12 AND HOLDING, de Michael Cuesta (USA-2006) : Comment le Monde s'est arrêté en 1987...

Publié le par Dr Devo


(Photo : "La Nation Cherchant l'Indépendance" par Dr Devo)

Chères Focaliennes, Chers Focaliens,

On fait les choses dans le désordre en ce moment, mais qu'importe après tout, du moment qu'on ait l'ivresse. Aussi bien je me suis précipité avec lenteur pour faire l'article sur WORLD TRADE CENTER, que je suis déjà très en retard pour vous parler du film d'aujourd'hui, erreur cruciale, surtout en ces temps modernes où les films quittent l'affiche avant que vous n'ayez pu dire quoi que ce soit, ou le temps de vous gratouillez la tête. "Maman, tu m'achètes une glace ? Non, chéri, je vais voir d'abord ce film, sinon, il ne sera plus à l'affiche".

Michael Cuesta a une petite mais très sympathique aura chez les focaliens. Si nous sommes peu à avoir vu son L.I.E. (LONG ISLAND EXPRESSWAY), nous fûmes très étonnés par ce film indépendant et américain en plus. Et comme vous le savez, on est un peu fâché avec les films dits indépendants et dits américains. SIDEWAYS en était un, paraît-il, mais évidemment, tout ça était soutenu par une major ! Comme par hasard. Récemment, ECHO PARK L.A. ou TRANSAMERICA, sortis tous deux de l'incontournable et prévisiblissime festival de Sundance eux aussi, étaient autant du cinéma que ce superbe téléfilm "Au secours, mon fils est gay, drogué, prostitué, terroriste et il n'a que dix ans et demi", passé récemment sur AB1, c'est-à-dire un film pour l’après-midi des repasseuses. Bref, le niveau du cinéma indépendant américain, ou du moins ce qu'on daigne nous montrer en salles en France, est bien terne, prévisible, déjà vu 10,000 fois, et à thèse, ce qui commence à faire un peu beaucoup pour un focalien, même très patient. [On remarque au passage que le cinéma indépendant fait énormément pour ne pas dire QUE du commémo-film : film de la communauté latinos moderne, film du trans-genre, film de ceux qui disent avoir lu Robbe-Grillet mais en fait non, etc.]

Cuesta, lui, avait fait avec L.I.E. un film ayant pour thème central la pédophilie, sujet casse-gueule et encore une fois à thèse ! Mouais. Pourtant, la chose était très regardable et révélait d'étranges paradoxes comme on les aime. Tout d'abord, c'était à peu près l'opposé d'un film à thèse ! Bien. Deux, c'était cinématographiquement soigné, mais sans être génial. Moins étonnant par exemple qu'un film de Gregg Araki. Et pourtant, le film ne tombait jamais dans un anonymat habile non plus. Mine de rien, il y avait là de la personnalité, une façon de faire originale, et le tout sans en avoir l'air. Et on ressortait de là très touché ! D’autant plus qu’un des deux rôles principaux était confié à Brian Cox, qui est une sorte de Toni Collette ou de Tilda Swinton au masculin : le gars est tellement intéressant que, quoiqu'il arrive, il y a toujours quelque chose à gagner en regardant un de ses films, qu’il soit bon ou moins bon. Et que le rôle soit court ou moins court : vous pouvez le voir dans LE SIXIÈME SENS de Michael Mann (et pas celui de Chien-Malade), RUSHMORE, HIDDEN AGENDA tiens, de Ken Loach (ça ne me rajeunit pas, la chose !), ou encore mieux, RED EYE de Wes Craven, où il a un rôle accessoire et banal, certes (et encore, ça se discute !), mais où il assure sans tirer la couverture à lui, c'est très étonnant. Engager Cox sur un film, c'est un peu comme prendre le temps de faire de la photo pendant le tournage (même s'il y a peu de moyens), ou acheter les droits, pour les plus riches, d'un thème de Michael Nyman ou de Philip Glass : en deux coups de cuillère à pot, même si votre film est fauché comme les blés, ça donne des allures de grand luxe ! Un très bon investissement.
Résumons : L.I.E., très beau film, largement au-dessus de la moyenne, mais très discret, en quelque sorte. En tout cas, on est très content de voir que Cuesta n'a pas été avalé tout cru par la machine à broyer les réalisateurs, et même mieux, que son nouveau film, 12 AND HOLDING (beau titre en anglais, mais absolument difficile à prononcer sans bafouiller avec un accent français) soit sorti mercredi dernier. Enfin, sorti, façon de parler, on dira plutôt mal sorti ! Et comme la presse a été bien  tiédasse, j'y suis allé le plus vite possible. Car, disons le tout de go : la semaine prochaine, c'est-à-dire mercredi prochain, le film ne sera plus à l'affiche ! Je suis dans une grande métropole française où il y a deux gros cinémas art et essai en centre ville, et 12 AND HOLDING, la semaine de sa sortie, n'a que deux séances par jour : 14h et 21h30 ! (Au profit du machin avec Sylvie Testud ! On ne prête décidément qu'aux riche$ !) Que pouvons-nous apprendre de cette anecdote ? C'est très simple, et je m'en vais vous le dire. Le bouche-à-oreille, s'il a existé, est désormais, depuis au moins une quinzaine d'année, un mythe. Les jeux sont faits dès le tirage des copies (ici, 30 dans toute la France, c'est déjà cuit !), et dès l'accueil presse en festival, ou autre. Les professionnels de la profession n'ont aucun discernement, et ne savent plus soutenir les films fragiles. De plus, l'art et essai est devenu une industrie de distribution, et donc, les gros mastodontes, eux, continuent de prendre énormément de séances, soutenus par des spectateurs qui se déplacent, il est vrai, en troupeaux pour tous aller voir le même film. Par exemple, ici, chez moi, le dernier Ken Loach qui doit être à sa 5ème semaine d'exploitation conserve toutes ses séances, comme en première semaine ! Alors évidemment, sur le coup, les exploitants et les distributeurs sont contents. À court terme, ils ont l'impression de faire plus d'entrées. Mais à moyen et long terme, c'est une catastrophe : les gens ne vont plus voir que des films d'auteurs "labellisés" soit par le distributeur lui-même (le comble !), soit par le groupe auquel appartient le cinéma (encore mieux), soit par la presse (arrêtons de les lire, bon sang ! Si vous saviez le nombre de bons films que vous loupez grâce à eux chaque année !). Le goût se standardise, les mêmes sujets sont traités dix fois dans l'année, et c'est toujours les mêmes qui sortent les marrons du feu. Par contre, en faisant cela, on tue la curiosité chez le spectateur, on privilégie le gros coup à la fidélisation de la clientèle, et la trésorerie des distributeurs et des exploitants repose sur les  deux ou trois "gros coups", justement, qui sont prévus dans l'année. Le reste du temps, ils sortent à perte et sont très contents quand ils se remboursent sur un film ! Si des petits films originaux étaient soutenus ou distribués, les gens verraient des choses plus atypiques, avec plus de personnalité, et au bout d'une saison, commenceraient à aiguiser leur goût et à s'habituer à ces étranges saveurs. Le cinéma deviendrait un lieu où l'on verrait des choses vraiment différentes du journal télévisé ou des émissions de reportage. Étonnés, les gens ne se déplaceraient plus en masse pour les grands raouts critiques de l'année, mais toute l'année, régulièrement, et même si 12 AND HOLDING n'avait jamais fait le centième du score du CAÏMAN de Moretti (un des mammouths marketing de l'année), il aurait plus rempli les salles que les autres petits films art et essai, genre "les films avec Testud" (car c'est un genre). Pour vous en convaincre, allez un après-midi en semaine dans une salle art et essai, même dans une grande ville, et allez voir le film avec Testud : vous serez 11 dans la salle au maximum !  Et bien, avec un public éveillé et habitué à avoir des nonosses de qualité, avec un public à la truffe humide et plein de vie, il y aurait 25 personnes dans la salle ! À long terme tout le monde y gagne... "Mais on s'en sort", disent les exploitants ! Oui, oui, jusqu'à la prochaine crise de fréquentation, qui frappera d'abord l'art et essai, comme d'habitude. Et comme ça marche par cycle, on en reparle d'ici 12 ou 24 mois !

Bon. Chez nous, aux USA, dans une ville moyenne, et même dans les quartiers pavillonnaires. Là vivent deux frères jumeaux de douze ans. L’un d'eux a une tâche de vin sur le visage qui le défigure un peu (la tâche suit quasiment la partie rouge du maquillage de Ziggy Stardust !). À la suite d'un accident stupide, le frère au visage intact meurt. Les parents sont effondrés. Voilà qui chamboule évidemment le monde du jumeau orphelin, qui ne sait plus quoi faire, et aussi la (très petite) bande d'amis autour de lui : à savoir un gros garçon obèse et une fille asiatique, que sa mère psychanalyste (Annabella Sciorra dites-donc !) élève seule. Pour les trois enfants, l'accident et la mort de leur ami ou frère va tout changer, sans qu'on s'en rende bien compte. L'obèse est poussé par un prof de sport un peu moins stupide que les autres (quoique...), qui lui ouvre les portes du régime et du sport. La petite asiatique fait la connaissance et tombe quasiment amoureuse d'un ouvrier du bâtiment de 35 ans (!). Quant au jumeau orphelin, il décide d'aller rendre visite chaque semaine à la prison pour mineurs où les deux jeunes de son âge qui ont tué accidentellement son frère purgent leur peine ! Les trois pré-ados sont au bord de grands changements, c'est certain. Il semble que la mort de leur camarade/frère les ait éveillés à certaines priorités de vie, et que ce soit une occasion de rebondir, ou d'avancer. À moins que ce ne soit complètement le contraire. Une fois encore, ce n'est pas gagné...

On est bien en pleine tradition américaine ici, puisque 12 AND HOLDING s'inscrit dans le genre "film de college et dérivés", section dérivée justement, et il n'a pas d'équivalent en France.  Alors qu'ici, tout ce qui a moins de 17 ans est traité avec des tractopelles de clichés (dont on constate depuis un an ou deux la recrudescence avec les rôles d'ados qui envahissent de plus en plus les seconds rôles des films art et essai),  ou alors fait l'objet de comédies gnan-gnan et débilosses (le machin avec Jean-Paul Rouve récemment, ou les fameux CHORISTES), les américains, eux, prennent la chose tout à fait au sérieux, et les films de college constituent un genre à part entière, dont les déclinaisons peuvent être très différentes. Ici, le récit s'articule autour d'un drame accidentel, avec mort d'un des enfants héros, ce qui rend la chose absolument impossible en Europe (et qui fait se poser la question suivante : où est le pays le plus libre ? Nous finissons par avoir un cinéma qui cumule tous les défauts du cinéma américain sans profiter de ses qualités ! C'est rigolo.) Cet événement dramatique est vécu sans mélo, mais avec sérieux par les personnages adolescents ou presque. Et pour chacun, voilà qui constitue bien sûr une date, un point de non-retour. Ainsi, par la suite, chacun d'eux semble y aller de sa petite révélation et acquiert un nouveau but, plus ou moins positif. Dans un troisième temps, ce but, souvent bizarre, va se jouer dans la sphère non plus uniquement enfantine, mais dans la Société tout entière, c'est-à-dire, même si ce sont des enjeux intimes, dans le Monde qui comprend et les adultes et les enfants. La communauté, quoi.... Et là, les révélations vont être plus cruelles, et quelquefois presque comiques. En tout cas, grosse surprise, les trois enfants qui sentent qu'une "nouvelle vie" s'ouvre à eux vont peut-être être surpris. L'évolution ne se fait pas forcément dans le sens  du progrès ! Et comme leur monde était déjà cruel avant l'accident...

Deuxième point frappant : la façon dont le scénario joue avec le spectateur qui ne sait pas où est le lard et où est le cochon, en quelque sorte. Cuesta annonce très grossièrement, de manière presque vulgaire, non seulement la quête de chaque personnage, mais aussi les éléments "infimes" et sans importance.  De ce fait, en mettant quasiment des flèches clignotantes devant tel ou tel événement important qui servira deux bobines plus tard, Cuesta  fait ce que font tous les films américains et aussi (surtout ?) les indépendants : forcer le symbolisme ! Attention, là, les gars, on va retrouver ça plus loin, c'est du lourd, c'est de l'important ! Oh la la, attention, ce détail est moins anodin qu'on essaie de nous le faire croire ! Etc. Devant ces traits largement grossis, on hésite. Le film paraît par ailleurs assez subtil, et puis là, et de plus en plus, à mesure qu'il avance, les éléments grossièrement symboliques pullulent et dessinent une trame assez claire, assez prévisible elle aussi. C'est tellement mis en exergue qu'on commence à en douter. Jusqu'à ce que tout devienne plus ou moins important, ou au contraire futile. Au final, plus le récit devient balisé, moins on sait ce qui va se passer. Le sérieux, le décisif même, se mêlent inextricablement au dérisoire. Une drôle de tactique, présente dès le début, mais qui finit par prendre des proportions ambiguës. On comprend certaines choses (magnifiques, d'ailleurs) très vite : par exemple, la première fois que le masque de hockey est enlevé. C’est un geste très émouvant, car on sent déjà la séparation et la mort (alors que quand je suis rentré dans la salle, je ne connaissais rien du sujet). Le symbole est grossier et beau : l'identité qui se crée dans cet événement est déjà une mort en soir. C’est touchant. La petite et la grande histoire de ces ados se confondent dans ce symbole. Plus tard, ce qui justifie bien, je trouve, l'évocation du masque de hockey dans cet article (sans me vanter !), il deviendra son symbole principal (et clairement annoncé dans les dialogues dès que le film démarre ! Gonflé, quand même !) : le masque de Jason, le tueur de la série des films VENDREDI 13. [Au passage, je vous signale que la saga VENDREDI 13 a bizarrement fait l'objet d'une dizaine d'articles sur ce site : Allez jeter un œil dans l'Index !] Peut-être au final cette surenchère d'instants décisifs et de symboles est-elle celle des gamins, et pas celle du film. Pas totalement, du moins. Cuesta mélange les deux, artificiellement, pour brouiller nos repères et rendre bien ambigu le tout, y compris l'univers du film en son entier, y compris le film lui-même, presque. Et presque seulement, puisqu'en fait, le film, lui, est drôlement froid et implacable. Bêtement prévisible, et donc violent. La scène finale (sous la pluie, la nuit, entre les deux gamins prêts à la fugue) là encore rappelle le personnage de Jason. Le monde enfantin est un monde de persuasion (ce que rappelait ce magnifique film, de loin le meilleur de son auteur, INCASSABLE : "on dirait que 'j’avais les os en verre !’" disait-il !). Le monde adulte est bien plus simple. Et nous, ballottés entre les deux, l'espace du film, nous avons été bien troublés, ce qui doit sans doute prouver que les cicatrices sont encore loin d'être guéries.

Côté mise en scène, ça commence tout pourri : petits plans de merde super-serrés, montage trop rapide, et vraiment une esthétique globale dégueu ! Puis les plans s'élargissent, et on comprend mieux le choix de la lumière. Tourné en 16mm puis gonflé (super 16, donc), la photographie est signée Romeo Tirone, qui avait fait celle de L.I.E. Elle assez crado, bien granuleuse et finalement forte en couleurs et en contraste, un peu vulgaire mais souvent assez pénétrante. Les images de nuit (le final, l'accident, etc.) sont quant à elles magnifiques. Le cadrage est juste correct, voire un peu bizarre, notamment lorsque qu'il fait des plans américains sur les gamins qu'il place bizarrement dans le champ (ces plans sont superbes). Le plus étonnant, c'est le rythme. Au bout de 20 minutes de film, et ce pendant les dix minutes suivantes, on se dit que ça va être magnifique, ce rythme syncopé, haletant, qui joue sur une certaine vitesse et une certain imprévisibilité des coupes assez séduisantes et surtout déstabilisantes. En fait, Cuesta baisse ensuite le régime, pourtant bien anti-naturaliste. On s'aperçoit alors que les plans en rupture qui envoient balader le découpage spatial classique (et qui marchent du tonnerre) sont des transitions absurdes et brusques. 1+1=3, bien sûr, et le terme troisième, qui est la relation des deux plans collés, fonctionne et semble appeler le renversement dans un univers inédit lorsque devrait arriver le troisième plan (et donc le quatrième terme !). Hélas, ça n'embraye vraiment jamais. Le film reste surprenant, mais ne se plonge jamais dans une folie inédite que ces transitions semblent pourtant appeler. Ça se joue à peu. C'est d'un cheveu, mais encore une fois, c'est un tout petit peu timide ou maladroit. Peut-être l'envie de ne pas casser le jouet, de ne pas trop brouiller les pistes, de garder la chose lisible… Cuesta, de fait, ne crée jamais un univers, sauf dans quelques morceaux de bravoure. Et 12 AND HOLDING, du coup, a du mal à s'affranchir de son modèle, Todd Solondz. On chipote, bien sûr. Le film reste une très belle surprise, surtout en ces temps troublés. Mais on ne peut s'empêcher de regretter la chose, ou la bascule vers quelque chose de plus haut encore.

Vous avez déjà là suffisamment d'éléments pour aller voir le film. La cerise sur le gâteau, ce sont les acteurs. Tous excellents, notamment la petite Zoe Weizenbaum, formidable, et qui en plus a pour maman dans le film Annabella Sciorra, génialissime actrice, notamment chez Ferrara (THE ADDICTION, notamment), qu'il était de bon ton d'engager il y a une dizaine d'année. Ça faisait très chic ? Maintenant, on ne la voit plus ! Quelle honte ! Pourtant, elle assure encore à mort. J’ai l'habitude de dire que le moindre acteur-gamin américain est meilleur que le meilleur de nos acteurs-adultes français. Je re-signe et je re-persiste ! Regardez attentivement la scène où Sciorra engueule sa fille qui veut parler à son père au téléphone. Regardez ensuite la tête de la petite Zoé (terrifiante tant elle semble avoir peur). Puis fermez les yeux et imaginez ça en France avec les cris, les haussements de sourcils et les pleurs ! Voilà ! Ça y est , vous comprenez. [Et vous réalisez que la petite est aussi bonne que Sciorra !]. On peut signaler aussi que les deux parents des jumeaux sont très bons, et que Jeremy Renner, le gars qui joue l'ouvrier en bâtiment, malgré un physique pas facile-facile, est vraiment chouette et assez sobre.

Bon, avant de partir, je vous administre une piqûre de rappel. 12 AND HOLDING est une des surprises inattendues de l'année, c'est vraiment un beau film. Malheureusement, c'est aussi un film tiré à 20 copies pour toute la France. Ce qui veut dire que si vous habitez en province et que vous avez l'immense chance que le film passe près de chez vous, allez le voir avant mardi, car mercredi prochain, ça sera terminé. Et ne comptez  pas sur les exploitants pour être sages à votre place ! Si tout le système absurde de distribution marche comme il marche, c'est aussi et principalement parce que le spectateur se laisse endormir sans broncher et qu'il accepte que le petit film formidable se casse au bout d'une semaine, ou qu'il ne passe dès sa première semaine qu'à deux séances par jour au lieu de six ! Vous êtes prévenus !

Délicatement Vôtre,

Dr Devo.

PS : Ce film plaira particulièrement à ceux qui pensent que le monde s’est arrêté en 1987…
 
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Publié dans Corpus Filmi

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Bernard RAPP 01/10/2006 22:52

Bon, j'en sors, c'est un film super touchant. Quelle élégance, quel tact ! (x5). Je ne suis pas du tout du tout boulversé par la mise en scène et pourtant, je sens que c'est un des plus beaux films de l'année. Pour tenir la barre comme ça, avec autant d'éléments casse-gueules, ce Michael Cuesta est forcément quelqu'un de très très bien.

Dr Devo 28/09/2006 06:43

N'attendez pas cher RAPP!Le film arche mal bien sûr. ici, il n'est dejà plus qu'à une séance par jour (17h!), séance contractuelle vis à vis du distributeur.Comme quoi, j'avais pas tort!Dr Devo.

Bernard RAPP 27/09/2006 23:51

A l'affiche...

Bernard RAPP 27/09/2006 23:50

Je garde vraiment un excellent souvenir de LIE. J'espère que celui-ci va rester à l'affiche le temps que je puisse me déplacer, mais les places sont chères.

VaGina 27/09/2006 14:36

de la haine ? c'est bien présomptueux à toi, je n'ai pas le temps pour ça. c'est juste toujours un petit peu pathétique de lire ce genre de bêtises.

on croit, on devrait être habituée... peut-être que non.