Koh-Lanta session 2007, épisode 1 : De soupirs en sourires sous le ciel des mers de Chine

Publié le par Dr Devo

[Photo : "Transubstanciation", par Proctoman.]
Chers Focaliens,
 
Comme chaque année nous revenons sur Matière Focale vous parler de l'événement culturel et récurent de l'année, sans doute le plus important : KOH-LANTA. Bien plus qu'une émission de télé-réalité ou de télé tout court, à nos yeux de focaliens, KOH-LANTA est bel et bien une émission politique et religieuse (que ce soit dans le sens théologique et/ou moral), sorte de mélange entre la défunte HEURE DE VÉRITÉ et le JOUR DU SEIGNEUR. Et je suis très heureux, pour la troisième année sur ce site, de déclarer la troisième saison d'analyse focalienne de KOH-LANTA ouverte ! Ouvrons donc cette bouteille de Champomy, allumons ce vieux cigare cubain et approchons pour voir comment commence la nouvelle saison.
 
[Je tiens à préciser à nos récents lecteurs que je trouve, outre cette émission, le niveau de la télé française absolument lamentable et que je ne la regarde jamais. Que ce soit en matière de divertissement ou d'information, la télé, talonnée pas loin par la radio, talonnée elle-même par la presse écrite, est d'un niveau si lamentable que rien que d'y penser j'ai des convulsions. Par contre, avec le plus grand sérieux du monde, je vous le dis : KOH-LANTA est une émission plus que passionnante, comme vous le verrez.]
 
Changement de décor et d'océan cette année, et pas qu'un peu me glisse à l'oreille Madame Moulick, ma voisine. Nous voici dans ce charmant pays que sont les Philippines, endroit sympa, jadis lieu de dictature énergique, puis de démocratie hésitante, et désormais pays pauvre, mais à l'affiche, grâce à notre émission politique préférée. De toute façon, les pauvres, bien tranquilles dans leurs bidonvilles, et donc un peu à l'écart des soucis du monde, sont hors-champs, ou alors, en tenue traditionnelle hollywoodienne, c'est-à-dire en pagne impeccablement repassé de couleurs vives mais unies (ici, rouge), et tirant à l'arc sommaire en criant "GOULOUGUOULOUGUOULOU", comme nous montre la classique première présentation du lieu. Cette présentation nous montre un Denis Brognard moins présent, plus discret, ce qui sera à moitié confirmé plus tard dans l'épisode. En effet, Denis sera plus hors-cadre dans ce premier épisode, mais aussi directement plus pêchu, et recadrant avec fermeté non pas les débordements (c'est un peu tôt), mais les pensées mêmes des concurrents. Exemple : "Les jaunes, je vous ai entendu dire que c'était une défaite [au jeu de confort] très encourageante, mas NON ! C'EST LE CONTRAIRE ! c'est catastrophique. (pause) Non ?" Premiers indices. Nous, le Marquis, le Shériff (qui refuse de retracer cette année la saison sur ce site ! Dommage, on perd une plume unique !) et Bernard RAPP avons une théorie. Chaque année, Denis incarne dans son jeu et sa fonction soit Le Père, soit Dieu, soit Jésus. Ce sont des cycles de trois ans, mais on ne sait jamais quelle forme il prendra, pouvant très bien être Jésus deux ans de suite. Or là, avec cette première phrase tranchante, on opterait, comme ça, d'instinct, plutôt pour un écartement de l'hypothèse Jésus. Etant spécialiste de ces questions, j'y reviendrai.
Nouvelle géographie donc, et décor qui change vraiment beaucoup. Les falaises sombres, "aiguisées comme des rasoirs" et terriblement hautes, forment une barrière de béton, une espèce de bunker lovecraftien face à la mer. Au pied de ces portes massives et naturelles, bizarrement, des petites criques et des avancées de jungle, jungle d'ailleurs classiquement Koh-lantesque. Chez nous, donc, mais un peu chez les Dieu avec ce décor néo-zélandais. Les Philippines sont après tout une terre de cinéma, et pas n'importe lequel. Le fantôme du récemment décédé Bruno Mattei plane au dessus de ma tête avec nostalgie, mais aussi puissance. Cette saison de KL sera-t-elle placée sous le signe des divinités cannibales ? C'est bien sûr trop tôt pour le dire.
 
Ce premier épisode, bien que classique, fut une introduction énergique, peut-être plus vive que les entames des deux saisons précédentes. Si les personnages, j'y reviens, semblent assez fadasses (ça me fait ça chaque année, pas d'inquiétude), ça démarre sans frime, mais très bien. Les premiers portraits des candidats sont très étalés, et pour certains vraiment courts mais très significatifs. On retrouve nos bons vieux archétypes, mais au final sans caricature excessive, bien que certains portraits ne soient pas du tout piqués du hanneton.
Ça commence assez fort avec dès le départ non pas un accident comme l'année dernière, où une candidate s'était pris les pied sur la coque du bateau en sautant pour rejoindre l'île (rapprochant ainsi KL de l'unique autre émission décente à la télé, car il y en a deux en fait, j'ai nommé VIDEO-GAG, la seule émission de cinéma sur le réseau), mais par une défaillance sérieuse et très inattendue à ce stade du jeu, c'est-à-dire sur la ligne de départ. Véronique, 50 ans qui n'est pas la doyenne des aventuriers mais presque, est originaire du Nord et même de Lille ! Ecoute-t-elle mes participations radiophoniques sur Radio Campus ? Sûrement pas, ça n'est pas le genre, même si son hilarant portrait montre cette célibataire embrasser religieusement la photo de George Clooney (amoureusement découpée dans Télé-Star), comme on embrasse une icône byzantine : baiser sur le majeur et l'index puis déposé dans un geste christique sur la photo accrochée au mur, à hauteur de bureau soit à peu près un mètre du sol, bien en vue du bureau et de l'ordinateur où Véronique se connecte avec anxiété, sans doute, on l'imagine très bien, sur Meetic ! Elle rajoute cette phrase malicieuse : "au moins [George], je t'ai, toi !". Ce qui lui vaut le qualificatif de "farfelue", au bout de quatre minutes d'émissions quand même, de la part d'un offesque Brognard !
Et Véronique, quelques secondes après le coup de sifflet marquant le départ de trente jours de souffrance, ben elle assure pas, et même elle a peur. Peur de l'eau sans doute mais aussi de la hauteur ! Elle ne veut pas sauter! Elle ne le sent pas, elle trouve l'aventure trop dure, alors même qu'elle est incapable de quitter le bateau. Pendant ce temps-là, le reste du troupeau trace sa route à toute berzingue. Véronique est paralysée et commente à voix-haute. Ça ostense sa mère sur le pont ! Elle finit par se jeter à l'eau, maudite sans doute par tous les postulants à l'aventure qui ont été recalés ! La chute est pas mal. Contrairement aux autres, elle saute avec le sac sur le dos, tamponne la coque (promesse d'un accident qui n'a pas lieu, mais qui suffit, c'est pas passé loin se dit-on, à nous mettre de très bonne humeur), et rejoint la surface humide qu'on appelle la mer (ici de Chine), qui n'est pas une promesse câline pour la quinquagénaire nourrie au Nespresso (sinon quoi ?) et aux gaufres hors de prix de la prestigieuse maison Meert. Une fois semi-immergée, et bien que son sac à dos, très handicapant pour avancer à la nage, lui assure une flottaison inattendue, Véronique, bonne mère (!), panique encore once again et ne sait que faire. Elle fait le petit chien, se déploie en efforts épuisants là où elle flotterait sans rien faire. Le liquide, ou alors dans une coupe, c'est pas son truc. Le secouriste, sublime et bronzé, puissant mais tranquille, bicepse jusqu'à elle et l'aide à avancer. On a failli perdre un candidat en trente secondes, sur abandon en plus !
 
Sur l'île, c'est la surprise, très bonne, avec un remaniement old school des règles de composition des équipes. Après être allés décrocher une boîte en bambou placée à trois mètres du sol (une boîte pour les femmes et une boite pour les hommes), deux des aventuriers, ceux qui les ont décrochées avant tout le monde, désignent et choisissent à tour de rôle leur équipiers. Ainsi, les équipes cette année ne sont pas pré-établies selon l'âge des viandes, mais se choisissent à l'ancienne et "old school" n'est pas un vain mot. On se retrouve dans l'humiliante configuration du collège et du lycée, où le prof de sport désigne les deux personnes les plus performantes athlétiquement pour choisir leurs coéquipiers. C'est Erick (noir et crâne chauve, ce qui arrive souvent à KL, et donc désigné tout de suite, là aussi comme chaque année par la voix-off comme "sage et mystique", car tout ce qui est étranger, non-caucasien et au crâne rasé est un sage à KL, à l'instar d'un David Carradine sans doute) qui choisit pour les garçons. Erick, qui a gagné l'épreuve des boîtes en bambou (et donc gagné le droit de choisir), en attendant qu'un de ses camarades, Grégoire (spécialiste de la grimpe sur arbre) essaie de décrocher la dite boîte. Ce qu'il arrive à faire, le Grégoire, mais au prix d'ahurissants efforts, en la faisant tomber au sol. Erick arrive alors en sifflotant et ramasse la boîte ! Techniquement, c'est lui qui a gagné. C'est très classe. Malgré son sourire de Bill "à la cool, Man", mais attention très "sage", Erick est donc un tueur, ce que je note dans un coin de mon esprit. Comme au lycée, l'humiliation est forte pour les trois ou quatre choisis en dernier. Véronique, qui trouve l'aventure trop dure et a voulu abandonner avant qu'elle ne commence, comme je le disais, fait partie du quarteron de supposés nullosses. Mélanie, surchargée pondéralement, est aussi du lot, bien sûr, comme c'est le cas dans n'importe quel bon film de collège sur le Marché de la Viande. Plus étonnant, on retrouve là Ali. Assez bête certes comme on le verra (syndicaliste CGT à la RATP, et peau maghrébine, là aussi la minorité visible n'est pas taillée et cousue dans de la fleur de dentelle), mais complètement marmulesque et carré, Ali l'a très mal. Son physique aurait dû faire qu'il soit choisi dans les premiers, à la place des crevettes mâles qui viennent de passer leur bac ! Mais non ! Il est vénère, le Ali, et la suite montrera qu'il n'est pas au bout de ses peines ! En tout cas, Erick choisit aussi la marchandise, sous le contrôle finalement amical de Grégoire (espèce de beau gosse difforme, mais qui a l'air relativement sympathique et discret, et devrait aller loin, car il plaît au jolies zesguons du campement), de la viande fraîche en opposition à eux-mêmes sur le plan chromosomique. La chair fraîche s'étale, est pesée naturellement au même titre que la force physique. Ainsi au final, les équipes sont mixtes. Ali est furieux d'avoir été choisi en avant-avant-dernier avec la Vioque et la Grosse ! Véronique, la première, rentre avec joie dans son équipe, et montrera une volonté assez marquée de dire que son temps d'adaptation déplorable en début d'aventure n'était qu'une défaillance, un "moment de doute et d'adaptation", carte qu'elle jouera avec naturel lors du conseil et qui lui sauvera la peau. Mélanie, charme XL, assez décomplexée, prend la chose avec le sourire. Malgré son look de dragueuse-meilleure-amie du Macumba de Ronchin, le samedi soir, elle semble cool. A suivre. En tout cas, cadreur et monteur n'ont pas loupé son string gwynethpaltrowien, impressionnant, ou plus exactement étonnant (en string dans la jungle ? C'est pas mieux la culotte ?).
 
Ils sont tous là. Inspectons le contingent, puisque c'est à ça que servent les épisodes 1.
 
On commence par les JAUNES, soit l'équipe Guntao, je cite, qui n'est pas une marque de chocolat équitable, n'en déplaise à Véronique !
 
ERICK, donc, c'est le chef, et le seul black mâle de l'aventure. Il gagne donc le droit de tirer les équipes en trichant, et en manquant absolument de fair-play, au nom de la compétition, bien sûr. Madelin sauce Kassav ? On verra. En tout cas, il cherche à forcer la bonne humeur et joue la partition. On sait au bout de trente secondes qu'il est sans foi ni loi. On verra s'il tue encore. En tout cas, il ne m'inspire pas grand chose de bon. S'il n'est pas méchant, je sens qu'il sera bête. A vérifier. Je ne lui confierais pas mon caleçon sec en tout cas, ni mes réserves de copeaux de noix de coco ! Il a 32 ans mais en fait presque dix de plus ce qui est absolument effrayant !
 
GREGOIRE, 24 ans, à l'air sympa comme tout, quoique je n'aie pas envie d'aller discuter du dernier Derek Jarman avec lui. Mec doux, à la cool, insignifiant peut-être (à vérifier), c'est aussi un homme de la forêt et sa passion, ce sont les arbres ! Il grimpe formidablement, a le regard dense, un regard bleuté (un point commun avec votre serviteur). Fraîcheur, gentillesse apparente, il a vite été spoté par Chloé, qui a le même âge, et je vous le dis, ça va coucher ! Ou alors, il se fera dévorer. En tout cas il ne va pas partir de sitôt. Je parie mon paréo qu'il va à la réunification !
 
VERONIQUE, 50 ans, lilloise, reine de la gaufre. Et quoi d'autre ? Après un début chaotique et des efforts pathétiques pour prouver ses volontés d'entraînement aquatique, elle fut sauvée par l'arrogance de Pascale. Mais la lueur au fond des yeux, lors de la nuit du conseil, ne me rassure pas. Rombière décalée ou Mercenaire ? A suivre.
 
FILOMENE, 35 ans mais qui fait moins, est la deuxième black de l'aventure, là aussi rôle attendu. Plutôt jolie, elle a peur des insectes. Future faible à mon avis, mais on en sait trop peu... En tout cas, elle ne s'est pas détachée dans ce premier épisode. On verra.
 
PASCALE, 39 ans, chef de service chez Casto, c'est la méchante, imbue d'elle-même. Son portrait est triste et hilarant. Elle martyrise son mari (pauvre hère !), et le chien a l'air vraiment triste. Blessée mais arrogante, malgré la perte du jeu d'immunité, elle se fait sortir, au profit de Véronique. Tant mieux se dit-on, car ce genre de profil retord est dur à sortir à mesure qu'on s'avance dans l'épopée. Ceci dit, les extraits de l'épisode deux, montrés en fin de générique, délivrent une info importante : un rouge a dû être amputé d'un doigt ?! Tueuse professionnelle, mais virée au profit de la plus faible, elle va donc logiquement faire son retour : ça va être super-gore ! [Dans le portrait, hilarant passage sur ses parents, petits retraités en forme de winners et qui ont transformé il y a 35 ans la petite Pascale en une psychopathe froide et meurtrière. Voilà qui en dit beaucoup en quelques secondes ! Le papa est vexant et ignoble, la maman prépare des confitures pour l'hiver mais castre les agneaux à la tronçonneuse !]. L'épisode 2, sinon la saison, va tourner autour de Pascale donc. On va rire ! Ou pleurer ! Ou les deux !
 
CHLOE, 24 ans. Très attirée sexuellement par Grégoire, elle pourrait très bien être une manipulatrice, me suis-je dit en début d'épisode. Par contre, elle n'a pas paru spécialement infecte par la suite. Donc, don't act. Par contre, gros point positif, elle a eu un sublime fou-rire très chaleureux et très humain, au conseil en plus, lorsque Laurent était en train de débiter des conneries de sportif à la chaîne, à la manière du cycliste interviewé en fin d'étape du Tours de France ! Ce geste humain et spontané me la rend sympathique. Au fond de moi, je ne suis pas rassuré pourtant. Joueur de nature, et puisque Bernard RAPP a déjà choisi Mélanie et que le Marquis s'oriente [Peut-être ! NdM] vers Maryline, je la choisis et la sponsorise comme "mon favori".
 
ADRIEN, 55 ans, ancien pompier, un peu anxieux, mais sans plus. Sans relief pour l'instant, on verra. Ça va pas aller au bout, ça...
 
LAURENT, 24 ans, complètement bête, jeux tradi du sud apprécié, accent insupportable mais heureusement totalement bête. Son monologue du vague, hein, lors du conseil, était un grand moment. Machiste probablement, ringard, gloire du sud qui nous donne DÉBUT DE SOIRÉE et Patrick Sébastien, on ne peut que croiser les doigts pour qu'il reste un peu, et se fasse lentement broyer en proférant des conneries hénaurmes. Fort potentiel comique (involontaire).
 
 
On passe maintenant aux rouges, à savoir, les BATANG, qui n'est pas une boisson aux divers fruits de la passion !
 
PATRICK, 40 ans, est encore un gars du Ch'Nord, du cinq neuf donc, et c'est un patron de PME chiquosse, sans doute voisin de Véronique. Ceci dit, on l'a peu vu dans ce premier épisode, et il paraît plus discret que son portrait. Il aurait des origines aristos, et en tout cas, la photo du site officiel de KL le montre un polo rose classique de chez Lacoste, et une barbe très fournie. Deux indices importants.
 
MELANIE, 24 ans, ronde de service. Finalement, et même si on l'a peu vue, hormis dans les plans très cadrés où les anatomies slipesques furent détaillées largement lors de la première nuit au camp (dont Véronique d'ailleurs), Mélanie a l'air tout à fait sympathique. A suivre.
 
MARYLINE, agricultrice du Nord (encore !!!!), 36 ans et déjà bardée de chiards (au moins 4, tous jeunes), semble elle-aussi assez simple et sympa, ce qui serait une excellente nouvelle, les dernières éditions ayant été blindées de psychopathes. C'est la seule avec Mélanie qui dégage une sympathie assez certaine. L'avenir va-t-il nous contrarier ?
 
MARIE-LAURE, 23 ans, doyenne de l'équipe jaune. Alors elle, je lui confierais pas un seul de mes futurs enfants ! D'instinct en tout cas. Ancienne mannequin semble-t-il, ce qui semble assez peu probable (photos de charme ?), la bimbo est assez énervante et sans saveur. Ceci dit, sur le camp jaune, elle a fait preuve d'une ou deux phrases de bon sens pratique, pas toujours entendues mais clairement prononcées ! Étrange, mais j'en prends note !
 
JADE, insipide bimbo de 24 ans avec un nom de pseudo MSN prostitutif. On ne peut rien dire d'elle, et à ce stade c'est bien normal. Tu entends le bruit du vent ?
 
KEVIN, 21 ans et benjamin de l'équipe ! Yeux clairs, physique de skatter, il pourrait jouer dans ROAD TRIP ou VA TE FAIRE FOUTRE FREDDY. Complètement à l'ouest, il est d'une laideur presque fascinante. On sent tout de suite qu'on va bien s'amuser avec lui. Le public Popstar acceptera-t-il la main tendue des copains de Mougeotte, main tendue pour qu'ils grandissent un peu ? A suivre !
 
SIMON, 26 ans, physique de bûcheron landais, et lui grosse barbe sur le cliché officiel. Il a l'air performant, sans histoire, bien qu'ayant essayé de devenir un ami de Sting en bouffant une racine malveillante. Sa force et son énergie vont le préserver un bout de temps. Notez, Mesdames, qu'on l'a vu nu, se doucher à la gourde les fesses et le robinet. Ambiance rugbymen, mais en hétéro et bien plus sympathique.
 
ALI, 35 ans, mais combien d'utiles seulement ? Ali râle parce que pour lui le vocabulaire c'est important, et le fait d'appeler repas le 8ème de bigorneau qu'il partage avec les autres, il boude, gueule et s'enferme. Les autres ne font pas d'effort ceci dit. Ils l'ont oublié lors du premier partage de bouffe, et surtout ils n'arrêtent pas de se planter dans son nom : Mali, Adil, Monoprix, Rémy, c'est un festival. Mon hypothèse est que, hors-champs, à l'hôtel et pendant le voyage, tous les autres se sont aperçus qu'il était bête comme un manche, voire très con, et qu'ils le font craquer à petit feu. Pourrait faire un excellent félon, très manipulable, lors de la réunification. Cerveau : 12 ou 13 ans.
 
Ce soir, après ce premier épisode énergique et assez old school, trad' quoi, on va entrer dans le vif ! Vous voilà, grâce à Matière Focale, prêts à suivre le deuxième épisode avec toute l'acuité nécessaire. Mon intuition me dit que ça va être un festival ; on va enfin pouvoir parler de Dieu et de Politique !
 
Calmement Vôtre,
 
Dr Devo.

Publié dans Lucarnus Magica

Commenter cet article

Max 17/07/2007 12:59

Tombe par hasard sur ce recit, je me suis beaucoup amuse a le lire. Tout a fait d'accord avec ton encart du debut, KL est une des seules emissions que je regarde (enfin... sur laquelle je suis susceptible de rester si je tombe dessus). Par contre j'apprecie encore d'ecouter la radio plusieurs heures par jour. Rien de musical bien evidemment, mais pour s'informer sur l'actualite je trouve qu'il n'y a rien de tel.Bref, j'espere que la suite des evenements de KL sera tout aussi agreable et drole a lire, et je vais donc essayer de revenir sur cette page de temps en temps.Bonne continuation

Riff 10/07/2007 18:31

clairement, la pascale, elle était insupportable dans le reportage sur sa vie, des fois je me demande si la prod n'a pas accentué le montage pour la montrer sous son plus mauvais jour, et justifier qu'elle se fasse lourder dès le départ!et le Ali, alors là, j'en suis baba!^^ une bonne grosse tache, mais quand il aura passé trois semaines à bouffer des bigorneaux, il bénira chaque "repas" avant de l'avaler, écoeurant de voir un mec réagir comme ça , malgré les news quotidiennes qui montrent des gosses qui crèvent de faim au Darfour..

Proctoman 10/07/2007 12:14

Salut à vous très cher docteur,Je salue votre volonté de succéder au prodigieux et très regretté Shérif dont la plume virevoltante, romantique nous manque déjà. Le défi n\\\'est pas facile mais KL mérite toute notre attention! Reprendre le flambeau ou la torche devrai-je dire est une sage et courageuse décision.Je vois que votre favorite pour le jeu est Chloé. C\\\'est également mon choix pour cette aventure épique.  Vos choix s\\\'avérèrent par le passé absolument calamiteux. Gageons que cette année Chloé atteindra au moins la réunification!!! Z\\\'avez pas vu si elle avait de la barbe sur le site officiel par hasard?M\\\'enfin je m\\\'obstine à faire cause commune avec vous bon docteur, je la sens bien la Chloé. Affrontons donc le sort ensemble contre vents et marées et si jamais celui-ci est plus fort nous mourrons les armes à la main!!! GO CHLOE GOOOOOO!!!!!En vous remerciant gracieusement d\\\'avoir choisi une de mes photos pour illustrer votre splendouillet article je vous salue bien bas. Saint-Denis, prions pour Lui.

Rotor 10/07/2007 00:43

Merci pour cette excellente présentation des personnages mais il faut :) tout de même que je dise un mot pour défendre l'autre émission regardable à la télévision, Grey's Anatomy dont la , filmographie est , c'est triste à dire, plus intéressante que tout ce que j'ai vu en salles depuis pas mal de temps. Ceci bien sur sans aucune volonté de provocation. * fuit *

Les 3G 09/07/2007 08:44

Ok. Merci de votre réponse, on attend la suite, alors ! 
On peut passer un message ? Merci. Voilà, on profite d'être en direct début juillet pour claquer des bises aux mecs de TeleFoot qui passent par là, et qui profitent de leurs vacances pour paresser sur le Web avant la reprise du championnat. Bonnes vacances, les mecs !
Ghislaine, Garance et Grenache, les groupies de Sansonnet (c'est dans le Doubs, big up & big poutous à tous les Doubistes, Do it in le Doubs, comme on dit chez dous.)