(Photo : "Gangsters of Love" par Dr Devo)

 

Cher Peuple,


(Ça commence bien !)
 

Comme on le sait, il y a eu virage, un peu grâce à
SAW 3, non pas par forfait et par jeter de l'éponge, mais plutôt par ras-le-bol épidermique du sujet politique et/ou à thèse. Il voulait voir un petit film d'horreur rigolo, un thriller des nuits d'Hollywood de jadis ou, à la rigueur, un bon petit film de college comme ce SHOP GIRL, d'après un livre de Steve Martin, avec Steve Martin, Claire Danes et Jason Schwartzman, actuel meilleur acteur du monde. Nos amis distributeurs n'ont pas sorti le film pour qu'il soit vu, mais pour gagner de l'argent par les ventes télé. La sortie de SHOP GIRL est uniquement technique, avec 8 copies pour toute la France ! [Un film sorti en salles, même une semaine, peut être vendu beaucoup plus cher à la télé !] SHOP GIRL est sorti la semaine dernière, mais il est déjà retiré de l'affiche ! Dans la semaine, le distributeur fera brûler les copies sans doute. Voilà qui me fait bien rire quand je vois le dossier des CAHIERS DU CINÉMA sur le thème "Y-a-t-il trop de films qui sortent et trop de copies ?". Ça me fait rire, car en plus de considérer avec mépris le cinéma commercial (qui, rappelons-le, a d'aussi bons résultats artistiques que l'art et essai en proportion, et qui est régi selon les mêmes règles commerciales), il oublie justement le fait que limiter les copies, ça ne veut rien dire, tel quel. Je suis prêt a être d'accord, car un film à plus de cinq cent copies France ne peut mathématiquement pas se planter ! C'est de la logique, et le public n'a rien à voir là-dedans. Donc limiter le nombre de copies de manière FORTE (et non pas par zones de chalandise, justement, comme ils le disent), ce serait un geste. Mais il n’a de sens que si l’on oblige les distributeurs qui sortent un film à le sortir à 20 copies minimum. Ben oui, on éviterait les diverses formes de détournements de l'argent publique (genre : les subventions multiples pour l'exploitant et encore plus pour le distributeur et le producteur lorsqu'ils sortent des merdasses confidentielles des pays pauvres – à chaque fois, ils touchent des aides, aides pour la promotion des films des pays émergeants, aide à la production, aide à l'écriture, aide aux tirages des copies, aides techniques... De la sorte, certaines boîtes microscopiques s'en foutent des entrées : elles sortent le film mort-né (ça peut être une merdasse française, d'ailleurs), et ils touchent la subvention, enfin les subventions, et ça suffit. Regardez bien les petits tableaux dans les Cahiers... Elle est jolie, l'exception culturelle, et ça me fait rire. De la même manière qu'en France, on essaie dans le même mouvement de nous fourguer/imposer les petits fils bâtards de François Truffaut, ou les gros blockbusters de merdre à la french touch (CHEVALIERS DU CIEL, comédie de femmes, comédie "dossiers de l'écran", FANTOMAS, BRIGADES DU TIGRE, SUPER-DUPONT, SHIRLEY ET DINO LE FILM, etc., par exemple), sans discernement et sans nous laisser le choix finalement (le petit pathos de chambre ou la grosse artillerie friquée de type sous-hollywoodien, pas de milieu), la France choisit et décide que le cinéma, c'est soit Claude Berri/Bertrand Tavernier (Dead Ringers), soit les minis-boîtes de films invisibles et les sorties techniques (Dead Zone). Limiter les excès d'un côté n'a de sens que si on les limite de l'autre, puisque les deux marchés se nourrissent. Quand on voit la naïveté (hypothèse haute) de ces professionnels qui parlent dans les Cahiers..., on comprend tout de suite pourquoi ils posent la question pour la forme, et qu'en fait, ils nourrissent à 150% le système, et qu’en fait, ils sont bien contents comme ça...

[D'ailleurs, j'apprends que Besson, un type bien plus franc que toute la clique, et qui lui, malgré ses défauts énormes (l'affaire BRAZIL), a quand même l'avantage de ne pas se cacher et de faire son boulot, Besson va pouvoir construire son Hollywood-sur-Seine. Dans une présentation du projet, je vois que Besson a prévu un labo de tirage de copies ! C'est une sublime nouvelle. S'il fait ça avec soin, peut-être sortira-t-on du cercle infernal et coûteux du tirage de copie en France. J'ai dit dans la "presse" que le problème N°1 en France, c'était le tirage des copies (une catastrophe ; dites-vous bien qu'on ne voit pas les vrais films en salles !), on m'a raillé là-dessus mais je le maintiens. À huit euros la place, on est en droit d'avoir des tirages et des étalonnages impeccables ce qui n'est le cas qu'une fois sur quatre.) Les Cahiers, c'est vraiment le niveau bac à sable. Et c'est ça l'Élite de la France du Cinéma ? Mouais.... Passons.


[En fait, comme le disait Terry Gilliam, le problème du cinéma et de ses perspectives, en définitive, ce ne sont pas les défis techniques ou le passage au tout-numérique, mais bien une question d'économie, comme dans toute industrie... C'est-à-dire que le problème véritable est le raccourcissement de la chaîne production-distribution ! C'est ce qu'essaient de faire les majors françaises... et les petites boîtes de cinéma art et essai. CQFD. (Merdre, il suffit de regarder comment fonctionne la chaîne Arte/Le Figaro. Ils ont quand même produit le Malavoy dont je parlais l'autre jour, et ils refusaient aussi les financements des films des Straub. CQFD ! La France cinéphile n'a que ce qu'elle mérite après tout. Une fois que la presse d'information aura coulé, on va bien rire, car les magazines de cinéma vont faire pareil... D'ailleurs, ça baisse chaque année ! Tu la sens, l'humidité autour des chevilles...]


Allez, on change de sujet. L'INTOUCHABLE (33 copies).

Isild Le Besco (la sœur de Maïwenn, nom de nom !) est comédienne de théâtre/cinéma. Elle apprend de la bouche de sa mère (comédienne également), le soir de son anniversaire, que, comme disait joliment les Monty Python dans LA VIE DE BRIAN, "Mr Cohen n'est pas ton père!" [Une des plus belles phrases que j'aie entendues au cinéma !] Le Papa d’Isild, c'est un indien. Alors qu'elle regardait les autochtones brûler les corps des défunts sur les rives sacrées du Gange, elle a fait la connaissance express de cet indien avec qui elle a couché. Donnant plus tard naissance à Isild. Bien qu'elle soit en pleines répétitions d'une pièce de Brecht dont elle convoitait le rôle depuis longtemps (mouais...), pièce mise en scène par Marc Barbé (très bon chez Grandrieux, cinéaste qui nous manque) qui est aussi son amant (au moins occasionnellement), Isild aimerait faire le voyage et rencontrer ce père indien et naturel. Mais il faut de l'argent. Elle accepte alors un rôle rapide et lucratif au cinéma, et finit par aller en Inde... Elle divague et vagabonde en direction de ce père qui est, en plus, intouchable...

Ah, enfin, un film non politique. Ça fait du bien.  De Benoît Jacquot, j'ai de bons souvenirs et des mauvais. Son SADE est une catastrophe nucléaire, un film complètement théorique et désincarné, sans aucun souffle. LE SEPTIÈME CIEL dans mon (vague) souvenir, ce n’est pas trop mal. Et j'ai un très bon souvenir de PAS DE SCANDALE. Le bonhomme, ancien assistant de Duras (MMMMmmmmmm... Faudra que je vous fasse un article sur Duras cinéaste quand même, un de ces quatre matins !) est, j'en suis persuadé, tout à fait capable, et la sortie de son film dans l'anonymat le plus certain est une bonne nouvelle inattendue donc, et je me précipite patiemment.
Jacquot choisit un dispositif léger : captation brute du son (quitte à jouer avec, ensuite), image en 16 mm et donc fourmillante et granuleuse à souhait, décors bruts de décoffrage. On suit de près la déambulation spleenesque de Le Besco, son vague à l'âme existentiel de comédienne. Alors oui, dit comme ça, ça ne donne pas envie...
Et pourtant, le film accroche drôlement en entame. Pas d'introduction (en apparence, malheureusement), on démarre dans le vif du sujet avec un montage d'une bonne minute (ou moins, d'ailleurs) très télescopé, rentre-dedans et assez dis-narratif, absolument magnifique. Superbe. Malpoli. Bien, quoi. On revient dans l'appartement de la mère, le rythme se calme. La comédienne, Bérangère Bonvoisin, y va à fond, ça sent l'expérience théâtrale (bien sûr, je n'en sais rien en fait). Le ton n'est pas naturaliste et utilise, à moins que ça ne soit feint, les accidents de tournage ou l'improvisation sur un thème. Suit une errance plus attendue avec un joli recadrage wock-haine-wol (sur le café). Puis scène de chambre où il ne se passe rien et désespérément en plans gros ou rapprochés horribles. Et sans vouloir dire du mal, on est bien obligé de dire que c'est encore dans cette intro qu'on retrouve les qualités et défauts du film. C’est certain, la première minute du film, très déconstruite (mais linéaire) a placé la barre haut, avec un sacré sens du rythme et de la malice. Mais de plus en plus, et surtout dans la partie indienne d'ailleurs (qui s'ouvre sur un long plan fixe de rue qui se finit joliment de manière absurde), la mise en scène se régularise jusqu'à ne plus faire que suivre Le Besco de dos sur son flanc droit, métaphore induite par le scénario et qui, en quittant le papier pour devenir chose filmée, est plus que maladroite. En l'imposant de la sorte, Jacquot, très naïvement, renonce à sa mise en scène, puisqu'elle devient largement induite par cette métaphore, donc, qui consiste à mettre en image une idée du texte (la mère de Le Besco ayant été abordée par son amant indien par un murmure à l'oreille droite, donc Jacquot filme comme en épiant, de derrière l'épaule droite de sa comédienne ! C'est très naïf et très mal joué, stratégiquement ; d'autant plus, péché double, que l'anecdote est rapportée dans le dialogue, et donc par le texte). C'est là le bât qui blesse du film : là où l'intro nous promettait des fulgurances, du style et de l'intuition, c'est Scénario et son camarade Intention qui prennent le dessus très vite. Symbolique insistante, là aussi naïve (les bouteilles d'eau), contexte signifiant à outrance (le théâtre, la vie, la pureté vs. le cinéma, la prostitution, le fric facile, la souillure du sexe), et atmosphère d'ultra-moderne solitude un peu gênante, d'autant plus que Jacquot semble charger la barque encore plus, et quelquefois avec humour (avec humour ?), comme par exemple dans le choix de la ville de Pont-à-mousson, hi-hi, lol lol...Naïveté ? Humour ? En tout cas, le projet n'est pas spécialement désinvolte et donne paradoxalement, malgré le décorum hénaurme de l'Inde la plus indiennisante, l'impression d'une simple captation et d'un travail théâtral des comédiens. Le dispositif du film devient théorique. Comme chez Scorsese la semaine dernière (j'y reviendrai), on sent le metteur en scène prisonnier de son histoire (ici le dispositif, les métaphores légères, le non-dit/pas-dit/pas-là) et de ses comédiens. On devine ici et là des intentions. Et c'est bien là le souci : deviner le symbole, deviner la métaphore, deviner l'intention de jeu. L'INTOUCHABLE respire plus par son projet de pré-production que par le travail in situ (c'est-à-dire à Paris, sur la table de montage) du montage son et image. Le collage ne fonctionne jamais par lui-même finalement. La photo et le cadre n'étant, en plus, pas du tout beaux (même dans une esthétique de l'impropre), pas grand chose ne se passe dans ce film de clinique. [Que ceux qui ne connaissent pas Jacquot n'en reste pas forcément là ; le bonhomme m'a laissé dans d'autres de ses films l'impression de faire des cadres et de la photo tout à fait superbes !]
Cette impression est renforcée par le propos, plus ou moins sous-jacent. La petite coupure impromptue du dernier plan (toujours chic quand on fait de l’art et essai, cf. KEANE de Lodge Kerrigan récemment), et toute la mise en place de réseaux d'idées autour du social (argent, bourgeoisisme, sexe utile avec Barbé, etc.). Le théâtre de la vie, vie du théâtre aussi. La romantisation du comédien. Le théâtre lieu du réel. Argent et pouvoir de l'argent... Etc. Beaucoup de réseaux d'idées dont on craint qu'il ne se mettent trop en place, et dont Jacquot finalement ne fait quasiment rien (ne norme pas en tout cas), ce qu'on finirait presque (et seulement presque) par regretter, tant le film semble finalement froid, pour ne pas dire, de manière beaucoup plus violente, vide. Non pas plein de vacuité (même si l'expérience devient par moment borderline de ce point de vue), mais sans cinéma-ité du cinéma, comme on dit bananaité de la banane. Ça n'a pas tellement de goût. Où est le montage ? Où sont les bagages ? Où sont les voyageurs ? Pourquoi l'introduction qui, du coup, fait penser à ces morceaux de musique pop qui développent de superbes ambiances industrielles et bruitistes pendant trente secondes avant de sombrer dans le pire calogero-salvadorisme, le plus gnangnan (ici, c'est plus digne quand même). Le film semble drôlement raté, presque caricatural. Benoît Jacquot, j'en suis sûr, sait que les cinémas de Duras ou de Jarman, pour prendre un exemple opposé et baroque, sont des cinémas de fulgurance, et non pas de scénario ou d'intentions... Vraiment dommage, car cette intro est sublime. [Ainsi que le plan noir avec un sample de Bowie ! Pourquoi c'est pas comme ça tout le temps ?!?]

[J’ai refusé de prendre le dossier de presse et de lire noir sur blanc les intentions qui, j'en suis sûr, sont très différentes, à tous les coups, de celles qui semblent plus ou moins hanter le film mollement. Je suis sûr que toutes ces intentions n'y sont pas, dans ce film. Ce dossier de presse doit être douloureux pour un focalien sensible comme moi.]


J'enchaîne, c'était prévu, avec, à la séance suivante, MADAME IRMA de Didier Bourdon et Yves Fajnberg (420 copies). Ce n’est pas le même style !
Didier Bourdon travaille à la World Company, et gagne une montagne de fric avec ce poste de super-cadre. La pédégère américaine de cette multinationale décide de fermer la branche parisienne du groupe, branche jugée trop peu rentable. Voilà Bourdon licencié à 45 ans. De peur de perdre sa femme, très jeune et plus jolie que lui, si j'ose dire, il ne se résout pas à lui dire la vérité, et déclare qu'il est nommé à Londres. En fait, il erre dans les rues de Paris et alentours, sans but, et sans savoir quoi faire. Son train de vie étant élevé, la situation est des plus préoccupantes. Et sa femme, elle, ne change rien à ses habitudes grandes-bourgeoises et dépensières ! Bourdon a un déclic lorsqu'il entre dans la caravane d'une voyante ignoble (très belle scène, dialogue au cordeau, voilà la France Messieurs dames ! Bravo Bourdon !). Il décide de se lancer dans le bizness, et loue une caravane, se renseigne sur les techniques de voyance, et décide de se grimer en femme pour plus de crédibilité. Très vite, sa caravane devient une des voyances les plus courues de Paris.
Quel dommage ! Quel dommage que ce film soit si nul dans sa mise en scène, même pas mécanique et toujours laborieuse. Encore une fois, je peux, à regret, dégainer ma formule, de plus en plus véridique : "un épisode de JOSÉPHINE ANGE-GARDIEN est mieux mis en scène que ça". Donc, la réalisation relève de la catastrophe constante : photo lavasse et dégueu, échelle de plans nihiliste, pas d'axes, champs/contrechamps à n'en plus finir, son laid et imprécis, direction artistique fadasse au possible. Rien ne fonctionne.
Et c'est plutôt dommage, car il y a un effort d'écriture. De temps en temps, un film français rationalise son écriture de film de genre, pour tendre vers une écriture "à l'américaine", (ce qui n'empêche nullement la franchouillardise des thèmes d'ailleurs), et ici c'est le cas. MADAME IRMA est une comédie de quiproquo, qui n'exclut pas le gag mais ne se fonde pas directement dessus. La charge sociale, bien moins poujadiste que prévu (pas du tout, même), est plutôt réjouissante, mais s'ouvre en introduction sur une série de gags-factures par sous-titre très choquante, car tout à fait indécente sur le plan social justement. C'est quand même une claque dans la gueule du spectateur, d'entrée de jeu. Et ça rit jaune dans la salle, je vous assure, où le public ne se remet pas encore du prix du ticket de cinéma pour voir ce film ! Beaucoup de choses fonctionnent : la femme et les enfants sont antipathiques, l'ex-femme (Claire Nadeau,  très bon choix) est formidable, etc. Ce n’est pas facile.
Dans les parties les plus segmentées (les consultations) il y a des choses très drôles. Malheureusement, dans la deuxième moitié du film, Bourdon et Fajnberg se prennent les pieds dans le tapis. En délaissant le contenu social ou en le simplifiant par l'amplification de contrepoint illustratif (influence grandissante du bistrot par exemple, pour un résultat maigre et attendu quelquefois), le duo privilégie l'intrigue sentimentale/fil rouge, et inverse malheureusement l'ordre des priorités. Incapable de faire deux choses à la fois, le film peine à redevenir comique (il n'aurait jamais dû cesser de l'être), redonde par endroits. Le défilé de la résolution devient alors drôlement laborieux. Le rythme, déjà léger, se fane en un claquement de doigt. Sur ce point (l'inversion de la priorité), le film n'a pas suivi la méthode américaine justement. Et il y avait de quoi faire dans le rapport doux/acide avec le sujet (car pour une fois dans un film français, le sujet, la voyance ici, n'a pas été méprisé ou moqué lourdement avec des sabots en titane, mais bien au contraire montré sous un jour plus ambigu et donc plus intéressant). L'indécence des trains de vie, quand le film sort en pleine campagne débilisante pour la présidence de notre beau pays, est assez joyeusement montrée dans le film... là où dans la vie réelle, elle est sujet-tabou ! Voilà qui aurait pu faire mouche... Quand la mise en scène atteindra le minimoume syndical, voilà qui sera fort agréable, à condition de résister, et je sais que ça doit être dur, aux desiderata de la production qui empêchent souvent les comédies de sortir (un peu) de leur moule et de prendre leur envol. Ici, cette sentimentalisation gnangnan du film est contre-productive et même contre-nature, car elle empêche justement le but recherché en empêchant le film d'être tendre, et en le rendant seulement normé et insipide.


Joyeusement Vôtre,


Dr Devo.

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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /Déc /2006 10:47

Publié dans : Corpus Filmi
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Commentaires

C'est quoi l'affaire Brazil/Besson?


En deux mots ou un lien internet, Docteur, pas la peine de gacher du temps  à ça


 

Commentaire n°1 posté par Le repassant le 07/12/2006 à 15h36

Je suis content de vous lire sur Intouchable... Jacquot bénéficie d'une sorte d'étrange indulgence de la part de la "Critique" qui m'épate toujours... Pourtant, voici plusieurs film que Jacquot n'a plus rien à dire. A tout de suite, déjà, était catastrophique, mais il me semble effectivement qu'avec Intouchable, Jacquot est au plus bas de son cinéma.


J'ajoute à ce que vous dites (je vous rejoins sur tout, la photo et le carne ternes -- Carolien Champetier refait le coup gris d'Un Couple parfait, en encore plus insipide -- le montage qui ne produit rien... et cette "régularisation" progressive d'une mise en scène qui fait mine qu'elle va tenter des trucs pour en faire rester dans le néant) que j'ai eu le sentiment que le seul projet de Jacquot, c'était de trouver le moyen de dénuder Le Besco. Ce qui,d'une part, n'a rien de neuf (quelle actrice a autant montré ses -- splendides au demeurant -- formes ces dernières années?) et, d'autre part, n'amène rien au film. La scène dans le salon de massage est d'un gratuité telle qu'on se demande si elle ne relève pas juste d'un fantasme de Jacquot (il y a sa voix en off, d'ailleurs, au même moment, si je ne me trompe pas...)...


Enfin c'est bizarre... Personnellement, je pense que Jacquot devrait arrêter de croire qu'il peut tourner sans scénario. L'expérience a prouvé ces dernières années que ce n'était pas son truc. Septième ciel était très écrit (merci Beaujour) et ça permettait à Jacquot de se concentrer sur sa mise en scène sans abattre de la théorie narrative (ou anti-narrative, comme on veut) qui ne passionne que lui.

Commentaire n°2 posté par Guillaume Massart le 07/12/2006 à 15h36
je suis d'accord à 99%, cher Guillaume. En fait je crois que le probleme de Jacquot c'est qu'il veut faire trop narratif, et qu'il n'a pas confaicne en ses films...
Sinon, à l'époque de JEANNE D'ARC je crois la revue BRAZIL (revue absorbé et vendue desormais dans la revue musicale CROSSROADS et composé de membres honorables de l'ancienne equipe starfix entre autre) avait vritiqué vivement le film qu'il trouvait nul. Besson leur a fait un procés en disant que l'article etait mensonger et injurieux, donc diffamatoire (ne correspondant pas à la réalité du film),e t qu'il avait nuit à la carrière du film. En attaquant Brazil besson voulait en quelque sorteque les journalistes aient des comteps à rendre. Grooso modo voilà l'affaire...

Dr devo
Commentaire n°3 posté par Dr Devo le 07/12/2006 à 18h45
On voit très bien que BJ ne croit pas lui-même à son histoire prétexte, en revanche, son obsession de filmer des "jeunes femmes en devenir", ça il y croit, et en ce moment, c'est Isild le Besco après Judith Godrèche etc... Le passage aux Indes, il joue à la poupée... Ce que j'aimerais bien revoir, ce sont ses films d'avant... avec Dominique Sanda comme "Corps et biens", attendons le dvd...
Commentaire n°4 posté par Vierasouto le 08/12/2006 à 01h59

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