Chroniques de l’Abécédaire, épisode 14, deuxième partie : Notre princesse est le messie revenant sur sa suspicion en pénétrant dans la chambre d'un vagabond citoyen.

Publié le par Le Marquis

[Photo : "Crime of the Element", par le Marquis]
Suite et fin de l’épisode 14, avec un taux sensiblement plus élevé de bons films. L'article étant trop long, les deux premiers titres (M, N) ont été reportés dans la première partie (lien ci-dessous) : nous commençons donc par un film en P comme…
 
LA PRINCESSE SUR LE POIS, de Boris Rytsarev (Russie, 1976)
Après la déconvenue de l’infect HANS CHRISTIAN ANDERSEN ET LA DANSEUSE, on tente une nouvelle fois de découvrir une adaptation des écrits inspirés (et adultes, bordel !) de l’écrivain danois, en touchant du bois pour que l’esprit de l’auteur et l’inspiration soient au rendez-vous de ce projet assez curieux, le conte adapté, qui n’est merveilleux que dans sa forme, étant particulièrement court : le russe Rytsarev va donc devoir considérablement rallonger la sauce, et comment va-t-il s’y prendre ?
Tout simplement en envoyant le prince en panne de princesse à la recherche d’une dulcinée de sang noble avec laquelle convoler, occasion de délayer la sauce à travers trois sketches d’inspiration très inégale : la première princesse est une idiote orgueilleuse qui finit le nez dans la boue, la seconde est une princesse cruelle envoûtée par un troll, la troisième est une esthète à la recherche du prince le plus inspiré dans le domaine artistique de son choix. Le dénouement, vous le connaissez si vous avez lu le conte, le prince rentre la queue entre les jambes chez ses royaux parents, pour tomber amoureux d’une princesse aux origines douteuses, mais qui fait preuve du bleuté de son hémoglobine en dormant très mal sur des légumes verts.
Mauvais film hélas ! L’humour russe est lui aussi très balourd, particulièrement lorsqu’il se pique de donner dans la fable morale, la bande-son est constamment bercée par les tubes de Vivaldi (pénibles Quatre Saisons trop présentes dans les prisunic et autres fast-food pour ne pas taper sur le système), et la mise en scène, engoncée dans son déballage de décors et de costumes, est franchement relâchée, le montage notamment laissant vraiment à désirer, à moins de fondre d’amour pour les grossières erreurs de raccords et pour les plans gelés juste assez pour avoir le temps de faire mal aux yeux au début de chaque nouvelle séquence.
On relèvera quand même le troisième segment (les auditions artistiques), de très loin le plus réussi ou le seul qui le soit vraiment, d’une ironie assez savoureuse, et qui comporte une scène de pantomime intéressante, le seul passage (bien trop bref) rendant un peu justice à l’humour et à l’univers d’Andersen. Ça ne pèse pas bien lourd dans un ensemble poussif et assez moche, il faut bien l’avouer…
 
R comme… LES REVENANTS, de Robin Campillo (France, 2004)
On tourne définitivement le dos au merveilleux plombé des plaines de Russie pour se lancer sans respirer dans un nouvel exercice d’équilibrisme dans le registre du fantastique made in France. Dans quelle section du fantastique français le film de Campillo (monteur du correct QUI A TUÉ BAMBI ?) va-t-il s’inscrire ? Dans le bon gros film de genre qui veut se faire plus américain que les américains ? Ou dans le fantastique propre et intellectuel qui voulait tant se faire appeler « cinéma de l’étrange » à l’époque glorieuse du lent et cocasse naufrage du défunt festival d’Avoriaz ? Plutôt dans la seconde, vous l’aurez deviné par vous-même, et on entre dans ce film en tâchant de ne pas se fermer d’emblée à la tentative, car ce serait agir purement par réaction, et être réactionnaire, c’est très mal.
Les morts reviennent sur terre, donc, et comme ils sont bien éduqués, ils ne semblent pas vouloir dévorer le contenu de la boîte crânienne de leurs proches, juste rentrer chez eux et retrouver un semblant de normalité… un semblant seulement, car ils adoptent des comportements singuliers, un étrange détachement à ce qui se passe autour d’eux. La réinsertion va être bien difficile, donc. Postulat étrange et assez irréaliste, voire symbolique – Campillo élude totalement la sortie des tombes, qui évoque fortement celui de la piètre série LES 4400 créée la même année, série au démarrage séduisant et intriguant, et au développement simpliste et franchement lassant.
Campillo pour sa part préserve son métrage du sentimentalisme de la série américaine, et maintient la part fantastique de son récit dans ce postulat de départ abstrait, gratuit et un rien opaque, sans jamais chercher à le justifier ou à l’expliciter, ce qui est une assez bonne initiative. Par contre, il n’échappe hélas pas au psychologisme un peu trop appuyé, soulignant trop souvent des enjeux explicites (le deuil vécu comme une crise mondiale) par des dialogues démonstratifs plus que par des idées de mise en scène. Visuellement irréprochable (très belle photographie), le résultat est aussi très froid, s’applique à faire sens tout en manquant cruellement d’expressivité – malgré des efforts manifestes, qui payent parfois. Au final, LES REVENANTS paraît quand même bien scolaire et appliqué, dénué d’audaces, vaguement constipé à force de retenue. Typiquement du fantastique pour ceux qui n’aiment pas le fantastique en somme, on y touche du bout des doigts, avec un excès de prudence, une trop forte volonté de signifier qui étouffe trop souvent l’implication, la neurasthénie des non-morts étant petit à petit un peu contagieuse.
Reste qu’il faut tout de même souligner le soin porté à la confection de ce film curieux et figé : quelques petites trouvailles visuelles intéressantes, une atmosphère parfois efficace (caméras infrarouges, ballons-sondes), quelques belles séquences isolées (l’enfant au balcon) dans un ensemble trop timoré pour vraiment fonctionner.
 
S comme… SUSPICIOUS RIVER, de Lynne Stopkewich (Canada, 2000)
Dommage, Lynne Stopkewich ! Remarquée pour son étonnant et nécrophile KISSED, la cinéaste canadienne aura bien vite sombré dans l’anonymat télévisuel après l’insuccès de ce SUSPICIOUS RIVER toujours interprété par l’étrange Molly Parker. Et dans la mesure où le DVD, pourtant francophone, ne propose à l’acheteur qu’une VO non sous-titrée, inutile de dire que ce film captivant, « dans l’esprit de TWIN PEAKS » nous informe Télérama (rapprochement comme d’habitude totalement erroné et superficiel, les lynchiens de prairie ont encore frappé, peut-être émoustillés par la présence fugace de l’acteur Don Davis figurant dans le casting de la série en question), ne risque pas de toucher grand-monde !
Climat étrange et oppressant pour ce film singulier construit autour du personnage d’une jeune femme, Leila (excellente Molly Parker, donc) se prostituant au bénéfice de la clientèle du motel où elle assure la réception. Stopkewich évite avec soin les clichés du type « enfer de la prostitution » en esquivant adroitement une approche réaliste et surtout un scénario à thèse. Le mot clé ici semble être Opacité. L’ambiance feutrée distille une tension, un désir et plus encore un mystère, un trouble profond renforcé par la façon qu’a la cinéaste d’embrasser la seule perception de son personnage principal, sans jamais chercher à tisser un regard objectif, moral, démonstratif, sur les événements auxquels elle est confrontée. La séquence du viol au début du film risque d’ailleurs de faire grincer des dents par le malaise que dégage cet étrange et dérangeant consentement de Leila, pourtant révélateur d’une quête intérieure que celle-ci ne parvient pas encore à identifier mais à laquelle elle s’abandonne. Au risque de s’exposer peu à peu au piège, à la violence, à la peur, à la trahison terrifiante de la dernière partie, terrifiante parce que la confusion de Leila contamine une mise en scène subtile, subjective. La conclusion du film est en ce sens remarquable, peut-être parce qu’elle ne choisit pas l’option très à la mode du twist psychologisant à deux balles : la compréhension, l’acceptation d’un élément introduit avec finesse dès le début du film, d’une étonnante délicatesse, tellement plus intense et émouvante que ces révélations assénées avec une lourdeur qui cherche si souvent à flatter l’intelligence du spectateur tout en le prenant pour un mal-comprenant. Le film ouvre ainsi une porte à son personnage, lui fait franchir une rivière et la libère sans occulter l’aspect symbolique de la séquence, sans le souligner au marqueur non plus. SUSPICIOUS RIVER éreinte les clichés attendus, ne tourne pas le dos à la part trouble de l’opacité, et y trouve une justesse touchante, une véritable singularité.
 
T comme… TOXIC AVENGER IV : CITIZEN TOXIE, de Lloyd Kaufman (USA, 2000)
Bien, la délicatesse et le tact, c’est fait. Passons maintenant à un plat plus orgiaque. La quatrième aventure de Toxie, le super-héros emblématique de la firme Troma, fait vraiment plaisir à voir : même si le personnage a acquis au fil des ans une réputation culte et populaire à la fois, au point de générer une série animée pour enfants, son créateur Lloyd Kaufman est bien loin d’avoir mis de l’eau dans son vin, et ce CITIZEN TOXIE assume avec bonne humeur une effarante vulgarité, un irrespect absolu, gore, débile et psychotronique franchement réjouissant : la férocité subversive n’a elle non plus pas été émoussée.
Autant certains Troma comme ATOMIK COLLEGE (CLASS OF NUKE ‘EM HIGH) ont le délire un peu poussif empesé par de gros problèmes de rythme, autant cet opus, en ne se donnant aucune limite dans le mauvais goût, enfonce l’accélérateur sans jamais décoller la pédale du plancher. Suite à un attentat dans une école pour « enfants différents » (le Lars von Trier des IDIOTS a certainement dû apprécier), Toxie est projeté dans un univers parallèle tandis que son double maléfique Noxie fait des ravages à Tromaville : le blanc devient noir, le bon devient mauvais, le montage alterné se fait aider du splitscreen et le bon goût se fait la malle. Casting de super-héros, mamie rendant l’âme dans un spectaculaire jet d’urine, porno gay 70’s où le gouvernement américain encule littéralement le Tiers-Monde, bad guy grimé en noir et livré en pâture au Ku Klux Klan, langue des signes revue et visitée, et j’en passe, le résultat est potache et assumé, gratuit et corrosif, débile et à hurler de rire, visuellement inepte et d’une belle vivacité.
Dommage que l’édition, comme toutes celles de la collection Troma (copies recadrées et de qualité vraiment douteuse), soit à ce point salopée par Sony – un des pires éditeurs DVD sur le marché. Mais il ne faut cependant pas passer à côté de cet opus sympathique, que sa liberté de ton et de confection rend presque anachronique : c’est une authentique série B d’une bonne santé insolente à une époque où le cinéma bis ne semble plus avoir sa place nulle part. Recommandé.
 
U comme… UNE CHAMBRE POUR QUATRE, de Jordan Brady (USA, 2002)
Rien à dire par contre de ce produit parfaitement anonyme et insipide – bonjour le contraste ! – qui n’a pour argument de vente que son casting – c’est un peu léger, doux euphémisme. Road-movie soporifique, marivaudage sage et convenu, encéphalogramme plat, et la vive impression de regarder un sitcom même pas désagréable, juste invisible et totalement dénué de talent ou de personnalité. Et c’est, dans le fond, le prototype de ce qui se fait de pire au cinéma : ce n’est même pas de la nullité, c’est juste une tiède médiocrité sans la moindre aspérité.
 
V comme… LE VAGABOND DE TOKYO, de Seijun Suzuki (Japon, 1966)
On termine cette sélection sur une note très positive avec ce film étonnant qui pourrait être au polar ce qu’a été SIX FEMMES POUR L’ASSASSIN au policier européen : Suzuki (ÉLÉGIE DE LA BAGARRE), avec cette histoire d’homme de main d’un gangster retiré des affaires qui tente de le protéger des rivaux cherchant à le dépouiller, adopte les codes et clichés du film de yakuzas, ceux qui m’ont même ennuyé dans le DEAD OR ALIVE de Miike, pourtant extrême et iconoclaste, pour mieux les malmener, les détourner, les disloquer par le biais d’une mise en scène formaliste assez impressionnante.
Narration accidentée, décors monochromes, stylisation, abstraction, l’ensemble surpasse aisément ses apparences de simple polar psychédélique. La structure du film est magnifique, et presque entièrement construite autour d’éléments occultés (ellipses vertigineuses, sans parler des séquences de confrontation – chaque affrontement s’interrompant brutalement à son apogée). Le montage s’adonne dans le même mouvement à des collages audacieux, fonctionnant par associations/appositions poétiques et assez virtuoses. Le récit mafieux ne devient que le prétexte à une expérimentation surprenante à l’artificialité assumée et revendiquée – séquences chantées, filtres obliques placés dans des décors nus, une obsession formelle qui évoque parfois la sensibilité d’un Ken Russell. Et je suis personnellement toujours assez admiratif lorsqu’un cinéaste parvient à balayer mes réticences en abordant d’une façon aussi originale et inventive un genre pour lequel je n’ai a priori pas la moindre attirance.
 
19 films visionnés, dont 9 au moins valent le détour : c’est donc presque du 50/50, on a connu mieux, on a connu pire, c’est à votre tour de découvrir !
[Photo : Le Marquis, d'après ELEMENT OF CRIME] 
ELEMENT OF CRIME
LE VAGABOND DE TOKYO
SUSPICIOUS RIVER
MESSIAH OF EVIL
NOTRE HISTOIRE
L’HOMME DE LA RUE
INTÉRIEURS
TOXIC AVENGER IV
LES DÉSASTREUSES AVENTURES DES ORPHELINS BAUDELAIRE
CRAZY KUNG-FU
LES REVENANTS
AMERICAN PARTY
LA PRINCESSE SUR LE POIS
UNE CHAMBRE POUR QUATRE
KILLER INSTINCT
LA LÉGENDE DE LA MOMIE II
GRANNY
FIRESTARTER II
BEYOND THERAPY
 
Et comme Zorro tient toujours ce qu’il promet, je vous propose comme ça, gratuitement, le Palmarès du meilleur et du pire visionné dans le cadre de l’Abécédaire au cours de l’année 2006. Comme ce fut le cas l’année dernière, mes propres habitudes de visionnage me tiennent le plus souvent éloigné des salles obscures, et m’amènent donc à vous faire part du meilleur – et du pire – de ce que j’ai vu cette année à domicile : trop peu de films vus sur grand écran, je n’ai donc pas même de quoi fournir un « top 10 ». Je relève tout de même du très peu que j’ai vu en salles les superbes TIDELAND et BUBBA HO-TEP, avec une petite tape sur la tête de Christophe Gans et des frères Quay pour les encourager à faire mieux.
Émanant de la télévision que je ne regarde à peu près jamais, le must se partagerait entre la redécouverte du MUPPET SHOW saison 1, celle de KINGDOM (L’HÔPITAL ET SES FANTÔMES) et Koh-Lanta. Sans oublier, bien évidemment, l’extraordinaire soirée passée devant VISU.
 
Les acteurs doivent aussi être flattés par nos préférences ? Tiens. C’est idiot, les seuls acteurs auxquels je pense spontanément sont les pires – Guy Boyd dans LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS, Sharukh Khan dans DEVDAS et KUCH KUCH HOTA HAI, Craig T. Sheffer dans LE PETIT CHAPERON ROUGE, et le zozo de MAGIC WARRIORS, Angus MacFadyen… Bon, concentrons-nous un peu…
La meilleure actrice cette année ? Je pense que le choix de Deborah Kerr s’impose, puisque trois de mes films favoris ont été édités en DVD cette année – LES INNOCENTS, LA NUIT DE L’IGUANE et LE NARCISSE NOIR.
Le choix du meilleur acteur s’impose tout aussi naturellement : la découverte des premiers longs-métrages de John Waters porte Divine à la plus haute place.
 
L’avantage certain, en constituant un best of des films visionnés dans le cadre des Chroniques de l’Abécédaire, c’est qu’en proportions, j’ai sans doute vu une plus grande quantité de très bons et de très mauvais films. Mon choix concernant les mauvais élèves exclue les nanars, dont les éléments les plus drôles ou les plus intéressants (car il n’y a pas que de mauvais films dans le lot), et pointe plutôt les films qui ont eu le don de, vraiment, m’énerver. Quatre sections donc, pour un palmarès, c’est somme toute très logique, réparti par lettres de l’alphabet – certains cinéastes pourront donc avoir la fierté de savoir que leur film est ce que j’ai vu de meilleur cette année dans les productions commençant, par exemple, par la lettre… Le lien pour chaque titre renvoie vers l’épisode de l’Abécédaire correspondant, ou, si le film n’a pas encore été chroniqué (ou l’a été très brièvement), vers l’article du Dr Devo. Les titres sans liens seront développés dans les tout prochains épisodes.
 
A comme…
Le meilleur : A HISTORY OF VIOLENCE de David Cronenberg (USA / Allemagne, 2005)
Le pire : À TON IMAGE d’Aruna Villiers (France, 2004)
Mention spéciale : AMERICAN WAY de Maurice Phillips (Angleterre / USA, 1986), AU SERVICE DE SATAN de Jeff Lieberman (USA, 2004)
Rayon Z : L’AUTRE ENFER de Bruno Mattei (Italie, 1980)
 
B comme…
Le meilleur : BLOODY BIRD de Michele Soavi (Italie, 1987)
Le pire : BEYOND THERAPY de Robert Altman (USA, 1987) – aucun respect pour les morts, tsss.
Mention spéciale : BLUE HOLOCAUST de Joe d’Amato (Italie, 1979) – très beau film.
Rayon Z : BLOOD DOLLS de Charles Band (USA, 1999), BLOODGNOME de John Lechago (USA, 2004), LE BAISER DU DIABLE de Georges Gigo (France / Espagne / Andorre, 1975)
 
C comme…
Le meilleur : LE CHÂTEAU DANS LE CIEL de Hayao Miyazaki (Japon, 1986)
Le pire : COLD AND DARK d’Andrew Goth (Angleterre, 2005)
Mention spéciale : THE CUBE de Jim Henson (USA, 1969), qui pourrait être l’ancêtre de VISU, une petite merveille dont je vous parlerai prochainement.
Rayon Z : LA COMTESSE NOIRE de Jess Franco (France / Belgique, 1973), joli film.
 
D comme…
Le meilleur : DO THE RIGHT THING de Spike Lee (USA, 1989)
Le pire : DAYDREAM BELIEVERS de Neill Fearnley (Canada / USA, 2000)
Mention spéciale : DESPERATE LIVING de John Waters (USA, 1977)
Rayon Z : rien, l’inintéressant DEAD MEAT ne mérite pas cette mention.
 
E comme…
Le meilleur : La trilogie « Europe » de Lars Von Trier (Danemark, 1984-1991) – THE ELEMENT OF CRIME, EPIDEMIC, EUROPA
Le pire : rien d’excessivement mauvais en E !
Mention spéciale : EXOTICA d’Atom Egoyan (Canada, 1994)
Rayon Z : L’ÉTALON ITALIEN de Morton Lewis (USA, 1970)
 
 
F comme…
Le meilleur : FEMALE TROUBLE de John Waters (USA, 1974)
Le pire : FLESH de Paul Morrissey (USA, 1968)
Mention spéciale : LA FIN ABSOLUE DU MONDE de John Carpenter (USA, 2005), et FRAGILE de Jaume Balaguero (Espagne, 2005), lequel aurait mérité une sortie en salles.
Rayon Z : LA FURIE DES VAMPIRES de Leon Klimowsky (Espagne / Allemagne, 1971)
 
G comme…
Le meilleur : GHOST WORLD de Terry Zwigoff (USA / Angleterre / Allemagne, 2001), le meilleur film en G bien qu’il ne casse pas la baraque non plus.
Le pire : GOUTTES D’EAU SUR PIERRES BRÛLANTES de François Ozon (France, 2000)
Mention spéciale : GOZU de Takashi Miike (Japon, 2003), bien qu’il soit très mal réalisé.
Rayon Z : THE GAME de Bill Rebane (USA, 1984), franchement improbable, celui-là…
 
H comme…
Le meilleur : L’HOMME SANS PASSÉ d’Aki Kaurismaki (Finlande / Allemagne / France, 2002)
Le pire : HANS CHRISTIAN ANDERSON ET LA DANSEUSE de Charles Vidor (USA, 1952)
Mention spéciale : HISTOIRE D’O de Just Jaeckin (France / Allemagne, 1975), l’étrange HAUNTS de Herb Freed (USA, 1977) et HEAVEN du trop méconnu Scott Reynolds (Nouvelle Zélande / USA, 1998)
Rayon Z : HERCULE À NEW YORK d’Arthur Allan Seidelman (USA, 1971)
 
I comme…
Le meilleur : ex æquo INNOCENCE de Lucile Hadzihalilovic (Belgique / France / Angleterre, 2004) et LES INNOCENTS de Jack Clayton (Angleterre, 1961)
Le pire : L’ÎLE de Kim Ki-Duk (Corée du Sud, 2000)
Mention spéciale : I BURY THE LIVING d’Albert Band (USA, 1958)
Rayon Z : IN THE WOODS de Lynn Drzick (USA, 1999)
 
J comme…
Le meilleur : LE JOUR DU FLÉAU de John Schlesinger (USA, 1975)
Le pire : JEUX PERVERS de Max Makowski (USA, 2002)
Mention spéciale : J’ADORE HUCKABEES de David O. Russell (USA / Allemagne, 2004)
Rayon Z : R.A.S.
 
K comme…
Le meilleur : KEOMA d’Enzo G. Castellari, qui m’a eu à l’usure (Italie, 1976)
Le pire : ex æquo KOLOBOS de Daniel Liatowitsch & David Todd Ocvrik (USA, 1999), dont je ne comprendrai sans doute jamais la bonne réputation, et KISS KISS (BANG BANG) de Stewart Sugg (Angleterre, 2000)
Mention spéciale : KING OF THE ANTS de Stuart Gordon (USA, 2003)
Rayon Z : LES KAMIKAZES DU KUNG FU de Yang Ching Chen (Taïwan, 1973), THE KILLER EYE de David DeCoteau (USA, 1999), KILLER CROCODILE II de Giannetto de Rossi (Italie / USA, 1990), et le premier n’est pas mal non plus !
 
L comme…
Le meilleur : LISA ET LE DIABLE de Mario Bava (Italie / Allemagne / Espagne, 1973)
Le pire : LES LOUPS DE KROMER de Will Gould (Angleterre, 1998)
Mention spéciale : LE LOCATAIRE de Roman Polanski (France / USA, 1976) et LÈVRES DE SANG de Jean Rollin (France, 1975)
Rayon Z : LA LÉGENDE DE LA MOMIE II de David DeCoteau (USA, 2000)
 
M comme…
Le meilleur : MANDERLAY de Lars Von Trier (Danemark / Suède / Pays-Bas / France / Allemagne / Angleterre, 2005)
Le pire : LE MAÎTRE D’ARME de Michael Kennedy (USA, 1993)
Mention spéciale : MESSIAH OF EVIL de Willard Huyck (USA, 1973), THE MANSON FAMILY de Jim Van Bebber (USA, 2003)
Rayon Z : MACISTE ET LES FILLES DE LA VALLÉE de Tanio Boccia (Italie, 1964) ou MALÉFICES de Maurice Devereaux (Canada, 1998)
 
N comme…
Le meilleur : LA NUIT DE L’IGUANE de John Huston (USA, 1964)
Le pire : NÉMO d’Arnaud Sélignac (France / Angleterre / USA, 1984)
Mention spéciale : NOTRE HISTOIRE de Bertrand Blier (France, 1984)
Rayon Z : NEMESIS II d’Albert Pyun (USA, 1995), LA NUIT DU CHASSEUR de David Greene (USA, 1991), NECROMANCER de Dusty Nelson (USA, 1988)
 
O comme…
Le meilleur : LOS OLVIDADOS de Luis Buñuel (Mexique, 1950)
Le pire : OBJECTIF TERRIENNE de Julien Temple (Angleterre / USA, 1988)
Mention spéciale : OPÉRATION PEUR de Mario Bava (Italie, 1966) et OBSESSION de Brian De Palma (USA, 1975)
Rayon Z : OCTOPUS II de Yossi Wein (USA, 2001)
 
P comme…
Le meilleur : PINK FLAMINGOS de John Waters (USA, 1972)
Le pire : LA PART DU SERPENT de Max Reid (Suisse / USA, 1994)
Mention spéciale : PRÉPAREZ VOS MOUCHOIRS de Bertrand Blier (France / Belgique, 1977), POMPOKO de Hisao Takahata (Japon, 1994), PALAIS ROYAL ! de Valérie Lemercier (France, 2005), PROPHÉTIE de Bigas Luna (Espagne / USA / Italie, 1981), ce dernier étant particulièrement bizarre…
Rayon Z : LE PETIT CHAPERON ROUGE d’Adam Brooks (USA / Israël, 1989)
 
Q comme…
Le Q se fait rare (ha-ha), et les deux films concernés vus en 2006 ne s’élèvent pas plus vers le très bon (le correct QU'EST-CE QUE J'AI FAIT POUR MÉRITER ÇA ? d’Almodovar) qu’ils ne sombrent vers le très mauvais (le piètre QUASIMODO – NOTRE-DAME DE PARIS de Peter Medak).
 
R comme…
Le meilleur : THE RALLY 444 de Jean-Christophe Sanchez (France, 2006)
Le pire : REIGN IN DARKNESS de David W. Allen & Kel Dolen (Australie, 2002)
Mention spéciale : ROBERTO SUCCO de Cédric Kahn (France / Suisse, 2001), ROMEO IS BLEEDING de Peter Medak (Angleterre / USA, 1993)
Rayon Z : RATS de Tibor Takacs (USA, 2003), REBIRTH OF MOTHRA II de Kunio Miyoshi (Japon, 1997)
 
S comme…
Le meilleur : SUSPICIOUS RIVER de Lynne Stopkewich – dont la carrière piétine depuis, hélas (Canada, 2000)
Le pire : SHEITAN de Kim Chapiron (France, 2006) et SAW de James Wan (USA, 2004), un diptyque à vous dégoûter du film de genre.
Mention spéciale : SIN CITY de Robert Rodriguez, Frank Miller & Quentin Tarantino (USA, 2005) et STITCHES de Neal Marshall Stevens (USA, 2000)
Rayon Z : SHADOW CREATURE de James Gribbins (USA, 1995)
 
T comme…
Le meilleur : TRAUMA de Dan Curtis (USA, 1976)
Le pire : TOUS LES MÊMES de Brian Burns (USA / Allemagne, 2002) et TERREUR.COM de William Malone (USA / Angleterre / Luxembourg / Allemagne, 2002)
Mention spéciale : TWENTY-NINE PALMS de Bruno Dumont (France / Allemagne / USA, 2003) – si tous les films ratés étaient de cette trempe ! – et TRICHEURS de John Stockwell (USA, 2000)
Rayon Z : TOXIC AVENGER IV : CITIZEN TOXIE de Lloyd Kaufman (USA, 2000)
 
U comme…
Le meilleur : UNE HACHE POUR LA LUNE DE MIEL de Mario Bava (Italie / Espagne, 1970)
Le pire : UN NOËL DE FOLIE de Joe Roth (USA, 2004)
Mention spéciale : U-TURN d’Oliver Stone (USA / France, 1997)
Rayon Z : URBAN CANNIBALS de Chad Ferrin (USA, 2003), UN WEEK-END EN ENFER de Bob Willems (USA, 2003)
 
V comme…
Le meilleur : ex æquo LA 25e HEURE de Spike Lee (USA, 2002) et VELVET GOLDMINE de Todd Haynes (Angleterre / USA, 1998)
Le pire : VERCINGÉTORIX de Jacques Dorfmann (France / Canada / Belgique, 2001) et 28 JOURS EN SURSIS de Betty Thomas (USA, 2000) – preuve de mon honnêteté, car c’est tout de même un film avec Sandra Bullock.
Mention spéciale : VIRGIN MACHINE de Monika Treut (Allemagne, 1988), LE VOLEUR D’ARC-EN-CIEL d’Alejandro Jodorowsky (Angleterre, 1990), LA VIE CRIMINELLE D’ARCHIBALD DE LA CRUZ de Luis Buñuel (Mexique, 1955)
Rayon Z : VIRUS CANNIBALE de Bruno Mattei (Italie / Espagne, 1980), LA VIPÈRE DU KARATÉ, dont je ne connais pas l’auteur, s’il souhaite se faire connaître…
 
W comme…
Le meilleur : WOLFEN de Michael Wadleigh (USA, 1981)
Le pire : WONDERFUL DAYS de Kim Moon Saeng (Corée du Sud / USA, 2003), WALKER TEXAS RANGER de Virgil W. Vogel (USA, 1991)
Mention spéciale : WENDIGO de Larry Fessenden (USA, 2001)
Rayon Z : WATCHERS II de Thierry Notz (USA, 1990), WITCHOUSE II de J.R. Bookwalter (USA, 2000)
 
X comme…
X-FILES : LE FILM se retrouve bien seul alors que tout le monde le regarde…
 
Y comme…
Le pire : Y A-T-IL UN FLIC POUR SAUVER L’HUMANITÉ ?, d’Allan A. Goldstein (Canada / Allemagne, 2000), peut-être une des pires comédies jamais réalisées.
Et ce film est le seul cité, car les autres ne sortent pas vraiment du lot : YI-YI m’a plu sans plus, Y A-T-IL UN FLIC POUR SAUVER LA REINE ? est amusant mais ne vaut pas une mention, et YONGGARY est un peu fade pour mériter d’être cité en (contre)exemple.
 
Z comme…
Le meilleur : ZOMBIE de George A. Romero (USA / Italie, 1978), dont j’évoquerai prochainement le montage américain, vu il y a peu.
Le pire : ZOMBIE HONEYMOON de David Gebroe (USA, 2004)
Mention spéciale : ZOO de Peter Greenaway (Angleterre / Pays-Bas, 1985) et ZELIG de Woody Allen (USA, 1983)
Rayon Z : ZOMBI 3 de Lucio Fulci (Italie, 1988)
 
Une année riche, en ce qui me concerne, et j’ai bien fait de vous en parler, je m’amuse.
Et vous ?
 
Le Marquis
 
 
Bande-annonce de l’épisode 15 : Une folle furieuse qui a vu trop de slashers s’attaque à une célébrité dont un météore menace pourtant déjà la vie désespérée. Et c’est l’épidémie. Alors que mamie se prend pour papy, un jeu pour milliardaires désœuvrés s’organise silencieusement, au cours duquel un parasite encombrant amateur de Ferrari est punaisé au plan meurtrier du cimetière dans lequel reposent, mais pas en paix, Janis Joplin et John Lennon. Leur assassin torturé est parti promener son spleen à Hong-Kong après la rétrocession, échappant de peu à la famille de Charles Manson et à son Démon Bleu lové près du berceau de la vie. Sa prochaine victime, transformiste notoire, est peut-être ce bossu qui communique par télépathie avec des rats mutants, qu’il préfère aux serpents exposés dans un centre de thalassothérapie déserté le soir de Noël, alors qu’on m’offrait une machine vierge capable de générer des nains par centaines.
 
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[Photo : "Affres de l'expectative", par le Marquis.]

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