VISU, LE MAGAZINE DE TOUS LES REGARDS, de Benoît Forgeard (France 2006) : La Rédemption Benoît Forgeard ou Pourquoi J'ai Bien Fait de Payer ma Redevance...

Publié le par Dr Devo


[Le plateau de l'émission VISU... Photo de Nardac.]

 

 

Chers Focaliens,

Allez, continuons cet anniversaire totalement focaliste, et cette fois, c'est moi qui régale. Je vous fais, c'est bien logique, un cadeau. Un cadeau des plus sublimes : je vous offre un film, et même des films. C'est avec une joie immense que j'ai l'honneur de vous présenter LE programme télé qui va tout bouleverser ! Prenez de quoi noter... 
Dans la nuit de mardi à mercredi prochain va être diffusé sur FRANCE 2 le programme VISU (LE MAGAZINE DE TOUS LES REGARDS), à 01h40 du matin, dans le cadre de l'émission Histoires Courtes, habituellement pâle fenêtre de courts-métrages abominables de la chaîne publique. Oui, oui, tout cela est vrai, sauf que là, avec VISU..., France 2 propose enfin et sans doute pour la dernière fois un programme sublime, bouleversant, drôle et avant-gardiste de toute beauté. Pour clôturer l'année 2006, la chaîne payée par nos impôts diffuse enfin un programme digne de ce nom. Et comble du comble, on peut le dire sans rougir : c'est l'émission la plus focale qui existe, car VISU a été co-conçu par des focaliens (c'est-à-dire que des proches de la rédaction de Matière Focale ont activement participé à la réalisation, à l'écriture et à l'interprétation de ce programme), et je dirais même plus, on n'a jamais vu une telle émisession, de fait, aussi parce qu'il y a là-dedans tout ce qu'on essaie de défendre ici toute l'année, on n'a jamais vu un programme aussi focalien. Et voilà, chère lectrice, mon cadeau pour toi en cette fin d'année ! Une émission de télé rien que pour toi ! Qui d'autre, quel autre site offre autant de chose à son lecteur ?

[Après tout, c'était à mon tour de donner... Je me permets de préciser que pour ma part, je n'ai aucunement participé à cette émission, ce qui fait que je vais pouvoir en parler en toute sérénité.]


On avait déjà parlé de Benoît Forgeard sur ce site. L'émission VISU, c'est lui. Dans le numéro spécial Hors-Série de la REVUE DU CINÉMA que j'ai co-écrit tout seul avec Invisible, le Marquis, Michel Moisan et Bernard RAPP (bref, une vraie revue dans ton kiosque 100% focaliennne, au moins en ce qui concerne ce numéro spécial ; il n'y a que le l'horrible couverture et l'édito que nous n'avons pas faits !), nous faisions tous un constat très dur sur le cinéma français. Mais malgré tout, le numéro est organisé autour d'une perspective d'avenir (comme dirait Stève André, voir plus bas). En effet, nous vous proposions une liste de trois noms, celle des meilleurs réalisateurs français de 2009 ! Ce sont des jeunes réalisateurs, déjà chevronnés, mais encore inconnus de tous et (plutôt) ignorés par la profession. Néanmoins, leurs travaux actuels sont parmi ce qui, à mes yeux, se fait de plus audacieux en France. Non pas qu'ils résument à eux trois toute la créativité française en matière de cinéma, n'exagérons pas, mais disons simplement qu'ils sont à la pointe, et que demain, si la Justice est de ce Monde (ce qui est très certainement le cas), ils seront au top du top. Les idoles de demain de tout focalien qui se respecte. Nous allons dans les prochains jours parler beaucoup de ces trois réalisateurs. Mais pour l'heure, intéressons-nous au premier d'entre eux : Benoît Forgeard, donc.


[Jeanne, la harpiste du plateau et la caution culturelle du magazine de cinéma VISU... Photo par Nardac.]


Forgeard a livré à France 2 avec ce VISU..., une émission de deux heures clés en main. Car VISU est une émission à part entière dans laquelle seront présentés des courts-métrages (et un moyen) de Benoît Forgeard. Loin de faire défiler les films les uns à la suite des autres, Forgeard a écrit une vrai-fausse émission pour les présenter. Cette émission, c'est VISU, et c'est aussi un film à part entière. Et Forgeard, en mettant en scène cette vraie fausse émission, fait la tête au carré au service public, au cinéma, et au monde de l'Art en général ! VISU se veut donc être une fiction et une compilation des films de Forgeard. VISU se présente comme une émission de cinéma de service public. Elle est présentée par un singulier animateur : Michel Moisan, ici dans son propre rôle, qui aurait aussi bien pu présenter la météo, Vidéogag ou le 20 heures (il aurait préféré sans doute !). Mais le voilà coincé à présenter une émission de cinéma à une heure pas possible de la nuit. [Ici, la fiction rejoint la réalité, puisque France 2 programme VISU... à 1h40 ! Vous comprenez bien, dès lors, toute la perspective et la mise en abîme violente et acide du concept de Forgeard.] L'émission, puisqu'il s'agit de cinéma, parle aussi d'optique ou plutôt d'opticien. C'est le prétexte trouvé par la chaîne pour sponsoriser en loucedé l'émission de cinéma par un opticien branché de Paris ! Il y a donc trois personnes sur le plateau : le présentateur Michel Moisan, l'opticien-sponsor, qui fait aussi office, malgré son ignorance, de maître à penser en matière de cinéma (!!!!) ainsi que de critique, et accessoirement le pauvre Benoît Forgeard, ici dans son propre rôle, à savoir celui du réalisateur à qui on ne donne jamais la parole et que l'émission va humilier de manières diverses. [Lui-même, tout réalisateur qu'il soit, se couvrira de ridicule tout seul !] Entre les courts-métrages, sur le plateau, l'émission VISU est une fiction sur la télé en train de se faire, tout à fait étonnante. Je vais laisser le mystère planer, et vous laisser découvrir ces incessantes, voire indécentes, surprises... [J'ai été ému aux larmes, et pas seulement parce que c'est drôle, mais aussi parce que c'est triste à pleurer, par le spectacle de danse contemporaine sur les fromages de France ; la présence-absence de la harpiste-potiche mais sexy (on peut mettre de la musique en direct à la télé, à condition qu'elle porte des cheveux longs et un t-shirt serré et branchouille !), m'a également dérangé magnifiquement au plus haut point. Toute la partie plateau de VISU est magnifique et bondissante, pétillante de fantaisie, de violence et d'humour vitriolé. Un bémol peut-être : le début, faussement maladroit (qui le feint, disons), dessert peut-être un peu la chose. Mais bon, passées les 8 premières minutes, c'est irréprochable de A à Z. Les plus récalcitrants devront peut-être un peu ronger leur frein pendant le premier court, soit l'épisode zéro de LAÏKAPARK. Mais ensuite, c'est du petit lait, et même à une heure tardive, c'est hallucinant et vif pour tous.] Ceci étant dit, voici les courts-métrages que vous verrez dans VISU...



[Photo tirée de l'épisode 2 de LAÏKAPARK]


On retrouvera tout d’abord les deux épisodes de la série LAIKAPARK, série de 156 épisodes de 10/15 minutes. On trouve ici l’épisode 0 et 2 de ce feuilleton se déroulant sur le chantier interrompu d’un parc d’attraction ayant pour thème les animaux morts dans la conquête spatiale. Les ouvriers abandonnés par le propriétaire du parc en construction, sans doute parti avec la caisse, essaient de s’organiser, d’avoir accès à la culture, et à toutes les choses du corps, notamment la musique… Je vous avais déjà parlé de LAIKAPARK. Reportez-vous à l’éloge que j’en avais fait. Il est absolument indispensable de redécouvrir cette série qui explore les frontières douteuses et sublimes des territoires de part et d'autre de la frontière entre Marguerite Duras et Graham Chapman. C'est très beau de surcroît ce qui ne gâche rien. Plus tard dans l'émission, vous découvrirez l'épisode 2, également de très belle facture, peut-être encore meilleur, si une telle chose est possible, que le numéro zéro. Vous penserez à moi lors de la fameuse chanson de la belle Chinchilla (intitulée "Un Malheur parmi des Millions de Malheurs possibles", dans l'épisode zéro) et lors du happening photographique, grand moment d'art contemporain débilosse et déchirant pour toute la classe ouvrière ! ("Il se réapproprie mon travail" dans l'épisode 2).


[La chanteuse Chinchilla, un des moments les plus bouleversants de LAÏKAPARK épisode zéro...]

 

 


Viendra ensuite le court-métrage LA COURSE NUE, ode tragi-comique à une jeune actrice au chômage qui, pour éponger ses dettes auprès de son opérateur téléphonique (pour des raisons déchirantes que je vous laisse découvrir), se voit offrir par celui-ci un sacré boulot de communication afin de lancer un forfait inédit pour les moins de 20 ans ! Ainsi, l'héroïne, en échange d'une simple opération de marketing, verra sa dette effacée et on lui offrira même un forfait illimité vers tous les portables le dimanche de 18 heures à 23 heures. En travaillant ainsi pour rien ou presque (juste pour payer sa dette), elle perdra la liberté ou gagnera l'infini ? Vaste question qui se résoudra lors de la finale de la coupe au Stade de France ! 

 


[Affiche Officielle du film...]


Avec ce court, on comprend très vite quelles sont les thématiques récurrentes de Forgeard : la liberté par la narration et l'expression cinématographique, seule à même de délivrer, au moins pour de faux, l'homme, et même ici la femme, de l'esclavagisme que représente non pas le "travail moderne" (terme qui n'a aucune réalité), mais bien au contraire le couple diabolique, l'hydre à deux têtes "travail moderne/consommation obligatoire". En un mot comme en cent, ça fout les jetons ! La jeune héroïne a-t-elle un répit ou n'est-elle, comme un de ses homologues masculins dans un roman de Philip K. Dick (ou Kurt Vonnegut), qu'un pantin coincé dans les rouages d'une machine aux contours diffus ? Est-elle libre quand elle court ? Ce serait la moindre des choses, car sur le plan personnel également, la conclusion est bien amère : le happy-end a des allures de Von Trier sous la menace (d'un revolver absent du film d'ailleurs), d'un sacrifice paraissant beau au premier abord mais bien cruel au moins à deux niveaux si on y réfléchit (son petit copain est-il vraiment malade ? Avait-elle un autre choix que de courir ?). En tout cas, la dialectique de LA COURSE NUE de Forgeard (est-elle libre quand elle court ?) est complètement camusiennne ! [Encore une claque à la Nouvelle Vague, et surtout à ses héritiers au passage…] Notons dans ce film un très beau plan séquence découpant le champ et le contrechamps par un panotage simpliste mais très alerte, à l'affût du dialogue et des déplacements. Comme par hasard, c'est le moment de l'obligation... On note aussi les diapositives qui feront hurler de rire tout le monde, et qui feront pleurer les plus sensibles d'entre nous, non seulement, mais pas seulement, parce qu'elles sont très belles... [Et pleurer et rire en même temps est un exercice salutaire mais douloureux, comme on le verra dans quelques jours en parlant d'un des plus beaux films de cette année (bientôt dans le top 10 donc), L'OPÉRATION DE LA DERNIÈRE CHANCE (car les deux plus beaux films, sinon les trois plus beaux films de l'année, sont des courts-métrages et sont français ! C'est le monde à l'envers ! J’arrête là pour laisser un peu de suspense...]

Le retour plateau est fabuleux, mais chut.... N'en disons pas plus... En tout cas, préparez vos bières avant l'émission, car une fois démarrée, difficile de se lever et de quitter des yeux le poste à images...



 

 


[Photo extraite de LA COURSE NUE. Le lyrisme le plus déchirant

n'est jamais absent des films de Forgeard, mais il n'est jamais vraiment là où on le pense...]


Ensuite, et en conséquence juste après un retour plateau des plus foufous au cours duquel, le talent de Michel Moisan apparaît dans sa splendeur, vous découvrirez STEVE ANDRE (en fait c'est Stève André, mais je sais pas faire les E majuscules avec accent), et là accrochez-vous, ça décoiffe. C'est dans cette partie de l'émission que nous conseillons aux femmes enceintes et aux jeunes sensibles d'aller chercher une bière !

Stève André est le jeune maire d'une grande ville française. Toujours vert (35-40 ans), il fut en son temps le plus jeune député de France. Il décide un beau jour de faire une réunion municipale en direct sur internet : le résultat, c'est le court-métrage même, qui fut d'ailleurs tourné en direct ! [Forgeard est décidément complètement foufou !] Stève André veut prouver par cette opération que l'internet est le lieu citoyen par excellence. Il veut aussi faire éclater sa brillante personnalité de winner accompli, et donner une leçon de modernisme à tout le monde, tout en confiant aux concitoyens de sa ville la parole, parole qui devrait prouver au monde entier que la ville de
Stève André est vraiment la plus dynamique et la plus tolérante et la plus citoyenne du monde. Ainsi tous les acteurs associatifs sont mobilisés pour ce conseil municipal en direct ! Qu'ils soient maire, président, femme du maire (l'étrange épouse de Stève André est superbe), président de comité de quartier, responsable d'association, opposants politiques, etc., tout le monde a quelque chose à dire et va le dire. Plus citoyen, plus solidaire, tu meurs ! Soudain, l'humoriste Mouquette (une sorte de Patrick Timsit ! Sublime !) débarque. C'est lui le plus politique de tous… Et il est aussi pitoyable que les autres.
 

STEVE ANDRE est sans doute la grosse claque de ce programme. Tourné en direct, et diffusé à l'époque sur le web (confondant ainsi la réalité et la fiction), le film nous plonge dans l'horreur démocratique la plus immonde ! Tous les clichés de la politique sont analysés au peigne fin par un Forgeard en grande forme. On est tous des citoyens ! On est tous des Pépitos (je vous laisse découvrir ça) ! Et tout le monde est solidaire avec tout le monde. La ville de Stève André a juste poussé le bouchon encore plus loin, se faisant en quelque sorte la ville française la plus française intrinsèquement de tous l'hexagone. Et donc, c'est la pire, la pire engeance de démocratie participative. Les discours du film, tous positivistes car chaque citoyen est forcément un type formidable rempli de bonnes idées (ignoble mensonge !), cachent en fait l'absence de discours et de réflexion politique, et à la lisière du film, c'est la plus extrême des violences qui est bord cadre. Et rejaillit quelquefois. Comme les autres films présentés dans VISU…, STEVE ANDRE est vraiment d'une drôlerie impitoyable, méchante et intelligente. Le summum est atteint avec Mouquette, l'artiste humoriste, citoyen à mort, « citoyen dans ses couilles » serait-on tenté de dire en le parodiant. D'ailleurs, à ce propos, sachez que tous les champs de l'existence humaine sont compris dans ce film, ce qui nous vaut trois passages édifiants mais poétiquement forts : la distribution des oranges, la scène d'amour, et l'arrivée de l'homme à la chaise roulante qui va vous faire hurler de douleur et de rire.
Diffuser ce film en pleines fêtes de Noël, à ce moment précis de la campagne présidentielle (qui va être sans aucun doute d'une violence bien plus terrible que celle de 2002) est sans doute le geste le plus punk de France 2 depuis des années ! C'est exactement le bon moment pour diffuser ce film Je n'en dirai pas plus, mais je suis sûr que la diffusion de STEVE ANDRE va être à l'origine d'un débat fourni dans la rubrique « commentaires » de cet article.

Vous l'aurez deviné, même si je suis resté très évasif, la diffusion de VISU et des courts-métrages qui la composent est sans doute l'événement le plus important de la télévision depuis longtemps. Pour les cinéphiles, c'est un régal complet, sans aucune faute de goût. Il faut saluer, une fois n'est pas coutume, l'audace de la chaîne qui non seulement a permis là l'exposition d'un programme de qualité supérieure, mais aussi la découverte d'un objet bizarroïde et très hors-normes qui n'a sans doute aucun équivalent français ou international. Soyez fiers d'être français et de payer une redevance (pour une fois). Vous allez assister grâce à ces deux heures de programmes drôlissimes à un moment sublime de surréalisme, de poésie, mais aussi à la naissance, ou plutôt au coming-out, d'un grand cinéaste qui signe des films non seulement beaux, mais divinement écrits ! L'Ère Focalienne tant attendue et promise commence dans la nuit de mardi à mercredi à 1h40 sur France 2 ! Signaler cette émission est sans doute un des plus beaux cadeaux que je pouvais vous faire.
Vous êtes prévenus.

[Mon conseil pour 2007 : achetez un casque !]

Joyeux Noël !

Passionnément Vôtre,

Dr Devo

PS : Devant l'importance de cette émission, nous accorderons demain un article à Benoît Forgeard. Il s'agira d'une de ses rares interviews (par Michel Moisan, le présentateur de l'émission VISU) et d'un portrait par Invisible, focalien dévoué qui signera là son article, premier d'une longue série, sur ce site.




[Photo extraite de LAÏKAPARK épisode zéro. La chanteuse Chinchilla chante tous nos malheurs possibles.]

 

 

Publié dans Lucarnus Magica

Commenter cet article

neven 02/01/2008 03:45

Votre emission a le merite d'attirer l'attention..le peut que j'ai vue c'est ooouah!!  En attente de la suite.. le vous laisse j' vais vomir.

Guillaume Massart 07/02/2007 16:54

Tiens? Les Cahiers ont vu Visu, et apparemment apprécié (bon, ça tient sur trois lignes, hein...). Malheureusement, ils parlent pas de Stève André (ils ont arrêté avant la fin?).

Isaac Allendo 31/01/2007 15:34

En tout cas je compte bien voir ces 40 dernières minutes car pour le coup je suis curieux.(Le problème c'est que je ne sais pas comment me pointer en plein milieu sachant que je me vois mal me retapper la première partie qui m'a viscéralement révulsé).Sinon je vous envois un mail prochainement.

Guillaume Massart 29/01/2007 20:44

Ah l'entente va être compliquée. il se trouve que j'admire vraiment le jeune cinéma roumain, et ce depuis l'immense Mort de Dante Lazarescu. Dommage que vous ayez raté la deuxième partie du film, qui vaut son pesant d'or. La comparaison avec Stève André est vraiment un compliment dans ma bouche. J'étais d'ailleurs sorti du film en me disant: "on n'aura jamais rien de tel en France". J'avais tort.Comment fait-on pour la copie? Envoyez-moi un mail, qu'on gère ça.

Isaac Allendo 29/01/2007 16:09

Ah bon c'est bien la deuxième moitié de "12h08" ??Parce que moi je n'ai tenu que 45 minutes, après je suis sorti de la salle (lpremière fois que ça m'arrivait, genre de malpolitesse qu'on se permet maintenant qu'on a une carte illimitée je suppose), tellement j'ai trouvé ça lamentable et amateuriste : un plan mal cadré, mal éclairé, grisouille par scène, dans lequel on laisse les acteurs faire n'importe quoi. Vas-y que je te pose le camescope sorti du clou à l'entrée de la pièce et on verra bien ce que ça donne.Enfin je sais pas, il arrête peut-être dans la seconde moitié du film.Donc tout ça pour dire que je ne peux m'abandonner aux commentaires critiques, à cause de ma vision partielle mais je vous trouve involontairement très méchant avec Forgeard.Sinon je vous en veux pas hein, je veux bien une copie. ^^