POLTERGAY, d'Eric Lavaine (France-2006) : Plus Jamais Zaza ! (Zaza face à son instinct)

Publié le par Dr Devo

 

(Photo : "Exposition : 100 zazas" par Dr Devo)

Chers Focaliens,
 
Non, même pas peur ! Pinder ? Connaît pas !
Nouvelle invitation de mon cinéma Pathugmont à voir ce POLTERGAY d’Éric Lavaine, en projection de presse et avant tout le monde. Tiens, j'ai une théorie pour vous. Savez-vous pourquoi les critiques de cinéma sont si hautains, si pinaillous, et avec si peu d'humour ? Parce qu'ils voient les films en avance ! Ce qui fait d'eux une noblesse obscure des salles du même nom. C'est ça. Et le fait qu'ils ne payent pas leur place. Moi, je ne paye plus tout le temps mes places, mais je les paye encore. La moitié à peu près. Ceci dit, mettons cette pensée de côté, et voyons si l'observation sur le terrain confirme ou infime cette théorie !

Clovis Cornillac (allez, salut...) et Julie Depardieu (oh no !) sont un jeune couple.
Clovis Cornillac.
Et Julie Depardieu.
Clovis Cornillac et Julie Depardieu sont un jeune couple. Sont un jeune couple. Ils achètent donc une fort jolie et décatie maison-manoir (très à la mode ça, souvenons-nous de ILS), en banlieue parisienne. Assez vite les choses se gâtent, malgré la perfection affichée de la paire. Clovis se met rapidement à avoir un problème : il entend des voix ! Enfin, non, pas vraiment. Il entend de la musique. De l'ignoble dance, tendance discoïde kitsch. Une horreur. Alors évidemment, le pauvre, ça le perturbe. Et ce n'est pas le moment : une maison à payer, un déménagement, des travaux herculéens, le magnétoscope à programmer pour enregistrer Deco 6, et un patron qui le pressurise ! Ça commence à faire beaucoup. Puis c'est Julie qui s'inquiète... Et pour cause : Clovis est persuadé que des mecs passent toutes les nuits de la musique dans la cave, à fond les ballons. Il se lève toutes les nuits pour les engueuler, jusqu'à ce que Julie s'aperçoive que c'est lui, Clovis, son époux, qui déraille ! Il imagine voir des gens, mais en fait, il n'y a personne. La tension monte entre les deux amoureux. Clovis continue d'avoir des visions ; Julie excédée décide de faire ses valises, et retourne chez son père !
En fait, Clovis voit des fantômes habillés comme des grosses folles en paillettes ! Et pour cause : la cave de la maison était, dans les années 70, une boîte de nuit gay, jusqu'à ce soir funeste où une soirée mousse déclencha un vaste incendie, tuant plusieurs clients. Clovis n'a pas rêvé, mais il voit quand même des fantômes... Ce n’est pas gagné !

Ah ça non ! Certaines fois, même, c'est perdu au bout de deux secondes. J’exagère bien sûr, mais à peine. J'ai cru que j'allais sortir pendant le générique ! Quelle horreur… Mais bon, ce genre de choses ne se fait pas. Et puis, après tout, on en a vu d’autres.
Ce générique en tout cas est un vrai mystère. Ça commence très fort par cette scène de danse dans la boîte gay, matrice du film. Pseudo peuple du village, mâtiné dji-dji comme disait Gérard de Suresnes, costumes paillettes, boules à facettes, chorégraphie alignée, et improbable invasion, au final, de la mousse funeste. Lavaine relève un véritable défi technique. Malgré un montage assez peu rapide, il arrive à cadrer, à bouger et à monter exactement de manière à ce qu’on ne voie pas ce qui se passe à l’écran. C’est tellement laid, tellement mal goupillé qu’on cherche le point sur l’image où accrocher le regard, la chose à scruter. Mais rien. J’ai rarement vu ça au cinéma, et là, Lavaine tient très sérieusement une piste : filmer des plans avec des gens et des actions dedans, mais pour qu’on ne les voie pas. Encore plus fort que PROFONDO ROSSO, puisque c’est l’action globale ici qui est invisible. Tout est là, et je ne vois rien ! Le concept (et qui marche, en plus) est tellement étonnant qu’on imagine sa fabuleuse portée dans d'autres films, d'autres styles ! Miam !
Ceci dit, c’est tellement laid, vulgaire et attendu (scène disco d’entrée de jeu ! Quelle surprise !) qu’au-delà de la prouesse conceptuelle, on a très envie ou de se crever les yeux dans un geste oedipien, ou de partir au plus vite.
Calmons-nous cependant. Restons calmes dans l’adversité. Dieu merci, si on peut dire, POLTERGAY tend à se stabiliser par la suite. On ne comprend toujours pas pourquoi cette séquence d’ouverture fut si catastrophique et, osons le mot, invisible. Si déjà Lavaine avait attendu trente secondes pour commencer l’affichage des noms sur l’écran, tout en synthèse kitsch, il aurait déjà rendu un fier service à son spectateur en rendant le champ un peu plus lisible. [Surtout qu’après le plan du titre, il y a le temps de placer des noms. Dans la catastrophique séquence de l’arrivée dans la maison par exemple !]
Car ce n’est pas sensationnel, effectivement, après non plus. Plus stable donc, mais assez mauvaise également, cette séquence 2 où l’on découvre, un peu à l’américaine, tous les personnages (le meilleur copain, sa femme volage, le papa…). Là, c’est festival des axes, et ça sent à peine bon (juste pour le jeu de mot). Ils sont combien dans la scène ? Surtout, ils sont où ? Ça découpe n’importe comment, et tout en petits plans rapprochés "de bien entendu". Au final, deux minutes plus tard, on n'a rien compris à cette disposition géographique des personnages, et l’ensemble a paru bien laid et maladroit. On est déjà fatigué. La mise en mal-scène de cette séquence de présentation des personnages met en évidence deux choses : le découpage tend à isoler chaque personnage dans un champ respectif, et la collection des champs individuels, ben, même collés de manière disparate, ça te fait une bande filmique ! On sent, cependant, dans cette tentative de présentation hollywoodienne des personnages principaux, qu’on est parti dans un projet de comédie de quiproquos à l’américaine.

Enfin, ça se calme vraiment, et la mise en scène, jamais vraiment plus belle, tend à viser un rythme de croisière gentiment lent, où l’auteur n’est pas obligé de faire dans le sautillant scénaristique et visuel, comme lors de la présentation des personnages. Du coup, la réalisation est plus posée, ou du moins paraît ainsi, car les dispositions spatiales des comédiens, les axes et le découpage n’ont pas vraiment une importance fondamentale. Ça roule à fond de train-train avec coup de klaxon à vapeur à chaque articulation. Car, c’est sûr, là-dessus, pas de problème, ils sont forts ces amerloques, ils savent y faire avec le scénario bien découpé. Trois parties, les sous-parties qui vont bien et symétriques comme il faut, une page une minute, quête principale, obstacles, quêtes secondaires, patati, Aristote. Tu la sens, la poétique qui monte ? Sans aucun doute. POLTERGAY, comme je le disais, c’est chez nous en Amérique, ça a un modèle pas du tout caché. Pourquoi pas, dans le fond ? Les américains écrivent en général largement mieux que nous. Ils arrivent à pondre des œuvrettes sympathiques au kilomètre. Ils sont capables de pondre du 40 ANS, TOUJOURS PUCEAU ou du PRISON BREAK les doigts dans le nez. Alors oui, pourquoi pas essayer, ça fera avancer notre expérience très mince de l’écriture.

Je note en aparté, comme disait le grand philosophe Blaise Pascal (un philosophe qui s’appelle Blaise, quand même ! Je trouve ça génial !), que la photo, signée Vincent Mathias, n’est pas trop mal. On dirait de la vidéo, un peu, notamment dans les reflets de projos sur la peau, la nuit, et le côté un peu lavé des teintes subtiles. Moi j’aime bien, c’est un peu cracra, ça ne cache pas l’artifice, j’aime assez, et je trouve que les scènes de nuit dans la maison dans l’acte I, ben c’est ce qu’il y a de mieux dans le film, haut la main. [Mathias a signé la photo de plein de bouses françaises, mais aussi celles de TROUBLES ou du récent PRÉSIDENT (tiens, je n’en ai pas parlé, faute !), et il a été responsable de la mise au point sur THE PILLOW BOOK de Greenaway !]
À part ça ? Rien, ou presque. Grâce à sa photo, le film est un poil moins laid, quand même, restons honnêtes, que la moyenne des blockbusters français. Voilà qui fait donc automatiquement un peu moins pauvre. Pour le reste, c’est l’absence de rythme qui frappe. Le scénario n’est jamais enlevé, dévoile ses intentions très vite, et le mélange des genres ne fonctionne pas. D’abord parce que la mise en scène n’a rien d’alerte. Ensuite à cause des fantômes ! Et encore, ils sont plutôt bien servis, en quelque sorte (bien que cela n’ait en pratique aucune conséquence, les dés sont jetés à l’écriture et dans la direction artistique, dans le choix des costumes par exemple), notamment par Gilles Gaston-Dreyfus (excellent narrateur de AKOIBON, film qui vaut mieux que la critique que j’en ai faite !) ou encore par Philippe Duquesne qui hérite du gay le moins outré, mais qui sera quand même exploité de manière lamentable par le scénario (ah, la leçon de tolérance !). Duquesne est vraiment pas mal, et il contribue sans doute au peu d’intérêt de la chose. Ces fantômes gays sont vraiment décevants, hormis des nuances qui ne changeront rien (et encore, les autres acteurs "fantômes" sont assez ignobles, notamment le plus jeune, un bisexuel bien sûr, merci IFOP). Paillettes, grandes zazas, boots, chemises à fleur travoltiennes, fans de Village People, rien ne nous est épargné. Et c’est là que ça ne va pas. Ben oui ! C’était pourtant simple ! Les américains ne seraient sans doute pas tombés dans le panneau, eux. Peu ou prou, et malgré les aspects contemporains du scénario, totalement années 2000, ces folles sont dans la pure tradition des années 70 et de la fameuse Cage, ici aggravée par un déferlement kitsch les concernant. Un scénariste américain ne les aurait jamais autant « charactérisés » au niveau du look, et aurait fait passer l’extravaganza des attitudes en loucedé, par petites touches. Alors que là, c’est la pédale atomique qui est enfoncée sur le tractopelle du cinéma populaire ! Ces fantômes ne sont jamais crédibles, ne sont que des clichés ambulants. C’est très embêtant. D’abord parce que, quand le réalisateur entame la partie "les gays vont aider notre héros, ils ont des sentiments aussi", on n’y croit pas une seule seconde, car on les a vus pendant une heure dix imiter les Village People et regarder Sissi (je vous jure !). Deuxièmement, voilà qui décrédibilise toute la quête d’identité du héros, qui finit bien sûr par douter de son identité sexuelle. Là non plus, on n’y croit pas une seconde, et les enjeux sont déjà vidés avant que cette partie ne s’enclenche. Les fantômes devraient être le moteur, le corps subtil du film. Ce ne sont que de vulgaires pantins.

Évidemment, on aura droit au couplet. Oui, oui, on l’a compris, le message sur la tolérance. Allez, on va le dire, "les gays sont des humains comme les autres !". Vous savez, chers lecteurs, ce que je pense de ce genre d’axiomes bien pensant et ce qu’ils révèlent en fait. Nous venons d’en parler dans l’article sur UNE VÉRITÉ QUI DÉRANGE. D’ailleurs, le film, inconsciemment, se trahit en deux endroits. Un premier passage d’abord où Cornillac engueule son meilleur pote qui lui demande un conseil pour sa cravate (ou quelque chose comme ça). Cornillac est en plein doute et se dit que finalement, il est peut-être homo ! Il demande à son pote pourquoi il veut son avis pour la cravate, et le pote répond : "Vous, les pédés, vous avez tellement de goût ». Cornillac l’engueule comme de juste. Plus loin, à la fin du film, les fantômes gays aident Cornillac à reconquérir le cœur de Julie Depardieu, et là, on découvre qu’ils font super-bien la cuisine, qu’ils sont très doués pour la décoration, pour la danse, qu’ils sont hyper-sensibles et romantiques, qu’ils sont cultivés (surtout en ce qui concerne la Grèce Antique ! Je vous jure que c’est dit !), etc. Bref, que nous dit le film dans cette scène ? Que les gays, ils ont tellement de goût ! Axiome que le personnage de Cornillac lui-même trouvait dégueulasse 50 minutes plus tôt. On voit là que le film s’avère totalement dégoûtant.

POLTERGAY fait largement oublier Cornillac ou Miss Depardieu, ou les autres acteurs, bien moins à l’aise encore. On remarque une fois de plus que le minimum syndical en termes techniques n’est absolument pas respecté, ce qui rend un peu honteux les 8,50 euros du ticket. [À ce prix-là, on peut exiger des champs/contrechamps corrects !] Seule la photo est un peu travaillée, dieu merci. Mais le plus insupportable, bien sûr, c’est cette gestion panel IFOP des grands sujets de société que ce film, comme la majorité des films gros public français, construit. Les pires clichés sont confortés, la moindre ambiguïté est jetée à la corbeille à papier (alors que c’est le sujet même du film), et on essaie de noyer le tout sous de bons sentiments qui, je pense, ne font que révéler le contraire. Le réchauffement climatique, c’est mal ! Le racisme, c’est mal ! La guerre, ça fait mal ! La mort, ça tue ! La maladie, ça fait souffrir ! Et bien sûr, un homme noir est un être humain comme les autres ! Encore une fois, outre le profond mépris du public que cela montre (les gens de cinéma nous prennent vraiment pour des bouseux crasseux et analphabètes prêts à pendre le moindre pervers, comme les citadins dégueux du film LE PARFUM ou les villageois de SACRÉ GRAAL, prêts à pendre la première sorcière qui passe !), ce genre de processus en dit bien plus sur eux, finalement, que la phrase prononcée elle-même !

On sera en tout cas effrayé de voir ces dernières semaines le déchaînement incessant des films idéologiques et bien-pensants qui essaient coûte que coûte de graver dans le marbre ce que nous DEVONS penser (en général des axiomes de cours de primaire, voir ci-dessus !). Aurions-nous franchi la ligne jaune, et serions-nous entrés définitivement dans l’ère du cinéma réactionnaire ?
En tout cas, POLTERGAY, échec avant tout artistique, sinon de production, loupe son objectif, et on ne saurait que trop conseiller à son équipe que de visionner un beau film comme BLACK/WHITE pour voir ce qu’on peut faire avec des sujets aussi passionnants et ambigus, par exemple, que l’identité ethnique ou sexuelle. Ou de revoir une série comme FREAKS AND GEEKS pour la simple volonté d’une écriture efficace, grand public au possible et bougrement nuancée…

[Quand j’ai vu la scène où les fantômes découvrent le Marais en disant : "Mais.. C’est l’Eldorado !", j’ai cru pleurer de tristesse ! Voilà exactement ce à quoi nous en sommes arrivés, la réflexion ne concernent pas forcément à la communauté gay, mais en général toutes les grandes questions sociales de notre pays. Le gay est devenu un personnage, comme celui de telle ou telle émission de télé-réalité. Comme la bimbo blonde, forcément. Comme l’africain sans-papiers, forcément pauvre, malheureux et abusé (c’est devenu normal ! tous les africains (les Noirs ?) sont pauvres et sans papiers, et malheureux). Comme le chômeur feignant. Comme le self-made man qui s’est sorti de sa misère tout seul. Comme la maman du petit Juju qui ferait tout pour "son fils, sa bataille". (Tenez, Katrina, pendant que vous y êtes, servez-moi un martini on the rocks !) Tous ces axiomes nous empêchent consciencieusement de réfléchir, confisquent le champ même de la réflexion et imposent de fait les pires conservatismes, justement.

Préparation de la fatigue mentale, comme disait Debord. Confiscation du langage, comme disait très bien Syberberg dans son superbe HITLER, UN FILM D’ALLEMAGNE. Que c’est triste…]

Tranquillement Vôtre,

Dr Devo.
 
PS : Les américains auraient rajeuni tout le casting ! Je note également la relative instabilité qui brouille l'esprit dans la première partie, notamment dans la gestion temporelle douteuse de la partie à Pompéi (et son immonde latin lover !).


Retrouvez d'autres articles sur d'autres films, en accédant à l'Index des Films Abordés : cliquez ici !

Publié dans Corpus Filmi

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Bouriquet 01/11/2006 21:19

Winnie, pour donner des leçons de sérieux ou d'éthique, il faut éviter d'écrire d'aussi manifestes conneries.

Par charité pure, j'oublierai de mentioner les multiples procès d'intention assez piquant que d'aucun aurait 100.000 fois le loisir de vous faire, tant le lapsus coule en diarhée de vos lèvres encore pleines de miel.

De grâce, épargnez-vous d'avantage de ridicule, cessez cette danse de St Gui de Gilles de la Tourette de la morale...

Allez, je vous fait une petite pipe amicale.

Isaac Allendo 01/11/2006 21:06

Très bien discutons mais avouons que ça serait plus agréable si :-vous ne balanciez pas des énormités affreuses sans argument valable.-vous ne vous contredisiez pas ridiculement d'un message à l'autre.Bon moi je retourne regarder la télé, il paraît qu'ils y passent même du Argento.

papynavo 01/11/2006 20:37

'tain le keum comment y nous a sêché, 'tain, du haut de sa grandeur, de sa splendeur, de ses talonettes.


quelle leçon (rires)

winnie 01/11/2006 20:01


Il n'y a rien de plus étonnant : comment, parfois, une simple réaction, énoncée sur un forum avec spontanéité et candeur, peut déchaîner les passions les plus exacerbées.

Tout d'abord, je ne m'adressais qu'à l'auteur de la critique. Pas à n'importe qui souhaitant faire de l'humour anonyme avec son clavier.

Cette critique, j'y avais lu quelque chose qui m'avait déplu et qui me paraissait déplacé.

Quelquechose qui, au-delà du cinéma, me semble plutôt relever d'une idéologie parfois discutable.

Cet élément n'étant, cependant, pas très clair, je souhaitais pouvoir en discuter. Je ne souhaitais pas être à l'origine d'un cirque ou tout le monde s'emploie à à s'égosiller par principe.

Tant pis si c'est impossible. Je vous rends à votre télévision.



Zelda (les prisonniers de) Rubinstein 01/11/2006 13:43

Valeur, Valérie, Valery, IVG.E

Soyons des tantouzes nous les femmes, oui oh oui c'est bonbon pipomiel !

Tel type est stereo, ton épaule est à tout, j'ai choisi ce petit coin de verdure pour... je ne sais plus !

Par les yeux revolver de Toutatis mais c'est bien sûr : bien sûr.

De re ch ef

Pour toi et moi

Finkiel Toutatis