutes les largeurs, et pas qu'un peu, au profit d'un palmarès qui, une fois de plus, s'avère largement social et politique, comme d'habitude. Commençons par le grand vainqueur de la soirée, Tommy Lee Jones, qui reçoit deux prix, et qui a signé un film édifiant, paraît-il, sur un américain qui tue un chicanos et va au Mexique pour l'enterrer ou se rapprocher de sa culture. La presse est unanime : c'est chiant, c'est moraliste et plein de bons sentiments droit-de-l'hommistes ! Du social, du consensuel, ça valait bien deux prix. Uso Dorsavi, qui intervient souvent sur ce site en laissant des commentaires souvent bien troussés et très drôles, a commenté son vote pour mon concours Tanaka, et voici ce qu'il écrivait dans son mail : "Produit par Luc Besson, ce film fera donc une très forte impression." Impressionnant, non ? Et comme le bonhomme est toujours d'une grande lucidité et d'un grand humour, je ne vais pas paraphraser ce récent commentaire qu'il a laissé hier sur le site, et qui résume parfaitement ma pensée : "En parlant d'acteurs expressifs, mes félicitations à Tommy Lee Jones pour sa palme d'interprétation masculine à Cannes, quand un être humain est aussi articulé que lui (même ses genoux peuvent se plier), c'est ce qui doit arriver." Tommy Lee Jones est effectivement, depuis des années, aussi inexpressif qu'une bûche, comme disait les Monty Python à propos de David Hemmings, et on soulignera la malhonnêteté complète qui consiste à donner à ce non-acteur le prix d'interprétation !
 
Côté politique et social, on a bien sûr récompensé le film chinois (qui parle de la révolution culturelle et de l'arrivée des intellos aux champs du temps de Mao), et le prix pour Amos Gitaï – via son actrice – dont le moindre que l'on puisse dire est que ses films ne brillent pas par leur esthétisme ou leur expression cinématographique ! D'ailleurs, Hannah Laslo ne s'y est pas trompée en dédiant son prix à la "paix dans le monde", quasiment comme le personnage de Sandra Bullock au concours de Miss USA dans MISS FBI ! Comme chaque année, on retrouve l'actualité et les films du tiers-monde (je dis ça dans une perspective cannoise ; il faut comprendre "pays non-occidentaux" !). Kusturica n'a pas poussé le bouchon jusqu'à primer le film irakien, ce qui aurait été un juste retour des choses après la Palme de l'année dernière décernée à Michael Moore. Je passe.
 
Bon, on est content pour Jim Jarmush, bien sûr, et on jugera si son film est aussi bon que ses meilleurs, si j'ose dire. Pareil pour Haneke, grand réalisateur, mais encore faudra-t-il vérifier si ce prix se rapproche du niveau de 71 FRAGMENTS... ou de CODE INCONNU, déjà avec Binoche, et quand même largement plus faible. À vérifier. Quant aux frères Dardenne, même s'ils me sont relativement sympathiques, ce sont des réalisateurs honnêtes, mais qui font de petits films. Vu la sélection, on ne peut qu'être surpris de les voir récompensés. C’est sûrement dû à leur "fibre sociale" – vous pensez, une histoire de gamin du quart-monde, pour un jury, c'est automatique, ça prime aussi sec ! Là aussi, on vérifiera sur pièce.
 
Passons maintenant aux choses sérieuses, voici le PALMARES TANAKA 2005 ! (Applaudissez !).
 
[Un petit mot pour dire que, par fétichisme et insolence, notre liste de prix varie un peu de la liste officielle. De plus, chaque année, on s'insurge contre le fait qu'il n'y  ait pas un prix récompensant le montage et la photographie, alors qu'il y a deux prix pour récompenser les acteurs, éléments bien plus accessoires dans la réalisation d'un film que le monteur ou le chef-op' ! Passons.]
 
PALME D'OR :
A HISTORY OF VIOLENCE de David Cronenberg (Canada)
PRIX DU JURY :
LA VERITE NUE, d'Atom Egoyan (Canada)
PRIX DE LA MISE EN SCENE :
MANDERLAY, de Lars Von Trier (Danemark)
PRIX DU SCENARIO :
LEMMING, de Dominik Moll (France)
MEILLEUR ACTRICE :
ex-aequo : Maria Bello (A HISTORY OF VIOLENCE de Cronenberg) et Fairuza Balk (DON'T COME KNOCKING de Wenders)
MEILLEUR ACTEUR :
Bill Murray (BROKEN FLOWERS de Jim Jarmush)
PRIX DE LA COMMISSION TECHNIQUE :
MANDERLAY, de Lars Von Trier.
 
Ça a quand même une autre gueule, non ? Ça ressemble déjà plus à du cinéma ! Quelques explications s'imposent néanmoins.
D’abord sur l'étonnant choix de LEMMING au scénario, film complètement raté. Je crois qu'il faut voir ici un signe de notre système de jeu. Comme je vous l'ai dit, il y a deux façons de jouer : faire le palmarès de son cœur, ou anticiper le vrai palmarès. Et en général, les votants font les deux en même temps, pour avoir plus de chances de gagner un des deux prix (Toscan et Tanaka, voir plus haut). Presque tous les participants ont, au moins pour un prix, donné une récompense à un film qui serait « primable » par le Jury officiel du festival. Bon, ben là on s'est planté, parce que le Prix pour la France est allé à Haneke !
Deuxièmement, comme on peut le remarquer, on donne un prix de la commission technique. Ce prix a disparu du palmarès il y a quelques années, mais je le maintiens par nostalgie, car il servait souvent à récompenser un réalisateur avec lequel le jury était très embêté. Le genre de film qu'ils n'aiment pas, mais dont la maestria les embête. Donc, on leur donne un prix quasiment anonyme, une sorte de médaille en chocolat. Par exemple, c'est le prix qu'a remporté TAURUS, le fabuleux film de Sokourov, pendant qu'on donnait cette année-là des prix, comme d'habitude, à des bouses issues du tiers-monde, même pas dignes d'un téléfilm en termes de mise en scène.
Troisième remarque, il y a cette année deux ex-aequo chez les actrices, et c'est la première fois que ça arrive. Enfin, même si cela ne se voit pas dans le classement, nous avons le droit de voter pour les films hors compétition, car certaines années, c'est un bon moyen pour Gilles Jacob et ses acolytes d'écarter des gens dangereux qui auraient fait un film magnifique (ceci dit, cette année, c'était moins vrai !).
 
Et bien les amis, vous savez tout. J’aimerais avoir le temps et la place de noter les réflexions hilarantes de mes camarades participants qui ont émaillé leurs votes de réflexions drôles et judicieuses. Il y a, dans cette quinzaine de mails, plus de réflexions sur l'état actuel du cinéma que dans dix ans de Cahiers du Cinéma.
 
Et la morale de l'histoire est là : quelques cinéphiles font mieux leur boulot que la grande majorité, sinon la totalité, des professionnels qui votent, critiquent ou sélectionnent les films. C'est d'une tristesse à pleurer.
 
Je ne résiste pas à vous livrer un extrait du commentaire splendide et drôle de Tchoulkatourine, un de mes amis, qui a participé au vote cette année (et que je tanne comme un malade pour qu'il écrive des articles ici, dans Matière Focale, aux côtés de Tournevis, du Marquis et de moi-même). Voici ce qu'il dit en préambule de son mail de vote :
 
"Cher Dr Devo,
Déjà, un poncif en forme de tartufferie, ce qui sied à l'événement : les classements, les remises de prix me laissent froid. Pire, un film "primé", c'est idiot, me sert (trop) souvent de repoussoir. Je ne vois donc pas l'intérêt des palmarès, mis à part la mondanité, la mauvaise foi, l'autosatisfaction. C'est une manière d'absorber un souffle aussi, le normaliser. Touchons le fond du truisme, la reconnaissance, ce sont les personnes qui vont et surtout peuvent voir les films, ceci à prendre sur la durée (vive les cinés clubs et les DVD) et c'est tout. L'argument visant à dire, le seul encore plausible à mes yeux : Cannes (ou d'autres d'ailleurs) a pour prétexte de faire découvrir de nouveaux talents me semble limite panglossien, très faible. Cela est inquiétant d'ailleurs, montre que quelque chose ne tourne pas rond. Et, après tout, si... :
1- Les distributeurs, les producteurs faisaient leur boulot. Une provocation : donner un prix au producteurs, aux distributeurs, après tout c'est un festival de professionnels. Ce ne devrait pas être qu'un sale métier d'expert comptable ou un sport d'imbéciles qui mettent leur nom partout (suis mon regard ...). Quand reverra t-on une boîte comme les films Argos ?
2- Les critiques : je pense que la critique est avant tout là pour défricher, oser et rien d'autre, surtout pas pour donner une grille de lecture et tout plaquer dessus comme le font pas mal d'abrutis. Ce qui signifie que la critique n'est pas un métier à mes yeux ne devrait jamais être un métier.
3- Le public faisait son boulot (cf. ton manifeste, un peu de cirage ne fait jamais de mal) : j'insiste, ce sont des cons, moi y compris. Je l'avais bien compris quand j'étais allé voir un Sokourov, quatre dans la salle. Et puis, j'ai raté la séance d'un Peckinpah, I LOVE HUCKABEES (bravo pour ton post prophétique : il n'a tenu qu'une seule semaine) par pure paresse et je m'en veux.
Au pire alors quitte à assumer un festival mondain, de professionnels, je verrais donc bien :
- Palme du meilleur producteur
- Prix du meilleur ciné club
- Prix de la meilleure salle (jugée sur les durées où l'on tient les films à l'affiche)
- Prix du meilleur critique (vive la mise en compétition et pas de quartiers !)
- Prix de la sortie DVD la plus couillue
- Prix du meilleur découvreur d'acteurs
- Prix du meilleur diffuseur (par ex. au patron d'ARTE si l'audace lui prend de passer un film en VO)
- Prix Mabrouk : le réalisateur qui a fait du mieux qu'il pouvait (ceci uniquement dans le cadre de son film).
- Prix du meilleur cocktail (c'est hyper important un traiteur dans un festival)."
 
Bien vu, non ? Allez, professionnels du cinéma, vous pouvez aller vous jeter sur les petits fours et sur la cocaïne, vous avez bien bossé comme d'habitude ! Quant à mes amis du prix Tanaka, je me permets de les remercier chaleureusement de leur humour et de leur clairvoyance. 
 
Et quant à vous lecteurs, il ne vous reste plus qu'à vérifier, avec nous, tout au long de l'année, de la pertinence du Palmarès cannois et du Palmarès Tanaka. À mon avis, une fois de plus, il ne va pas y avoir photo !
 
Anarchiquement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
PS: Quelques remarques. Vous avez remarqué que pendant la cérémonie, Kusturica a eu la modestie d'aller poser avec les lauréats pour les séances photos ! Et en plus, il n'est pas allé poser avec Haneke, comme par hasard.
Laurent Weil, prépare au moins tes émissions et potasse tes fiches. On sait qu'à part Spielberg, rien ne t'excite, et que le cinéma c'est pas ton truc, mais quand même, tu es à la télé, et il faut faire attention : aucun réalisateur ne s'appelle Heineke ! Je sais que tu détestes ce genre de cinéma, mais quand même. Une fois de plus, un bel exemple de professionnalisme. Dire que je connais des cinéphiles au chômage qui méritent plus sa place que lui, et que le Weil affiche son mépris et son inculture fièrement à la face du Monde. Je vous laisse juge...
Chaque année, j'envoie mon concours Tanaka à des journalistes professionnels. Cette année une fois encore, personne n'a répondu, ni même participé. On a les chocottes, les gars ?
Si un mécène passe par là et a envie de claquer 10.000 euros, j'ai une idée : l'année prochaine, emmenez mon équipe de cinéphiles tanakiens à Cannes, payez leur accréditation, et faites leur faire leur palmarès. Avec le reste de l'argent, on pourra faire connaître notre palmarès aux médias, et vous vous ferez une super pub iconoclaste et provocatrice qui vous fera largement rentrer dans vos fonds. En échange, je vous livre un documentaire de 90 minutes pas piqué du hanneton sur l'expérience de notre Jury alternatif !
Enfin, spéciale dédicace aux Frangins Dardenne, qui ont osé dédier leur prix à Florence et Hussein ! Quelle honte ! Je vous ai plutôt à la bonne les gars, mais si jamais j'étais président de ce festival, je vous enlèverais le prix dans la minute. Un festival, ça parle d'Art, d'Art et d'Art. Votre philosophie politique à deux balles, vous pouvez vous la remettre dans la culotte. Et si vous avez envie de vous faire des bisous sur le parvis de la cathédrale ou de la mairie en hommage aux deux otages, rien ne vous en empêche, c'est très à la mode en ce moment ! [Ce qui fait énormément avancer leur cause d'ailleurs. C'est bien connu, si les gens s'étaient donnés des bisous en 1933, on n'aurait pas eu le XXe siècle que l'on a connu !] Mais par pitié, en tant que "cinéastes", arrêtez ces mascarades. Laissez-nous la poésie, la Poésie, la Poésie über alles. Si vous avez des messages à délivrer, changez de métier ! 
 

Publié dans Ethicus Universalis

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Commenter cet article

mr plonevez 24/05/2005 12:41

Je connais très mal sa filmographie. L'intégrale de ses films dans un beau coffret collector limité me ferait plaisir.

Le Marquis 24/05/2005 12:33

Et ma soupe est trop chaude, non mais quel petit capricieux !!! D'abord, le cadeau, ça sera un Sandra Bullock, pour ta peine. a +

mr plonevez 24/05/2005 12:24

J'attends toujours mon prix pour le palmarès de l'année dernière. Je t'aide un peu: le coffret 5 dvd Fassbinder (j'ai le premier coffret) ou le coffret Guy Maddin ou encore des films (pas un) de Tarkovski qui sortent fin mai.
J'ai vu Edvard Munch. Excellent! Le film sortira prochainemet en dvd, en version longue (3h35). C'est également une bonne idée de cadeau.
Bonjour à M. Le Marquis

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Le Marquis 24/05/2005 00:22

Ah, c'est maintenant qu'on se réveille ? Eh ben c'est du propre !! Bien le bonjour quand même.

Dr Devo 23/05/2005 22:49

c'est malheureusement trop tard Mr Plonevez!

Desolé!

Dr Devo.