DiG!, de Ondi Timoner (USA-2004) : Alice in Negativland...

Publié le par Dr Devo

[Photo : "The Shock of Contact" par Bertrand du site Multa Paucis et Dr Devo, 
d'après une photo de Bertrand tirée de la série télévisée HOW I MET YOUR MOTHER]

 

 

"Je n'ai jamais été aussi heureux de faire quoi que ce soit depuis que nous avons monté Vasektömia, et c'est parce que c'est un groupe de non-musiciens, au moins à la base. Et c'est peut-être la seule raison valable de monter un groupe, non ? De faire de la musique, c'est-à-dire... C'est la seule façon de faire de la musique, et c'est la seule façon de faire de la musique qui en soit ! Les autres, je mets ça entre guillemets, les autres "groupes" devraient avoir honte ou au moins la décence d'envoyer leurs slips sales en offrande à David Bowie, Talking Heads et Tom Tom Club. Parce qu'on ne peut pas tous piller les deux ou trois mêmes sources, sans contrepartie. Oui, c'est ça, c'est une question de décence au fond. Une question de décence. Et si les autres, entre guillemets, "groupes" n'ont pas cette décence, qu'ils aient au moins celle d'être de véritables non-musiciens. Autrement, le rock est perdu !"

Mr Mort dans le documentaire IN THE TOILETS WITH VASEKTÖMIA, réalisé par Margaret Tanaka (FRANCE-2007).

Chers Focaliens,
 
Et bien ça faisait un petit moment que je cherchais à voir ce DiG! que j'avais loupé à l'époque de sa sortie en salles, d'abord sans doute parce que les documentaires rock ne m'attirent pas spécialement, curieusement, et aussi parce que j'ai su par la suite que tout le monde aimait le film, mais bien après sa sortie. Que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons, pour une fois, on peut le dire, les gens sont à peu près unanimes et ont été plutôt surpris, ou même carrément emballés par le film de la réalisatrice Ondi Timoner.

Et effectivement, c'est assez passionnant à plus d'un titre, et pour ce qui nous concerne, moi et ma propre personne et mon ego, je dois dire que c'est quelque chose d'assez inattendu. Sans doute parce que ma vision du rock ou de la musique électrique populaire en général est plus chaotique, ou du moins, moins évidente que pour les autres petits gars de ma génération, ce qui transparaîtra et même sera abordé dans le reste de cet article.

DiG! est d'abord un film assez inattendu dans le sens où Ondi Timoner a eu le nez creux et/ou a bien organisé sa petite affaire. Loin de faire un doc rock de plus, elle a suivi pendant 4 ans non pas un mais deux groupes de rock, alors presque débutants ou du moins assez loin des feux médiatiques, à savoir les Dandy Warhols, qui n'ont cessé depuis de connaître un succès grandissant, et Brian Jonestown Massacre (BJM pour les intimes) qui, avant que ne sorte ce film, n'avait pas connu complètement le succès et de toute façon n’en connaîtrait vraisemblablement jamais de semblable à celui de leurs collègues. Un groupe de winners et un autre de losers en quelque sorte, l'action se concentrant sur BJM et étant mise en parallèle avec la carrière des Warhols. Voilà qui est déjà une riche idée que de prendre et comparer l'évolution de deux groupes. Plus intéressant encore, les deux groupes sont, au moins au départ, des groupes amis. Ils se fréquentent, s'entendent jouer, jouent ensemble sur scène, se motivent et s'inspirent les uns les autres ! Voilà déjà quelque chose de plus bizarre encore ! La destinée fera le reste, séparant les deux groupes sur des critères surtout sociaux (et multiples). Là où Timoner marque un point et pas le moindre, c'est aussi dans le dispositif. Elle et son équipe filment énormément, accumulent des quantités sans doute invraisemblables de rushes, que ce soit de concerts, d'enregistrements d'albums ou de vie quotidienne des deux groupes. Et la réalisatrice ne s'arrête pas là car elle filme les zigotos de BMJ pendant 4 ans, période fabuleusement longue qui va faire du film une radiographie assez passionnante, (ce qui n'empêche pas la répétition d'ailleurs, mais la vie rock est sans doute organisée comme ça) de l'industrie de la musique électrique ! 4 ans, c'est long pour un documentaire, et pourtant en quelque sorte les choses vont assez lentement. DiG! retrace haut la main cette ambiance de stagnation, puis de décollage en ce qui concerne les Dandy Warhols, et dans le portrait double et antagoniste de cet univers rock, qui parfois frise l'allégorie, se dessine la fable bête et tragi-comique des groupes de rock.

Le film est ponctué, et finalement narré même si c'est de manière discontinue, par la voix-off du leader des Warhols, Courtney Taylor, qui adresse ce film comme un hommage au BMJ, curieusement, alors que les deux groupes ont une histoire commune plus que mouvementée. Un documentaire sur les BMJ au final, ponctué de parallèles avec les Warhols mais quasiment commandité par les Warhols eux-mêmes, inconsciemment ou pas, voilà qui est fort curieux ou du moins paradoxal. Qu'apprend-on grossièrement ?
Curieusement, pas de véritables scoops. Les deux groupes copains vont peu à peu s'éloigner, à mesure que d'une part, les Warhols arrivent à faire difficilement leur trou puis connaissent le succès, là où les BMJ vont s'enfermer dans une assez magnifique spirale de décollages ratés, de querelles internes incessantes et surtout dans la constance remarquable de son leader dans la consommation de stupéfiants, ce qui, notons-le, ne les empêchera pas d'être extrêmement productifs ! Les BMJ, c'est d'abord l'hallucinante emprise de son leader Anton Newcombe, bonhomme plutôt beau gosse, totalement en phase avec les canons du rock (tous les membres des deux groupes sont des gravures de l'imagerie rock en quelque sorte.... J'essaierai d'y revenir plus bas), mais très auto-centré et qui est sans doute ce qu'on peut s'imaginer de la figure rock typique du leader : doué vraisemblablement, charismatique ou du moins magnétique, dégaine de zazou, esprit bohème, égocentrique, susceptible, imprévisible et bien entendu, drug-addict ! La panoplie est complète, y compris chez les autres membres des deux groupes, et les amateurs ne seront pas déçus : tout ce qu'on vous raconte sur le rock'n'roll est vrai, ça se passe comme ça dans les faits, exactement comme le veut la légende. Alors, je ne vais pas m'étendre là-dessus, même si ça peut être intéressant (et à bien des égards, ça l'est, c'est ça le pire !), mais vous dire quand même le fond de ma pensée sur le rock ou plutôt sur ce que j'appelle la musique électrique. Les rockers sont bien habillés, choisissent soigneusement leur look pour être dans la totale attitude de l'artiste, exactement comme les étudiants des beaux arts lorsqu'ils les imitent ! Bien. Ça ne me dérange pas, mais ça m'a toujours fait bizarre, car être cool, dans la laïfe comme sur scène, voilà bien un mystère que je n’explique pas totalement même si je le comprends. On va me dire que le rock, c'est le sexe, le rock, c'est l'histoire et tout ça, et je suis partiellement d'accord, mais ce genre de décorum obligé, cette fameuse rock-attitude vantée par de grands artistes tel Johnny Hallyday, au fond, je n'aime pas du tout ça ! Je ne vais pas m'étendre mais je pense que cet état de fait qu'il serait stupide de nier de ma part fait que le rock vit autant qu'il ne se ronge de l'intérieur, créant ainsi son propre cancer. C'est ainsi qu'on arrive, quand on fréquente les concerts ou qu'on écoute cette musique, à des clichés hilarants, certes, mais complètement énervants. Je citerais les exemples de ces milliers de groupes qui ont cassé des guitares sur scène pour imiter ce qui avait déjà été fait (mille fois en plus) par leurs aînés, ou encore le sublime exemple de Michael Jackson qui fait monter une vraie-fausse spectatrice pour danser un slow avec elle, ou encore les Bono qui passent des clips pour Greenpeace au concert, ou encore David Bowie (aussi honorable soit-il) qui, lorsqu'il fait la tournée suivant un de ses plus ambitieux albums, nous ressert pour la millième fois les hits des années Ziggy, reprend au minimum ce dernier album passionnant, avant de jeter sa chemise à la foule (qui hurle de plaisir en voyant se déshabiller le papy !) tel un dieu asiatique qui offre généreusement une goûte de sa semence pour créer le monde ! Tout découle de là : la rock-attitude ! C'est stupide mais c'est comme ça, de la loge remplie de coco et de caviar par contrat, de la limousine obligatoire pour chercher la star à l'hôtel, ou encore jusqu'aux exigences de Dire Straits qui "exige" de jouer sur cordes neuves à chaque concert alors qu'ils n'accordent même pas eux-mêmes leur guitare (anecdote rapportée par je ne sais plus quel membre de Talking Heads qui s'en étonnait auprès de Mark Knopfler : "pourquoi, vous faites comment, vous ?" , ce à quoi un des Heads répondit : "ben nous on change de corde quand ça casse !"). rock-attitude, donc, sors de cet article ! Moi, ce que j'aime bien dans le rock, ce sont les petits gars qui s'en moquent (voir les concerts récents de Suicide ou d’Alan Vega en solo, d'une extrême nonchalance (je joue quasiment dos au public en mimant la virtuosité ! Très drôle), ou les Devo jouant tous collés les uns contre les autres pour occuper le moins d'espace scénique possible tout en faisant des chorégraphies robotiques et stupides, ou mieux encore, et même sans doute imbattable, Die Tödliche Doris engageant des musiciens qui ne les connaissent pas cinq heures avant le concert sans leur filer une grille d'accords (à la rigueur, les paroles !), et qui pendant le show distribue des flyers parmi les spectateurs expliquant que le line-up de la soirée n'est pas le même. Ça, c'est rigolo, et c'est rock dans l'attitude, le reste c'est du décorum, et bien qu'aimant le rock, ça ne m'intéresse pas. [Remarquez comme ces exemples de "vrais" esprit rock sont drôles... 'see what I mean, 'see what I mean ?] Ceci dit dans DiG!, on peut s'apercevoir que c'est encore ça qui régit l'esprit du rock. Bah, s'ils s'amusent après tout, pourquoi pas, mais faudra pas venir se plaindre de Bono après !

Revenons au film. D’un côté donc, des petits gars appliqués, les Dandy Warhols, un poil moins foufous et destroy, et plus stables sans doute. De l’autre, les BJM qui n’arrêtent pas de se droguer, de travailler, de besogner même, et qui désespèrent de ne rien voir bouger, persuadés que leurs petits camarades, eux, vont percer plus ou moins facilement. Côté BMJ, c’est du sérieux, c’est du gros rock’n’rollisme qui tache, et ceux qui aiment ces ambiances ou alors qui ne les aiment pas du tout (comme moi donc) vont passer un joyeux moment : sniffage de rails de coco au kilomètre, scènes de ménage nocturnes, métaphysique de comptoir, bagarre dans les salles de concert mais aussi sur scène entre musiciens, costumes extravagants, arrogance à pleine puissance, désespoir beat existentiel, dépression profonde, démission du groupe, renvoi pur et simple de certains musiciens puis retour dans le groupe, arrêt à la case police pour usage de stupéfiants, alcool et même de la cithare, n’en jetez plus la coupe est pleine à déborder. C’est le rock’n’roll tel que vous en rêviez, on nage en plein jim-morrisonisme, et il faut bien le dire, les légendes sont vraies ! C’est à la fois désespérant et drôle.

Mais l’intérêt principal du documentaire, réalisé dans un style clinquant et varié sans être d’une grande beauté ceci dit, mais relativement au-dessus de la moyenne disons, tient en deux points. D’abord, on constate le parcours du combattant hallucinant qui mène un groupe rock vers sa destinée, qu’elle soit ou non glorieuse. Quelle que soit l’issue, on frôle souvent le pathétique et pas seulement à cause du groupe lui-même. Et c’est là que DiG! est le plus passionnant, c'est-à-dire par le deuxième point abordé en conséquence. On n’apprend pas dans le film grand-chose qu’on n’ait déjà entendu, mais par contre ici, on le voit et on le vit, c'est-à-dire qu’on assiste assez clairement à toutes les humiliantes étapes obligées dans la vie d’un groupe, et on constate que la façon dont se comporte l’industrie du disque est absolument ignoble de A à Z. Incapable de gérer quoi que ce soit, les professionnels entourant les groupes, bien qu’en face de situations identiques depuis des décennies (je pense au fait de gérer le travail des groupes et les égos démesurés des artistes, car cela semble un cliché insurpassable pour les groupes aspirant à vivre de leur musique). Les groupes sont laissés à eux-mêmes, à la fois entretenus et totalement arnaqués, signés toujours au dernier moment. Le professionnalisme de ces gens-là consistant grosso modo à fournir un logement au groupe, ainsi que de la bière, et à croiser les doigts en attendant que les tubes pleuvent comme par magie. Au lieu de jouer aux courses, les maisons disques et leurs executives trouvent pertinent d’investir ainsi un peu d’argent sur des dizaines et des dizaines de groupes, perdant au total sûrement pas mal de pognon, et de tenter le truc avec 100 groupes, leur faisant miroiter une quelconque aide, alors qu’ils savent très bien que seuls un ou deux feront à leurs yeux quelque chose de potable, et que tous les autres, même certains qui ont un peu de talent, seront étouffés par ce système. Le job des responsables de maisons de disques est donc de se faire payer des disques pour écouter chez soi, sans doute serrer des poulettes (c’est pas dit dans le film, mais regardez bien le physique des gens qui traînent là dedans…), de porter des vêtements super-chics mais rock’n’roll et de manger des petits fours. C’est bien sûr totalement violent et pathétique. Le dernier maillon de la chaîne, c’est bien le groupe et encore plus la musique qui n'a pas vraiment d’importance et ne guide pas, comme ça devrait l’être, une quelconque direction artistique car il n’y en a pas ! Anton Newcombe a raison de râler : c’est quand même lui et ses confrères qui font la musique et rapportent de l'argent dans la caisse, mais ce sont eux qui ont le moins d’importance. De leur côté, les maisons de disques continuent de faire marcher la machine broyeuse d’hommes et de talents, bientôt suivis en cas de résultats par la machine marketing qui broiera le mélomane à grands coups de matraquage publicitaire sauvage ! Les vendeurs d’espaces publicitaires s’en mettent donc plein les poches ! Ce sont des executives eux aussi après tout ! Comme le dit un responsable de label de disque, l’industrie du disque est l’industrie avec le plus gros taux d’échec ! Là où 90% des albums devraient être rentables, c’est le contraire qui se passe ! 90% des groupes se plantent, et les dix autres pour cent servent à couvrir les frais démentiels de cette politique du petit bonheur la malchance. On sent également très bien dans le documentaire que les responsables des boîtes de production, s'ils sont mélomanes sincères, ne comprennent rien, essaient seulement de deviner la prochaine tendance avec le petit doigt mouillé aux vents, et n’ont aucune idée de la façon dont leurs poulains travaillent ou ce dont ils ont artistiquement besoin. Ils préfèrent, là encore, plonger ces petits jeunes ambitieux dans leurs fantasmes ados de rockers du samedi soir, espérant là aussi qu’une "attitude" ou que quelque chose de vendable en sorte ! Complètement démunis, les groupes sombrent, perdent toute notion. Et le documentaire, sur ces points précis, est implacable : on n’y parle jamais de musique ni de création, si ce n’est pour dire des trucs très intelligents du genre "les dandy Warhols sont le plus grand groupe depuis Bob Dylan" ou encore "les BMJ sont dix fois plus forts que le Velvet, c’est tellement so amazing". Et puis quand il s’agit de vendre les petits gars, là non plus, il n’y a plus personne. On essaie seulement de débourser des sommes fabuleuses dans des clips débilissimes sans aucune vocation artistique. Tendance et attitude là aussi. Les intermédiaires eux vivent très bien dans des maisons cossues pendant ce temps-là. La distribution coûte très cher et se fait parce que les sommes investies sont ubuesques et que personne ne peut suivre. Ce que dit clairement le film, c’est aussi que le succès n’a rien à voir avec le talent : c’est le hasard qui compte ! Pendant ce temps-là, les groupes trinquent. Pour les plus ambitieux lecteurs de ce site, je dis : lancez-vous dans le disque au sein d’une major, c'est-à-dire dans la bête spéculation (au sens financier du terme) artistique. Que vous n’ayez aucune culture musicale ou aucun talent pour défendre vos artistes, voire une absence totale de goût (ce qui est quasiment toujours le cas) n’a aucune espèce d’importance comme le dit très bien et dans une langue magnifique le fondateur de Throbbing Gristle, très très grand groupe lui, Genesis P-Orridge, dont les interventions, de temps en temps, vont vraiment du bien.

Côté artistes, c’est aussi souvent assez désespérant mais eux, au moins, ils bossent. Comme dit une responsable un peu plus futée que les autres, la machine tourne à l’envers, notamment en ce qui concerne la drogue : "Avant, on prenait des acides quand on était célèbre une fois le boulot fait et une fois le succès atteint, maintenant c’est le contraire !" Se dessine alors, par petites touches non appuyées, et c’est pour moi ce que DiG! a de largement plus intelligent, un portrait dur peut-être, à mes yeux, mais véridique de ce que les groupes attendent de leur musique : la gloire, mais aussi paradoxalement, la rébellion, les milliers d’albums vendus, et la reconnaissance de leur suprême génie ! Et un look d’enfer ! BMJ est vraiment un cas étonnant et moins prévisible que leurs concurrents dans le sens où justement, ils sont très prolifiques et mettent vraiment la main à la pâte en produisant albums sur albums dans l’anonymat complet et sans que cela n’ait aucune espèce d’incidence, alors même qu’intérieurement le poète Anton Newcombe ne rêve que d’une chose : être rocker, bien avant de produire des albums ! Tout ce petit monde veut faire carrière avant de se bâtir une œuvre, et ce constat est d’autant plus violent et drôle que, il me semble, les BMJ sont des types assez sincères, très certainement !
Même la documentariste est un peu piégée dans sa passion rock’n’roll (ce en quoi le film est sincère) quant elle décrit, les yeux émus de larmes (c’est une métaphore !), la légende d’un Newcombe qui préfère sa position d’artiste maudit (en fait, une bonne part de hasard intervient comme le montre très bien l’épisode avec les flics en Georgie) et, je cite et on admirera le paradoxe, de "révolutionnaire caché", plutôt que la position de punk actif en quelque sorte. Car la fascination pour le mythe est plus forte que tout. Et s’il s’agit de montrer la violence du milieu, il semble que les gens impliqués dans le business du rock, ou tout simplement les fans hardcore de rock ne puissent s’empêcher de pleurer sur le système qui broie les artistes et d’en être complètement fascinés, parfois jusqu’à l’extase. Ce n’est pas le moindre des paradoxes que révèle, même pas en filigrane mais de manière inconsciente, DiG!, et que son dispositif de tournage très long met vraiment en lumière de manière pertinente. C’est donc complètement une réussite qui a le mérite d’inscrire la destructive légende dans le quotidien le plus crasseux et le plus sordide. La musique, elle, est inconsciemment ou pas finalement, mise en arrière plan, et quasiment jamais commentée, sauf dans les termes hallucinants décris plus haut. Ça veut tout dire.

[Note : Que vous aimiez ou pas la musique des Dandy Warhols ou des BMJ n’a aucune espèce d’importance, et le film vous paraîtra quel que soit le cas d’une égale pertinence ! Pour ma part, même si cela n’est pas intéressant en soi, je ne connaissais pas les deux groupes. Les Dandy et BMJ semblent avoir une base commune bien sûr. Mais les Dandy semblent se "popiser" au fur et à mesure, là où les BMJ restent plus fidèles au rock de leur début (quoique les derniers machins folks composés par Newcombe aient l’air assez croquignolets, ce qui bien sûr n‘engage que moi ! Les BMJ me paraissent donc bien plus intéressants, même si dans les deux cas, je ne trouve quasiment rien de neuf ou de révolutionnaire dans la musique que j’ai entendue dans le film ! A vérifier ceci dit, mais voilà ma première impression…]

Docilement Vôtre,

Dr Devo.
Retrouvez d'autres articles sur d'autres films, en accédant à l'Index des Films Abordés : cliquez ici !

Publié dans Corpus Analogia

Commenter cet article

dorian 25/11/2015 22:14

Tu dit un peu n'importe quoi..
Et au fait c'est pas bmj mais bjm
Tchuss

dorian 25/11/2015 22:14

Tu dit un peu n'importe quoi..
Et au fait c'est pas bmj mais bjm
Tchuss

dorian 25/11/2015 22:14

Tu dit un peu n'importe quoi..
Et au fait c'est pas bmj mais bjm
Tchuss

dorian 25/11/2015 22:14

Tu dit un peu n'importe quoi..
Et au fait c'est pas bmj mais bjm
Tchuss

k 24/08/2007 19:55

Et dire que j'ai vu ce docu en pensant que c'était un faux, genre spînal tap (pour le coup je l'avait trouvé un peu chiant, car pas très drôle, je comprends maintenant)...C'est d'autant plus con que j'ai quand même rit devant leurs malheurs (que je croyais inventés). Pauvres BMJ et AW, vous serez vite oubliés...