TIDELAND, de Terry Gilliam (Canada / Angleterre, 2005) : Alice au pays des [insérer ici le jeu de mot de votre choix]

Publié le par Le Marquis

[Photo : Le Marquis, d'après TIDELAND]

C’est à une ballade mouvementée dans l’imaginaire enfantin, dans ce qu’il a de plus saisissant et de plus terrible, que nous convie le film de Terry Gilliam, peut-être son œuvre la plus audacieuse et la plus originale avec LAS VEGAS PARANO, autre long-métrage accueilli froidement à sa sortie, autre adaptation littéraire aussi, avec laquelle TIDELAND a en commun un noyau créatif formé par le co-scénariste Tony Grisoni, la monteuse Lesley Walker et le directeur de la photographie Nicola Pecorini. Et c’est une fois de plus l’Alice de Lewis Carroll qui est mise à contribution pour nous introduire, ou plutôt nous entraîner dans un univers profondément dérangé et chaotique, une chute vertigineuse et lente à la fois à laquelle nous prépare une phrase de Lewis Carroll, citée dès le plan d’ouverture de TIDELAND.
Car c’est bien au texte de Lewis Carroll que se réfère Terry Gilliam, et non pas à l’imagerie biaisée imposée aux esprits par l’adaptation du livre par Walt Disney, petite randonnée fantasque au surréalisme presque exclusivement anthropomorphique, totalement inoffensif et superficiel. Et une fois encore, c’est par une approche détournée, par une transposition plutôt que par une adaptation littérale, que l’esprit de Lewis Carroll est restitué à merveille, dans sa violence tranquille, sa logique interne parfois profondément dérangeante. Une approche qu’il aura été possible de rencontrer, de façon plus ou moins détournée, dans des œuvres méconnues comme ALICE OU LA DERNIÈRE FUGUE de Claude Chabrol, ALICE de Jan Svankmajer (« Vous allez voir ALICE, un film pour enfants. C’est du moins ce que le titre pourrait laisser croire. » nous annonce la voix de la fillette dès l’introduction) ou le rare et très beau DREAMCHILD de Gavin Millar.
Mais l’héroïne n’est pas Alice, il s’agit bien de Jeliza-Rose (étonnante Jodelle Ferland, vue récemment dans SILENT HILL), et son quotidien est aux antipodes de celui de la petite anglaise. Le chaos fait déjà partie intégrante de son existence lorsque le récit démarre, plaçant assez adroitement en ouverture un événement pêché dans le futur proche de la petite, puisque d’un certain point de vue, le basculement dans le cauchemar apprivoisé, dans la logique interne d’un univers clos, s’est déjà réalisé : à aucun moment le quotidien familial de Jeliza-Rose, concoctant les injections de ses parents toxicomanes comme un enfant se préparerait son petit-déjeuner, ne nous est présenté avec compassion et misérabilisme, premier point sur lequel une frange de spectateurs risque fort d’achopper – ce quotidien choquant, chaotique et étouffant est pourtant bien celui au sein duquel s’est manifestement construite la personnalité de Jeliza-Rose, au point d’en devenir une norme pure et simple, un mode de vie acceptable. Les métaphores parentales hypocrites du couple de drogués (images du « rêve », du « grand voyage », etc.) font elles aussi partie de l’univers intérieur de la fillette, bien qu’elle-même n’en ait pas la même acceptation.
Il y a pourtant bien un avant et un après, un franchissement amorcé par le décès par overdose de la mère, franchissement admirablement mis en scène, lors de l’arrivée du père en fuite et de sa fille non loin de la vieille demeure familiale perdue au milieu de nulle part, un mouvement ample et léger à la fois de la caméra montrant en amorce la fourgonnette dans laquelle ils ont voyagé s’éloigner avant d’oblitérer du cadre la route elle-même et d’isoler dans le plan suivant les deux personnages face à la maison délabrée perdue au cœur de champs desséchés : cette route qui sort du champ était le dernier contact tangible avec le monde réel, qui nous est enlevé pour nous laisser face à l’inconnu, et à un vaste champ de possibles – et d’inconfort, car c’est un univers clos, étouffant à force de subjectivité forcenée. Le cadre nous fait d’ailleurs irrésistiblement penser à un film trop méconnu avec lequel TIDELAND entretient plus d’un rapport, le superbe ENFANT MIROIR de Philip Ridley, autre œuvre nous montrant un enfant partagé entre les fuites dans les champs et les retours réguliers dans les quelques maisons égarées dans une campagne irréelle, son regard travestissant la réalité au gré de ses fantasmes, de ses peurs et de son innocence, pas celle, irréaliste, de la représentation à laquelle on nous a trop souvent confrontés, mais bien à cet état d’inconscience, de méconnaissance du bien et du mal. Qu’il est bon, parfois, de croiser une vision de l’enfance qui ne soit pas confite de naïveté, d’hypocrisie ou de générosité truquée, comme on en rencontre si souvent depuis ces vingt dernières années ! La noirceur, l’ambivalence, la peur, la violence font aussi partie de l’enfance, et sont pourtant presque toujours soigneusement évincées des œuvres se targuant de proposer leur représentation de l’enfance (d’une confondante mièvrerie) ou s’efforçant d’adapter ou de transposer des contes (qu’ils soient littéraires ou de tradition orale) au propos altéré voire annihilé.
L’évasion vers le Grand Ailleurs est d’ailleurs une déception pour Jeliza-Rose, qui franchit les portes de la maison avec enthousiasme avant de réaliser que les kilomètres parcourus l’ont conduite à un domicile tout aussi désordonné et sordide, et à un retour à la case départ accompagné par la prise de drogue qui va être fatale à son père. Abandonnée à elle-même, Jeliza-Rose s’ancre dès lors dans le refus de voir, de comprendre, d’appréhender les choses et les gens pour ce qu’ils sont, progressant dans cet univers tordu sur le seul mode qui lui soit accessible, par la seule approche qu’elle ait appris à maîtriser : la voie du rêve, du jeu, du fantasme, du travestissement de la réalité.
Comme Alice, Jeliza-Rose embrasse à bras le corps la liberté sans limites qui s’offre à elle, décidant aléatoirement de la nature des personnages qu’elle rencontre, jouant avec les adultes comme avec des poupées – littéralement lorsqu’elle grime le cadavre de son père et se blottit contre lui. La sombre Dell est prise pour un fantôme (et Jeliza-Rose lui fait d’ailleurs payer sa déception lorsqu’elle réalise qu’il n’en est rien – quand l’adulte contrarie sa construction mentale), devient ensuite « sa meilleure amie » pour les quelques mots qu’elles ont pu échanger, avant d’être assimilée à une créature vampirique lorsque Jeliza-Rose la surprend en pleine relation sexuelle avec un inconnu (méprise calculée qui est aussi celle de L’ENFANT MIROIR). De son côté, Dickens, le frère de Dell, homme-enfant handicapé mental du fait de ses fréquentes crises d’épilepsie, devient à ses yeux le Prince Charmant, voire par la suite le mari lorsqu’elle le contraint à des jeux d’un érotisme enfantin assez dérangeant mais, encore une fois, innocent. Les quatre adultes dans le film (les parents, Dell et Dickens), jusqu’à la séquence finale, semblent peu à peu assimilés ou apposés aux quatre têtes de poupées qui tiennent compagnie à Jeliza-Rose : l’une d’elles, comme Dell, a les yeux abîmés, et sera écrasée par Dell comme l’a été celle de sa propre mère embaumée ; une autre se perd en tombant dans le terrier d’un lièvre, présente et absente à la fois, perdue dans un rêve (Dickens) ; les deux têtes restantes finiront enfermées dans le corps empaillé du père.
Rapprochements aléatoires et mouvants, certes, mais qui se justifient pleinement dans le fait que si Jeliza-Rose tente par ses propres moyens d’apprivoiser le monde clos qui l’environne comme elle le ferait d’un univers mental, elle joue un jeu opaque avec des adultes eux-mêmes dangereusement détachés de la réalité (leur passé est éclipsé, fui, tabou) et enfermés dans leurs convictions personnelles (Dickens, son « sous-marin » et sa chasse au « requin géant », pathétique Don Quichotte, ou Dell, convaincue que les corps embaumés peuvent un jour revenir à la vie).
La mise en scène de Terry Gilliam sert ce chaos indescriptible, poignant et constamment déstabilisant avec un talent soufflant et très particulier qui, loin d’œuvres plus sages sur un plan formel (FISHER KING, L’ARMÉE DES 12 SINGES), risque fort de ne pas plaire à tout le monde, dans sa volonté profondément radicale d’aborder son récit, ses thèmes, dans une subjectivité audacieuse ne ménageant jamais son spectateur, ne cherchant pas surtout à le séduire par de belles images, par une poésie surfaite, formatée. Les cadrages torturés rendent fréquemment la tache difficile au spectateur souhaitant se poser, souffler un peu, transfigurant constamment les décors visités, parfois de l’intérieur (très belle échappée dans une pièce cachée), décors qui semblent en mouvement perpétuel, en incessante instabilité. Le son lui-même joue un rôle essentiel dans la narration, et dans l’esthétique, une fois n’est pas coutume, ménageant des plages de silence assez troublantes, ou au contraire surgissant avec violence, notamment lorsque les jeux de Jeliza-Rose avec Dickens semblent sur le point de déraper gravement, un événement hors-champ mettant un terme brutal à ces échanges hautement inconfortables – car il serait assez déplacé de parler de pédophilie, le jeu étant mené par la jeune fille face à un Dickens maladroit et totalement dépassé par les événements. Est-il utile de préciser qu’il n’y a pas l’once d’une relation sexuelle dans ces jeux, qui ne nous dérangent que par l’intimité des cadrages et par le trouble que génère le personnage de Jeliza-Rose ?
Terry Gilliam a d’ailleurs choisi, dans le cadre d’une adaptation par ailleurs assez fidèle au roman, de ne pas retenir la narration à la première personne du roman de Mitch Cullin, et donc de n’avoir jamais recours à la voix-off, ce que certains critiques lui ont reproché, le film manquant dès lors, à leurs yeux, de « point de vue ». Remarque étrange et assez creuse qui dénote probablement de ce que TIDELAND peut avoir de déstabilisant (c’est pourtant sa principale qualité) : il faudrait alors se figurer qu’un point de vue ne peut s’exprimer que par le biais de dialogues ou de monologues, et qu’un personnage correctement construit doit expliciter lui-même ses motivations ? Car que faire alors d’une mise en scène aussi intensément expressive ? Comment ne pas y voir, précisément, ce qui fait toute la saveur, l’audace et l’originalité du film de Terry Gilliam, qui choisit d’exprimer par l’image, par le montage, un point de vue si fort, certes non distancié, non didactique, peu clarifié par un scénario linéaire et lisible sur le papier ? Il y a bien un point de vue dans le film de Gilliam, et c’est sans doute parce qu’il est à ce point englobant, enveloppant au point d’en devenir étouffant, jamais clarifié par une volonté de lisibilité conventionnelle qu’il peut échapper à l’attention de spectateurs cherchant du sens, un message, un « point de vue » (lire, une morale à cette histoire sans queue ni tête qui nous confronte à une fillette flirtant avec la sexualité, la nécrophilie et la consommation de drogue) dans le seul déroulé narratif, les réponses à ses attentes et à sa propre perplexité s’étalant sur l’écran sur un versant profondément cinématographique. Là réside probablement le malaise d’une partie de la critique, dans une incompréhension foncière de la tentative de Terry Gilliam, ce que montre bien la réaction d’autres critiques reprochant pour leur part l’usage abusif d’une voix-off les privant, disent-ils, de leur « liberté d’interprétation » - réaction extraordinaire si l’on considère le fait que TIDELAND ne présente pas de voix-off…
Trop d’outrance, trop d’exagération pour emporter ceux qui s’attendaient peut-être à ce que la bande-annonce un rien maladroite du film semblait vouloir leur vendre : un onirisme bon chic bon genre, une poésie visuelle solidement ancrée à un récit linéaire se devant de déboucher sur une conclusion claire comme de l’eau de roche. « Trop adulte pour émerveiller », a-t-on pu lire, ce qui est amusant si l’on considère un instant le film pour ce qu’il est – une œuvre noire, brassant des éléments terribles et cauchemardesques. De ce point de vue, TIDELAND décevra cruellement le spectateur en attente d’une émotion, d’un émerveillement. Là n’est pas le propos, ni le projet, et si le cinéaste dépeint un univers poignant, il ne tire pas sur les ficelles attendues. Le film progresse dans un rythme halluciné et à mes yeux assez singulier, n’hésitant pas à opérer le grand écart entre l’abominable (séquence de l’embaumement du cadavre du père) et la joie bizarre et entraînante (la séquence qui suit, montrant Dell et Dickens retaper et repeindre la maison de Jeliza-Rose, se joue malicieusement des poncifs festifs de ce genre de scènes très galvaudées) dans un mouvement parfois saisissant et proprement stupéfiant. Oui, le film de Terry Gilliam est absolument épuisant, oui, il progresse constamment dans un équilibre fragile régulièrement mis à mal, oui, il est difficile de suivre ses pas tant la course effrénée dans laquelle il nous entraîne est accompagnée d’une perte de nos repères habituels, qu’ils soient narratifs ou esthétiques. Tant mieux.
Reste qu’il est bien difficile pour beaucoup d’entre nous d’appréhender un tel film, bousculant avec la dernière des impolitesses de confortables habitudes de lecture et de narration, l’imagerie n’étant plus ici un filet de sauvetage sur lequel se reposer, puisqu’elle est elle-même contaminée par la subjectivité – Jeliza-Rose refait le monde dans sa tête, et le cinéaste se contrefout royalement, et avec un culot de Monty Python, que sa propre perception se traduise visuellement par de la joliesse, du lyrisme, ce qui arrive parfois dans TIDELAND, mais jamais au détriment d’images mentales plus froides, plus impénétrables, plus mystérieuses. Il est d’ailleurs important de souligner que la critique la plus agressive formulée contre TIDELAND (« un conte néoréaliste et intimiste aux accents tendancieux tout simplement vomitifs ») émane d’une des seules revues spécialisées dans le fantastique en France (Mad Movies), réaction incompréhensible de pudibonderie, et possible rejet lié à la résistance âpre du film de Terry Gilliam à rentrer dans le moule d’un genre défini. Le chaos fait peur, paralyse, génère malaise, enthousiasme, perplexité ou rejet sommaire – et peu importe si les reproches lors de la sortie des FRÈRES GRIMM consistaient au contraire à reprocher au film de Gilliam son manque de personnalité.
Il est pourtant difficile de se faire une idée d’un film aussi atypique, sans comparaison dans la carrière de Terry Gilliam si ce n’est son étonnant LAS VEGAS PARANO. Une seule certitude surnage à la fin de la séance, qui se vit comme un réveil douloureux et hébété : Terry Gilliam a osé donner un sacré coup de pied dans la fourmilière, il a pris des risques impensables, nous a offert un film d’une remarquable originalité et ne m’avait pas aussi enthousiasmé depuis une éternité. Qu’il soit accueilli, dans l’ensemble, aussi froidement, montre bien à quel point il est devenu difficile aujourd’hui pour le spectateur d’accepter un film rompant avec les narrations ordonnées et les sous-textes encadrés au néon, s’efforçant valeureusement de développer sa propre cohérence interne, nous abandonnant avec bien plus de questionnements étranges que de certitudes pré-mâchées. Une telle expérience se fait rare et ne doit donc se manquer sous aucun prétexte.
 
Le Marquis
 
Article initialement paru dans la Revue du Cinéma n°3 (août/septembre 2006) – et ici proposé sous le titre voulu par son rédacteur (non sans remercier le docteur pour sa surprenante initiative !)
 

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[Photo : Le Marquis, d'après TIDELAND]

Publié dans Corpus Filmi

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Juliette Jabneau 30/08/2007 14:18

J'ai découvert votre site aujourd'hui même, et ça fait du bien de lire d'aussi bonnes critiques  (mysterious skin, la science des rêves, tideland)!!!Critiques bien argumentées, et surtout je dois le dire complètement en accord avec mes propres goûts cinématographiques. Ce n'est pas l'objectivité qui m'étouffe de toute façon.Grand merci pour cet article sur Tideland le film qui m'a le plus touché ces dernières années. Un film qui m'a émue jusqu'au fond des entrailles, et qui m'a fait revivre pour la première fois depuis l'enfance la magie de l'esprit.Désolée pour le style, si je pouvais mieux exprimer toutes ses émotions, j'écrirais aussi des articles...Bien à vous,Juliette

Le Marquis 11/11/2006 02:02

Ma foi, c'est assez dans la même veine du point de vue du style, même si le sujet et le projet diffèrent énormément : je t'encourage à y jeter un oeil (et en VO !), l'expérience sera tout aussi épuisante et déconcertante, et tout aussi enrichissante. Et, accessoirement, LA VEGAS PARANO est par moments très, très drôle.

EL Borrado 10/11/2006 23:10

Hmmm... Terry Gilliam. Je me rappelle, on m'avait présenté son Armée des 12 singes comme étant son meilleur, et ça m'avait horriblement déçu. Brazil m'avait moyennement plu (quoi ?!) et les Frères Grimm, c'était un film de commande, donc difficile de juger (même les Monty Python, connais pas !) j'avais un gros préjugé négatif sur le type. Et là...J'ai trouvé ça beau même si le visionnage a été très éprouvant, pas seulement parce que c'était en VO non sous titré (tiens, j'imagine qu'en VF ça doit être éprouvant aussi, dans le mauvais sens du terme), mais parce que je me suis senti ballotté dans tous les sens, très dérangé par beaucoup de scènes, dont les scènes d'érotisme enfantin" -mais innocent; comme c'est bien dit !- qui occupent presque toute la dernière demi-heure du film. Carrément audacieux, culotté, comme la mort de la mère au début, la scène de sexe dans la cabane, le traitement infligé au cadavre de Jeff Bridges. Et tous ces travestissements, ces peinturlurations sur Jeliza Rose, fallait oser !Très très surprenant, à mille lieues de ce que la BA laissait supposer, ça m'a réconcilié avec le monsieur. Bon. C'est si bien que ça Las Vegas Parano ?

Dr Orlof 03/11/2006 18:24

Très beau texte sur un film passionnant. Tu as raison de souligner que Gilliam réalise un film totalement "mental" et que sa mise en scène épouse parfaitement les contours très tortueux de l'imaginaire enfantin. J'aime beaucoup la manière dont le cinéaste joue sur l'enfermement de son personnage (souvent confinée dans des endroits surencombrés) et sur les contrastes de cet univers clôt et l'immensité d'un monde hostile.
Même si ce n'est pas mon film préféré de l'année ni celui que je préfère de Gilliam (Brazil a plus d'ampleur selon moi), j'ai été surpris par l'accueil critique glacial qu'il a obtenu...

Bernard RAPP 03/11/2006 02:44

Keuaaaaah? "Dali parle" c'est quoi, c'est lequel ? La bave coule en tourbillons sur le clavier hyper-gélatineux.