SCANDALE! NORMAN B., PAS DROGUÉ, CINÉPHILE, LISAIT MATIÈRE FOCALE EN CACHETTE DE SA MÈRE: il la découpe à coups de machette et la met au congelo!

Publié le par Norman Bates

 

[Photo : "La Gloire de mon Père/ Le Château de ma Mère" par Norman Bates]

Amis Hagiographes, bonjour ! Les festivités d'anniversaire sont ouvertes ! Pusique je vous ai invités hier et la semaine dernière à vous exprimer, voici le premier article généreusement écrit par un lecteur assidu de Matière Focale, qui répond au doux patronyme de Norman Bates ! Excusez du peu... Norman est en lien dans la rubrique adéquate dans la colonne de droite. Sur son site, on trouve de très beaux articles, axés, mais pas seulement, sur le cinéma de genre. Je vous encourage à aller y jeter un oeil... Et je remercie Norman d'ouvrir courageusement le feu...

Dr Devo.

 

 


Bon anniversaire !


Puisque la parole est aux lecteurs, je m'en empare : ce sera l'occasion de lever un toast virtuel, le petit doigt en l'air, à la réussite de Matière Focale. Cela fait donc deux ans que des esprits éclairés ont décidé de passer à l'action, de dénoncer la médiocrité ambiante du Cinéma, tout en dénichant les plus beaux joyaux. Pour ma part, cela fait tout juste six mois que j'ai découvert, par le plus grand des hasards, cet îlot de résistance, véritable réserve focale. Cette découverte, je m'en souviens encore : j'errais plus ou moins sans but dans un dédale de blogs se voulant "underground", à contre-courant de la critique parisienne, des chiffres, du box-office... Au final, ce que je voyais, c'était des résumés de scénarios suivis de quelques phrases d'insultes ou de considérations politiques sur les sujet abordés par le film. En fait, ils en venaient à défendre les mêmes points de vue que les "grands" critiques, c'est-à-dire des sentiments personnels sur la dialectique (au sens du dialogue, de la discussion) et un refus total d'aborder la technique, et plus important, la signification qu'elle dégageait. Difficile de trouver son compte quand on est admirateur d'Argento et que le cinéma fantastique est soit méprisé, soit encensé par des adolescents en pleine crise de SAW.

Et puis voilà que je tombe sur une créature dissonante, un cri, un commentaire de Bernard RAPP, un vilain petit canard qui osait parler d’échelle de plans, de photo, de montage : de la mise en scène, quoi. Trouver son bonheur partout, mais jamais au même endroit, quelle belle perspective ! D'abord rebuté par l'apparence, puis intéressé par les films abordés et enfin subjugué par la plume d'un Docteur es-cinéma, je m'usais la rétine à déchiffrer la prose gris sur gris d'une foultitude de personnages emblématiques aux doux noms de Anne Archy, Le Marquis, Bill Yeuleuze, Mr Mort ou Le Sheriff. Quelle ne fut pas ma joie de voir qu'un Carpenter était traité comme un Straub, qu'un article sur Bob l'éponge ou MAC ET MOI côtoyait Eastwood en short et Claude Chabrol en pyjama ! Seulement voilà, j'avais déjà commencé à commettre un blog sur mes goûts cinéphiliques et fus confronté à un grave dilemme : continuer à animer cette tentative Viêt-Cong d'approche du 7ème ART ou attendre bien sagement l’article Focalien du matin. Inconscient, j’optais pour la première solution, sans me douter une seule seconde que des membres de l'IRA iraient jusqu'à me menacer pour avoir écrit que Ken Loach est l'Arlette Laguiliers du téléfilm ou que l'on me reprocherait de détester les films de Jan Kounen. Seulement voilà, j'ai continué, allant même jusqu'à parler de films (non-)interprétés par des sportifs. Tout cela est bien peu, mais contribue je l'espère au même but que Matière Focale, c'est-à-dire à la propagation de la bonne nouvelle, la première depuis 2000 ans : il y a de l'art accessible à tous, pour pas cher, et sous vos yeux. [La deuxième, c'est que même mort, Bernard RAPP écrit des commentaires salvateurs.] Tant qu'il y a de la résistance, il y a de l'espoir : tant que vous êtes là et que vous continuez à lire, on pourra continuer de voir du Cinéma. Il semble même qu'il y ait une justice, ce weekend est diffusé un film sur John Carpenter, signe que l'anniversaire de MF n'est pas passé inaperçu.


Je finis mon verre, je retourne m’occuper de Mère, vous m’excuserez de ne pas rester pour le dessert. Gros bisous à tous.

Norman Bates

PS : Je lève mon verre à Homer Simpson, 17 ans aujourd’hui ! 

 

 

[photo : "Pink Paradise" (d'après le film WASSUP ROCKERS de Larry Clark) par Norman Bates]
 

Publié dans Courrier des Lecteurs

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Tchoulkatourine 20/12/2006 21:56

Ouf, nous voilà rassurés, à un moment j'ai pris peur vu l'étendue de la plantation de navets.  Avec cette liste, il y a matière à un palmarès Tanaka tous les mois !

Dr Devo 20/12/2006 14:02

Non, cher Guillaume, c'est plus prosaique que ça et beaucoup plus underground...

Dr Devo

Guillaume Massart 20/12/2006 00:50

Hum... alors, faisons comme les professionnels et épluchons ensemble les Cahiers de tournage du moment...
http://www.ifdiffusion.com/P48Tournage571version2_BD.pdf
hum... mouais, je sèche... Dites-nous, Doc, est-il au moins dans cette liste, qu'on puisse rêver (deux secondes) ?

Dr Devo 19/12/2006 22:42

C'est bien mieux que Spielberg....
Dr Devo

Norman bates 19/12/2006 18:54

Je savais bien que Spielberg était au courant de l'anniversaire de MF !