UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE, de Davis Guggenheim (USA-2006) : Le Triomphe de Leur Volonté

Publié le par Dr Devo


(Photo : "Freedom of Choice is what you want, Freedom From Choice is what you need")


Chers Focaliens,

Bah, il faut bien le dire, cet article va rendre quelqu'un très malheureux ! Mais dans le même temps, il va en rendre d'autres très contents. Car figurez-vous, Messieurs Dames, que je suis allé voir un documentaire au cinéma. Bon, ce n'est pas le premier documentaire que je vois, et je dois même dire que c'est le deuxième en deux mois (l'exploit !), après CAPTURING THE FRIEDMANS, doc ayant eu une large et bonne presse, et que je trouve assez médiocre, sans point de vue, surtout à la vue du sujet absolument terrible et fascinant. [Ça raconte, des années après, les soupçons de pédophilie qui planent sur un père de famille. S'il est avéré que l'homme a un penchant pour les petits garçons, rien ne prouve qu'il ait abusé d'eux. Un de ses fils sera aussi condamné. Une histoire terrible que l'on suit notamment grâce aux films et aux cassettes vidéo que cette famille fan de home-movies confectionnait sans cesse. L'aspect intéressant du doc, au moins sur le papier, est que, d'une part, l'accusation est fine comme un papier à cigarette et truffée d'erreurs et d'approximations, et que d'autre part, la famille Friedman est une famille de gens que je qualifierais, en dehors des faits abordés, de psychopathe, notamment dans leur rapport à l'image. Et bien entendu, ce dernier point n'est absolument pas traité. Le doc n'est jamais poétique. Et on a au final, c'est un film bien banal surtout quand on pense au phénoménal sujet qui était là, sur le tapis... Encore raté !]


C'est quoi, un focalien qui rêve ? Bah... C'est un type qui trouve que 96,52% des docs sont plus proches du reportage ou du film à thèse art et essai que du cinéma et de l'enquête. Et puis, ça pense que les documentaires sont d'une laideur épouvantable ! Hé-hé ! Et oui, le focalien, des fois, il est très rock 'n' roll ! Un documentaire sérieux est mal cadré, ignoblement éclairé, et se concentre sur le "dit". La structure n'a pas d'importance. L'émotion prime.
Moi je pense le contraire. Les documentaires devraient être somptueux. Aussi bien je suis contre les grosses équipes de tournage en ce qui concerne la fiction (je pense qu'une équipe de film, hors acteurs, mais réalisateur inclus, ne devrait jamais, jamais, jamais, même pour un blockbuster, dépasser les 4 personnes. Sur le plateau, j'entends. Puis, en post-production, pas plus de dix personnes. Je ferai un article là-dessus une fois...), aussi bien je pense que les équipes de docs, au contraire, devraient être immenses ! Et ça devrait être éclairé comme des films de Mario Bava ou de Nicolas Roeg. Les mouvements de caméra à l'épaule devraient être interdits. Le cadre devrait être sublimissime. Et surtout, les dialogues (après enquête bien sûr) devraient pouvoir être réécrits ou tout du moins, si la personne interrogée est imprécise ou hésitante, il faudrait absolument refaire les prises ! Très sérieusement, tant que le documentaire ne prendra pas ces règles en compte, quitte à les adapter, il continuera à faire des machins de plus en plus proches du reportage télé. Et il disparaîtra. Ce qui est, du reste, quasiment fait. [Et ce que les documentaristes ont bien cherché ! On en avait déjà parlé ici... Les calculs faits par cette profession ont visé le court terme. Et en acceptant des millions de choses imposées par les télés, ils ont finit par devenir des réalisateurs de reportages ! Tout cela est logique.]

Bon. Je suis donc allé voir cette VÉRITÉ QUI DÉRANGE. Ah bah oui ! Ce n'est pas du petit budget ! C’est du lourd.
Al Gore, ancien candidat démocrate, battu par George Bush, est bien embêté. Il a un caillou qui lui fait mal dans la chaussure, et en plus il est très concerné par l'écologie, depuis très longtemps (on le voit martyriser des lampistes de grandes compagnies polluantes au Congrès, et ce déjà dans les années 80 !). Comme il a du temps libre, il décide de monter une superbe conférence. Alors attention, ce n'est pas une conférence de papy, avec une pupitre et deux heures de bla-bla. Non. En fait, c'est un slide-show ! Un show-Diapo, avec Powerpoint et tout et tout ! Bon, avec projection en 16/9e et des écrans partout dans la salle, etc. Il y a même un moment un monte charge ! UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE montre, démontre et remontre la conférence qui parle d'un problème qui concerne tous les hommes de cette planète : le réchauffement testiculaire à l'arrivée de l'andropause.... NON, non ! Stop ! Arrêtez ça ! C'est sérieux, nom d'une pipe ! Stop ! Fini ! Allez, on arrête les jeux de mots !

UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE aborde la difficile question qui nous concerne tous : le réchauffement climatique !
[Katrina, mon petit, allez me chercher un verre d'eau... Merci...]
Hum. Et bien figurez-vous que le film est assez intéressant ! Par la petite bande, bien sûr. Sur le fond (écologique), je n'en discuterai pas ici. Gore n'a pas inventé le fil à couper le beurre, et il balance des choses plus ou moins évidentes et acquises (en gros), parfois exprimées comme on le verra de manière totalement maladroite, voire fantaisiste ! Ce qui est très intéressant, c'est de voir le Show lui-même. Diapos, diagrammes, extraits vidéo, simulations en images de synthèse, images d'archives (cyclone Katrina, compte des bulletins de vote en Floride, radios des testicules de Tom Green, Tata Jeannette en vacances dans le Missouri...), petites punchlines millimétrées ! C’est du stand-up, c'est du soap-opera. Le discours de Gore est écrit par un bataillon de professionnels, sans doute du spectacle, et sa conférence, smart au possible, bondissante, émouvante, est l'exemple type de la grande compétence (et je le dis sans aucune once d'ironie cette fois) hollywoodienne. Comme certaines séries (HOW I MET YOUR MOTHER, par exemple), sur un mode simple et grand public, la conférence est très bonne. Gore est le mec le plus sympa, très séduisant, et il faut bien l'admettre, ma première réaction a été de dire : "Aux USA, au moins, leur Président, enfin potentiel président, il a l'air d'être cultivé, drôle et d'avoir un cerveau. Il ressemble vraiment à un être humain. On a beau les critiquer, là dessus, c'est quand même le contraire de la France."
Bon. Soit. Par charité chrétienne, je ne parlerai pas, bien entendu, du film-annonce de cette VÉRITÉ QUI DÉRANGE, bel hommage, dans un style télévisuel, aux jolis films de vacances forcées de Leni Riefenstahl, dans le style : "Si tu triomphes dans ta Volonté, et si tu aimes ta patrie et tes enfants, tu iras voir ce film, c'est un ordre et j'ai les noms de ceux qui n'y sont pas allés !". Brrrr... Terrifiant.

Le film repose sur deux ou trois principes. Il ne montre, tout d'abord, pas la conférence en entier; dans une salle de cinéma, ça pourrait être un poil rébarbatif. Alors on a aéré logiquement le système. Certains morceaux de la conférence sont non pas captés en direct, mais recréés dans des faux morceaux de réalité "dans les coulisses", ou bien alors expliqués en voix-off par Gore lui-même. Dans les parties faux-vrai documentaire, j’adore la mise en scène, qui met clairement en avant le fait que Apple est sponsor du film, et aussi de grand moment de splendouilleterie comme le "coup de fil à un ami" qui enquête dans le milieu des affaires, et qui est d'un ridicule achevé ! Ça ne convaincra pas le moindre fan de la série 24 HEURES, ça c'est certain. Mais, c'est rigolo.
Deuxième aération de la conférence : des morceaux des autres activités d'Al Gore. Al Gore visite des scientifiques chinois. Al Gore qui se renseigne ici ou là, et patati et patata.

Enfin, troisièmement, la séquence émotion. Ben oui. La chose qu'il fallait commencer à dire en parlant de ce film (effet de rétention, toujours bon dans un article), c'était : la conf' se base presque uniquement sur des données "scientifiques", dont les deux tiers sont statistiques. Bon. Premièrement, une statistique n'a jamais rien prouvé ! Deuxièmement, la plupart des données scientifiques, même si elles sont exactes, sont présentées de manière fantaisiste (pas d'échelle sur les photos satellites, courbe d'évolution dans le temps sans indications chiffrées... euh, ni de temps ! Un bon tiers des documents, tels qu'ils sont présentés, n'ont aucune rigueur scientifique, et/ou sont incompréhensibles, ce qui rend le show un peu semblable, par vagues ici et là, à un tour de bonneteau !). Donc, sur le fond, même si les choses décrites sont communément admises par 92,41% de la population (ce qui ne justifie rien), la démonstration est d'un rigorisme bien relatif.
Et puis, c'est beaucoup de chiffres, beaucoup de bla-bla. Après avoir utilisé son monte-charge, Al Gore est embêté. Que faire de plus ? Il introduit donc des séquences émotion. "Gore, c'est, outre ce brillant analyste, un mec qui souffre et qui des fois a des bobos à la vie". Et hop, on exploite la bio du Monsieur. Ce qui nous vaut de splendouillettes séquences assez proches de l'émission du rideau sur TF1. Des portraits pour faire pleurer la ménagère. On découvre de manière édifiante que si Al Gore veut sauver la planète, c'est parce que son fils, le petit Juju, a été tamponné par une voiture (ça lui apprendra à ne pas regarder avant de traverser) et qu'il a failli passer l'arme à gauche ! Il a eu chaud, le père Gore ! Alors, le réchauffement global, ça le connaît !
Le raisonnement est spécieux, mais bon, ils y vont à fond ! Il y a comme ça trois passages émotion, disposés en crescendo. Si l'histoire du petit Juju est déjà too much, la seconde est sublime, car elle brasse des faits qui n'ont rien à voir avec le réchauffement climatique, ce qui nous vaut une belle tranche de rire, tellement c'est tiré par les cheveux ! La troisième est encore plus hors-sujet ! Un délice !

Alors voilà. La messe est dite, et effectivement, il s'agit d'une messe. Inexactitude dans la représentation des faits scientifiques, mockumentary et passages bidonnés pour la caméra, séquences émotion, et le plus insupportable : l'ignoblissime générique truffé de conseils de vie écolo, grand moment hommage au chanteur Bernard Minet qui, et ce n'est pas la première fois qu'on le note, avait sacrément saisi l'air du temps dans son texte NOUS ALLONS CHANGER TOUT ÇA (une des choses les plus justes depuis le PETIT TAMBOUR de Nana Mouskouri). UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE, que ce soit un film sur une bonne cause ou non, ne change rien, n'est rien de plus qu'un film, plutôt construit, de propagande, qui met bien entendu l'intellect hors-jeu (en prétendant faire le contraire, bien sûr). On se dit que décidément, les films à thèse fleurissent en ce moment (WORLD TRADE CENTER, INDIGÈNES,...). Ces films-sommes essaient finalement de faire gagner l'émotion, tous sans aucune créativité ou presque, de la manière la plus mélodramatique et la plus convenue possible. Films d'école, de cours d'école, avec souvent des réflexions simplissimes. Leurs cibles, c'est l'école primaire et le collège. Au-delà, c'est un peu cuit. Il faudra bien, un moment ou à un autre, apprendre aussi aux gens à réfléchir par eux-mêmes, au lieu de les "infléchir", à les placer dans des dispositifs de réflexion adultes, et à les amener à aborder des problèmes plus sous-jacents, plus ambigus, plus paradoxaux. "Polluer c'est mal", "les noirs sont des êtres humains comme les autres" (phrase qui en dit plus sur celui qui la prononce qu'autre chose), ou "la mort, ça fait mal et ça tue", c'est bien pour les enfants de cinq ou six ans, et encore. UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE, film bien plus agréable que les deux autres, contribue au moins à une chose : montrer la pauvreté intellectuelle de nos sociétés modernes occidentales. C'est exactement ce genre de démarche qui "organise la fatigue mentale", comme aurait dit Debord ! On sent bien ici qu'un processus intellectuel est quelque chose de plus en plus difficile à tenir. Encore plus, on voit que la responsabilité ou l'éthique sont devenues non des choix ou des terrains de réflexion individuelle, mais des injonctions, des ordres ! Il y a ici une idée de Fraternité Standard, d'évidences fondatrices des "gens de bien" qui est absolument effrayante. Non seulement ce processus nie le choix de l'individu (on doit être en face du choix qu consiste à jeter un papier par terre ou non, de croire à telle ou telle évidence ou non), et donc sa responsabilité (y compris de trouver la réflexion trop fatigante ou de zapper le sujet) au profit d'un mot d'ordre collectif et total. Il est très triste de voir les associations qui militent dans ces domaines cautionner ce genre de démarches qui, à moyen ou à long terme, se révéleront désastreuses, bien sûr. On voit bien ici que les questions de morale sont vraiment une histoire de forme, encore plus que de fond. Obliger à la Fraternité Planétaire, nier l'Individu et la possibilité éventuelle de voir son intelligence, ou bien sa bêtise, fleurir, c'est déjà tuer un peu plus l'humanité, et surtout, sur un plan plus terre à terre, desservir la cause que l'on défend. Quand le discours est sans enjeu, gagné d'avance, sans possibilité de contradiction, il n'y a pas de victoire de l'homme ou du bon sens. Il y a la simple résolution d'une équation technique.

Ce film involontairement très drôle est en quelque sorte un moment de grande régression. Il participe de manière planétaire et même cosmique à l'appauvrissement de notre société, bien plus par exemple, ou au moins autant, que la machine de guerre STAR ACADEMY que le public de ce film (la salle était remplie de gens convaincus d'avance et de gens installés dans le confort et la stabilité économique, moi compris), j'en suis sûr, ne manque pas de railler à longueur de journée ou de magazine.

Comme disait Duras : "que le monde aille sa perte, c'est la seule politique possible". Comme dirait l'autre, c'est mon choix. Mais bon sang, laissez le moi, ce choix !

Bisous !


Cordialement Vôtre,

Dr Devo.

PS : Soyez attentifs à la façon dont certaines questions intéressantes sont abordées. Je pense notamment aux liens entre écologie et économie, deux facteurs qui semblent contradictoires. Voilà une question bougrement intéressante et loin d'être résolue. Vous verrez alors que la démonstration s'amorce, mais s'arrête en cours et que, in fine, une fois le tapis de la réflexion retiré de sous nos pieds, on nous demande de le croire sur parole ! Or rien n'a été démontré ! C'est typique.
Le film véhicule aussi ces détestables comptages d'apothicaires, pour savoir quelle mort est la plus injuste... Brrr.... Évidemment, et symboliquement dans le film, mais de manière inconsciente, le réalisateur démontre que la mort du petit Juju est plus grave que la mort d'un adulte, et donc par extension plus importante que la mort de l'Humanité elle-même. Drôle de métaphore, je trouve...
Il est très clair, à la vision de ce film (notamment dans certains détails, notamment les allusions religieuses), que Al Gore va être Candidat aux prochaines présidentielles. Ce film est clairement un film électoral.
Juste pour rire, un extrait de la critique des Cahiers du Cinéma : « Il arrive essentiellement qu’UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE se promeuve au rang de chef-d'œuvre de la pédagogie. »
Ah, et j'allais oublier, l'article va rendre quelqu'un très malheureux, car j'apprends que le réalisateur n'est autre que l'homme qui a épousé Elisabeth Shue. Désolé, Marquis !
 
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Publié dans Corpus Filmi

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Guillaume Massart 17/12/2006 13:42

une vieille pub, dénichée dans le Washington Post de 1929:
 

invisible 17/12/2006 11:49

Ah oui, le Disneyland, ça, c'est de la tuerie !
J'adorerais revoir ce film, vu une nuit il y a quelques années. J'ai été profondément marqué par l'entretien entre Pluto et le DRH. Je me souviens du désespoir du mec qui joue Pluto, il vient demander des conditions de travail moins humiliantes et j'entends encore l'horrible voix maquillée du DRH, ralentie d'outretombe, qui lui répond par un monologue glaçant :  "Pluto, l'entreprise ne peut se passer de vous. Nous comptons comme vous en faites la demande vous augmenter mais l'entreprise fera toujours plus, Pluto, pour vous contenter. Nous vous donnerons des tickets restaurants ; nous viendrons border les lits de vos enfants, et nous ouvrirons les conserves de vos sardines, Pluto, vous manquerez à l'entreprise quand vous serez mort mais même une fois mort, l'entreprise saura entrer en contact avec vous. N'ayez crainte, Pluto. Nous sommes là car nous sommes tout."
Ca a l'air aussi débile que la voix-off  avec Jamel mais là, ça passe très bien, on tombe de son fauteuil. Le début avec les trains, je crois qu'il y a un peu la même idée qu'avec les Straub, la barbarie à travers les âges. Le problème n'est pas tant de faire des parallèles douteux que de les asséner sans discussion. Cette idée du RER vers MarnelaVallée comme train de la mort, est balancée par une voix-off, ça devient subjectif, donc une convention donc ça passe, et puis c'est monté, ça ne cherche pas à dire : "Mesdames, messieurs, 22 V'là le réél ! Fermez vos gueules !"
Les bécots de M.100 000 Volts à vot'dame,

Guillaume Massart 17/12/2006 07:41

Merci pour ce rire du matin sur la "voix off de Jamel" (????).
Moi, ce qui me gêne dans ce film, c'est le texte en surimpression, qui ne veut pas dire grand chose et qui est d'une finesse buldozerrienne. Mais les plans sont très beaux, et c'est cela que je voulais souligner: on peut obtenir un travail esthétique rigoureux en matière documentaire avec une équipe légère. Et j'ai pris les Straub car je savais que vous auriez vu le film.
Connaissez-vous Dinseyland, mon vieux pays natal, d'Arnaud Des Pallières?

invisible 17/12/2006 03:29

Salut Guillaume,
Le cinétract des Straub n'était-il pas quand même un peu un cinétractopelle ? Cinq fois le même plan à intervalles de temps (pas toujours le même, d'ailleurs, des fois on peut lire l'immatriculation de la bagnole), le dossier de presse sur les genoux (ah, d'accord, la durée du truc, ça veut dire que le temps passe pour moi mais plus pour nos amis Bouna et Zyed), un peu d'antiaméricanisme par là-dessus pour rassembler les antiBush (la chaise éléctrique par cinq fois, et pourquoi pas une allusion à la gégène ?), le pompon étant décroché par la voix-off de Jamel Debbouze (De tête, ça fait : "Je suis la voix qui est l'absence de présence physique. Je ne suis pas le bras de Jamel, je suis le bras absent, le bras long, le brasero des branches de cyprès qui donnent chaleur au coeur des jeunes, je suis l'oiseau dans la tourmente chantant l'espérance d'un ticket de quinté + gagnant, celui qui donnerait accès aux Havres, aux Havanes, aux piscines remplies de meufs et de champagne.")
Je n'avais jamais vu quelque chose d'aussi déplacé depuis la reprise de "Dans ma Benz" de Joey Starr par Jean Ferrat, au Téléthon 2006. 

Guillaume Massart 17/12/2006 00:35

Ah et, sinon, ça vous amusera sans doute, lu sur le forum de FDC: "L'article de Matière Focale (qui d'ailleurs n'explique rien du tout) a été écrit par un pauvre con. Comme la majorité de ce site d'ailleurs."
Oui, très bien, bonjour Monsieur, et vous-même?...