DEAR WENDY, de Thomas Vinterberg (Danemark / France / Allemagne / Angleterre, 2005) : apologie des loosers magnifiques

Publié le par Docteur Devo

(photo: "Examen des Echantillons au Laboratoire Focalien du Dr Devo", par Dr Devo, d'après une image du film L'ANNULAIRE de Diane Bertrand)

Chers Amis,
 
Le problème avec la critique de films, outre le fait qu'il faille s'être affranchi de sa culture sans l'effacer, c'est que ça ne sert à rien. Absolument à rien. Ou presque. Alors aujourd'hui, accrochez-vous parce qu'on parle de DEAR WENDY de Thomas Vinterberg, sur un scénario de Lars Von Trier.
 
Tout ce que vous avez lu, tout ce que vous avez entendu sur DEAR WENDY est absolument faux ! Gardez cela à l'esprit. Je viens de faire un tour sur plusieurs sites internet, je viens de lire quelques critiques pros et amatrices, et c'est une catastrophe. C'est simple : quelquefois, je me demande si moi et les gens voyons le même film !
 
Ça commence, relativement, pas vraiment très bien, dans le sens où je m'aperçois en début de projection que le rôle principal est tenu par Jamie Bell, le petit gamin (à l'époque, il a grandi maintenant !) qui jouait dans l'épouvantable BILLY ELLIOTT, grand succès populaire, comme LES VISITEURS ou LE GRINCH. J'avais déjà parlé de Jamie Bell à l'occasion de L'AUTRE RIVE, film sorti cette année, dont le début était sublimissime et bouleversant, et dont le reste était absolument banal et ennuyeux. Allez, on va le dire tout de suite : en 20 secondes, on voit très bien que le petit gars qui, d'une certaine façon, n'y va pas avec le dos de la cuillère, est vraiment très bon. Si moi, je peux dire ça (l'épouvantable singe savant du film sur le gamin qui danse est formidable), est-ce qu'un critique peut dire : "Ce film, quoique écrit par Lars Von Trier que j'abjecte, est un putain de GRAND FILM SUBLIME, même si ça m'écorche la gueule de le dire, je dois bien le dire, j'ai rien compris à ces danois, c'est vraiment eux les meilleurs, je présente mes excuses à la France et à tous ceux à qui j'ai conseillé des films  français débiles dont la moitié art et essai, leur faisant ainsi dépenser inutilement 8 euros, et en mentant comme un charretier en plus, eux qui avaient déjà eu la gentillesse d'acheter mon magazine qui me fait vivre, mes excuses pour tous ces étrons sans forme ni propos, si vous saviez comme j'ai honte, je voudrais rentrer dans le ventre de ma mère tellement j'ai honte, oh mon dieu, oh mon dieu, je suis imposteur qui vole l'argent d'un autre qui pourrait (et devrait) être à ma place, ma place à moi, celui qui a dit que DOGVILLE était un film méprisant et cynique, qui a dit que la mise en scène de DANCER IN THE DARK était à chier (tout ça parce que je ne supportais pas qu'il ait mis des sons de cœur qui bat quand Deneuve dis (quel con, ce Von Trier, quel sens de l'humour et de la beauté) "Ecoute ton cœur, Selma", chose qui m'aurait bouleversé dans un John Ford ou un Leo McCarrey, j'ai envie de me pendre en pensant à tout le mal que j'ai fait, à ce job que je fais alors que je ne devrais pas (sans sang froid, comment ai-je pu accepter ce travail ?), à celui que j'en prive surtout, et à ce système auquel je recrache, et avec le sourire en plus, ce qu'il VEUT que je dise, et en gagnant mon argent comme ça, JE SUIS UNE PUTE, je ne suis plus digne de rien, laissez-moi mourir, moi qui ai dit que DEAR WENDY était un film raciste anti-américain sur la fascination de la violence, alors que non, je suis une merde et je demande pardon de ne pas avoir pu, su et dû écrire, je ne sais pas ce que ce film raconte, parce que c'est le propos, et je vous présente mille fois mes excuses, je ne recommencerai plus jamais, je serai intransigeant, juste, bon, et j'essaierai de changer la société à l'avenir..."
 
Hein ? Pourquoi un journaliste ne peut pas dire ça ? [Ou un producteur, ou un distributeur, ou un exploitant de salles, ou un Président du Jury ?]
 
Bon, ceci posé (on a commencé un peu par la fin quand même !), une de fois de plus, je dis mon désarroi typiquement focalien : dois-je ou non vous résumer le début de l’histoire du film ? Rengaine déjà entendue ici, et même régulièrement. Mais cette fois, il y a deux raisons à la chose. La première que vous connaissez, et qui est ici un classique : il faut ne pas vous en dire plus, ou ne rien vous dire du tout, afin de vous laisser vierge devant le film, et afin de vous laisser la possibilité de le découvrir, comme ce fut le cas cette fois pour moi, sans savoir du tout de quoi on allait parler et sans en avoir vu un extrait (ce qui devrait toujours être le cas d’ailleurs). Deuxième raison, plus inédite, quoique largement liée à la première : l’histoire du film est complètement bizarre. Elle semble raconter quelque chose de stylisé, certes, mais très concret, pour tout dire très narratif, A menant logiquement à B puis à C. On remarque assez vite que Vinterberg applique tellement bien la méthode, y met un tel zèle, se faisant ainsi plus royaliste que le roi, qu’on se doute qu’il y a anguille sous roche (la voix-off hyper-balisée et hyper-balisante se fissure par endroits, d’étranges ellipses finissent par envahir ce récit, et encore une fois, les éléments sont TOUS tellement fonctionnels que la narration en devient complètement anti-naturelle et, quelque part, anti-hollywoodienne). Et effectivement, les doutes sont confirmés très rapidement, une fois les principes de l’histoire sur rails, et aussi à cause du sujet très incongru, les deux en même temps, dis-je, on s’aperçoit très vite qu’on ne sait absolument pas de quoi le film parle ! Ne fuyez pas pour autant, c’est absolument délicieux, et c’est justement entre surbalisage, humour et abstraction complète (mouvement triplement paradoxal) que le film va fonctionner à fond, dans une sorte de faux aplat de naïveté (plutôt de générosité, en fait) du premier degré (c'est-à-dire, tous les niveaux du film se fondant dans un unique premier degré, processus étrange), dévoilant comme un jeu de contraintes oulipistes (c’est une analogie, pas une comparaison) un riche système de nuances, et un nombre de leviers de mise en scène impressionnant. On ne va pas vous gâcher votre plaisir, donc, et on va en dire le moins possible, et après, s’il faut analyser des points précis, on parlera un peu en langage codé pour que cela ne vous parasite pas l’esprit lors du visionnage, et pour que vous puissiez y repenser après avoir vu le film !
 
Disons que ça se passe aux USA, dans une petite ville ouvrière très modeste économiquement, où l’activité principale est l’exploitation de la mine locale. Une sorte de Ploucville (désignation non péjorative). C’est là que vit Jamie Bell, un jeune gars qui peut avoir entre 16 et 19 ans grosso modo. Pas de maman, un papa  logiquement mineur de fond, et une bonne noire que Jamie apprécie particulièrement, et à laquelle il ne peut rien refuser. Cette bonne noire, limite nounou, est, il faut le dire, une personnalité extrêmement prévenante et attachante. Le père de Jamie veut que son fils commence à travailler à la mine. Et Jamie descend tous les matins au fond du trou, mais n’arrive pas y travailler. Au bout d’une semaine, son père capitule et la gentille nounou lui trouve un job dans une supérette locale. Un soucis en moins pour le jeune homme, dont le rêve est de pouvoir améliorer le monde, chose assez peu probable dans une ville sans importance comme Ploucville où les possibilités d’avenir ne sont que des impasses.
Quelques temps après, la nounou oblige Jamie, avec sa gentillesse habituelle, à aller à l’anniversaire d’un gamin de son âge, Sebastian (un personnage qu’on a pas vu et qu’on ne verra pas). La voix-off de Jamie, omniprésente, nous informe qu’aller à cet anniversaire est une corvée, et que le Sébastian en question est un imbécile. Il décide d’aller acheter un cadeau dans un magasin de jouets un peu pourri et rempli de babioles sans valeur. Il achète à Sebastian un pistolet-jouet. L’objet lui est vendu par la timide Alison Pill, une fille de son âge qu’il ne connaît pas.
La nounou trouve le cadeau très réussi. Jamie décide qu’il ne faut donc pas l’offrir, puisque Sebastian est un idiot. Il décide alors de lui offrir un vieux bouquin, LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY, qu’il avait acheté  chez un bouquiniste. Ça tombe bien, il manque les 20 dernières pages ! Parfait pour cet idiot de Sebastian.
De cette banale anecdote, une étrange épopée va voir le jour. La vie de Jamie va changer radicalement, grâce à la création d’un club, nommé les Dandys, dans lequel il enrôle trois autres loosers de son âge, sans perspectives et sans avenir : Alison Pill, la timide vendeuse, Michael Angarano, garçon au mieux simplet et sans doute même légèrement attardé (il a un tic extrêmement drôle et touchant que je vous laisse découvrir), et Chris Owen, qui ne se déplace que difficilement sur des béquilles, qui a des prothèses à la place des jambes, et qui se fait régulièrement rosser par les autres jeunes de la ville. Les Dandys décident d’aménager les sous-sols de l’ancienne mine maintenant abandonnée, pour en faire une seconde maison commune, un repère rien qu’à eux, bercé par les mélodies du groupe THE ZOMBIES.
 
On entre dans DEAR WENDY comme dans une sorte de chronique automnale de la fin de l’enfance, puis vers une espèce de film de college avec des jeunes gens qui n’iront jamais au lycée ni à la fac ! Et petit à petit, tout se fissure. La voix-off, omniprésente, n’est pas si balisante que ça, et bien souvent, nous perd ou fait des ellipses inopportunes. À mesure que le club des dandys se formalise avec sa drôle de logique, non pas absurde mais paradoxale, on comprend… qu’on ne comprend pas. Et petit à petit, les nuances changent, et le sujet devient absurde, ou plutôt, on constate qu’il est dévié constamment par des interventions « deus ex machina » des auteurs. Notamment la proposition de Bill Pullman, ou encore le déroulement de la mission finale. Tout devient curieusement étrange. Le film semble ironique et critique, mais en même non, pas vraiment, c’est aussi naïf, généreux et romantique. En tout cas, l’histoire semble raconter un truc, puis un autre, puis un autre, et finalement on est perdu, se dit-on. Et pour cause… Le film ne raconte pas complètement, pas vraiment, ce qu’il est en train de raconter. Et, il se pourrait très bien que le véritable sujet du film soit la création artistique. Je vous laisse juges. En tout cas, dégageons tout de suite la « vision anti-américaine » de nos deux danois Vinterberg et Von Trier. Le film ne se passe évidemment pas aux Etats-Unis, mais « chez nous en Amérique », expression que nous connaissons bien sur ce site. C’est une Amérique d’inspiration américaine, mais définitivement vue de notre Amérique, de quand on était petit, notre Amérique rêvée et caricaturale.
Cette piste mène à une autre. Von Trier et Vinterberg signent avec ce film, et très clairement, le film le plus hollywoodien de l’histoire du cinéma. Rien n’est inutile (malgré l’aspect complètement faisandé du film), tout sera utilisé. La moindre « charactérisation » des personnages, le moindre symbole, la moindre métaphore dans le filet. Chaque élément répond à un autre, et aura son utilité dans l’histoire. Mais pour autant, et c’est là que naît le relief, le schéma aristotélicien, loi incontournable d’Hollywood est broyé et réduit en miettes. Décalage donc entre cette surpuissance du symbolique (qui fait que les auteurs sont plus hollywoodiens que les hollywoodiens, plus royalistes que les rois et plus respectueux du schéma, en un sens), et cette trahison dans les faits. Le film est entre deux. Si DEAR WENDY devenait un film culte, enfin un film à succès, ce qui est strictement impossible, ce serait le dernier film hollywoodien. [Parce qu’on ne pourra faire plus extrême et plus juste métaphore que ce dialogue du film : « Nous ne dirons plus tuer, ce mot est interdit. Nous dirons faire l’amour… ».]
Décalage, perte de l’histoire, intervention arbitraire des Dieux de l’écriture, vision européenne de l’Amérique, mais aussi générosité des idéaux par-dessus tout, de l’amour esquissé, et une métaphore inacceptable parmi plein de situations très malpolies, avec tous ces ingrédients, dis-je, on a aussi un film très drôle mais, à mon avis, jamais cynique. D’ailleurs, la séquence finale n’est pas ironique. C’est un mouvement de création et de liberté absurde bien sûr, mais sincère.  Ces jeunes ont un jardin minuscule, mais c’est leur jardin. Et au final, la livraison du « paquet » (langage codé pour vous laisser la surprise), l’objet de la quête quoi, est absurde et surréaliste. Quelques imbéciles y verront du cynisme, mais il n’en est rien. Il fallait être bien naïf (pour ne pas dire plus) pour penser que cette histoire n’était pas symbolique, pour la prendre (seulement) au pied de la lettre. Oui, tout ça pour ça ! Oui, c’est comme ça et ça ne se discute pas. Oui, c’est un mouvement de création, et oui, la Société sera changée, car une création doit changer le monde. 
 
Apologie de la violence, charge anti-américaine, remake du CERCLE DES POETES DISPARUS, etc., toutes ces théories lues dans la presse professionnelle sont désarmantes de bêtise. On est pas obligé de lire le film comme je le fais, mais être si « 1er degré », être si obtus, et surtout être si peu sensible à l’humour (qui est dans le film, un humour généreux, très critique envers les conventions du cinéma mais jamais envers ses personnages), être si peu sensible à l’humour, c’est un grand pêché, non ?
 
La mise en scène est un peu caviardée (ce qui, pour un grand pervers comme moi, peut avoir son charme !). Le montage est pas mal. La lumière est jolie et elle place DEAR WENDY comme une variation, éloignée il est vrai mais variation quand même, de  DOGVILLE. Un DOGVILLE pour les enfants, hollywoodien au lieu d’être expérimental, un mini-DOGVILLE (cf. la tour de la mine (ex-église), le plan du quartier (ex-plan du village, etc.). La lumière est Dogvillienne.
Là où le bât blesse, malgré quelques superbes plans, c’est dans le cadre, plutôt médiocre (comment certains critiques peuvent-ils comparer ça à Sergio Leone ??????). Et encore une fois, énormément de plans rapprochés. Cela enlève beaucoup de lyrisme au film. Heureusement, il y a énormément de choses fabuleusement iconoclastes et malpolies, des choses qui ne se font pas au cinéma et qui sont à tomber par terre, foudroyantes de beauté et de poésie. Ça, et le scénario sublime, et la justesse des comédiens, et la richesse de la lecture et du propos, c’est SUBLIME. Avec un peu plus de mise en scène et du cadrage, c’était le chef-d’œuvre de l’année.
 
Bah, après tout, même s’il est un film à la générosité émouvante, DEAR WENDY est un affreux jojo complet, un gros malpoli qui pue un peu, qui pète un peu et qui sent énormément la cigarette. Et moi, j’aime quand un vent de liberté souffle dans mes cheveux, j’aime ne pas savoir ce qu’il va se passer après, et j’aime quand l’histoire cesse de se raconter pour devenir poétique. Les danois ont choisi une métaphore inacceptable, deux ou trois événements qui vont faire sortir les gens de la salle en disant : « Ce n’est pas sérieux, on ne doit pas faire ça au cinéma », ils rouspéteront en faisant claquer leur siège. Laissons-les et baignons-nous dans ce petit pré carré de verdure, surréaliste un peu, absurde beaucoup, précis souvent, et si iconoclaste. [Superbes inserts qui parcourent le film ! Quel dommage que je ne puisse vous en dire plus !]
 
Ils ne veulent pas de DEAR WENDY, OK, moi je prends. Finalement, pas la peine d’aller chercher midi à quatorze heures : ce film a été fait pour moi !
 
Au fait, tous les comédiens sont exceptionnels, merci, au revoir.
 
Dr Devo.
 
PS : Allez, encore un petit effort, Docteur.
Jamie Bell est très bon, voire impressionnant. Bravo ! Chris Owen (le fameux Sherminator de AMERICAN PIE) est aussi très surprenant en estropié. Mark Webber, deuxième leader du groupe, est très bon. J’adooooore Alison Pill, elle est sensationnelle. Et l’acteur noir, Danso Gordon, est le plus impressionnant sans doute. Ce type est né pour la comédie, et si Dieu existe, on devrait le revoir ! Rien que pour lui, le film vaut très largement le déplacement. Enfin, Bill Pullman, dans un rôle pourtant très chargé, est assez phénoménal. Les quelques spectateurs qui ont pu le voir dans IGBY, très beau film sorti au cinéma il y a deux ans dans un total anonymat (et dans lequel jouait un des frangins de Macaulay Culkin, une révélation d’ailleurs) savent que Pullman est en très grande forme. Lui qui était très bon devient, depuis deux ou trois films, un acteur extraordinaire. Si vous ne l’avez pas vu au cinéma depuis longtemps, vous allez être incroyablement surpris.
Ce film est définitivement malpoli, pêche par sa mise en scène (enfin par le cadrage et l’échelle de plans) mais reste extrêmement jouissif. Ça tombe bien, c’est la fête du cinéma dès demain ! Profitez-en et dépêchez-vous : le film se vautre intégralement, et il devrait quitter l’affiche à la vitesse de l’éclair !
 
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Publié dans Corpus Filmi

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Floria 06/07/2006 21:32

Vous avez raison, allez voir ce film, même si la virginité du regard vous fera défaut. Je suis d'accord avec Dr. Devo : peu importe le vrai sujet, sa mise en jeu est fascinante, l'équilibre du rapport des personnages entre eux est fascinant, et Thomas Vinterberg confirme, après l'envoûtant "It's all about love", une vision fascinante (mon dictionnaire des synonymes est en panne) et attachante du cinéma. Au fait, si vous ne méprisez pas d'utiliser le petit écran pour pallier aux inconvénients du grand (prix, distance, durée de programmation trop courte... ou non programmation en salle tout court!), il me semble bien que ce film passe encore ce mois-ci sur Canal+.

systool 27/06/2005 17:49

moi aussi!

Bertrand 27/06/2005 01:22

Une expérience à faire: constatant que tu parlais de ce film, je suis allé tout d'abord allé lire la revue de presse sur allociné. Puis, bravant tous les dangers, je me suis rendu sur Chronicart pour y lire leur critique compléte. Enfin je me suis retrouvé ici. C'est vrmt quelque chose que je conseille à tous ceux qui ne douteraient peut-être pas encore de l'efficacité toute relative des dits professionnels.
Bref je veux voir ce film.