(photo de Anna: on sent bien dans ses yeux la lueur d'espoir)


Après une brève introduction montrant notre quatuor en pleine réception d’un SOS émis depuis la planète Analis, cet épisode, qui marque le premier tiers de la série, enchaîne sur une superbe chorégraphie. Koménor nous tourne le dos, et se tient face à un moniteur à bord du Cosmosaur. Une porte s’ouvre : Volkor entre, en faisant bien attention à ne pas cogner les encombrantes cornes ornant son casque dans l’embrasure de la porte. Il vient se positionner à la gauche de Koménor, ce qui me trouble profondément, car habituellement, il se tient plutôt à la droite de son général ; les deux acteurs
nous font face. Derrière eux dans le plan, on voit le crâne / micro par lequel ils communiquent avec le Roi Golem XIII (un ustensile que j’appellerai désormais le micrâne, parce que je le vaux bien). Koménor saisit sa cape de la main droite mais se retient de la faire claquer (il essaie d’arrêter), ce qui semble lui coûter un effort surhumain : sa main tremble en effet comme un chiot devant un
poulailler.
"Tu m’apportes de mauvaises nouvelles ?", dit-il, menaçant.
Tout penaud, Volkor lui répond :"Nous avons des ennuis…"
Koménor : "Je t’écoute !" Il n’y tient plus : la cape claque comme une folle tandis qu’il effectue prestement un quart de tour vers la droite (nous le voyons donc maintenant de profil).
Volkor : "Certains individus s’efforcent d’empêcher la construction du palais !"
Koménor attrape discrètement la poignée de son sabre et le dégaine : "Ah ! Oui? Et qui sont-ils? Il suffit de les éliminer !"  (Il brandit la lame et la contemple comme un verre de cristal dans une pub pour Sun Dégraissant).
Volkor, culotté, rétorque : « Nous ne savons pas encore de qui il s’agit… ».
S’en est trop pour Koménor, qui se retourne avec la vivacité d’un lion et brandit la lame de son sabre sous la gorge de Volkor (l’acteur a manifestement eu peur de la recevoir sur le coin du nez), gorge pourtant recouverte par son casque de moto customisé – un mot de travers et je raye ton casque ? "Tu ne sais pas ? Mais je t’ai nommé à ce rang pour tout savoir !!!".
(A quelle vitesse vole une hirondelle africaine ne portant pas de noix de coco?)

Volkor repousse prudemment la lame : "Ne t’inquiète pas ! Furia et Tabor [Furia
est à bord ???] s’en occupent. Ils vont certainement appeler d’un jour à l’autre!"
C’est alors que résonne, depuis le micrâne, la voix de Golem XIII : "Koménor ?
Volkor?"
Preste demi-tour à 180°, vif éclairage rouge signifiant la présence par micrâne interposé du souverain des Stressos et introduction du champ/contrechamp dans une séquence jusqu’alors filmée comme une pièce de théâtre de Yoko Ono. Koménor rengaine son sabre avec une élégance toute martiale et s’agenouille avec déférence, suivi de peu par Volkor. Golem XIII reprend : "Le palais est-il
enfin terminé comme vous me l’aviez promis ?".
Zoom sur Volkor : "Ne t’inquiète pas ! Il sera bientôt terminé, Majesté,
accorde nous un peu de temps !"
Qu’est-ce que c’est que ces manières, au fait ? On tutoie sa Majesté, Majesté, tu veux un coca ?
Golem XIII : "Je vous en ai suffisamment accordé ! Je vous ordonne de le
terminer tout de suite !" (Sa Majesté souhaite peut-être un jardinet, joli mais
pas trop cher ? Ni !) Koménor répond en brandissant son sabre (c’était bien la peine de le rengainer,
tiens !) : "A tes ordres, Majesté !"
Golem XIII : "Si quelqu’un s’y oppose, anéantissez-le, ha-ha-ha !"  (Fin de la
transmission micrânienne).
Koménor brandit sa cape de la main droite en guise de salut, se redresse et la fait claquer sèchement avant de se retourner face caméra, préoccupé : "Sa Majesté sait tout ! Nous ne pouvons attendre davantage !". A ses côtés, Volkor se tient les bras croisés, très cool : "Et bien je suis à tes ordres : je
t’écoute ! (Il se tourne face à nous et place ses poings sur les hanches dans une pose très virile) Qu’est-ce que nous pouvons faire ?"
Koménor : "C’est simple, tu n’as qu’une chose à faire : va sur la planète Analis !" - le général saisit sa cape des deux mains et soulève les coudes pliés très haut, comme s’il s’apprêtait à entamer la danse des canards. Fin de la Chorégraphie.

Nous retrouvons nos héros lors de leur atterrissage sur Analis (faut-il parler de leur analissage ?) pour un bref instant de poésie : Siman surgit du San Ku Kaï et tombe en extase devant le soleil couchant, s’exclamant avec un hand-acting à la Pierre Bachelet :
"Regardez-moi ce soleil ! Il auréole cette planète d’une couronne d’or… Un jour, quand vous aurez enfin atteint l’âge de maturité, vous comprendrez laNature ! » Beau discours, et belle occasion aussi de constater une nouvelle dégradation sur le masque de singe du pauvre Siman, qui a perdu l’exacte moitié de sa rangée de dents. Raffiné, Ayato lui envoie : "Hey ! Tu nous prends pour des demeurés ou
quoi ?".
Du San Ku Kaï surgit alors un tout nouveau vaisseau détachable aux jolies formes arrondies, spécialement conçu pour notre ami le robot Sidéro (je répète: Sidéro). Ryu : "Dis donc, Sidéro, on ne t’a pas permis de sortir…
Siman : Il désobéit de plus en plus avec l’âge !
Ayato : Et si on le punissait ? On te prive de graisse ! [A sec, pauvre Sidéro!]
Sidéro : Que feriez-vous sans moi ? Vous seriez complètement perdus !
Siman : Eh ben… ça vaudrait… peut-être mieux !!!"
Vexé mais utile, Sidéro décolle et part localiser la source du SOS. Pendant ce temps, Ryu et Ayato avisent : assez perdu de temps, il faut localiser le SOS, mais gare ! C’est peut-être un piège !
Ryu: "C’est le moment de te donner des leçons !
Ayato, tel le chien quand il voit sa laisse : Oh ! Oui ! D’accord !!! »
Pas de temps à perdre, hein ?… Ils partent donc s’entraîner dans leurs costumes de super-héros, mais leur pratique est bien vite interrompue par Sidéro (je répète : Sidéro) qui vient de localiser le SOS, émis depuis une petite chapelle blanche perdue au cœur des maquettes sauvages de la planète Analis – dans le 15e système solaire, on appelle maquettes de petits maquis où se cachent les
rebelles.

Quelques problèmes cocasses de spatialisation dans les séquences qui suivent. Alertés par Sidéro, qui communique avec Ayato grâce à la montre intersidérale de celui-ci (que de nouveautés dans cet épisode, ont-ils rendu visite à Darty Harry entre l’épisode 6 et l’épisode 7 ?), nos deux héros partent sur le champ, et tombent quelques dizaines de mètres plus loin sur… le chantier du Palais Impérial Stressos (PIS) !!! Divers esclaves humains et simiens s’épuisent à la tâche, aimablement encouragés par les Stressos à coups de pied dans le derrière.
« A boire ! A boire ! », supplie un pauvre esclave : il est abattu sur le champ par un commandant Stressos, qui lui tire vicieusement un coup de laser… dans labouche !!! Du coup, l’esclave n’a plus soif… Outré comme à son habitude, le chien fou Ayato n’y tient plus : "On y va ?". Et, contre toute attente, Ryu est partant. Ils se ruent comme des sangliers en chaleur vers le chantier Stressos, mais sont alors interceptés par un petit groupe d’habitants de la planète Analis (des Analystes ?), menés par un jeune rebelle arrogant – sans que personne ne les aperçoive depuis le chantier stressos pourtant à un jet de pierre de là. S’ensuit une brève altercation :
Ryu : "On peut savoir qui vous êtes ?
Le jeune rebelle, Dan : J’allais vous poser la question."
Ayato est profondément offensé par cette réplique cinglante et humiliante, et veut aller casser du local, mais Ryu le retient, bizarrement timoré : "Ils sont trop nombreux, on a aucune chance ! » C’est le mec qui s’est introduit dans le Cosmosaur tout seul pour voir comment ça faisait qui parle… Il s’avance alors vers Dan avec un geste de conciliation, que Dan paye en retour par un bon coup de poing dans la gueule : "J’ai dit : disparaissez !"  Ryu rétorque avec suffisance : « Et moi, je veux rester là ! ». C’est la bataille ! Mais elle est vivement stoppée par l’arrivée de Kamiji, qui calme les esprits et apaise les
méfiances. Des mains sont serrées.
Ryu : "Tu frappes fort, tu aurais pu me casser la machoire !
Dan : Je crois que tu frappes aussi fort que moi !"
Rires, accolades, et fin du concours de celui qui a la plus longue bite. Nos amis aprennent que le SOS était envoyé par Kamiji en personne, car il souhaite libérer les esclaves souffrant à vingt mètres de là. Ryu lui répond gracieusement :  "Nous sommes venus jusque là, autant vous aider !". C’est décidé. En fins stratèges, le petit groupe charge sans délai le chantier Stressos. Tous se battent avec bravoure et trampoline, Ryu et Dan s’entendent comme cochons, Ayato est un peu jaloux, la vie est belle, ils quittent les lieux pour aller manger un morceau. Après leur départ, un rocher en plastique rebondit dans le décor avant de se transformer en homme-rocher dans un effet d’apparition qui ferait chialer Méliès en personne. C’est Toror ! Oui, finalement, Tabor ça sonnait moins bien. Furia est à ses côtés, et ils élaborent un plan d’attaque.




(photo de Anna: on sent bien dans ses yeux une lueur d'expérimentation...)

Nous nous retrouvons donc dans la Chapelle, où nos héros sont chaleureusement accueillis par la petite Anna, une orpheline adoptée par les rebelles (pour faire le ménage, la cuisine, la vaisselle…). Rappelons que pour notre lecteur et collaborateur Cyrano, Anna est  "une laideron", atrocement laide. J’invite personnellement le lecteur de passage à se prononcer sur la dite laideur de la gamine dans la page des commentaires. La question n’est pas : « est-ce la plus belle petite fille du monde ? » mais simplement : peut-on dire d’elle qu’elle est d’une mocheté repoussante ? La parole est à vous.

Ryu : "Bravo, elle est charmante !"
Dan : "Oh, elle est jolie…"

Reprenons. La toute mignonne Anna a préparé le repas et dressé la table, ravie d’avoir Ryu et Ayato pour invités. Ayato s’installe devant le repas, une grande coupe pleine de fruits, et s’exclame : "Hmmm! Je ne sais pas ce que c’est, mais ça sent rudement bon !". "C’est sa spécialité », précise Kamiji – Anna fait super bien les fruits, donc. Et Siman, pendant tout ce temps, reste seul près du San Ku Kaï, le pauvre… A moins qu’il ne soit allé chez le dentiste ? Reste qu’Ayato est troublé et malheureux : la douce Anna lui rappelle sa sœur Lio, qui, elle, faisait super bien le banana-split. Ryu remarque la tristesse de son compagnon de longue date et tente de le dérider : "Va chercher Siman, il
doit s’ennuyer, comme ça il pourra comparer avec sa cuisine !". Ayato s’esclaffe : "C’est vrai, tout ce qu’il nous prépare est immangeable !". Au moins, ça a le mérite d’être chaud, petit con. Ils ne sont quand même pas très sympas avec l’homme-singe, qui était le co-pilote de Ryu et qui, avec l’arrivée
d’Ayato, est devenu une espèce de sidekick poilu, si c’est pas malheureux…

Après le départ d’Ayato (surveillé de loin par Furia, la perfide aux cuissardes), nous apprenons lors d’une discussion de fin de repas que Ryu est orphelin lui-même et aurait été élevé par… le papa d’Ayato ? Un piccolo met hélas fin à ces révélations brûlantes : les Stressos attaquent ! D’un bond, Ryu
est à l’extérieur de la chapelle et fait face à Furia dans un superbe plan "l’enfermant" dans le cadre entre les cuisses de la tigresse aux cent visages. Galant, il s’agenouille : "Je suis heureux de rencontrer la belle Furia ! ". "Mais tu as tort d’être très heureux !", réplique-t-elle, venimeuse : elle lui annonce que ses compagnons sont aux mains des Stressos avant de disparaître dans un pouf ! de fumée – Furia, on le remarque, se bat rarement : elle est plus stratège que guerrière.

Pendant ce temps, Dan s’inquiète… Anna a disparu de la Chapelle au terme de l’attaque Stressos. La petite écervelée est partie faire la vaisselle à la rivière ! Dan a beau courir, courir, courir, il arrive trop tard : Toror s’empare d’Anna sous ses yeux et menace de l’exécuter. Il doit déposer les armes pour qu’Anna soit libérée – mais c’est pour mieux se faire trucider : ce n’était pas Anna, c’était Furia. (Mais alors, Furia faisait la vaisselle des rebelles?). Dan se bat fièrement, mais "avec moi ça va pas traîner" s’exclame Toror. Et, effectivement, ça ne traîne pas…

Non loin de là, Ryu a retrouvé Ayato et Siman, sains et saufs, libres comme des oiseaux. (Mais alors, Furia aurait menti ?) Demi-tour toute, c’était un pièg : le petit groupe et les rebelles retrouvent un Dan agonisant. Il meurt dans les bras d’Anna, qui est effondrée la pauvre chérie. "Eh ouaih…", murmure Siman, ému : il est mort, le soleil ! C’est décidé, il faut le venger : le San Ku Kaï décolle à fond les ballons. Toror le regarde partir en se réjouissant: son plan machiavélique se déroule comme prévu, les rebelles sont sans défense.



(Photo de Anna: on voit bien dans ses yeux une lueur de larmes...)

Dans la chapelle, les cloches sonnent ; on se recueille sur le corps de Dan, couvert comme il se doit de fleurs spatiales, déposé dans un cercueil au pied de la Vierge Marie – et bien oui, tout le monde n’aime pas le bouddha. Les Stressos, qui décidément ne respectent rien, chargent la chapelle, mais
lorsqu’ils y pénètrent, elle est vide !!! Et bien oui, quoi ? Je vous ai dit que le San Ku Kaï avait décollé à fond les ballons, pas que Ryu et Ayato étaient dedans ! Ils surgissent comme des bêtes dans leurs costumes de super-héros et s’exclament en cœur en se mélangeant les pinceaux comme des ânes: "Nous sommes Staros, nous venons du fond de l’univers !"  (Mais non, c’est moi Staros, toi on avait dit que c’était le Fantôme ! Ah, non, y’en a marre, c’est toujours toi qui fait Staros !) Profitant de la confusion face à ce jeu de scène foiré, Staros et Staros parviennent à tuer Toror en lui lançant des étoiles ninja dans les yeux – et il décède dans un pouf ! de fumée. Un épisode très pouf aujourd’hui.

Les funérailles peuvent enfin suivre leur bon déroulement. Et comme Dan était brave et super sympa, il a droit à un enterrement spatial. Le San Ku Kaï, où règne une ambiance solennelle et un thème musical tristounet, tracte son cercueil. Anna est à bord car c’est à elle que revient le droit de lâcher le
cercueil de son frère d’adoption dans l’espace – dommage qu’elle n’en ait pas eu plusieurs, elle aurait pu faire un Tetris. Le cercueil disparaît donc dans les confins de la galaxie sous les yeux de nos héros. Siman est ému aux larmes et se frotte les yeux, et c’est très mal car le masque de caoutchouc se gondole dès qu’il le touche. C’est le moment que choisit Eolia, notre Pacifique Princesse, si douce, si divinement blonde, pour faire son apparition et apporter un message de réconfort sur lequel s’achève cet épisode introduisant Anna (interdiction de rire) : "Un vrai guerrier ne meurt jamais : il reste vivant dans nos cœurs, éternellement !"

Le Marquis

Les aventures du "15e système solaire par exemple" :
Episode 1 : Un vaisseau dans l'espace: cliquer ici
Episode 2 : Les Ninjas: cliquer ici
Episode 3 : L'envoyée de la Terre: cliquer ici
Episode 4 : Le Camp: cliquer ici
Episode 5 : L'école abandonnée: cliquer ici
Episode 6 : Le Roi Golem: cliquer ici

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Samedi 6 août 2005 6 06 /08 /Août /2005 00:00

Publié dans : Lucarnus Magica
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