LE CONCILE DE PIERRE, de Guillaume Nicloux (France-2006) : Le Sens de l'Avis

Publié le par Dr Devo

[Photo : "Is It A Crime Again The State ? / This Is The Meaning Of Life" par Dr Devo]

 

Chers Focaliens,

Doit-on continuer la grève ou pas ? Vaste question. En tant qu'ouvrier et patron de Matière Focale, comme je vous le disais en introduction de l'article d'avant-hier, j'hésite. Mais je décide finalement d'engager un briseur de grève contre moi-même, pour me faire des coups durs derrière mon dos et me briser le moral. Alors attention, l'histoire d'avant-hier, avec BABEL et tout, elle n'était pas marrante, mais celle d'aujourd'hui est carrément déchirante...


[Au fait, je me suis aperçu, grâce à vos commentaires, que vous n'étiez pas dupes ni sur SHORTBUS ni sur BABEL... Ce qui veut peut-être dire que les défenseurs du film n’osent pas... Faut oser les gars ! Allez, j'y retourne, j'ai une usine à mettre au travail moi !]
 

Monica Bellucci est une jeune femme célibataire qui, il y a quelques années, est allée sur le territoire russe pour adopter un petit orphelin mongol. Femme intelligente travaillant dans les hautes sphères de la diplomatie (ou quelque chose comme ça), elle élève son enfant Liu-San sans problème, jusqu'au jour où celui-ci développe une étrange marque circulaire sur la face antérieure de l'épaule. Au même moment, la mère et le fils commencent à avoir des cauchemars effrayants (Hors-champ ! Mauvaises langues !) où ils se sentent chassés dans la forêt par un ours... Et mine de rien, malgré cet événement anodin, les cadavres commencent, sans qu'on sache vraiment pourquoi, à s'accumuler autour de Bellucci, à moins que ça ne soit autour de son fils...


Et bien voilà du bon résumé efficace ! Évidemment, raconté comme ça, même en y mettant des détails, LE CONCILE DE PIERRE ne paiera pas de mine et pour plusieurs raisons, mais notamment à cause du traitement que lui faire subir Guillaume Nicloux, réalisateur que tout le monde regarde discrètement, plutôt apprécié, et ce malgré que ce ne soit pas forcément un des "jeunes" réalisateurs français les plus médiatisés...
Jusqu'à ce CONCILE DE PIERRE à la très mauvaise réputation (là encore, je vous renvoie à la critique complètement caractéristique et semblable, à une ou deux choses près, à celles des critiques pros, de mon collègue de l'émission de Radio Campus, samedi dernier). Bon, c'est à croire qu'il y avait plus d'attente que dans ses deux films précédents (UNE AFFAIRE PRIVÉE et CETTE FEMME-LÀ), tout ça parce que c'est tiré d'un bouquin du mec qui a écrit les médiocres RIVIÈRES POURPRES et qu'il y a Bellucci dedans...


Hier, je faisais grève. Aujourd’hui, je l’affirme : LE CONCILE DE PIERRE est un vraiment bon film ! Évidemment, j’en vois déjà qui disent, dans le fond, près du radiateur, que oui, c’est toujours comme ça, le docteur Devo, il ne fait rien qu’à dire le contraire de ce que disent les autres. C’est fait exprès. Ce à quoi je réponds : « Vous n’avez rien à faire qu’à faire exprès de dire ce que tout le monde dit ». C’est pas moi, c’est toi, etc. Le vrai verdict, c’est celui du ticket acheté et du film vu en salles. Et je suis désolé, les amis de la Profession, mais le film de Nicloux est un chouette film. [Ce qui me fait regretter de n’avoir pas vu les deux précédents…]


Je vais commencer par mettre la charrue avant les bœufs et dire ce qui ne va pas. Aussi bien les 40 premières minutes me semblent complètement superbes, malgré un sujet un peu grandiloquent et fermé (mais après tout, c’est du "cinéma de genre" et c'est donc grandiloquent ; je mets les mots importants entre guillemets, afin que mes collègues critiques de toute la France puissent apprendre les mots importants qui vont leur permettre de progresser !), que par la suite, alors qu’il n’y a pas de véritable baisse de niveau du point de vue de la mise en scène (une échelle de plans moins riches peut-être, ou une spatialisation plus carrée et moins malicieuse… je ne sais pas trop…), la deuxième partie me laisse plus froid, même si elle est truffée de superbes choses qui, à elles seules, justifie le titre de "(un des) meilleur film populaire français de l’année". Mais disant cela, je donne l’impression d’un type qui est très compétent techniquement mais nul en tant que cinéaste, et c’est précisément là-dessus que la presse l’a attaqué, notre Guillaume. Je tiens à rétablir la vérité et dénoncer l’ignoble mensonge, et je vais écrire en lettres capitales, car c’est très important. METTRE EN SCÈNE, C’EST FAIRE DU CINÉMA, C’EST RACONTER, BANDE DE BACHI-BOUZOUKS ! Oui, ma chère, vous comprenez, c’est joli, c’est techniquement très bien, mais ça tourne à vide ! Voilà ce qu’on dit du film, et franchement, cette phrase me rend tellement triste que dans les premières minutes du film, j’ai failli pleurer ! Parce que c’est toujours sur les mêmes films que ça tombe, ce genre de remarques, et que nous, focaliens de tous les pays, on en a ras le bol ! Alors que ce soit clair : que ceux qui ne veulent pas aller plus loin que la vox populi / dei, en restent là ! Les autres, ou ceux qui sont prêts à juger les films sur le fond, c'est-à-dire sur les actes et sur la mise en scène, ben qu’ils aillent jeter un œil à ce CONCILE… [C’est pour ça que le film se ramasse et est en train de faire un four : parce que les critiques et le public cinéphile ne savent pas (plus) ce que sait la mise en scène, c'est-à-dire qu’ils n’arrivent plus à la (attention, guillemets, prenez des notes, mots importants) "ressentir" de manière ET intellectuelle ET sensuelle (ce qui en général va de paire) ; ce qui fait qu’un film est un film, et non pas de l’architecture ou de la pâtisserie. C’est clair : tant que les choses ne sont pas dites clairement dans le dialogue, et tant qu’elles n’expriment pas quelque chose de basique ou de caricatural, les gens sont perdus ! Il faut mettre des flèches clignotantes à l’écran et souligner les passages importants dans les dossiers de presse, sinon ils ne comprennent rien !]

Alors oui, évidemment, ça coince avec ce film. Pour la bonne raison que le CONCILE DE PIERRE a une histoire balisée (de genre, encore une fois), mais dont l’intérêt se distille ici et là en touches impressionnistes. À l’instar de plein de bons films que personne n’oserait critiquer avec un tel mépris (car je remarque qu’on reproche souvent aux rares critiques qui parlent d’autre chose que du sujet du film et des acteurs leur mépris profond : du grand public, du cinéma, du petit public et des cinéastes !), LE CONCILE DE PIERRE pourrait paraître bêta si on le résume froidement sur le papier. Mais rappelez vous. HALLOWEEN ? Une fille poursuivie par un croque-mitaine avec couteau. Point barre. DUEL ? Un type en voiture poursuivi par un camion qui essaie de le tuer ! C’est tout. Qui oserait dire que ces films sont des prétextes et qu’ils sont, certes, bien filmés mais qu’ils tournent à vide ?

[Voilà ce qui arrive quand on n’applique pas la méthode focale… Ici, que tu t’appelles Jean-Claude Van Damme, Robbe-Grillet, Greenaway, Pécas, Jean Rollin, Jean Renoir ou Kurosawa, ton film est regardé puis disserté avec le même sérieux ! TOUJOURS ! Qui peut se targuer de faire pareil ? Qui essaie seulement... ?]

LE CONCILE DE PIERRE est un film de mise en scène. Le sujet tient sur un timbre-poste, ce qui n’enlève rien (ni ne rajoute rien) à son éventuelle richesse (ou à son éventuelle pauvreté). Au lieu de regarder des films-annonces, on ferait mieux de ne rien faire, ne rien dire et de s’asseoir en silence dans la salle. Sublime scope. Photographie d’un des plus grands, sinon le plus grand opérateur du monde : Peter Suschitzky, photographe sublime chez Cronenberg, Ken Russell (et ouais !), Peter Watkins, etc. Du cadrage tout le temps. Des idées de son très fréquentes (jeu des ambiances sonores, rude confrontation des timbres, jeu de mixage, jeu d’opposition des dialogues par rapport aux cadres avec des dialogues en son « on » mais avec les acteurs hors-champ, ou encore ces très belles transitions où par exemple un son de ronflement d’ambiance mute pendant les deux dernières secondes du plan pour monter en hauteur jusqu’à une certaine note, note qui sera celle de la première note de la musique dans le plan suivant, et le tout en totale discrétion, beauté du mixage, jeu de timbres, etc.). Richesse de la direction artistique (ce qui arrive de temps en temps, même en France), ici au service non pas du look, mais de la mise en scène (cf. l’appartement, la régression des personnages par les vêtements). Sublime utilisation des maquillages, par exemple [avec les personnages principaux maquillés de manière bipolaire, mais presque imperceptible, juste pour semer le doute : Deneuve ou Bellucci ont toujours un côté plus ridé, mais de manière à peine perceptible, je me disais ça, quand pof, il fait intervenir l’infirmière avec la tache de vin : voilà quelque chose d’injustifiable, mais qui est complément sensuel et signifiant dans et par la mise en scène ! Qui joue encore sur le maquillage ? (À part pour dire qu’un personnage est malade, et donc le maquiller en blanc, je veux dire…]. Dans la première partie, utilisation de l’échelle de plans, saillies simples mais efficaces de certains plans qui viennent dérouter l’échelle et se mettre de fait en exergue. Des idées de cadrage sublimes : je pense notamment à ce plan où la caméra recule, avec Bellucci dans un couloir qui fait un virage à 90° ; à ce moment, après que Bellucci ait tourné, on sent que quelque chose ne va pas, et en fait c’est la caméra qui ne cadre plus Bellucci, mais un tableau accroché au mur derrière elle ! Et tout ça est discret, raffiné, et dure deux secondes, comme ça au passage, sans avoir l’air, avec classe quoi ! Et des chose comme ça, il y en a plein. Un rythme lent, ce qui est courageux quand on fait un film populaire, avec des séquences axées sur des rythmes de répétition, une ambiance entre réel et fantasme. Quasiment une idée par plan, ce que je réclamais d’ailleurs hier, pendant la grève. Et beaucoup de belles choses : sur l’homosexualité du personnage et la manipulation par le sexe (un peu comme dans LA MAISON DU DIABLE de Robert Wise, vu récemment grâce au Marquis), sur l’intrusion du fantastique (sublime premier insert sur la forêt). Et des morceaux de bravoure sublimes, comme l’incroyable accident de voiture ! Mais qui fait ça en France, ou même ailleurs ? Comment oser dire après ça (cette séquence d'accident, pourtant drôlement casse-gueule, si j'ose), que le film est vraiment de la merde ? Cf. la séquence de reptation dans les canalisations, déjà vue mille fois, mais ici mise en scène de manière originale et superbe !) [Je repense à la remarque sur l’ours en synthèse à la fin ! Évidemment qu’il est un peu artificiel ! On appelle ça la direction artistique, les gars ! C’est un choix ! Nicloux, j’en suis sûr, est très content de son ours, et il ne le changerait sans doute pas même s’il était conçu par ILM gratuitement !)
 
Bon, je mettrai des bémols, et je ne pense pas que LE CONCILE DE PIERRE soit le film du siècle, hé-hé ! Il me semble que la deuxième partie est moins riche et épuise beaucoup la mise en scène assez stylisée et surtout configurée en "mode diffus", sans jouer forcément sur la rupture, et introduisant le fantastique là où on ne l’attend pas. À force, Nicloux a un peu de mal à renouveler les enjeux et se laisse guider par la chaîne d’événements qui finit quand même par débarquer plus ostensiblement dans le film. [L’échelle de plans est plus systématique, les plans rapprochés plus nombreux, et les effets plus ostentatoires à deux ou trois endroits.] Mais plus profondément, je crois que Nicloux est largement bridé, aurait besoin d’encore plus d’espace, et que le cadre du bouquin original le serre un peu trop, sans doute. Cet univers est un peu réduit pour lui. Donc, on regarde la deuxième partie plus qu’on ne la ressent. Et moi, je sors un peu du film dans le second acte, avec l’impression de rester légèrement sur ma faim, et en me disant qu’on aurait bien pris Et dessert Et fromage ! Ce qui me fait dire que Nicloux a encore ses plus beaux jours devant lui.
Mais malgré tout, un réalisateur qui joue avec les fondamentaux (ciseaux et scotch, et pour l’image et pour le son), c’est une sacrée bonne nouvelle dans le registre du cinéma populaire (sur le papier au moins, hé-hé !). Nicloux en a encore sous le pied, et sa mise en scène a suffisamment de partis pris pour que l’avenir soit plein de promesses. C’est un peut timide par endroits, paradoxalement (notamment par la musique, pas laide, mais qui rappelle encore trop Howard Shore ; un beau choral de cuivres notamment). Mais on ne va pas chipoter, il y a assez là dedans pour ne pas avoir faim. Nicloux, lui, contrairement à 98,36% de ses camarades de jeu français, fait du cinéma ! Et la façon dont on l’a descendu en attendant qu’il tourne au coin de la rue, alors même qu’il tentait quelque chose de subtil, fût-ce adapté d'après le mec qui a écrit LES RIVIÈRES POURPRES et fût-ce avec Monica Bellucci, et bien c’est dégueulasse ! Restez avec vos INDIGÈNES, BABEL et autre CONSTANT GARDENER… Moi, je garde Nicloux, et on en reparle dans dix ans !

Et puis bien entendu, il y a le casting, très bon, un peu maniéré, ce qu’il fallait faire de toute façon, à l’image de l’histoire elle-même, froide mais un peu hors-norme et exagérée. Ce n’est que du bon choix de casting ! On sait jouer, là aussi, avec les clichés pour les dévier. Évidemment, c’est très chic de dire que Bellucci joue comme une patate, que c’est une cruche ! Bellucci joue bien, il faut arrêter de dire des bêtises ! Elle fait peut-être des conneries, comme tous les acteurs français, mais elle au moins prend des risques, et joue vraiment dans des tas de registres (rappelons-nous le dernier Blier où tout le monde, une fois encore, l’avait roulée dans la merdre). Un jour, elle fera un Ruiz ou un Wes Anderson, et tout le monde se demandera pourquoi elle est géniale soudainement !
Bref, je remarque que ce sont les mêmes qui trouvent qu’elle ne joue que sur son physique dans IRRÉVERSIBLE, COMBIEN TU M’AIMES ou SHE HATE ME, et qui disent ici, alors que son rôle n’est pas spécialement glamour et qu'elle prend un risque énorme dans un rôle en demi-teinte et sobre, ce sont les mêmes qui  ne parlent que d’une chose : sa coupe de cheveux... Pour dire qu’une coupe de cheveux ne fait pas un travail d’actrice ! HEY, LES GARS ! Faudrait savoir ! Je m’excuse, mais ça, c’est du flingage en règle ! Et personne n’oserait dire ça de Nicole Kidman, Juliette Binoche, Nathalie Portman, Claire Danes, Kirsten Dunst ou la Johansson (22 ans aujourd’hui, bon anniversaire !). Et ça aussi, je trouve ça dégueulasse ! Le film doit beaucoup à Bellucci, qui est, encore une fois, impeccable, précise, sobre et directe, malgré un rôle casse-gueule et difficile, voire ingrat car pouvant sombrer dans la répétition. Bellucci essaie toujours de faire quelque chose, et sait se soumettre de manière chirurgicale à la mise en scène. Et puis, après tout, qu'ils fassent comme ils l'entendent ! Qu'ils gardent Cécile de France, on garde Bellucci !

Je crois que la moindre des choses serait que la profession s’excuse. LE CONCILE DE PIERRE est l’un des 10 ou 15 films de cette année où il n’y a qu’un principe, qu’une chose valable : faire de la mise en scène ! Un film avec du cinéma dedans ! Et comme par hasard, c’est celui-là qu’on assassine ! Mouais, je me remets en grève, moi !


Solennellement Vôtre,

Dr Devo.
 
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Publié dans Corpus Filmi

Commenter cet article

Dr Devo 24/11/2006 07:45

C'est que je n'ai pas vu enormément de films "néo" allemands! Ha si!Le truc avec le serial-killer là... Ha zut comment ça s'appelle...Une espèce de gendarme à PloucVillage qui essaie de percer les secrets du tueur en série Hannibol Lektor... Un moment il trompe sa femme avec une vendeuse... Et il y a un très joli plan au début (un seul d'ailleurs) quand il sort de sa chmabre et que ça eclaire le visage de sa femme... Peu pas me souvenir! Désolé! ANIMAL c'était mieux même si j'ai pas trouvé ça très abouti et il me semble qu'il y avait pas mal d'Allemagne dedans. J'ai malheureusement loupé le PARFUM doont j'ai vue une séquence (la naissance) et qui vait l'air tout à fait bien!

Dr Devo.

Vierasouto 24/11/2006 01:41

L'autre jour, ququ'un m'a laissé un com sur "Le Dahlia noir" en raillant que c'était "tendance" de dire du bien d'un film qd tt le monde en dit du mal... Ceci dit, je n'ai rien contre Monica Bellucci, dans un autre rôle où on ne peut pas l'accuser de jouer sur son physique, "Agents secrets",elle était très bien. Il y a tellement de films en ce moment que je me demande où caser ce Concile... J'ai vu aujourd'hui deux films japonais (un tour au premier festival du film japonais, assez éprouvant..) et "Pardonne-moi" de Maïwenn (je suis encore sous le choc), et je voudrais voir "Montag" qui naturellement ne passe que dans  deux salles... (et peut-être aussi "Casino royale"), c'est dommage que vous ne disiez pas votre point de vue sur le nouveau cinéma allemand, personnellement, je suis fan mais c'est instinctif...

Dr Devo 23/11/2006 19:43

Oui mais j'ai vu l'homosexualité du personnage, non-dite et coupée au montage! ceci dit oui je suis à côté de mes pompes et vous n'avez rien vu.... car c'est un peu normal, les cinémas etabten c moment remplit de belles choses (un peu) mais aussi de "mal-zieutes" (beaucoup). Quand vous verrez le régime auquel je me soumets vous allez comprendre que la fatigue gagne... Par conte, ça va peut-être être l'occasion de rigoler un grand coup!
Suspens...
Dr Devo

Le Marquis 23/11/2006 19:34

Oui, c'est vrai, j'ai donc remplacé (avantageusement ?) OCEAN'S TWELVE par SHE HATE ME. Ben alors docteur ? On est à côté de ses chaussures aujourd'hui...

Monsieur Cre 23/11/2006 13:50

C'est marrant cette référence à l'homosexualité du personne. J'ai vu une interview de Nicloux dans laquelle il parlait d'une scène où Zylberstein embrasse Bellucci par surprise, mais cette scène n'avait pas trouvé sa place dans le montage.
Et Monica ne jouait pas dans OCEAN'S TWELVE, tu confonds avec son mari.
Excellente idée que Belluci chez Wes Anderson...