SAN KU KAÏ, épisode 3 : "L'envoyée de la Terre" : dans l'espace, quelqu'un nous regarde !

Publié le par Le Marquis

Sainte Zelta, priez pour Ryu.

"Sainte Zelda, priez pour Ryu !"  par Le Marquis.


Après le traditionnel générique disco-castagnettes, nous retrouvons nos amis dérivant dans l’espace. Ryu et Siman s’entraînent à piloter les modules détachables du San Ku Kaï, pendant qu’Ayato glande à bord aux côtés de Sidéro (je répète : Sidéro). Celui-ci capte soudain un SOS émis par un vaisseau en provenance de la Terre, pourchassé par les Stressos. Le San Ku Kaï vole à la rescousse, mais le vaisseau terrien s’écrase sur Sheta.
Des simians (dont les maquillages sont encore plus rustiques que celui de Siman – ils sont donc prudemment filmés de loin) leur indiquent l’endroit où s’est écrasé le vaisseau, sur une plage non loin de là. Ils la retrouvent sans difficultés, et se retrouvent donc face à une épave si grossièrement incrustée dans l’image qu’elle renvoie à la grande époque de Télétactica et de ses formes en plastique à coller sur l’écran de la télé (même si j’ai toujours trouvé plus conceptuel de regarder l’émission en question sans le gadget).
A ce stade du récit, on sent entre Ryu et Ayato une certaine tension (qui n’est pas de nature sexuelle). Ryu, qui est déjà à la base un personnage narquois et d’une incroyable suffisance, traite son cadet en sous-fifre, et lui demande de rester faire le guet sur la plage pendant qu’il visite l’épave déserte avec Siman. Ayato boude et serre les dents, mais semble soudain en alerte. Il fonce à l’intérieur de l’épave et fait sursauter Ryu (qui a une réaction d’agacement qui frôle la distribution de paires de claques).
Ryu : « Qu’est-ce qui se passe ?
Ayato : Quelque chose ! »
Ayato semble en effet percevoir un son en provenance du ciel, que ni Ryu ni Siman ne perçoivent, ce qui amène Siman à conclure : « Ayato a une perception sidérale ! »

A n’en pas douter. Car dans l’espace, il y a des machines : les lazerolabes survolent la plage pour vérifier que le vaisseau terrien est bien amoché. Ils sont menés par Volkor en personne.
Petit rappel : Volkor, commandant des Stressos, a deux cornes sur son casque et des flèches vertes sur les pommettes. Cela permet de ne pas le confondre avec Koménor, qui lui, en plus d’avoir une petite barbichette pointue, a six cornes aux casque et des flèches rouges sur les pommettes, car il est tout de même général. Il va sans dire que Koménor est également équipé d’une cape-qui-claque, et après tout, peut-être bien qu’il a besoin de la faire claquer pour respirer ?
Pour la forme, les lazerolabes torpillent la plage avant de se retirer. Nos héros ont échappé aux tirs en se réfugiant dans l’eau de mer – une très mauvaise idée pour Siman, qui a l’air bien embarrassé par l’eau de mer qui a rempli son masque d’homme-singe…
De retour à bord du Cosmosaur, Volkor se réjouit fort de la mort des occupants du vaisseau terrien (Koménor est content), et signale au passage qu’il a aperçu les trois rebelles qu’il a laissé patauger sur la plage (Koménor n’est pas content) – mais Volkor rassure alors son général : « Ne t’inquiète pas : nous avons la Force ! » D’ailleurs, Volkor aurait tort d’avoir des remords : Furia (nue sous la douche avec Eolia, ça marche aussi pour Google ?) est sur le coup pour régler leur compte à ces résistants… Koménor et Volkor sont interrompus par la voix de Golem XIII, qui se dit très satisfait de ce 15e système solaire si riche en fibres. Koménor fait alors une suggestion à Golem XIII (suggestion dont il se mordra les doigts dans de futures aventures) : pourquoi ne pas édifier un Palais Impérial sur Analis ? Comme s’il ne relevait pas la confusion (Golem XIII est roi, pas empereur), celui-ci s’exclame : « Excellente idée ! Je m’installerai sur Analis ! Ha Ha Ha Ha Ha Ha !!! »

Mais revenons sur la planète Sheta, planète majestueuse qui regorge de kiwis. Siman en fait la cueillette pour ajouter la touche finale au pique-nique qu’il est en train de préparer pour ses comparses – dans la petite famille qu’ils forment, il faut le savoir, c’est Siman qui gère la popote. Ils sont installés en forêt, dans un chalet qui serait presque typique si un arc-en-ciel n’était pas peint en travers de sa façade. L’absence de drapeau multicolore ne nous cependant permet pas d’affirmer qu’ils se sont installés dans le Coffee Shop du coin. Ryu lance à Siman : « Bravo ! ça ne sent pas le brûlé pour une fois ! »  Si j’étais Siman, il va sans dire que j’aurais fait pipi dans la marmite sans délai, mais là n’est pas la question.
La question est celle d’Ayato, qui veut en savoir plus sur les liens mystérieux tissés entre son père décédé et Ryu : pourquoi ont-ils le même sabre rétractile, par exemple ? Mais Ryu esquive le sujet et propose à Ayato de lui enseigner l’art du lancer de poignard. Ils s’éloignent donc jusqu’à une cascade non loin de là et s’entraînent à lancer le couteau sur des kiwis (un zoom violent sur un kiwi déjà embroché fait alors très bien l’affaire). Il faut ici souligner la pertinence et la finesse pédagogique de Ryu : « Il faut te concentrer sur la cible que tu vises. Allez, à toi ! » Malgré des conseils techniques aussi précis et avisés, Ayato manque sa cible et effarouche quelqu’un derrière les rochers : mais qui ??? Qui ???

Ma foi, il s’agit d’une jolie fille.
Ryu, sur ses gardes : « Tu es une stressos ?
Elle : Surtout pas ! »
Elle s’appelle Vocéane, elle est l’envoyée de la Terre, avec laquelle Shin, papa d’Ayato (papadayato, le nouveau tube de l’été ! – « ça veut dire enfulte »), était entré en contact dans le premier épisode. Ayato a la douleur de lui faire part du décès de son père. Vocéane est d’autant plus consternée qu’elle devait lui apporter en personne la réponse du Conseil Supérieur de l’Union Terrestre à sa demande d’aide, et que cette réponse est négative !
Faut-il préciser que notre trio est rigoureusement dégoûté ? Même Sidéro (je répète : Sidéro) déclare que les êtres humains ne sont que des égoïstes. Et Siman de renchérir : « Il a raison !!! J’ai appris leur Histoire : ils ne sont bons qu’à se dandiner dans les Salons ! (Siman entame alors quelques trémoussements simiesques qui, il faut bien le dire, ne renvoient que de très loin aux danses de salon.)… Ce sont des pingouins !!! ».
Inutile de dire que devant ce taulé, Vocéane est très embêtée, oh la la… Sidéro (je répète : Sidéro) les informe qu’un vaisseau terrien doit venir récupérer Vocéane le lendemain matin. L’ambiance est morose, et Siman prend sur lui pour détendre l’atmosphère : « Allez ! Je vous offre à boire, pour oublier ! », dit-il en brandissant une bière et deux assiettes. Une ellipse ne nous permet pas de vérifier si la tradition sur Sheta, planète des kiwis, consiste à laper la bière dans une assiette – mais l’idée de laper à quatre dans deux assiettes semble en tout cas troubler Ayato, à moins qu’il n’ait attrapé un vilain coup de soleil, car il est littéralement cramoisi pendant toute cette séquence…

Mais revenons à nos moutons. Ellipse donc, il fait nuit, Ayato, pensif, monte la garde à l’extérieur du chalet. Soudain, dans le ciel, apparaît l’Azuris, alors que résonnent dans nos oreilles le thème musical d’Eolia. Un nuage d’étoiles surgit de l’Azuris et vient se matérialiser près d’Ayato : il s’agit bien d’Eolia et pas de la Fée Clochette, qui n’apparaîtra jamais dans l’univers de SKK. Que vient-elle faire là, cette Eolia si douce, si divinement blonde, qu’Ayato avait pris pour un mirage, une illusion ? Elle est venue pour lui dire de ne pas se décourager : « Il faut te battre, Ayato… » Elle disparaît soudain alors que Ryu s’approche. Il voit l’Azuris s’éloigner dans le ciel, ce qui confère indubitablement à Eolia et à son petit-bateau une réalité tangible et réconfortante pour tous. Dire qu’elle a fait tout ce chemin juste pour dire ça, si c’est pas de l’abnégation, je ne sais pas ce que c’est. Mais cet instant de paix et d’espoir est bientôt troublé par un effet sonore débile dans la forêt : les Stressos attaquent !

Alors que Ryu reste lutter à l’extérieur, Ayato se précipite dans le chalet pour protéger Vocéane. Siman sort du chalet et plonge dans la mêlée, il empoigne un soldat stressos et s’exclame : « Alors, on veut m’apprendre à faire la grimace, hein ??? »
Pendant ce temps-là, dans le chalet, Ayato lutte férocement contre un soldat Stressos. Profitant de cette diversion, surgissant gracieusement d’une trappe au sol, Furia fait son entrée en scène et prestement, enlève Vocéane qu’elle entraîne avec elle dans la cave. Coup d’œil perfide à gauche, coup d’œil perfide à droite : c’est bon, Furia peut traverser les limites de la indécence et de la cruauté : elle applique un slime peu ragoûtant sur le visage d’une Vocéane évanouie en commentant à l’attention du téléspectateur amnésique : « Je peux prendre les traits de qui je veux ! ». Elle décole le slime et l’applique sur son propre visage, sans même rajouter des tranches de concombre, et l’affaire est faite : Furia est devenue Vocéane !

Le jour s’est levé. Ryu et Siman cherchent Ayato et Vocéane dans la forêt – je note que personne ne se préoccupe de Sidéro (je répète : Sidéro), qui a bien du mérite. A peine ont-ils retrouvé une Vocéane blessée que Ryu hisse sur son dos, étonné qu’Ayato l’ait laissée seule et sans défense, que surgit Ayato ; il déclare fièrement : « J’ai mis Vocéane à l’abri. » Elle se tient derrière lui, le petit prétentieux. « Deux Vocéanes ! C’est pas possible ! J’ai rien bu pourtant ! », s’exclame Siman – qui semble déjà avoir oublié la bière et les assiettes.
Ayato réagit lentement mais sûrement : il pointe son doigt vers la Vocéane vautrée sur le dos de Ryu : « Attention, c’est Furia ! ». D’un jet de cuisse, celle-ci s’enfuit sans demander son reste, le regard mauvais : elle est de ces femmes qui n’oublient jamais un affront. Bien sûr, si elle avait éliminé la vraie Vocéane, elle n’aurait pas eu l’air aussi gourdasse…
Vocéane remercie chaleureusement Ayato qui l’a secourue. « J’ai fait mon travail, c’était pas compliqué. », répond-il modestement. Vocéane est sur le départ, elle promet à nos héros de tout faire pour amener le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel à allouer à la série des délais de tournage plus confortables, et surtout de convaincre le Conseil Supérieur de l’Union Terrestre d’accepter de venir en aide au 15e Système Solaire, par exemple.

Le vaisseau qui ramène Vocéane vers la Terre n’est pas encore tiré d’affaire, car le Cosmosaur tente de le détruire. C’est compter sans le San Ku Kaï qui veille au grain. Pendant que Ryu et Siman cassent du lazerolabe comme on sort les poubelles, Ayato fait coucou à Vocéane et lui dit au revoir – elle lui répond depuis le hublot de son vaisseau comme si elle était dans la même pièce, ce qui était peut-être bien le cas sur le plateau. Vocéane parvient à s’enfuit et prend la direction de la Terre : va-t-elle réussir à convaincre ses supérieurs ? Reste-t-il de l’espoir ?
Vaines questions, car dans l’immédiat, Ayato et Ryu se concentrent déjà sur leur prochaine mission : libérer Kamiji, le bédouin chef de la Résistance, rencontré dans l’épisode précédent, prisonnier du camp n°25 sur la planète Analis (pas le camp 24, pas le camp 26, le camp n°25, attention). Eeeeeeeeeeeet couuuupez !

Le Marquis.

Et pour quelques fleurs spatiales de plus :

Episode 1 : Un vaisseau dans l'espace

Episode 2 : Les Ninjas

Publié dans Lucarnus Magica

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Le Marquis 18/07/2005 02:56

Ha ha! J'y avais pensé, c'est vraiment une belle trouvaille comme mot, ça, "stressos"...

Volpone 17/07/2005 23:57

Et pour les tubes de Stressos, je voudrais parfum "fuits de la passion", et "tutti frutti" s'il vous plaît!