Courrier des Lecteurs : le focalisme est-il un humanisme ?

Publié le par Dr Devo

[Photo : "Elle s'aperçut qu'elle était complètement Devo (chez elle)..."]



Chères Focaliennes, Chers Focaliens,

Je vous ai abandonnés à vous-mêmes, je vous ai laissé les clés de la maison pendant une semaine, et j'espère que du coup, elle n'a pas été trop rude à vivre, sans notre petit symposium mi-quotidien (un article tous les deux jours, quoi !).
Ça fait un moment que vous me voyez à la peine, confiant les tâches à mes collaborateurs, que je remercie ici publiquement d'ailleurs (Bill Yeleuze, Anne Archy et bien entendu le Marquis). Je n'ai pu passer que de temps en temps, car il m’en manquait énormément pour faire des articles dignes de ce nom. Et pour cause ! Dans quelques jours maintenant, vous saurez pourquoi il a été si dur de travailler dernièrement. C’est qu'on était pris ailleurs. Jusqu’ici, la question focalienne ne se posait qu'à un petit groupe d'initiés ou d'amateurs, via ce beau site. Rassurez-vous, ce n'est pas près de changer. Mais dans quelques jours ou quelques semaines, la bonne parole va être dispersée de manière hallucinante, et de façon totalement rock 'n' roll. Ça chatouille et ça gratouille ? C'est normal. Je n'en dis pas plus, mais bon, comment dire, pendant ce temps, j'étais en train de graver le Marbre... Suspense, on en reparle bientôt !

Ce n'est pas tous les jours qu'on peut alimenter la plus maigre rubrique de ce site : "le courrier des lecteurs". Je me souviens de Léna (je ne sais pas où tu es, mais tous te saluons !), pas d'accord du tout avec notre critique de MILLION DOLLAR BABY de Clint Eastwood, et qui, après un bref échange de mail, avait accepté de proposer le sien, complètement opposé, et que nous avons bien sûr publié ! Ça arrive de temps en temps. On reçoit régulièrement des petits mots des lecteurs, certains sont devenus des "habituels", comme disait notre ami Gérard de Suresnes, mais la rubrique en tant que telle est très peu utilisée.

Cette semaine cependant, j'ai deux courriers fort sympathiques en 24 heures. Voici donc, Mesdames et Messieurs, la toute nouvelle et passionnante rubrique : LES DOCTEURS A L'HÔP... Euh non, voici la rubrique "Courrier des Lecteurs" !

[Si toi aussi tu veux communiquer avec n'importe quel membre de la rédaction Focale, clique sur la pin-up au biniou, dans la colonne de droite, et envoie ton message au docteur, qui transmettra au besoin... Essayez de préciser votre âge et votre localisation, sinon je suis obligé d'inventer !]
 
 
 

"MA VIE A CHANGÉ GRÂCE AU CULTURISME", Antoine, 33 ans, La Rochelle, France.

Bonjour Docteur, Bonjour Marquis,
Je viens de lire votre petit article sur THE COMEBACK, ou PUMPING IRON 2 à la sauce Prism Leisure, et je suis heureux de constater que quelqu'un d'autre ait pu partager ce moment de bonheur. Je confirme, ce film est d'une onctuosité richissime, le doublage est époustouflant, les phrases cultes sont légion (vous lisez de la philosophie, j'en lie tous les jours... génial), ce documentaire est une perle.
Je l'ai trouvé sur la toile en cherchant le PUMPING IRON 1 et je n'ai vraiment pas été déçu. Je suis super heureux que vous ayez pu mettre un nom sur la musique du générique, en l'occurrence "Talking Heads : Drugs" ; la bande son est d'ailleurs différente de la version originale. Par contre, savez-vous de qui est le morceau utilisé pour le passage de Frank Zane ? Il n'y a pas de paroles, mais en entendant ça, j'ai l'impression de me prendre une énorme bouffée d'années 80 dans la tronche, c'est tout à fait délectable.
Voilà, merci pour cet article, je vais m'empresser de lire le reste de votre bloc.

Antoine


Cher Antoine,

Il est 6h30 du matin (j'en profite pour me vanter), je lis votre mail et je suis heureux. On me dit souvent : "Pourquoi fais-tu un article sur PUMPING IRON 2 (THE COMEBACK) qui fait 3 kilomètres de long et est aussi détaillé qu'un article sur un Mizoguchi ? Pourquoi bêtement écrire sur l'obscur nanarissime BLACK NINJA (qu'on trouve dans le même bac à solde que celui où vous avez trouvé THE COMEBACK) ? Ou alors : "Deux articles sur MAC ET MOI, c'est pas un peu beaucoup ? Genre, deux fois trop ?" Etc, etc.
Et puis un jour, il y a votre mail, camarade... Et là, je sais que cet article sur le film de Geoff Bennett, qui a fait sourire quelques uns et qui a été oublié en cinq sets par tous les autres, a été conçu spécifiquement pour une personne : VOUS !
Non seulement vous avez été ébloui par le film lui-même, mais en plus, grâce à moi, vous avez découvert le sublime groupe TALKING HEADS (si vous êtes djeunz, l'avantage est double : alors que vos camarades écoutent Franz Ferdinand et tous ces groupes, vous, vous écoutez le groupe qu'ils sont tous en train de pomper comme des gros nuls en ce moment... J'étais dans un grand magasin genre Fnuck hier, et ils passaient le dernier alboume de Beck : même chose, c'est du pillage de vikings, sans une des dominantes essentielles des Talking Heads : cet étrange humour). Cet article, Antoine, il est pour vous !
[Et cette boucle de son ! L'expérimental selon Prism Leisure. Si vous voulez en savoir encore plus sur Prism Leisure, lisez l'article du Marquis sur le film GNAW.]
Une doute me taraude en tout cas, car il me semblait que la version de DRUG était la même que sur l'album... Quant à l'autre morceau, je vais me renseigner : c'est le Marquis (le bras droit et l'œil gauche de Matière Focale) qui a le DVD, et on va faire une enquête. J’ai transmis en tout cas la question au Marquis, et si un lecteur peut identifier la chose, qu’il le dise et ne se taise pas à jamais. (Le morceau en question est à 14 minutes du début du film).
Allez, je vous laisse regarder le site, et j'espère qu'il vous plaira. [Au fait : Vous faites du culturisme ? Vous aimez quoi dans le cinéma ? Vous connaissez comment le site ?]
À bientôt, et encore merci !

Dr Devo
 


"Faut-il Cracher sur la Moquette d'une Suite Hilton ?", par Vierasouto, 46 ans, Rouen.

Cher Docteur,
Il manque la rubrique de liens : "demander conseil à Dr D...". Bref, je m'adresse à vous car je suis désemparée devant des commentaires furieux (je suis "con, aigri" – intéressant d'ailleurs, cette idée qu'on voit du masculin chez le blogeur pas cinématiquement correct) après avoir mis en ligne un billet expliquant que je n'avais pas aimé le film "Dans Paris"...
Bien entendu, je n'ai pas votre bagage d'arguments cinéphiliques et techniques pour défendre mon point de vue, mais j'ai essayé d'être sincère en n'engageant que mon avis : ce que j'ai vu avec ma paire de lunettes de spectatrice assidue mais subjective par définition...
Je n'ai pas davantage d'arguments que mon ressenti et mon passé/passif de cinéphage quand je m'extasie sur un autre film, mais ça passe mieux...
J'avais eu les mêmes réactions avec "La Science des rêves", deux films qui ciblent le trentenaire en mal d'identification (si j'avais écrit ça noir sur blanc, je pourrais fermer mon blog...), ça se sentait très bien dans la salle à leur façon de réagir, et je ne parle pas du casting des gens dans la salle... La salle en dit souvent long sur ce qu'on va voir sur l'écran... Hier, je suis allée voir "Le Grand Meaulnes", il y avait surtout des mamies romantiques beaucoup plus cool que les défendeurs de "Dans Paris", aussi tolérants que les supporters du PSG...
J'ai tenu compte de vos remarques pour décrire ce que je voyais au cinéma au lieu d'essayer de recopier un dossier de presse que, par dessus le marché, je ne possède pas la plupart du temps !!!
[Viera fait allusion à l'article CHARTE DEVO POUR LA CRITIQUE ET SES 69 POINTS SUBLIMES. D'ailleurs, fort ironiquement et avec drôlerie, Viera a mis cet article en lien sur son site, dans la rubrique "liens" donc, avec la mention "ce qu'il ne faut surtout pas faire si on veut devenir journaliste" ! Amusant, non ?]
Petit effet secondaire, soit dit en passant, mes avis sur les films ont rétréci... en rayant tout ce qui n'aurait pas d'intérêt, il ne resterait plus grand chose... [Et oui... Je comprends...]
Deux questions : 1. Avez-vous aimé le film ? (Je me sentirais tellement moins seule si vous n'aviez pas aimé, mais ne vous forcez pas...) 2. Dois-je retirer cette critique du blog ? 2 bis. Dois-je répondre fermement ou laisser passer ?
Merci pour votre réponse... A+ sur MF !

Vierasouto



Chère Viera,
Voici mon conseil. Votre blog, c'est chez vous, c'est votre dazibao. Personne n'est obligé de le lire. Premier point.
Ensuite, la production française est quasiment nulle (on va y revenir en long et en large dans les prochaines semaines sur ce site, où l’on va énormément parler du cinéma français, comme on ne l'a jamais fait). Nous sommes bouffés par la Nouvelle Vague qui est loin de s'arrêter à Rohmer, Truffaut ou Godard. Eux, c'était la pré-nouvelle vague. La Nouvelle Vague va très bien, merci, et d'ailleurs, on est en plein dedans. LA NOUVELLE VAGUE N'A JAMAIS EU AUTANT DE REPRÉSENTANTS QU'AUJOURD'HUI ! À tel point que de nos jours, et même depuis une quinzaine d'années, quand on veut voir un film français, on a le choix entre des gros blockbusters, pâles imitations américaines débiles, OU des films Nouvelle-Vague art et essai ! Pas de milieu ! Alors oui, je crois, qu'on aime ou qu'on n'aime pas Truffaut, je crois qu'on peut dire raisonnablement que voir encore un mec qui nous cite la Nouvelle Vague comme référence, c'est vraiment à se pendre ! Truffaut n'a jamais été aussi vivant ! (D’ailleurs, pourrait-on voir un film français qui ne ressemble et ne fasse référence à rien ? Comme ici par exemple, belle exception.)
Troisième point. Plus votre blog va grossir, plus vous aurez des polémiques, certes, mais aussi des attaques violentes. Allez jeter un œil aux commentaires qui ont suivi mon article sur MILION DOLLAR BABY! Vous allez voir, c'est du lourd. Et vous constaterez une chose. D'abord, on vous accusera toujours, et j’insiste et répète, TOUJOURS, d'avoir des a priori ! Tu es trop expérimental(e), trop penché(e) sur la mise en scène, tu aimes trop l'art et essai, ou tu aimes trop le cinéma populaire américain, etc. Tout et son contraire. Le problème, c'est cette idée reçue que les gens qui ont répondu à votre article croient dur comme fer : il existe un Beau Universel ! Ce qui induit que: 1) un chef-d'œuvre ne reste jamais méconnu éternellement. 2) que le Beau d'un film est repérable par tous et objectivement. 3) que le temps finit toujours par faire le tri. 4) que le Beau fait l'unanimité. 5) que le Beau est un facteur, un processus intellectuel (pourquoi pas à la limite) et scientifique ! Ils récuseront en masse cet adjectif, mais c'est en fait, peut-être inconsciemment, le sens de leur pensée. 6) Ils sont persuadés qu'il y a une Histoire du Cinéma à retenir et qui trace la ligne entre les événements importants ou anodins de l'Histoire du Cinéma !
Tout cela est faux. Bien entendu. Dans 80 ans, on nous dira encore que LA RÈGLE DU JEU ou AUTANT EN EMPORTE LE VENT sont des films très importants dans l'Histoire du Cinéma, et que ce sont des chef-d’œuvre impérissables et/ou des œuvres difficilement contournables. C'est faux ! Par contre, pas un dictionnaire du cinéma ne dira que TRUE STORIES, le sublime film de David Byrne, est un des très grands films de la Création. Personne ne consacre par exemple une seule rétrospective au cinéma d'un des derniers génies vivants du XXème siècle : Ken Russell. Et dans 20 ans, tout le monde aura oublié Nicolas Roeg ! Alors, l'Histoire du cinéma, underground ou mainstream, c'est une notion hasardeuse !
Quant à l'Universalité du Beau, du Beau Objectif (ces deux notions se nourrissent et, contrairement aux apparences, sont la même chose), je ris ! Un des plus beaux films que j'aie vus ces dernières années est A NIGHT TO DISMEMBER de Doris Wishman, réalisatrice de film de genre dénudés, et qui, dans ce thriller hard-boiled, fait n'importe quoi : un personnage parle avec un autre dans la rue. Au premier plan, on s'aperçoit qu'il fait jour. Contrechamps : il fait nuit. Retour au premier plan : le personnage a complètement changé de vêtements. Plan N°4 : ce n'est plus le même personnage qui lui répond ! Bref, tout est raté. On a l'impression que la réalisatrice n'a fait qu'assembler des stock-shots piqués ici et là dans des films qui n'ont rien à voir. C'est joué avec les pieds, et le son défie toute définition. C'est une série Z hénaurme, bien plus impressionnante qu'un Ed Wood, où tout est involontaire ou presque (en fait, je n’en suis pas sûr). En tout cas, ce n'est sûrement pas un film qui restera, même pour des raisons comiques ! Et bien figurez-vous que j'ai trouvé ça tellement beau que j'ai failli en pleurer ! Pour moi, le film est quasiment parfait, et sur une île déserte, je l'emporte ! [On vous dira que Ed Wood est un ringard de l'espace et que ses films sont bons au second degré, coude-coude ! Et bien, je pense, et le Marquis avec moi, que GLEN OR GLENDA est une splendeur et un film très sérieux !] Donc, l'histoire du Beau Universel, c'est du conte pour enfant.
En conséquence, il n'y a pas d'avis sur quelque film que ce soit sur lequel on pourrait, détracteur ou défenseur, s'accorder ! Ça n'existe pas ! Qu'on vous reproche d'être passée à côté de la Beauté Intrinsèque du film me fait doucement rire ! Et c'est le conseil que je vous donne. Ne vous excusez surtout pas. Essayez de ré-exposer vos arguments, éventuellement, et surtout le plus calmement possible. Et si ça reste borné, si vos détracteurs ne changent pas de ton, c'est-à-dire que lire votre avis est toujours un tel affront (car c'est ça qu'ils vous reprochent, il vous disent : "on ne peut pas dire ça !"), alors lâchez un commentaire plein d'humour, de distance et de sérénité. On ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux. Si ça leur fait mal aux yeux et que ça leur donne le mildiou ou la myxomatose de vous lire, ben qu'ils arrêtent ! Mais montrez que vous persistez, mais comme une Princesse, avec un port impeccable, une grande classe, et avec amour (montrez que vous les aimez et que vous écrivez ces articles pour eux, pour leur dire que vous les adorez, utilisez la technique du Bisou Barbu). Mettez-vous au-dessus, et regardez-les comme une mère poule, avec ce petit sourire serein, comme une reine mère qui adore ses sujets. Soyez Victoria (très beau prénom !). Répétez vos arguments une fois. La deuxième fois, toujours avec ce même sentiment délicat et magnanime, répondez avec humour, renvoyez les dans leur 22 mètres avec un sourire. Mais surtout, ne vous excusez pas. On est en démocratie, on n'est pas obligé de vous lire. [Évidemment, c'est une des raisons qui rendent l'art de la critique difficile : le but n'est pas de rechercher l'accord du lecteur, et d'une, et l'argumentaire doit être sensible mais fort ! Pas facile !]

Quant à DANS PARIS, je ne l'ai pas vu. Mais j'ai une anecdote. L'autre jour, je visitais un cinéma que j'aime beaucoup, et dont je connais quelques membres du personnel, dont le projectionniste. C’était mercredi dernier, jour des sorties. Le projectionniste, fort occupé comme toujours (c'est la course pendant la première séance, où il faut vérifier toutes les salles en même temps !), m'a demandé d'aller vérifier en salle le niveau du volume sonore dans le film d'Honoré. Je rends ce service avec plaisir. Je vois une scène de dialogue. Par deux fois, je vois un jeu sublimissime sur le son : un dialogue qu'on croyait en direct, et qui est en fait une voix-off, ou qui le devient - le dialogue continue alors que la comédienne s'est arrêtée de parler ! - et la même chose avec une musique en son-ON qui est en fait la musique du film, chose dont on s'aperçoit lorsque l'héroïne s'approche de la chaîne hi-fi pour mettre un CD qui est complètement différent ! Très belle idée, surtout que Honoré laisse les deux musiques en même temps, créant la cacophonie ! Joli ! Par contre, je me suis dit que les comédiens (le fils Garrel n'était pas dans la scène) étaient ignoblissimes. Et je ne sais pas si je pourrais supporter Duris (que j'apprécie peu en général) et ses collègues là-dedans. Ça me parait au-dessus de mes forces, surtout quand on aime Zulawski et Lelouch, et donc j'avoue que j'hésite. Je vais essayer d'y aller pour me faire une idée, et surtout pour ne pas louper d'autres belles idées de mise en scène ! On en voit tellement peu au cinéma en ce moment, surtout dans les films français ("il en reste un peu, je vous le mets ?").

Tenez bon, Viera !

Dr Devo.


 

Publié dans Courrier des Lecteurs

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Guillaume Massart 23/12/2006 11:53

Ah! Dans Paris!http://www.youtube.com/watch?v=0713Dnfjexs

Dr Devo 10/10/2006 12:42

Il faut lui montrer la Palme Tanaka, soit la palme des gens supérieurs aux gens suéprieurs!Ceci dit, oui cela est bien inquiétant et rejoint complétement l'unanimime qui permet la large diffusion de LA VERITE QUI DERANGE, le film dont j'ai fait l'article aujourd'hui!Dr Devo

Norman bates 10/10/2006 12:38

Et moi qui me suit fait littéralement insulter parce que je n'ai pas aimé le dernier film de Ken Loach ! Que devrais-je dire ? Que les évenements ont justifié le film ???? En plus j'ai essayé d'être objectif, mais l'argument supreme d'un de mes lecteurs est qu'on ne peut pas dire du mal d'une palme d'or, car le jury sont des gens supérieur a nous... ca fait froid dans le dos....

Bernard RAPP 09/10/2006 01:41

Absolument d'accord avec M. Cre. L'entrée dans le fleuve/suicide de B. Dalle est somptueuse, par contre, toute la partie toulousaine du film (énorme seconde partie) avec Romain Duris en fofolle dalidoïde est à chier.

Monsieur Cre 08/10/2006 23:43

Une des premières scènes de 17 FOIS CECILE CASSARD était plutôt pas mal : le mari mort de Béatrice Dalle revenait la hanter par le biais d'une image projetée sur le mur de leur chambre.Le reste du film du film n'était pas du tout à la hauteur, et rentre parfaitement dans le catégorie Nouvelle Vague dont tu parles.