(Photo : "Seul sur la plage abandonnée" par Dr Devo)


Les choses sont peu à peu devenues très compliquées avec la trilogie des morts-vivants de George Romero. Pour commencer, il ne s'agit désormais plus d'une trilogie, puisque Romero sort cet été un quatrième volet, LAND OF THE DEAD. Mais lorsqu'aux suites officieuses succèdent les remakes, lesquels connaissent leurs suites respectives, il devient difficile de s'y retrouver. On fait le point, ça m'amuse, et j'aime énormément ces films, qui touchent un nerf chez moi.

En 1968 sort LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, premier long-métrage de Romero. C’est un film extrêmement important à divers points de vue. Romero a bouleversé le cinéma fantastique en brisant les règles du genre. L’héroïne annoncée sombre dans la catatonie, dont elle ne se réveillera que trop tard. Les explications au réveil des morts sont laissées au panier, abandonnant les personnages aux conjectures, à l’incompréhension, au désarroi, à la terreur pure. Loin des conventions de leurs prédécesseurs, les zombies de Romero n’ont aucune identité définie, aucun dessein d’outre-tombe. Et ils sont cannibales – un choc total en 1968. Le dénouement est d’une noirceur insondable. Le fantastique ne s’en remettra jamais totalement, et va évoluer dans les années 70 vers l’épouvante pure, et bien sûr vers le cinéma gore. Mais le film original surprend aussi par son réalisme. Ce réalisme ne tient pas tant à la mise en scène (à l'esthétique parfois proche d'épisodes de CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR – voir la scène de la boîte à musique), qu’à son propos symbolique, peinture en noir d’une Amérique repliée sur elle-même, raciste, lâche et dénuée de cohésion sociale. Romero n’a pas pour rien confié le rôle principal à un acteur noir (Ferrara se souviendra de la première apparition de Duane Jones pour son BODY SNATCHERS : la brutalité du surgissement dans le plan d'un homme noir implique, par réflexe, l'idée d'une agression), et entame avec ce film une carrière très personnelle dans le fantastique, qui ne se détachera jamais totalement d’un point de vue critique et sans illusion sur les Etats-Unis et sur notre civilisation en général. Si vous souhaitez vous le procurer en DVD, évitez à tout prix l'édition "du 30e anniversaire" proposée en France par l'éditeur Elephant : son inaudible, version colorisée hideuse, quant aux suppléments, ils ne concernent que le remake de 1990.

Car remake il y a. Cliché : le remake est un exercice vain, risqué et rarement justifié – surtout au vu des résultats obtenus. Sous l’égide de George Romero, Tom Savini se lance dans la réalisation d’une nouvelle version du film en 1990. La justification en est claire, et à tout prendre assez acceptable : Romero a décidé de produire une nouvelle version de son film simplement parce qu’il en a perdu les droits d’exploitation, et qu’il lui était pénible de voir l’argent que rapporte le film chaque année (diffusions TV, rétrospectives, exploitation vidéo) lui passer sous le nez sans qu’il touche même de quoi se payer une bière. Sachant les difficultés qu’éprouve Romero à monter ses projets dans le circuit indépendant, ça se comprend, et il aurait eu tort de se priver de son seul droit : l’exclusivité du titre du film. Cette exclusivité avait d'ailleurs été l'objet d'un procès contre Dan O’Bannon pour LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS (RETURN OF THE LIVING DEAD). Non pas que le film de Dan O'Bannon relève vraiment du plagiat : c'est une belle réussite qui, bien loin d'occulter la référence à Romero, la mettait en valeur d'une façon inattendue et assez cocasse). Mais Romero souhaitait garder le contrôle de la franchise. Résultat du procès : le terme "living dead" (NIGHT OF THE LIVING DEAD) lui échappe, mais le terme "the dead" (DAY OF THE DEAD, LAND OF THE DEAD) lui appartient légalement. Mais revenons brièvement à ce remake, d’autant plus que la nouvelle version a de la valeur. Ne sombrant à aucun moment dans la parodie, Tom Savini livre un film assez bien mis en scène, qui suit la trame de l’original au plus près pour mieux surprendre son spectateur en détournant de façon inattendue telle ou telle séquence mythique de l’original. La conclusion notamment bifurque vers des éléments déconcertants hérités des films ultérieurs de la trilogie de Romero. Un gros bémol cependant pour la musique du film, souvent détestable. Si cet opus est moins gore que les précédents (mode de production oblige), il reste tout aussi sombre, et vaut vraiment le coup d’œil.

En 1978, s’associant à Dario Argento pour mettre en scène une suite tardive de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, Romero a réalisé avec ZOMBIE un classique incontournable du fantastique des années 70, et l’un de ses meilleurs films. Je suis toujours surpris en lisant ici ou là des critiques du film qui, bien qu’élogieuses, passent totalement à côté du propos en décrivant ZOMBIE comme une forme de western de l’horreur, comme un film absolument pas effrayant mais prodigieusement distrayant et jouissif. Constat fréquent mais à mes yeux incompréhensible. Si le récit est mené à un train d’enfer, le ton en est pourtant noir et très inconfortable. Certes, on voit à l’œuvre des milices exterminant les cadavres ambulants dans une ambiance de kermesse ; des pillards jouer avec les morts, rire en les mutilant ; même les personnages principaux, des déserteurs repliés dans un supermarché, semblent par moments prendre du plaisir à nettoyer les lieux des ghoules qui les hantent. Mais Romero insère ces séquences dans un contexte qui n’en dissimule jamais les enjeux réels : les zombies ont été des êtres humains, et la fièvre exterminatrice s’essouffle au fur et à mesure que leurs rangs s’élargissent. Les quatre déserteurs (excellents interprètes) ont fui un état de siège à leurs yeux vain et désespéré pour s’en construire un autre, identique, quelques kilomètres plus loin. La situation dans le supermarché a les atours d’une planque confortable au sein de laquelle ils peuvent se laisser aller à l’ivresse de pouvoir consommer, de posséder, mais cette illusion d’oasis de paix se fissure peu à peu : l'angoisse, mise entre parenthèses, est toujours là; l’ennui s’installe, les relations se dérèglent, et l’irruption des pillards n’est pas la cause de l’invasion spectaculaire qui s’ensuit, elle n’en est que le déclencheur : l'un des déserteurs, contre l'avis de ses camarades, décide de défendre son territoire et ses possessions dans un élan bien américain qui aura des conséquences désastreuses. Le film s’achève comme il a commencé, de façon extrêmement abrupte. Sans introduction, sans dénouement, dans un mouvement d’espérance trop certainement illusoire. Excellent, mais diablement inconfortable. Ici, il faut souligner que ZOMBIE existe en trois versions distinctes : la version américaine montée par George Romero (DAWN OF THE DEAD), un director's cut plus récent présentant un métrage sensiblement plus long, et la version européenne montée par Dario Argento avec l'apport de la musique des Goblin, réputée être la plus réussie.

Devant le succès commercial énorme que rencontre le film, les italiens ne se priveront pas de poursuivre la saga en solo en produisant dès 1979 ZOMBI II (L'ENFER DES ZOMBIES), premier film de la période gore de Lucio Fulci, période passionnante dont L'ENFER DES ZOMBIES, plus linéaire, n'est d'ailleurs pas le meilleur opus (on lui préfèrera de très loin FRAYEURS ou L'AU-DELA). Plus tard, en perdition, Fulci essaiera de boucler un ZOMBI III (terminé par Bruno Mattei) pas aussi mauvais qu'on a bien voulu le dire, mais définitivement bis. C'est ZOMBIE que remake le tout récent L'ARMEE DES MORTS de Zach Snyder (2004) : un film de très bonne tenue, mais qui par comparaison paraît bien terre à terre et ne sort pas du cadre (par ailleurs respectable) du film de divertissement - la charge massive contre la société de consommation, contre le conformisme forcené des masses, a ici totalement disparue. Un bon remake qui n'efface pas l'original des mémoires, ne lui arrive pas à la cheville mais, en soi, fonctionne gentiment (avec surtout un excellent générique de fin). Attention : on annonce déjà un L'ARMEE DES MORTS II qui sera donc la suite du remake. L'histoire ne dit pas encore s'il s'agira aussi du remake de la suite, à savoir LE JOUR DES MORTS-VIVANTS... à moins que les américains ne prennent en considération le ZOMBI II de Lucio Fulci - ce qui serait peut-être assez compliqué, car il existe déjà un ZOMBI III.

En 1985, Romero sort son troisième volet, LE JOUR DES MORTS-VIVANTS, donc. En revoyant cet excellent film de Romero, on réalise à quel point le cinéma d’épouvante était permissif à cette époque. On réalise aussi à quel point les excès gore du film ont contribué à défaire la carrière du cinéaste. Tel quel, LE JOUR DES MORTS-VIVANTS, intelligent, courageux, original, émouvant, n’a pas pu être distribué en salles aux Etats-Unis en dehors des circuits pornographiques, et jamais depuis Romero n’a livré d’œuvres aussi audacieuses. Les séquences gore font partie du film, et d’une certaine façon elles contribuent efficacement au dénouement, comme dans ZOMBIE. La partie est perdue pour le genre humain, la mort reprend ses droits, dans toute son horreur. Le récit est un instant en stand-by, et les touches d’humour noir de cette partie du film ne désamorcent en rien le malaise. Romero achève ici, pour les vingt années à venir du moins, sa future ex-trilogie des morts-vivants, série d’une cohérence exemplaire. Dans LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, le phénomène surgissait dans un coin de campagne, isolé, inexpliqué. Les forces de l’ordre semblaient reprendre le dessus au terme du récit. L’essentiel du film consistait à instaurer un huis-clos symbolique en diable, un survival sans espoir, d’une noirceur indicible. Dans ZOMBIE, le phénomène avait explosé, la civilisation était en crise, la résistance contre les légions de morts ne parvenait pas à s’organiser de façon efficace. Un groupe de déserteurs fuyait le chaos, et investissait un supermarché, pour s’y oublier le temps qu’une bande de pilleurs vienne les déloger en force. Fin ouverte, abrupte comme l’était l’ouverture. LE JOUR DES MORTS-VIVANTS nous dépeint notre monde après l’apocalypse. Les villes sont mortes, les radios sont muettes. Il n’y a plus rien. Quelques survivants, scientifiques et militaires, subsistent dans un laboratoire sous-terrain, et s’entredéchirent alors que le sens de leurs missions respectives s’évanouit peu à peu. Ici, les personnages principaux ne fuient pas, ils décident de faire face à la crise, et s’ils ne parviennent pas à maîtriser le chaos, le film s’achève néanmoins sur une note d’espoir et d’apaisement. Comme les opus précédents, le propos est extrêmement riche et pertinent, l’interprétation est excellente, la mise en scène abrupte et réfléchie. Pas d’héroïsme à tort et à travers, pas d’instrumentalisation de la peur, la situation est ce qu’elle est, et les personnages luttent avant tout avec leur désarroi. Impressionnant.
Et comme ses deux grands frères, LE JOUR DES MORTS-VIVANTS a à son tour été l'objet d'un remake isolé, pour l'instant inédit, qui s'annonce moins "grand public" que L'ARMEE DES MORTS, mais l'histoire ne nous dit pas encore si le film sera distribué en salles, en vidéo ou distribué tout court... D'ici à ce qu'il soit l'objet d'une suite ?

Pendant ce temps-là, la série des RETOURS DES MORTS-VIVANTS continue son petit bonhomme de chemin, et tout le monde s'en fout. Mais personne ne se fout de LAND OF THE DEAD, qui nous arrive tranquillement sur le coin du nez, avec Asia Argento, Dennis Hopper et Ving Rhames... Romero profite du succès renaissant du film de morts-vivants en salles pour revenir derrière la caméra après cinq ans de silence radio (rien depuis son sous-estimé BRUISER); il nous dira encore que c'est un galop de complaisance pour pouvoir tourner un autre projet lui tenant à coeur. Mais s'il paraît toujours embarrassé à l'idée d'être réduit à ses zombies, George Romero doit bien admettre que c'est aussi les films en question font preuve d'une énergie et d'une personnalité uniques, restées inégalées. Mais une personnalité que l'on retrouve aussi, c'est vrai et il faut le souligner, dans des films moins populaires comme MARTIN ou SEASON OF THE WITCH.


Le Marquis.

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Jeudi 23 juin 2005

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Commentaires

Salut Dr

Un site comme je les aime, qui parle avec passion et érudition du cinéma. Je reviendrais régulièrement, et éplucherais les archives.

Bonne continuation
commentaire n° : 1 posté par : Lo-Ren (site web) le: 23/06/2005 13:03:01
Marquis, quel article formidaaaable !
Je me suis un peu fait couper l'herbe sous le pied, parce que j'ai vu plein de films de zombies ces derniers temps, et j'aurais du en parler sur mon blog plus tôt (ça m'apprendra à être aussi feignant). Je vais essayer de m'y atteler ce week-end (et tant qu'à faire, revoir LA NUIT... que je n'ai pas encore revu pour l'occasion).
J'aurais dit que l'esthétique de LA NUIT... se rapproche plus de LA QUATRIEME DIMENSION, surtout en début de film où on s'attend presque à voir surgir Rod Serling de derrière une tombe, que de CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR (la série avait-elle franchi l'Atlantique dans les années 60 ?).
ZOMBIE, je n'en ai vu que la version DVD sortie récemment : il s'agit donc de la version européenne de Argento, avec la musique de Goblin (excellente par ailleurs, et qui participe grandement à l'ambiance du film). Mais le générique indique que le montage est de Romero. Donc, je m'interroge, quelle version ai-je vu ? Et comment peut-on voir la version américaine ?
commentaire n° : 2 posté par : Monsieur Cre (site web) le: 23/06/2005 16:02:04
Si tu as vu le film en zone 2, tu as bien vu la version supervisée par Argento. Ceci dit, les crédits du générique sont ceux de la version de Romero (d'où le titre DAWN OF THE DEAD, qui est celui de la version américaine). Argento n'est crédité pour le montage que dans le vieux générique européen (où le titre "ZOMBIE" emplissait l'écran), le générique qu'on trouvait d'ailleurs sur les K7 éditées par René Château (dans des copies qui, par contre, évacuaient les crédits du générique de fin pour les remplacer par un écran noir un peu mesquin).Les deux versions sont assez faciles à identifier, car la musique du film monté par Romero a une BO différente, avec quelques extraits de celle des Goblin, mais aussi avec la musique du générique d'ouverture de SACRE GRAAL (!). Pour voir la version américaine, il faut se reporter aux éditions anglo-saxonnes du film, dont un coffret qui propose les trois montages différents (mais la version de Romero est aussi vendue à l'unité pour un prix abordable).
CHAPEAU MELON était effectivement déjà diffusé aux USA en 1968 (cette année-là, l'embauche de la canadienne Linda Thorson dans le rôle de Tara King avait déjà fait grincer des dents à ceux qui accusaient la production de vouloir américaniser la série - commentaires injustes pour la pauvre Linda, que j'apprécie beaucoup). La séquence de la fuite de Judith O'Dea après l'accident de voiture, l'exploration de la maison déserte et cette fixation sur la boîte à musique m'évoquent irrésistiblement les séquences d'intro d'AVENGERS, mais c'est vrai qu'il y a un peu de LA QUATRIEME DIMENSION dans cette ouverture.
Merci pour vos commentaires en tout cas; je guette ton article avec impatience, Mr Cre !
commentaire n° : 3 posté par : Le Marquis le: 23/06/2005 18:27:46
J'ai la BO en 33 tours. Ca intéresse quelqu'un ?
Le maquilleur apparaît bien dans le film, c'est Tom Savini non ?
commentaire n° : 4 posté par : abadidon (site web) le: 23/06/2005 19:46:42
Sympa cet article (j'ignorais que Romero avait galèré à ce point).

Il est clair que ces films restent complètement mésestimés du grand public et de la critique (mais est-ce un mal finalement ?). Peu de personnes perçoivent la charge critique contenue dans les films de zombies, pour la trilogie du moins, le reste misant sur le spectacle gore, à l'image du crade et poilant Zombie 3 (ha lala, la séquence des mains sortant du ventre d'une femme enceinte pour transformer le visage d'une victime en pizza...trop beau).

Vive les zombies !!!
commentaire n° : 5 posté par : SOLYNK (site web) le: 23/06/2005 20:18:48
C'est bien Tom Savini qu'on aperçoit dans ZOMBIE, il a également fait une apparition dans CREEPSHOW.
Romero a pas mal galéré : INCIDENTS DE PARCOURS a été remonté (avec une conclusion rajoutée que Romero désavoue complètement), LA PART DES TENEBRES est resté dans le tiroir du producteur pendant une éternité avant de sortir en salles de façon expéditive dans ce que Romero considère comme une copie de travail. Et la plupart de ses films depuis LE JOUR DES MORTS-VIVANTS, n'ont rencontré aucun succès - quand ils ont été distribués. Romero a préféré garder son indépendance, mais le revers de la situation est que la majorité de ses projets n'ont pas pu se concrétiser. Il souhaitait faire un nouveau film de morts-vivants depuis des plombes, c'est uniquement parce que le genre est redevenu à la mode que ce projet a pu prendre forme. LAND OF THE DEAD est mine de rien un petit événement, et j'espère qu'il lui donnera la possibilité d'enchaîner sur d'autres projets...
commentaire n° : 6 posté par : Le Marquis le: 23/06/2005 21:59:50
Message spécial pour le Dr Devo, concernant la conclusion du JOUR DES MORTS-VIVANTS :
Tu m'avais dit ne pas être d'accord avec moi sur mon interprétation de la scène finale du film en question, dans laquelle tu voyais une illusion dissimulant un dénouement nettement plus pessimiste, à cause de l'ellipse montrant Lori Cardile saisie par des mains de défunts animés alors qu'elle s'apprêtait à entrer dans l'hélicoptère.
J'y ai réfléchi, et je ne suis toujours pas d'accord avec toi, mais je sais pourquoi - ça m'est revenu. Il y a effectivement cette ellipse, et Lori se réveille brutalement pour découvrir qu'ils ont atterri sur une île déserte paisible (mais s'ils avaient vu L'ENFER DES ZOMBIES, ils seraient peut-être moins tranquilles). Mais un élément rentre en contradiction avec ton analyse : cette ellipse fait écho à l'ouverture du film, qui démarrait sur une séquence de cauchemar de l'héroïne au cours de laquelle elle était également saisie par ces mains traversant le mur (très, très belle séquence d'ouverture au passage). A plusieurs reprises, elle fait de tels rêves dans le film, des rêves qui débutent toujours de façon réaliste, s'achèvent sur un plan choquant avant un retour à une réalité guère plus réjouissante. Il me semble que les dernières minutes de la fuite des personnages vers l'hélicoptère sont plutôt associées à l'un de ces cauchemars, et que le réveil débouche cette fois sur une forme d'apaisement (mais s'ils avaient vu Koh-Lanta, ils seraient peut-être moins tranquilles). La gradation des conclusions pour les trois films n'en serait d'ailleurs que plus logique, après la fin ultra-pessimiste de LA NUIT... et la fin ouverte de ZOMBIE... Voilà!
commentaire n° : 7 posté par : Le Marquis le: 23/06/2005 23:15:28
Article passionant surtout que je compte m'intéresser sous peu au mythique Romero (avant la sortie du prochain quoi).
Par contre j'ai pas été foutu de dégager l'ordre de visionnage logique de ses films, je suis un peu perdu et je sais pas trop par quel bout commencer.
Autre chose : ils sont tous disponibles en DVD ?
commentaire n° : 8 posté par : Isaac Allendo (site web) le: 24/06/2005 00:24:36
Voici l'ordre/
La Nuit des Morts-Vivants.
Zombie.
Le Jour des Morts vivants.
Voilà pour la trilogie "de base" de romero. Apres s'il te reste du temps, y'a les remakes! Bons films!


Dr Devo.
commentaire n° : 9 posté par : Dr Devo (site web) le: 24/06/2005 08:36:15
C'est le bon tiercé - ils étaient abordés dans l'ordre chronologique dans l'article. Et ils sont tous disponibles en DVD, tous d'ailleurs pour des sommes modiques. Evite juste l'édition DVD signalée dans l'article pour la NUIT..., c'est une arnaque.
commentaire n° : 10 posté par : Le Marquis le: 24/06/2005 12:00:32
Ok pour l'ordre chronologique, avec les histoires de remake j'étais un peu perdu. Merci.
commentaire n° : 11 posté par : Isaac Allendo (site web) le: 24/06/2005 17:14:34
Voilà quelque chose qui devrait en intéresser quelques uns; je retranscrit ici un échange que vous pouvez également consulter là :
http://www.liberaux.org/index.php?showtopic=18029&st=20&p=85290&#entry85290
Vous allez voir, c'est très rafraichissant :

LEGION : ça me rappel une critique de la triologie des zombies de Roméro que j'ai lu ya quelque jour, le même genre de prose immonde, paranoïaque et délirante.

FOUMI : Y'avait des messages subliminaux anti-français dans zombie ??? Si tu retrouves la critique, je suis très intéressé.
*Fan de gore-plastique oblige* :D

LEGION : Non là l'auteur avait aimé les films, justement parce qu'il y voyait une ode à l'US-bashing, sans compter des mensonges volontaires juste pour en rajouter une couche, genre "Romero n’a pas pour rien confié le rôle principal à un acteur noir" > crétin, Roméro a choisi cet acteur parce que c'était le meilleur qu'il avait sous la main, pas parce qu'il était noir ; Ou bien encore "on voit à l’œuvre des milices exterminant les cadavres ambulants" > et les milices c'est MAL, sauf qu'en fait de milices, il s'agit de la police, de l'armée et du SWAT...
L'article est là : http://matiere.focale.over-blog.com/article-497064.html
Mais bon ça ne me fait même pas rire, cet article est vraiment puant de racisme anti américain (amusez-vous à remplacer toutes les références aux américains par des références aux juifs, genre, pour voir).

FOURMI : Toutes ses considérations anti-américaines me semblent un peu abusées et bien subjectives de toute façon. Mais de la à dire qu'il n'y a aucune critique de la société américaine dans les romero, rien qu'à voir : le passage de "bonheur éphémère" dans Zombie, où tout va bien, on a piqué pleins de trucs au magasin, et les zombies nous embetent plus trop."

LEGION : J'ai pas dit ça non plus, mais cette critique sur interprête complètement le truc. Qaudn Roméro fait un film de zombies, c'est avant tout et quoi qu'on en dise pour faire un film de zombies. La "critique de la société américaine" (quoi que ça puisse bien vouloir dire), c'est juste un bonus.



LE MARQUIS : Bonjour. Je suis l'auteur de l'article consacré à la trilogie des morts-vivants de George Romero et je viens de tomber sur votre échange. Je suis ravi d'apprendre que mon article est "immonde, paranoïaque et délirant".
Mais j'aimerais bien savoir en quoi j'y exprimerais mon soi-disant racisme anti-américain surtout dans la mesure où c'est une position qui n'est absolument pas la mienne. Il faudrait être sourd, con et aveugle pour ne pas voir dans ces films la critique - féroce - de la société dans laquelle évolue le cinéaste, et cette société, il se trouve que c'est celle des Etats-Unis. Romero peut avoir, d'une façon plus générale, un regard sombre jeté sur l'humanité dans son ensemble. Mais les éléments moteurs des 3 films de la trilogie reposent bien sur ce que le cinéaste pense des USA. Romero a toujours fait la filiation entre LA NUIT DES MORTS-VIVANTS et un film sorti au même moment, EASY RIDER, de Dennis Hopper; deux films profondément contestataires pensés et tournés en pleine guerre du Vietnam soit dit en passant.
Par ailleurs, vous croyez VRAIMENT que Duane Jones n'a eu le rôle que pour ses qualités d'acteur ? Attention, je le trouve excellent dans LA NUIT..., mais c'était son tout premier rôle (il n'a d'ailleurs pas fait grand-chose par la suite) et c'était tout simplement la première fois aux Etats-Unis (http://www.imdb.com/name/nm0427977/bio) qu'un premier rôle était confié à un acteur noir dans un film de genre, et la première fois qu'un acteur noir décrochait un rôle qui n'avait pas été écrit pour être interprété par un noir. Que le personnage du père de famille, en plus de pencher vers l'autarcie la plus radicale, soit ouvertement raciste ne vous met pas la puce à l'oreille ? De la même façon, l'ouverture de ZOMBIE et l'assaut des forces armées contre un immeuble "tenu" par des musulmans, la compassion du personnage de Ken Foree pour les musulmans en question ne vous fait donc pas réfléchir ? A moins, bien sûr, que Romero n'ait embauché 60 acteurs noirs, portoricains et nord-africains uniquement pour leurs talents d'acteurs.
Les milices, tiens, parlons-en : c'est la police, le SWAT et l'armée. Oui, excellente idée, faisons totalement abstraction du fait que la société telle que nous la connaissons a complètement volé en éclats dans l'univers dépeint par Romero, efforçons nous de ne pas remarquer que les membres qui composent cette "police" sont des amateurs, excités comme des mômes, pétrifiés de trouille, dont quelques uns préfèrent se tirer une balle quand ils découvrent l'ampleur de ce à quoi ils sont confrontés, pendant que les autres en profitent pour régler leurs comptes (comme abattre froidement un noir - à moins que le figurant ait été extraordinairement performant lors du casting, bien sûr) ou pour s'adonner au pillage. Elle est belle, votre "police" qui organise des kermesses, accroche des morts aux arbres pour faire des jeux de tirs.
Votre dernier commentaire, "la critique de la société américaine, c'est juste un bonus, c'est juste un film de zombie" donne tristement raison aux studios qui produisent un remake de ZOMBIE en l'expurgeant - de A à Z - de tout esprit contestataire pour en faire un "zombie flick" comme ils disent, bien rythmé, bien fun, bien innofensif, bien conformiste - et je dis ça en ayant pourtant pris du plaisir à L'ARMEE DES MORTS, mais très franchement, c'est sans commune mesure...
Ce qui me met le plus en colère ici, ce n'est pas tant de me faire traiter de raciste ou d'anti-américanisme primaire (c'est faux, je le sais et ça me suffit), c'est surtout de voir des réactions aussi primaires et apathiques, et je me demande vers où on marche avec des mentalités pareilles : REVEILLEZ-VOUS !!!!
commentaire n° : 12 posté par : Le Marquis le: 17/07/2005 14:32:37
Ah le con ! Tu aurais du lui conseiller d'aller lire les forums sur des films avec des acteurs noirs pour qu'il vérifie lui même à quel point les acteurs de couleur, à part la poignée de mégastars et encore!, sont mal accepté - et qu'il voit la masse de coms racistes et nationalistes gerbeux qu'on peut y lire, pas forcément majoritaires (et le racisme n'est pas naturalisé US) mais foutrement ultraprésents quand même.
D'accord avec toi marquis, c'est triste, mais pour moi c'est surtout triste parce que ce n'est pas de l'hypocrise ou du déni, ce mec et plein d'autres surement ne voit plus rien, ne comprend plus rien et ne s'en rend même pas compte. Si les morts reveniaent sur terre, ça ne se passerait pas autrement que dans ZOMBIE vu l'apathie ambiante.Ben merde alors!
Excellent blog au passage : bravo! :)
commentaire n° : 13 posté par : Marco le: 17/07/2005 14:56:46
je parle des forums imdb, je précise
commentaire n° : 14 posté par : Marco le: 17/07/2005 14:58:01
Effectivement, j'ai déjà constaté de vilaines dérives sur les forums de l'Imdb, la connerie est partout, qu'est-ce que tu veux...
commentaire n° : 15 posté par : Le Marquis le: 17/07/2005 16:32:50
Il y en a encore, je vous en remets ?


LEGION : Et top ! C'est un nouveau record ! L'individu concerné débarque seulement 14 heures et 5 minutes après que l'on ai posté un lien direct vers son site (on matte ses referer tous les jours, hum ?), je soupçonnais que ça arriverais, mais pas aussi vite, j'aurais du parier tiens !

"Par ailleurs, vous croyez VRAIMENT que Duane Jones n'a eu le rôle que pour ses qualités d'acteur ?"

LEGION : Je ne crois rien, c'est Roméro lui-même qui le dit dans un reportage réalisé par des étudiants pendant le tournage de Zombie. A peu de choses près il dit : "Tous les acteurs étaient des amis à nous, et il se trouve que Duane était celui qui jouait le mieux. Le script n'était pas écrit avec un personnage noir, et j'ai décidé de ne pas le modifier après avoir donner le rôle à Duane". Donc en réalité la question du racisme n'est pas abordée du tout dans Night Of...

[LE MARQUIS : bien sûr. Le documentaire de Roy Frumkes sur le tournage de ZOMBIE élude totalement l'arrière plan social du film. Je l'ai trouvé personnellement d'un intérêt très limité (en dehors des extraits de tournage) et d'un ton, ma foi, très... estudiantin !]

LEGION : Sinon, vous avez déjà vu une milice ? Vous savez à quoi ça ressemble ? Ça ne vous étonne pas de voir une milice avec des uniformes policier et miltaires, arriver dans des voitures de police et des camions limitaires, disposer de l'équipement spécialisé nécessaire pour faire un assaut par le toit ?
[LE MARQUIS : les milices, euh... ça ne ressemble pas comme deux gouttes d'eau à ce qu'on observe dans LA NUIT DES MORTS-VIVANTS ?]

LEGION : Les jeunes recrues paniques ? Les mecs pêtent les plombs ? Mettez-vous à leur place, les flics sont pas des machines (en fait, la plupart du temps, un flic est un homme normal qui a le droit de porter un flingue contre la promesse de ne pas être méchant). Même entrainer, je voudrait bien vous y voir à trucider des zombies pendants des semaines, voir tout vos collègues mourir un par un. Ah, mais peut être employez vous le mot "milice" dans son véritable sens, à savoir : [s'ensuit un extrait de l'encyclopédie du légionnaire dont le vous dispense car c'est un peu long!] Et non dans le sens qu'on lui prête avec le sous entendu "les milices c'est maaaal" :

LE MARQUIS : ben, si tu veux, les milices qui tirent à vue avant d'aller voir ce sur quoi ils ont tiré, le personnage de Duane Jones doit quand même trouver ça assez maaaal quand il se prend une balle dans la tête.

TAISEI YOKUSANKAI : Dire qu'il voulait juste faire une film de zombie, c'est quand même court. Romero lui même a dit dans des interviews qu'il était motivé par la colère et que le premier avait obtenu son statu légendraire parce que justement ce qui était intéressant n'était pas que c'était un film de zombie, mais bien ce qu'il y avait derrière.
sa critique quand au remake est d'ailleurs que c'était juste un film de zombie, que les raisons qui l'avait fait réalisé le premier avaient disparues du film.
Quant au choix d'acteur, je ne pense pas non plus que le choix d'un noir comme rôle principal -et seul personnage normal, intelligent- ait été innocent, surtout en 1968.
En ce qui concerne le texte du marquis, pas de commentaire, je ne l'ai pas lu.

LE MARQUIS : Désolé, mais je suis juste intervenant sur ce blog, je n'en suis pas le gérant et je n'ai donc pas accès aux stats - mais on m'a invité à venir vous lire !
Je ne rentrerai pas dans le débat, qui ne m'intéresse pas du tout - si vous ne voulez voir chez Romero que de bons gros films d'horreur à la BRAIN DEAD, c'est votre droit. On ne mentionnera donc pas les réactions racistes et parfois agressives (heureusement minoritaires) de la presse US à l'époque de la sortie du film, on fera aussi semblant de ne pas remarquer qu'un acteur noir compte parmi les personnages principaux dans TOUS les films de la série, c'est certainement un hasard, on oubliera aussi que Duane Jones n'était en aucun cas un proche de Romero (c'était un acteur de théâtre qui est par la suite devenu enseignant et avoue lui même n'avoir vu aucun film du cinéaste par la suite)... En 1968, (comme je l'ai lu ci-dessus, content de voir que certains ont les yeux ouverts) croyez moi sur parole, un acteur noir en tête de casting, c'était loin d'être banal. Dans sa première apparition, Duane Jones surgit très brutalement dans le plan et son entrée en scène joue habilement du préjugé des spectateurs de l'époque, qui assimilent pendant quelques instants ce surgissement à une agression - je crois que ces préjugés ont d'ailleurs la vie dure, et Abel Ferrara s'en souviendra en rendant hommage à cette scène dans BODY SNATCHERS (avec l'apparition du personnage de Forrest Whitaker).
Michael Moore est-il anti-américain ? Croyez vous vraiment que les Etats-Unis forment une société solidaire en pleine cohésion, que personne en son sein ne se sent en droit de mettre à mal ?
Je vous invite à voir le (superbe) documentaire THE AMERICAN NIGHTMARE, qui fait un parallèle très éloquent entre le film de genre américain de 1968 à 1978 (via les films de Romero, Cronenberg, Tobe Hooper, Wes Craven) et la situation politique et sociale de l'époque, chaotique à un point qu'on semble avoir totalement oublié aujourd'hui. Le documentaire est américain, et parle du cinéma américain, le fait de le savoir vous empêchera peut-être d'y voir du racisme et d'y réfléchir un bon coup. Vous le trouverez sur l'édition 2 DVD de JEEPERS CREEPERS chez Wild Side Video.

---------------------------

Tiens, c'est une bonne idée, ça : je vais faire un article sur AMERICAN NIGHTMARE !
commentaire n° : 16 posté par : Le Marquis le: 17/07/2005 17:39:30
Suite et fin ?

THOMAS : Moi non plus [je n'ai pas lu l'article] par contre sur ce débat jusqu'ici je suis convaincu par Le Marquis.

LE MARQUIS : Et bien, je vous invite à cliquer sur le lien placé quelques commentaires plus haut et à venir juger sur pièce l'article incriminé. Vous y trouverez une clarification des différentes "branches" de la série (suites, remakes, suites de remakes, remakes de suites) ainsi qu'un commentaire sur les films de Romero, que j'aime énormément.
Surtout, j'aimerais vraiment que vous puissiez aller vérifier en quoi mon article peut bien paraître anti-américain, dans la mesure où je ne fais que relever des éléments thématiques présents au coeur même du récit de chaque film - sans jamais en rajouter une couche personnelle pour torpiller les USA, dans la mesure où je ne suis pas plus raciste à l'égard des américains que je ne le suis à l'égard des français, des péruviens ou des basques !
Les critiques formulées ici sont quand même plus que virulentes (puisque je suis un "crétin" à la "prose immonde, paranoïaque et délirante" truffée de "mensonges"), et honnêtement je ne comprends pas une réaction pareille. Injurier les autres, vous trouvez que c'est un bon moyen pour prendre le dessus du débat, vous ? Heureusement que je ne choisis pas de répondre sur le même ton, on aurait pas fini...
commentaire n° : 17 posté par : Le Marquis le: 17/07/2005 22:34:39
Absolument pas adepte des films gore/de zombies/d'horreur/d'épouvante (quoique pas hostile au genre non plus, juste non initiée), je suis tombée par hasard sur cet article, que j'ai trouvé très intérressant et bien écrit.
Pas sûre de devenir une fervente adepte pour autant, mais ça donne au moins envie de voir la mythique trilogie de Romero, et surtout le documentaire que tu cites, "American nightmare", dont le sujet s'annonce passionnant.
Alors, à quand l'article promis sur ce docu, Marquis ?

Par ailleurs, je suis aussi depuis quelque temps curieuse de découvrir l'oeuvre de Dario Argento -depuis que j'ai découvert celle de sa fille, en fait. Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir un père psychotique, comme dirait l'autre...
J'ai vu en faisant une rapide recherche sur ton blog que tu le cites régulièrement. Suggestion : pourquoi ne pas écrire un article synthétique sur le bonhomme et son oeuvre en général ? Oui, je sais, la suggestion est facile, la critique est difficile.
Dites-moi au moins, Marquis et les autres : les films de Dario Argento, c'est facile à trouver ? Et surtout, par quoi je commence ?

Merci d'avance.
commentaire n° : 18 posté par : Sahel le: 20/07/2005 13:09:54
Ouhlalalala! Vaste question Sahel!
Je te donne quelques conseils et Le marquis te donnera les siens.
On trouve les Dario Argento assez facilement en dvd, mais d'occasion tres souvent (priceminister par exemple.
Ne commence pas par "le chat à neuf queues", sympathique, mais plus faible.
Porte-toi dans un premier temps peut-etre sur les premiers (l'oiseau au plumage de crystal, et la triolgie SUSPIRIA, TENEBRES et INFERNO.
Autre possibilité: continues avec Asia Argento! Et prend le beau "syndrome stendhal". . Bah le hasard c'est bien aussi. Moi je vote pour la methide du hasard... en evitant "le chat..." et en gardant le sublimissime "sang des innocents" pour plus tard. (ce dernier film est vendu en ce moment 1 euros chez planet saturn et dans certains supermarchés!

Oui oui le hasard est une bonne méthode.

Si Marquis ou Bernard RAPP passent par là, ils te donneront un autre itinéraire tout aussi intéressant (et surement plus construit!).

Quand tu en as vu un envoie une carte postal de ton voyage à mon adresse email (voir rubrique liens) et tiens nous au courant.


Dr Devo.
commentaire n° : 19 posté par : Dr devo (site web) le: 20/07/2005 13:48:39
Bonjour Mlle Sahel,

Je conseillerais sans doute au néophite de commencer par Ténèbre, qui est sans doute l'un des tous meilleurs en même temps que représentatif : ultra-stylisé, violent et baroque, un film policier dont la trame narrative contient des moments d'échappée, de pure poésie complètement époustouflants dûs à la seule mise en scène.
commentaire n° : 20 posté par : Bernard RAPP le: 20/07/2005 14:13:16
Je n'aurais qu'un mot: Merci Bernard!


Dr devo.
commentaire n° : 21 posté par : Dr devo (site web) le: 20/07/2005 14:34:43
Pfff entre un Dr DEVO négationniste et un Marquis raciste il faut bien se rendre à l'évidence, il est bien plus facile de détruire que de construire.
Je pense que TOUS LES CONS sont les morts-vivants de notre réalité contemporaine. Je crois que je vais en dégommer quelques-uns moi. "Tueur de cons" un beau métier non? (je prépare déjà ma plaque...)
commentaire n° : 22 posté par : proctoman le: 20/07/2005 15:44:58
Tu ne crois pas si bien dire, Proctoman, pour Romero, les morts-vivants, c'est nous!
Merci pour ton commentaire, Sahel. Ta réaction à cet article est intéressante, d'autant plus que le documentaire (article aujourd'hui probablement) laisse intervenir une femme qui avoue avoir eu sensiblement la même position que toi - et la même démarche.
La plupart des films d'Argento sont faciles à trouver et en général bon marché. En ce qui me concerne, je ne te conseillerais plutôt de commencer par LES FRISSONS DE L'ANGOISSE (Wild Side Video) ou SUSPIRIA (TF1 Video), et d'enchaîner sur PHENOMENA (toujours chez TF1), ce tryptique me paraissant particulièrement représentatif des différentes facettes du talent du cinéaste. L'idéal à mon sens aurait été d'attaquer directement par INFERNO, mais le film n'est toujours pas édité en DVD en France.
Un article sur la carrière d'Argento, pourquoi pas ? Mais il risque d'être très long ! En attendant, tu peux consulter ici l'article consacré à CARD PLAYER, son tout dernier film.
commentaire n° : 23 posté par : Le Marquis le: 20/07/2005 16:07:12
L'article sur AMERICAN NIGHTMARE ne sera publié que demain : c'est du boulot ! Mais demain : sans faute !
commentaire n° : 24 posté par : Le Marquis le: 20/07/2005 23:06:23
Tiens, voilà encore le marquis qui fait son cake.
commentaire n° : 25 posté par : freest bobbie le: 23/07/2005 11:01:13
Ce qui veut dire ? ...
commentaire n° : 26 posté par : Le Marquis le: 23/07/2005 14:49:20
Tiens, freest bobbie, pour toi : comme ça, tu pourras le faire toi-même !

Cake à l’orange

Ingrédients :
3 oeufs
180 g de farine
1/2 sachet de levure chimique
160 g de beurre ramolli
160 g de scure
1 sachet de sucre vanillé
1 cuil. à soupe de sucre glace
1 orange non traitée

Fouettez le beurre avec le sucre et incorporez les oeufs un après l’autre en attendant que le mélange soit homogène avant d’ajouter l’oeuf suivant
Incorporer ensuite le zeste et le jus de l’orange puis la farine et la levure tamisées
Beurrez et farinez un moule à cake et versez-y la pâte
Cuire la cake à 180° C pendant 50 minutes
Laisser refroidir et saupoudrer de sucre glace avant de servir
commentaire n° : 27 posté par : Emma Darcy le: 23/07/2005 15:09:54

Vu ce jour au rayon Nouveautés DVD de mon supermarché, un LE JOUR DES MORTS-VIVANTS 2, sous-titré CONTAGIUM il me semble (oui je sais c'est grotesque, et je ne suis pas sûr que ce soit le bon, mais ça ressemble) et réalisé par un couple de noms qui ne me disent absolument rien, et vendu avec en bonus l'original de Romero "enfin en version remasterisée". Serait-ce le remake dont parle le Marquis dans son article ? Et quid du remake de Steve Miner prévu pour incessament sous peu ?


 

commentaire n° : 28 posté par : Monsieur Cre (site web) le: 27/06/2007 14:33:11

Tiens, bien le bonjour Monsieur Cre !


Alors... En fait, les deux hypothèses se vérifient. Il existe effectivement cette suite au JOUR DES MORTS-VIVANTS, produite par des petits malins qui ont aussi je crois sur le feu un CREEPSHOW 3, et qui n'a semble-t-il que peu de rapports concrets avec le film de Romero. Ne l'ayant pas vue, je ne sais pas ce qu'elle vaut.


Et de son côté, c'est bien Steve Miner qui réalise un remake du JOUR DES MORTS-VIVANTS, lequel sera interprété par Mena Suvari et Ving Rhames. Curieux de confier la mise en scène du film à un tâcheron comme Steve Miner, mais bon, les ambitions du film sont certainement assez limitées, reste à savoir s'il sera ou pas distribué, et si les producteurs enchaîneront sur un remake de LAND OF THE DEAD. ... Comment ça, déjà ?


Juste histoire de compliquer un peu les choses, la série parallèle des RETOUR DES MORTS-VIVANTS vient pour sa part de se voir adjoindre les opus 4 et 5, mais l'original de Dan O'Bannon (assez savoureux dans son genre, ce que n'est jamais sa suite insupportable) n'a pas encore trouvé preneur pour un remake...


Sinon, il suffit sans doute de retenir que LE JOUR DES MORTS-VIVANTS II n'est pas la suite du remake puisqu'elle a été tournée deux ans plus tôt.

commentaire n° : 29 posté par : Le Marquis le: 27/06/2007 17:43:01

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