THE HOST, de Joon-ho Bong (Corée du Sud, 2006) : cher employé, suite à votre demande de mutation…

Publié le par Dr Devo

[Photo : "Tombe, capitale impérialiste", par le Marquis]

Chers Focalidiens, Chères Focalidales,
 
Et hop, le petit train de l'horreur continue son bonhomme de chemin, tchou-tchou, sur les rails du bon goût. En attendant de voir le film de Maïwenn, qui a tout mon respect pour avoir joué dans le dixième titre de la liste des meilleurs films de l'année 2005 (LE COURAGE D'AIMER de Claude Lelouch, splendouillet mais superbe !), film de Maïwenn dont mon petit doigt me dit qu'il sera traîné dans la boue autant que celui de sa sœur Isild Le Besco fut encensé comme jamais (un des films européens les plus importants de ces 20 dernières années pour Godard ! Rien que ça... Il faudrait que quelqu'un lui montre le fabuleux TOUT PRÈS DU SOL de Carole Laure, qui est une vraie merveille, ça lui remettrait les idées en place...). Comme vous le voyez, les forces me reviennent, et on peut le dire, mon humeur est joyeuse ! je reprends du poil de la bête, et revient aux sources de la Foi Devoïste : constater que l'évolution marche à reculons et non pas dans le sens du progrès bien sûr (c'est un parti pris, évidemment), mais ne pas se tirer une balle dans la tête et bien au contraire affronter la situation avec humour et poésie... Et puis, vous, toi, merveilleux lecteur, lumineuse lectrice, c'est pour toi, tout cet empire focalien t'appartient, c'est par amour tout ça, tu le vaux bien. Bisous barbus... Vous m'avez manqué ! Allez ! C'est parti comme en 2004 !
 
Tout va bien, me disais-je en entrant dans la salle et en attendant que le film commence. C'était dans une vieille salle mais avec un écran de taille honorable et surtout un sublime son, le meilleur du coin... Et surtout, la projection n'étant pas complètement automatisée, il y a un temps de pause entre la pub et le film. Et ce moment-là, même s'il dure 45 secondes, c'est là que tout se joue, comme je l'ai déjà écrit sur ce site, c'est là que vous devez être le plus fort, le plus focalien, c'est là que, dans l'attente d'une rencontre, vous êtes seul, tranquille, il n'y aucun accident ici, comme disait le poète. Vous êtes enfin libre, loin du tumulte du monde. Faites le vide. Préparez-vous à recevoir, oubliez tout ce que vous savez, tous les préjugés, videz-vous le crâne. Faites une prière de remerciement à la limite, histoire de remercier votre Créateur de vous accorder cette minute de silence avant la Poésie. MMMmmmmmmm.... C'est beaucoup mieux que le sexe, mon petit Google, beaucoup mieux que le sexe. Et presque aussi bien que l'argent... Vous le savez déjà, vous n'avez pas perdu votre temps. Vous êtes Le Spectateur, personnage solitaire, le seul relié à Dieu et à l'Artiste, et les deux vous craignent, croyez-moi...
 
La Corée du Sud, de nos jours. Séoul. Ça se passe sur un petit espace vert où les citadins viennent se détendre le midi, au soleil, en s'asseyant sur l'herbe. Notre héros (j'ai oublié son nom) est un mec de 35/40 ans qui travaille dans la baraque à frites de son propre père (qu'on appellera Grand-Père). Il a une fille qu'il élève seul, et qui est assez pénible (sa vie se limite à son téléphone portable ringard, of course, car son père quasiment pauvre ne peut pas lui en offrir un autre ; elle a donc coupé les ponts avec lui). Le papa justement, notre héros, est un type spécial : une espèce de gros nigaud, un idiot de première, un raté insupportable. Après l'école, la fille passe à la baraque à frites pour regarder sa jeune Tante (très chouette actrice avec un énorme nez) qui est championne de tir à l'arc et qui concourt dans le moment aux championnats du monde. La compétition est télévisée, mais malheureusement, la tante perd ! (médaille de bronze, quand même !). Tout va bien, jusqu'à l'arrivée du Monstre, une espèce de pieuvre mutante qui grimpe sur l'espace vert et se met à dévorer ou tabasser tout le monde ! C'est un vrai carnage ! La fille de notre héros est emportée et tuée par le Monstre, qui décime à peu près une centaine de personnes avant de retourner dans les eaux du fleuve. Alors que les autorités bouclent le périmètre, soi-disant toxique, la famille de notre Papa héros (donc la tante, le grand-père et le jeune oncle brillant, qui a fait des études mais est dégoûté de la vie) pleure la disparition de la fille dans la chapelle ardente dressée par la ville... Quelques heures plus tard, alors qu'ils sont à l'hôpital pour décontamination, ils reçoivent un appel de la fille, qui n'est pas morte mais est coincée dans la cachette du monstre quelque part dans les égouts... Malheureusement, les autorités ne croient pas à cet appel téléphonique, et au lieu de vérifier l'information, médecins et policiers mettent les propos du Père sur le compte du choc psychologique ! Les autorités, les médias et l'armée gèrent la situation comme des abrutis. La désinformation règne... C'est pas gagné !
 
Doté d’un film-annonce simple et rigolo (et court !), et d’une réputation flatteuse, THE HOST est réalisé par Joon-Ho Bong, dont j’avais vu à l’époque le sympathique mais incroyablement surestimé MEMORIES OF MURDER, film que les gens ont adoré sincèrement, et qui avait l’avantage de montrer l’idiotie complète de ses héros policiers, facteur assez aggravant lors d’une enquête difficile. Bon, il faut savoir raison garder, et malgré la sympathie qu’on peut avoir pour le précédent film de Bong, le monsieur n’est pas l’esthète le plus pointu, loin de là.
 
Ici, ça démarre tout à fait sur le même mode, sympa donc, avec ce truc en plus qui est l’énormité de la chose. On sent tout de suite que ça va pas être du sur-léché. La lumière est rentre-dedans et sans intérêt particulier (au moins dans cette copie), le cadre est sans goût particulier. Les acteurs jouent entre le réaliste et l’outré, tonalité facilement obtenue par le personnage du père, version coréenne de Homer Simpson : à côté de la plaque, ne voyant pas plus loin que le bout de son nez, apathique, et à la différence de son homologue américain, complètement sous Prozac et loin d‘être sautillant. L’actrice est sympathique, la première séquence de massacre rigolote, quoique ostensiblement numérique. Elle révèle d’ailleurs d’entrée de jeu et sans suspense le monstre sous toutes ses coutures, loin de ce qui se fait donc dans le domaine. Le ton sera situé entre la comédie grinçante et la série B caustique, mêlant portrait de personnages bien brossés, critique sociale sans en avoir l’air et nihilisme désespéré, un peu à la Joe Dante, à la sauce asiatique quand même, c'est-à-dire très différent. On s’attache ici aux petites gens. Les coréens sont entrés dans l’ère de la consommation. Certains sont montés dans le train, mais pas mal restent à quai avec des boulots minables et mal payés, des perspectives d’avenir nulles, et des jeunes qui ne pensent qu’à consommer. Le personnage de l’oncle montre l’attitude à avoir : se saouler en attendant la mort. Les jeune sont ingrats, ceux qui ont réussi aussi, et on sent très bien que tous n’attendent que le moindre prétexte pour faire la peau à leur voisin. Une horreur ! Et c’est tout cela, la hiérarchie sociale, financière, et l’autorité tout court, qui semblent avoir créé le monstre. Cette pression et cette injustice portent un nom dans le film : les américains. Bong fait quelque chose d’assez marrant. Les américains sont clairement caricaturaux (l’ignoble malotru scientifique, le héros qui combat à côté du Père) et ils représentent plusieurs choses. C’est la reconnaissance d’abord de l’influence, et la main-mise des USA sur le pays. Les coréens critiquent énormément les américains. Mais c’est aussi tout le fantasme coréen, toute leur vision poujadiste, qui se partage entre deux sentiments contradictoires : une espèce d’admiration et de fascination sans bornes pour tout ce qui est américain, et un dégoût immense envers eux, forcément responsables de tous les maux ! Les médias relaient donc cette fascination, et le peuple la relaie aussi, mais en les critiquant, en les traitant de criminels. La Corée du Sud, qui se croit jeune et dynamique, est donc complètement conne, moutonnière et surtout schizophrène. Dans ce portrait des américains dans le film, on reconnaît clairement les fantasmes ambivalent du peuple sud-coréen. [Ou du moins, c’est ce qu’on pourrait penser au premier abord : la conclusion m’a gêné puisqu‘elle objective un peu la critique. Bong joue sans doute lui aussi schizophréniquement sur les deux tableaux, de manière un peu opportuniste.]
 
Tous les ingrédients pour une bonne série B des familles sont là. Et il faut bien dire que ça marche assez bien ici et là, notamment dans cette magnifique séquence de deuil, puis dans certains détails dans l’hôpital (comme la critique de la tante championne olympique que les autres critiquent parce qu’elle ne court pas assez vite, piste non reprise par la suite). THE HOST est rentre-dedans, rigolo et plein d’idioties. Il y a là de quoi faire pas mal de développements et creuser le sillon très profond. On passe alors sur la mise en scène, assez anonyme et absolument pas belle du tout (ce n’est pas un objectif ici).
 
Et puis, le ton finit par changer. La quête se précise et met le film sur des rails fixes, bien loin de la fantaisie annoncée, et surtout très rationnels : il s’agira de sauver la petite fille enfermée dans l’antre de la Bête (où les scènes se succèdent en pleine redondance, donnant le sentiment que le film ne serait qu’un vaste montage alterné… Mouais…). Une action contrariée par des autorités stupides, et surtout qui agiront de manière univoque pendant tout le film. THE HOST se sépare en gros blocs, en grosses unités d’action, espèce de vaste séquence à enjeu unique qu’il faut résoudre ou pas avant de passer au bloc suivant. Peu à peu, le rythme se perd complètement, et le mélo, ce vieil ami, revient à la charge. Et oui, ça faisait déjà deux jours que je n’avais pas vu un gros mélo qui tache sur les écrans ! Ben voilà, c’est fait. Les morts s’accumulent au fur et à mesure, et le film abandonne progressivement son vitriol social. La satire se fait plus méchante, et surtout, le ton beaucoup plus sérieux, et quasiment jamais comique. C’est qu’il y a un monstre à tuer et une quête à mener. Les sentiments, loin d’être ambivalents comme dans les deux premières bobines du film, deviennent plus attendus, plus uniformes, et sans doute plus cyniques. On est loin donc de la formule Joe Dante qui, lui, aurait pris trois pistes mais les aurait creusées jusqu’à plus soif. Ici, c’est le contraire, on multiplie les personnages (le clochard, l’orphelin) et on se concentre sur l’action, malheureusement et trois fois hélas. Car comme on l’a dit, Bong n’est pas un roi de la mise en espace et surtout pas du cadre. La photo n’est pas jolie, et le monstre pue le numérique à dix kilomètres. De plus, au fur et à mesure que le film s’égare, le rythme ralentit, ralentit et ralentit encore, jusqu’à ce qu’on ait les pieds dans la mélasse complète et qu’on soit englué comme des oiseaux dans le mazout. Il n’y aura qu’une seule bonne idée dans ces derniers deux tiers, une seule chose surprenante : la manifestation contre le gaz jaune (vous verrez ça en salles, je vous le laisse découvrir), malheureusement dévitalisée et réduite à néant par une licence poétique stupide (le gaz tue tout le monde sauf les héros ! Voilà qui enlève considérablement d’enjeux : il n’y aura de morts que parmi les figurants ! On est là dans la pire logique hollywoodienne). Ça s’enlise donc fort, ça perd son sens de l’humour et ça essaie d’émouvoir avec des sentiments et surtout une quête bougrement entendus et attendus, parsemés ça et là de deux trois pintes ironiques qui n’empêchent nullement le film de sombrer dans la monotonie la plus totale. Impossible de dire alors combien de temps dure le film, cette dernière partie de film qui à vue de nez fait 50/70 minutes. Mais peut-être a-t-elle duré trois heures ou vingt minutes, comment savoir. Le spectateur est plongé dans un no man’s land temporel dont le péché principal, outre une mise en scène sans intérêt et grise, est d’abandonner toute malice, malice qui était pourtant la promesse faite par le film lors de son entame…
 
THE HOST manque donc désespérément d’ambition, mais surtout, étant clairement raté, il pose encore une fois, et oui, on n’y échappera pas, la question de la responsabilité de la profession. Voilà des mois qu’on nous parle de ce film, qu’on l’annonce, qu’on le montre dans les festivals et qu’on l’encense (merci, chers amis journalistes) alors que ce film n’a comme seule originalité que d’être sud-coréen et d’avoir été réalisé par un type qui avait signé un succès d’estime (déjà surestimé). Sinon, c’est non seulement médiocre mais aussi bêtement suiviste. Banal, en quelque sorte. Le concept de « renouveau asiatique » a encore une fois marché à fond, en dépit du bon sens. Opération marketing d’envergure, le lancement de THE HOST est complètement une supercherie médiatique, à l’instar de la plupart des « grand films » vendus en trois semaines ! Il va falloir que nos amis critiques et distributeurs fassent attention, car ça va commencer à se voir… Ça sent la panique, et les autorités commencent à faire n’importe quoi. Mais c’est le sujet de départ (et seulement de départ, malheureusement) de THE HOST !
 
Endormissement Vôtre,
 
Dr Devo.
 
PS : Il semble que le film opère une espèce d'arnaque interne. Les américains seraient d'abord une espèce de mélange entre la bêtise de l'occupation américaine et la bêtise des sud-coréens eux-mêmes, puis le film mute  vers une volonté de propagande, mais sans second degré cette fois, et sans symbolisation, où les américains seraient de manière directe montrés comme étant clairement nuisibles, et menteurs et manipulateurs. Le film opère là un jeu de bonneteau dérangeant qui m'a semblé malhonnête, changeant la métaphore et la règle du jeu en cours de route, au moment même, comme par hasard (!), où le film s'enfonce dans l'émotion la plus basique. Les américains sont finalement des personnages qui changent de statut en cours de route, des personnages qui portent le même nom mais qu'on a remplacés sans nous le dire. Ça pue la manipulation, j'ai l'impression, et sans doute la propagande.... J'aime pas trop ça...
 

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Publié dans Corpus Filmi

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Dr Devo 17/11/2007 02:14

salut Guile!Tu m'as mal compris ou lu. Je trouve THE HOST globalement moyen ou médiocre et pas dans ces quelques defauts que tu évoques. Montage et photpgraphie m'ont paru vraiment pas très bon notamment.Tu es un fidele lecteur et jtu sais que ici justement, on se laisse porter par les films, et j'espère qu'on est tout sauf aigri!!! Je crois qu'il aurait été malhonnête de ma part de dire que j'ai aimé le film juste pour passer pour qulqu'un d'enthousiaste alors que je pense sincérement le contraire.cette semaine je suis dejà au 4éme chef d'oeuvre absolu vu en salle (cf. films de Argento, Zulawski...=) et crois moi mon enthousiasme et intact et ne s'émousse pas même si chacun de ces quatres films aurait suffit à lui seul à dire que cette année a été magnificente dans ma vie de spectateur!Bien à toi!Dr Devo

Guile21 16/11/2007 01:30

J'avoue cher Docteur avoir eu du mal à comprendre votre critique qui, si elle a de bons eclats de vérité, passe à coté de l'essentiel, et ça c'est dur. Il est difficile dans le rôle de critique de voir ou se place le sentiment, est-il artificiel, tire-larme, grossier ou alors sincère, bien amené : chaque personne vit differement le sentimentalisme dans un film (voir l'engoement qu'il y a eu face à votre critique de "Million Dollar Baby"). La note melodramatique à la fin du film à mon sens peut être percu comme l'aboutissement d'une quête initiatique dont le film ne se cache pas (une famille detruite qui, on s'y attend, se recompose face à l'adversité). Oui, ça a quelque chose de trés "film d'exploitation à l'americaine", mais la nuance est toujours là à mon sens (le dernier cocktail molotov se brise au sol dans une ultime pirouette). Certains aimeront, d'autres detesteront, pour ma part la fin "le cul entre deux chaises" (tragique ou happy end ?) ne m'a pas géné plus que ça. Etre indulgent et se laisser porter quand le film propose autre chose nous evite d'être aigri et de rejeter en bloc la moindre ouverture à un ralenti pour nous montrer que c'est triste quand même(légère ironie dans la voix).
Et le film propose t'il quelque chose ? Assurement oui, deux choses en particulier m'ont frappé et enthousiasmé. On passe vite sur la reflexion du pouvoir et gouvernement et les moutons de panurge, ect... Mais en "film de monstre" qui se respecte, The Host nous offre les passages obligés de ce type de film, pour mieux les demonter sous les yeux (le grand père dans son monologue aussi embarassant que guimauve dans l'indifference générale, le deuil qui tourne à la grosse farce entre les photographe et un organisateur qui s'en fout royalement et préfère reguler la circulation en engueulant une femme mal garée dehors, le prologue qui donne les informations à la télé, classique, pour mieux l'eteindre avec le pied, l'araignée qui monte sur le bras de la fille ne suscite aucunes reactions de sa part, etc...). Alors face à un tel deluge de distanciation, un passage melo pour evoquer le point de rupture de la quête initiatique du personnage principal est aisement pardonable. D'accord, on lui donne un fils, mais son changement d'attitude est radicale et là est le coeur du film. En perdant sa fille, il devient un homme et c'est en s'occupant (trés trés bien) du gamin qu'il se trouve un rôle. Sans lui le film n'aurait aucune resonnance, aurait gagné en cynisme ce qu'il aurait perdu en coherence. Et ce plan du prologue le montrant insomniaque dans le snack, en reference directe au premier plan où on le voit dormir en plein jour.
Mais là où je ne vous suis pas, c'est votre critique de la mise en scène. Le film n'est pas parfait et souffre de bonne lacunes (certains cadrages sont hideux, oui), mais de là à tout jeter à la poubelle, c'est une erreur. Quelques cadres sont travaillés et somptueux (l'entrée du heros dans les egouts à la fin offre un plan superbe, et sa biopsie cérébrale, en plangée totale immobile est d'une cruauté parfaitement calculée). Il y a des flottements de gratuité et de fonctionnel, pas mal d'erreurs de spatialisation (et le monstre est vraiment mal rendu, surtout quand il brûle), mais le montage est excellent. Comment n'avoir pas vu ce fondu enchaîné des bouteilles de formol dans un travelling devenant le fleuve lui même (sur le même raccord mouvement) ? Comment passer à coté de ces trés nombreux raccords mouvements hors raccord objet qui sont des régalades (j'aime dire ce mot) ? Et lors de la première attaque du monstre, ce plan malicieux (vu à ras du toit des camions) où la base d'un poteau visant le monstre se retrouve flottant telle une marionette, le tout dans un enchainement de plans qui accompagne le mouvement jusqu'à son but. Et quoi qu'on en dise, si elle n'est pas eblouissante, la photographie fait parfaitement son boulot et se trouve même parfaitement glauque dans le repère du monstre, ce qui est de bon ton.
Alors oui, au vu de la publicité immeritée (de votre avis) il était facile de classer ce film comme un film raté à cause de ses erreurs, mais ne lui enlevons pas ses qualités s'il vous plait.

Pour faire plus bref : à moi il m'a plu.

Dr Devo 27/04/2007 09:24

Je crois en effet que ça foit jouer, mais ceci dit le film a ausi touché les gens tout bêtement. dans mon entourage, pratiquement tout le monde a beaucoup aimé le film! Vox Dei!
C'est un film, au sens propre, très populaire. C'est comme ça!


Dr Devo.

Teddykgb 27/04/2007 01:16

Entièrement d'accord avec votre critique sur le film Host que j'ai vu récemment. Des personnages caricaturaux, un scénario peu crédible, Pourquoi autant de très bonnes critiques dans la presse spécialisée ? même les critiques spectateurs sur allociné.fr (qui ne sont pas des références) faisaient état de la médiocrité de ce film ! Est-ce la grossière critique Anti américaine qui parfume ce film qui a plu ? le film n'explique d'ailleurs pas quelles sont les motivations de ces "méchants américains" à vouloir parler de virus ? je pense que l'anti américanisme est pour beaucoup dans la générosité des critiques, je viens d'ailleurs de voir une dépêche disant que la Corée du Nord se félicitait de cette critique anti-Américaine présente dans le film ! pauvre occidentaux, et surtout pauvres Coréens qui mériteraient de passer quelques temps en Corée du Nord ...

Norman bates 28/11/2006 22:52

Il y a pire, vers chez moi un cinéma art et essais passe James Bond et The Departed !