LA MAISON DE CIRE de Jaume Collet-Serra (Australie / USA, 2005) : Le musée de plomb

Publié le par Docteur Devo

(photo: "L'Amour Vrai" par Dr Devo)

Chères Filles, Chers Gars,
 
Remontons un peu dans le classement et quittons notre salon cosy, pardon splendouillet, pour la salle obscure de classe prestige. Après deux jours passés à regarder du Z, on s'approche de l'autre extrémité du spectre en allant voir LA MAISON DE CIRE, dont le B ostensiblement affiché s'inscrit comme une promesse de transition douce et efficace. Passer des AVENTURES GALANTES DE ZORRO dont nous parlions hier à un film à budget conséquent ou à un film de maître aurait pu nous effrayer (quoique), et il semble donc plus "convenable" d'une certaine manière de passer par la case genre, une nouvelle fois.
 
LA MAISON DE CIRE par Jaume Collet-Serra est le remake du film homonyme d’André de Toth (joli nom) avec Vincent Price en 1953 [L’HOMME AU MASQUE DE CIRE, un film tourné en relief, un comble pour un cinéaste borgne ! NdC]. Et c'est bien normal, dans la mesure où Dark Castle, producteur de la nouvelle version, ne fait que ça, racheter les droits de petits classiques, et produire des remakes plutôt bon marché mais pouvant fournir d'honnêtes films d'exploitation, en surfant sur la vague internationale d'un certain retour au fantastique. Malheureusement, "quatre fois sur cinq" comme dirait le Marquis, c'est quand même bien raté ! Pour le mauvais, on peut se coltiner 13 FANTÔMES, insondable d'ennui et de répétition, à l'originalité gravée dans le papier carbone. Pour le plus sympathique, on notera LA MAISON DE L'HORREUR de William Malone, plutôt pas mal et soigné, avec Jeffrey Combs en cameo sanglant et Geoffrey Rush en maître de cérémonie. Pas de quoi descendre dans la rue et faire la révolution, mais quand même un moment assez sympathique sur lequel on ne crachera pas (vraiment).
 
Et puis, c'est sympa, c'est marrant (mais on sera combien...), en ce moment le Fantastique grand public, celui qui sort en salles et qui est distribué de manière à peu près convenable, surfe sur une vague, à moitié marketing à moitié réelle, du retour au old school, du back to the roots. Des effets spéciaux "moins" numériques (façon de parler), des budgets plus modestes (un trompe l’œil en fait), et surtout axer le film sur l'ambiance plus que sur la débauche d'effets. Enfin, retour aux Classiques et aux concepts qui ont fait l'histoire du cinéma fantastique et ses belles heures. Une autre société que Dark Castle, la société de production de Brian Yuzna, exilé volontaire en Espagne où il a été accueilli les bras ouverts (il ne fait bosser que des espagnols), adopte un peu la même technique. Un retour aux sources, mais sémantique cette fois,  avec une lecture cinématographique et artistique plus profonde, moins ouvertement « d'exploitation » en somme, le but étant d'aller au-delà du divertissement (paradoxe en apparence seulement) et de faire du beau cinéma. Yuzna a compris, en plus, que l'Exil lui permettait de monter les projets facilement (participation du CNC local, subventions...), et d'éviter les galères de l'impitoyable industrie US où il n'avait qu'une place de figurant. Bien vu. Au final, ses films, tirent de plus en plus vers des produits originaux et assez gonflés et non pas vers la reprise d'idées remises au goût du jour. Citons les très beau DARKNESS, qui vaut sûrement mieux, par exemple, que certains bons Shyamalan,  qui vise loin, et n'hésite pas devant l'abstraction, avec un sens de la lenteur et du casting absolument judicieux et jouissif (Lena Olin, et Anna Paquin ayant légèrement grossie (150 grammes), ce qui lui confère une aura et une grâce exceptionnelles ! Cela dit sans rire, car elle est solaire ici).On peut citer aussi le (plus B) DAGON, adaptation de Lovecraft, moins aboutie que le précédent sans nul doute, mais dont le rythme assez particulier noircissait délicieusement l’atmosphère, la rendant glauque et dangereuse. Le film était lent mais terriblement anxiogène, avec des poursuites ankylosées, comme dans un cauchemar qui dure, et dont la force était impressionnante. Pas mal.
Chez Dark Castle, donc, c’est plus carré, et les affaires sont les affaires. C’est un choix et a priori, ça n’empêche pas les sentiments, ni le cinéma.
 
Un groupe de jeunes qui se perd en cherchant un raccourci, qui se heurtent aux ploucs rednecks locaux, mi-psychopathes mi-malpolis (les jeunes aussi sont très arrogants, mais pas de la même manière, ce qui amène la méfiance), les tueurs avec couteaux qui tranchent les gorges et mutilent le reste, la nécessaire recomposition du groupe après leur séparation, avec son cortège de recompositions affectives et sociales, un grand mystère, un passé mystérieux, et tout le reste... C’est du connu, c’est de l’éprouvé, c’est du classique. L’intérêt sera donc dans le soin de la mise en scène et, éventuellement, de la narration. La mise en place, comme d’habitude, révèle les acteurs et leur personnage.  
 
La trame est classique. C’est un groupe de jeunes, LE groupe de jeunes à eux tout seuls. Des filles et des garçons américains donc, qui nous ressemblent car le film se passe là-bas, chez nous, en Amérique, comme les détails technologiques nous le rappellent sans cesse (portable, GPS dans la voiture...). Les garçons emmènent les deux filles à une grande finale de football (hors-champ, c’est peut-être du soccer !) Parce qu’ils aiment le sport et qu’ils jouent eux-mêmes en équipe universitaire. On y va à deux voitures. La nuit venue, on campe dans un champ. Evidemment, on a voulu prendre un raccourci et on s’est un peu paumé.  Qui sont ces jeunes ? D’abord un frère et une sœur. Le frère, petit loulou à la mauvaise réputation, est facteur de discorde, car il rejette le petit ami de la sœur. Un autre mec, moins beau, plus banal, à peine drôle, mais qui a une caméra numérique pour s’amuser en l’absence des filles. Une pépé blonde, ici campée par Paris Hilton, la petite millionnaire bimbo. Elle sort avec un noir de service, d’ailleurs. On campe, disais-je, on boit un peu, on joue au ballon. Une voiture énigmatique vient les narguer, puis s’en va sans qu’on sache l’identité du conducteur. On se couche (pas de scène de sexe). Et le lendemain, au moment de partir, une des voitures ne démarre pas. Nous, on sait que c’est la caméra subjective qui a fait le coup en espionnant les dormeurs, mais Shhhhh, on ne dira rien. Il manque une courroie. L’équipe se sépare le mieux qu’elle peut, enfreignant toutes les consignes de sécurité. Deux resteront au camp, deux iront au match, et la sœur et son copain vont aller au village voisin chercher la courroie (du 40 !). C’est un vieux village à disposition western, et aux maisons décrépies. Personne. Ils cherchent le garagiste et le trouve à l’église, en plein enterrement. Le garagiste leur demande d’attendre, après, il s’en occupe. Pendant ce temps-là, le couple découvre un beau bâtiment art-déco, lui aussi décrépi, entièrement fait en cire, même les murs, et pour cause : c’est un musée de cire, apparemment fermé au public, mais dans lequel ils pénètrent, nos jeunes, et découvrent d’étranges statues dans des postures quotidiennes et effroyablement figées. Aucune célébrité bizarrement, c’est n’est pas très Tussaud. Le village va bientôt livrer ses épouvantables secrets, et sans le savoir, tous sont enfermés avec le Diable (façon de parler), et n’ont jamais été aussi prêts de la mort. Ils n’auraient pas dû se séparer. La nuit tombe et le cauchemar commence... Elisha Cuthbert joue la petite sœur. Fille de Kiefer Sutherland dans la série 24 HEURES CHRONO, elle est ici brune ou châtain, et c’est mieux, plus convaincant, plus singulier, plus terre à terre. Son copain est un mec bien en apparence. Son frère, le belle-re de service,  c'est Chad Michael Murray, non pas fils de, mais aperçu quand même dans l’attachant FREAKY FRIDAY. Un petit minet en fait, pas spécialement antipathique, mais plutôt casté pour les filles de 16 ans. Les autres n’ont rien fait de transcendant. Paris Hilton, insupportable idole des jeunes et moins jeunes, dont le seul but dans la vie est d’acheter des caleçons Calvin Klein et des jeans diesel, c’est tellement chic, tout en restant fringué, pour le reste, comme une prostituée albanaise des années 80, déesse de la condescendance, adulée par un peuple trop heureux qu’on lui fasse les poches et qui en redemande... Ben là, même si elle ne fait pas spécialement des prouesses, même si elle n’étonne pas, elle ne détonne pas non plus, complètement fondue (ha ! ha !) dans le reste du casting. C’est déjà ça sans doute. C’est elle, la sexy du groupe. Il aurait mieux fallu qu’elle joue le rôle de la sœur, ce qui aurait été plus attirant. À part une scène où elle arrive à nous vendre sa nouvelle collection de strings et de sous-vêtements de la collection « Salope-Chipie 2006 », à part ce petit dérapage donc, on oublierait presque que c’est elle, si de temps en temps on n’était pas frappé par l’effroyable laideur de son visage, défiguré il est vrai par la chirurgie et par des options cosmétiques qui se révèlent désastreuses et VRAIMENT vulgaires. Quand on a un nez aussi affreux et des lèvres aussi laides, on évite. Bref, sans cette horrible cosmétique kawai-glitter, ça serait passé à l’aise. Là, c’est juste anonyme, la Paris. C’est déjà ça, à la limite. Je vous mets personnellement au défi de pouvoir regarder trois minutes consécutives de sa série SIMPLE LIFE (en hommage à Hal Hartley sans doute !). Une terrible envie de suicide, une terrible envie de devenir serial killer vous prendra aussi sec. Ici, elle n’énerve même pas. Je trouve ça bien.
 
De toute manière, les qualités du film ne se feront pas sur le casting, anonyme. Même si on peut regretter l’absence d’un peu de charisme. Elisha Cuthbert est la plus convaincante, la plus crédible. Pas grave donc, juste un peu dommage. Le film se déroule, la mise en place se fait, les dialogues s’enchaînent. Tiens, ma voiture ne démarre plus, pourtant elle sort du garage, tiens la courroie a pété, tiens, je vais au village, chérie viens avec moi. Bonne idée, nous, pendant ce temps-là, on va faire un tour dans cette forêt. Oh, t’es vraiment trop con, t’es asocial. Répète ça, petit intello, et je te brise. Les garçons, arrêtez tout de suite, essayez de vous entendre. Etc. Vingt minutes après le départ pour le village, on arrive, après trois tonnes de dialogues, au village. Montage parallèle, pendant ce temps-là, les autres attendent. Bref, c’est de l’attente et c’est du long.
Et là, je fais une chose que je ne fais jamais. Pendant la séance, je rallume mon portable. Je n’ai pas de montre, mais je voulais savoir l’heure. Ça fait une heure que le film est commencé, et il ne se passe rien. Une heure pour présenter des personnages que la série DAWSON mettrait trois minutes à décrire dans les moindres détails. Une heure et trois annuaires de dialogues d’ascenseur. Une heure pour un triste bilan : pas de conversation valable, un phare cassé, une courroie cassée et une chute sur un talus (un peu de mercurochrome et il n’en paraît rien, plus de peur que de mal !). Après, ça se met un peu à bouger, avec encore des longues plages d’attente.
La photographie est travaillée, mais je trouve que les intérieurs sombres le sont trop, détruisant tout effet de stylisation au profit d’un effort réel pour le spectateur de scrutation de l’image, ça fait raté, à l’opposé de THE RELIC, réalisé et éclairé par Peter Yates, dont la partie finale se passait dans le noir, mais avec quel style, et surtout en jouant avec ce noir, loin de l’impression de technique hésitante qu’on ressent ici. Un journaliste a parlé de photo magnifique, mais je ne comprends pas. Admettons qu’on ait vu le film dans une copie pourrie, ce qui est très possible. La mise en scène n’a rien d’extraordinaire. Les dialogues (la moitié du film, donc) sont montés avec une banalité affligeante, du billard froid. Cadrage quelconque, voire gentiment médiocre, sauf dans les parties "action" où là, on va te la prendre par l’épaule, la caméra, et secouer un peu tout ça dans tous les sens pour ce que ça ait l’air rythmé, en faisant des plans plus courts ! Bien les gars, c’est révolutionnaire ça !
Bref, c’est banal, banal, banal, banal... Aucun soucis n’apparaît de faire quelque chose qui ait la moindre originalité. Le fait que le film soit long (1h50 pour un scénario bête comme chou et avec peu d’action, c’est long) fait passer de l’indifférence à l’énervement. Tout ça pour ça. Mon dieu.
Et puis le tout devient franchement antipathique dans le final (expédié rapidement). Et là, c’est la débauche. Le fric jaillit de toutes parts dans le plan, les effets spéciaux se multiplient à foison, c’est l’apocalypse dramatique. Le fait de jouer dans un décor qui fond amène quelques détails amusant, mais la réalisation n’en est pas meilleure, c’est juste qu’ils ont tout mis dans cette fin au niveau des moyens. On se dit qu’effectivement, ce bouquet final aurait pu être plus laid, que ça en jette légèrement, que c’est moins laid que LA REVANCHE DES SITH, etc., mais quelle colère ! On a fait tout ce chemin,  lent comme un Derrick  et aussi intéressant que de faire un puzzle 1000 pièces « photo en gros plan d’un morceau de désert », aussi amusant que ça à regarder et à faire, tout ça pour ça ! Une heure quarante d’ennui et de personnages en contre-plaqué pour ça ! Ça pue l’arnaque, et on regrette les quatre pièces de monnaie qui brillaient dans notre poche deux heures plus tôt. En tout cas, on se dit que le film n’existe pas, que les pubs finissent dix minutes avant la fin, et que le vrai  réalisateur du film,  c’est vraiment la boîte qui a fait les effets spéciaux.
Tout ça n’est donc que du calcul. On reste pantois une fois de plus devant la presse professionnelle, qui a encore, après CREEP, salué le film en célébrant le retour aux sources, à la bonne vieille série B d’antan. En cela, ils démontrent qu’ils n’ont, une fois de plus, aucune culture, que ce qui les intéresse, ce sont les stéréotypes et que le cinéma fantastique, ils s’en balancent. Les jeunes qui aiment ce cinéma, eux, ont vu assez de films en salles ou chez eux, diablement plus efficaces, qui ressemblent en tout points à cette MAISON DE CIRE. Ils ont déjà vu beaucoup mieux. Dans la salle, ils s’ennuient ferme. Le journalisme de cinéma a  encore frappé. C’est désespérant.
 
Pour ceux qui doutent, ou ceux qui veulent voir une série B efficace et bien troussée sur ce thème, ils pourront revoir l’étonnant DETOUR MORTEL, film au titre idiot certes, mais qui fichait la trouille et qui était d’une grande gourmandise visuelle, malgré un prédicat des plus classiques. Là, il y avait de la personnalité, là, il y avait de l’envie, comme dit le poète, là, il y avait un désir même de faire quelque chose de beau, d’effrayant et d’original, avec pourtant des personnages aussi carrés qu'ici,  mais bien développés et avec un casting très chouette. Voyez DETOUR MORTEL, comparez avec LA MAISON DE CIRE et vous verrez, il n’y absolument pas photo, ni de près, ni de loin.
 
LA MAISON DE CIRE n’est qu’un film mécanique, mal écrit, et surtout d’un arrivisme antipathique. Et on peut le juger à l’aune de vieux grands-pères comme HALLOWEEN ou DUEL, qui eux aussi jouaient sur peu, mais qui n’avaient pas oublié qu’un film doit d’abord contenir deux choses : de la poésie et de l’émotion. Choses absentes de ce film qui semble généré par un ordinateur ou par un banquier, et jamais par un réalisateur.
 
Poétiquement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Filmi

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Le Marquis 02/06/2005 02:06

Mr Cre : effectivement, il s'agit bien du VAISSEAU DE L'ANGOISSE - le titre est vraiment mémorable... La séquence à laquelle tu fais allusion (le bal et ce cable qui se tend) est d'ailleurs bien la seule scène un peu intéressante du métrage. Par contre, je suis nul pour ce qui est de repérer les acteurs issus de URGENCES, car je n'ai jamais regardé la série. Je sais juste que l'actrice qui jouait la soeur de Corky (Un adolescent pas comme les autres) jouait un rôle récurrent dans la série - information très utile.
Léon, je ne vois pas très bien ce que tu veux dire dans ton dernier commentaire. Tu n'aimes pas Chien Malade, il est sûrement très triste, mais laisse le à la lumière, il peut servir aux autres. Il a un gros problème d'écriture à régler, mais il a aussi un réel talent de mise en scène. Comme disait mémé, n'en dégoûte pas les autres.

leon 01/06/2005 21:14

monsieur night, comme son nom l'indique, est prisonnier de ténèbres épaisses et insondables - qu'il y reste !
je viens de lire un truc sur cimino, ils ressortent deer hunter en dvd - c'est marrant dans ma tête, je l'ai mis en balance un instant, avec night, ou, mettons gothika...
arrêtons les bêtises !

leon 01/06/2005 20:12

event horizon, c'est un excellent film, avec l'extraordinaire holley chant - voyez vous de qui il s'agit ?

Monsieur Cre 01/06/2005 20:08

LE VAISSEAU DE L'AU-DELA dont vous parlez, ne serait-ce pas le film avec Julianna Margules l'infirmière d'URGENCES, avec une scène de bal et un fil qui se tend au début du film ? Auquel cas c'est LE VAISSEAU DE L'ANGOISSE.
Et je pense comme le Marquis (c'est quoi cette histoire de canonisation ?), peut-être qu'un jour M. Night se sortira les doigts et réalisera un vrai film. Il y a matière dans ses autres films, mais ça manque d'aboutissement.

Le Marquis 01/06/2005 18:22

Désolé Léon, ce n'est pas de la mauvaise foi, c'est juste mon avis, et je le garde. GOTHIKA est mis en scène, ce qui n'est pas rien. Je vois à quoi tu fais allusion, avec cette manie de souligner au marqueur le sens du film ou de sa révélation finale, manie qui a tendance à m'agacer moi-même (c'est à mon sens le gros défaut du film LES AUTRES par exemple), mais je ne peux pas pour autant faire abstraction du fait que certains films, même avec ces tics explicatifs, restent des films de mise en scène - dans les 20 dernières minutes de GOTHIKA, que je ne trouve pas du tout ballourdes même si le propos n'est pas transcendant, il y a du montage, et je trouve le résultat honorable - où est la mauvaise foi ???
LE SIXIEME SENS, SIGNES, INCASSABLE : le cinéaste a du talent, ce que je lui souhaite vivement, c'est qu'il corrige ses mauvaises habitudes dans l'écriture de ses scénarios, je soupçonne quelque chose de très mécanique et d'artificiel dans leur dernière partie. Un truc pour retenir son nom : M. Night Chien Malade.